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Prévision car la guérison deviendra de plus en plus difficile

Posté par jacques LAUPIES le 20 novembre 2017

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L’amour et la paix d’un après-midi à Nîmes

Au moment ou surgissent toutes sortes d’affaires relevant du harcèlement sexuel et des agressions sexuelles les maitres du jeu deviennent comme toujours, les journalistes en mal se sensationnel et bien souvent rendent  difficile l’action des juges. L’opinion quant à elle qu’elle soit indifférente, ce qui est rare, ou se transforme en groupes de censeurs et se départage en fonction des sensibilités philosophiques  ou religieuses, n’a pas vocation a s’ériger en tribunal. Avec des jugements hâtifs qui ne sont pas de son ressort dans la mesure où précisément elle est mal informée…et formée !

A l’heure ou tenants du système se réfugient dans de pseudos lois dans lesquelles  police et justice ne se retrouvent  pas,  ou notre société, l’une des plus riches et des plus évoluées du monde, est incapable de vrais solidarités pour ceux qui y ont une place et ceux qui aspirent à l’avoir, tous ces gigotements sont une véritable désolation et n’augurent pas d’un avenir serein !

 

Enfance. Éducation à la sexualité, et si on appliquait la loi ?

Alexandre Fache
Lundi, 20 Novembre, 2017
L’Humanité

À l’occasion de la Journée des droits de l’enfant, ce lundi, le Défenseur des droits pointe les insuffisances de ce qui est pourtant une obligation légale à l’école, depuis 2001.

Et si c’était le chaînon manquant à la prise de conscience massive née de l’affaire Weinstein ? Les témoignages des victimes de violences sexistes continuent de s’accumuler, jour après jour, le gouvernement promet une nouvelle loi au printemps sur le sujet, mais rares sont ceux qui pointent le rôle déterminant de prévention que devrait tenir l’éducation à la sexualité dans le cadre scolaire. À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, le Défenseur des droits consacre une partie de son rapport annuel, publié ce lundi, à cette question. « L’obligation de conduire des actions d’éducation à la sexualité est très peu suivie et ne développe pas suffisamment une approche globale et respectueuse des sexualités, susceptible de contribuer à la lutte contre les préjugés et stéréotypes de sexe, d’identité, de genre et d’orientation sexuelle », regrette l’institution présidée par Jacques Toubon.

Beaucoup l’ignorent, mais « l’information et l’éducation à la sexualité » sont obligatoires en France depuis la loi du 4 juillet 2001 sur l’IVG et la contraception. Chaque année, « au moins trois séances » doivent être dispensées, du CP à la terminale, des interventions destinées à « contribuer à l’apprentissage du respect dû au corps humain », selon l’article L312-16 du Code de l’éducation. Une obligation que l’éducation nationale elle-même semble avoir largement mise de côté, si l’on en croit l’état des lieux plutôt alarmant, dressé en juin 2016, par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE). Celui-ci avait interrogé quelque 3 000 établissements scolaires pour vérifier comment était menée cette éducation à la sexualité. Résultat : 25 % des écoles, collèges et lycées avaient reconnu n’avoir mis en place aucune action de ce type, malgré l’obligation légale. Un chiffre probablement bien trop flatteur par rapport à la réalité.

« Même si la sexualité est omniprésente dans la publicité, au cinéma, à la télévision, il existe encore un énorme tabou autour de celle des jeunes », explique Margaux Collet, la co-rapporteure de l’étude du HCE. Intégrée à la loi de 2001 par le biais d’un simple amendement, cette obligation n’a jamais été considérée comme une priorité par l’État. « Personne n’est chargé du suivi de cette mesure, personne n’encourage les recteurs à l’appliquer, et tout dépend du bon vouloir des enseignants, qui font souvent ça sur leur temps libre, avec des associations », regrette Margaux Collet, qui pointe aussi « l’absence de financement dédié ».

