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Misères du monde, causes et « remèdes »…

Posté par jacques LAUPIES le 19 novembre 2017

 

Lorsque l’on prend connaissance des faits relatés par ce jeune guinéen, on a beau être sans illusion sur les comportements des humains et considérer cependant que notre confiance en notre espèce doit demeurer, l’extrême dans l’inhumanité a toujours un aspect insupportable incompréhensible et révoltant.

Les médias, qui nous relatent les multiples ignominies dont sont capables ceux qu’il faut bien reconnaître comme nos semblables,  ont le mérite de nous alerter. Même si l’on sait que leur envahissement par des faits divers, vite généralisés et exploités pour alimenter nos peurs, a un effet négatif.  qui consiste à nous détourner des vraies causes.

Et là, nous en avons un exemple