Plaisir, consentement, virginité… les jeunes s’interrogent

Pourtant décisive dans la lutte contre les stéréotypes sexistes, l’éducation à la sexualité est ainsi menée de façon très inégale selon les territoires et les établissements, mais aussi de façon très insuffisante, en quantité et en qualité. « Lorsqu’elle est intégrée à des enseignements disciplinaires, elle est largement concentrée sur les sciences (reproduction) plutôt que d’être intégrée de manière transversale en lien avec la dimension citoyenne et l’égalité filles-garçons », constatent le HCE comme le Défenseur des droits, qui plaident pour une « approche globale de la sexualité, qui intègre ses aspects affectifs, psychologiques et sociaux en même temps que reproductifs ». Une demande qui semble être en phase avec les attentes des jeunes eux-mêmes. Professeure de lettres dans un établissement de banlieue parisienne, Aude Paul, 36 ans, fait partie d’un groupe d’enseignants qui a décidé de prendre à bras-le-corps cet enjeu. En commençant par interroger directement les élèves sur les thèmes qu’ils voulaient voir abordés. « Ils passaient assez vite sur les questions de santé, d’infections sexuellement transmissibles ou d’IVG, sur lesquelles ils s’estimaient assez bien informés, et on avait en revanche pas mal de questions sur le plaisir, le consentement, la virginité, la “première fois”…» relève l’enseignante.

Pour les filles, une double injonction : être désirables et respectables

De fait, il y a du boulot pour combler les lacunes. « Les jeunes, et en particulier les filles, méconnaissent leur corps, et le plaisir féminin reste tabou. 84 % des filles de 13 ans ne savent comment représenter leur sexe, alors qu’elles sont 53 % à savoir représenter le sexe masculin, et une fille de 15 ans sur quatre ne sait pas qu’elle a un clitoris », rappelle le HCE, citant une enquête menée auprès de 316 élèves dans un collège du nord de Montpellier. Cette méconnaissance n’empêche pas les élèves de faire face à des injonctions très fortes dans leur cour de récré, ou sur les réseaux sociaux. Pour les garçons, il s’agira de répondre à une « norme de virilité » ; pour les filles, à la double injonction de se montrer « à la fois désirables et respectables », pointe le HCE. Le tout dans un contexte où l’accès à la pornographie sur Internet, par le biais des smartphones, est de plus en plus aisé. Selon un sondage de mars 2017, l’âge moyen de visionnage de la première vidéo porno serait de 14 ans en France. Dans ce contexte, les parents sont-ils demandeurs ou peuvent-ils constituer un frein à l’éducation à la sexualité de leurs chères têtes blondes ? « S’ils ont un rôle à jouer, ils ne sont pas toujours les mieux placés pour évoquer ces sujets avec leurs enfants, répond Margaux Collet. Soit parce qu’ils peuvent être en conflit aux eux – à l’adolescence, ça arrive –, soit parce qu’il y a un décalage entre les maturités réelle et perçue de leur enfant, ou, enfin, parce qu’ils peuvent être à l’origine de comportements jugeants, sur l’orientation sexuelle de leur enfant, par exemple. D’où la nécessité que l’école porte ce discours. » Dans le lycée d’Aude Paul, qui a mis en place depuis plus de treize ans ces séances d’éducation à la sexualité, les retours négatifs des parents sont quasi inexistants. « Il y en a eu une seule, il y a sept ans : un parent avait appelé pour nous dire que cela n’avait pas sa place à l’école. Mais, globalement, on a l’impression d’avoir leur confiance. »

Secrétaire d’État à l’Égalité, Marlène Schiappa a d’ores et déjà promis un audit sur l’éducation à la sexualité en milieu scolaire. Dans son rapport, le Défenseur des droits recommande, comme le HCE avant lui, de renforcer la formation initiale et continue des personnels, de produire des outils pédagogiques plus adaptés, mais aussi d’élaborer une « charte » qui permette de choisir au mieux les associations appelées à intervenir devant les enfants. « Les choses bougent lentement », constate Margaux Collet.

 

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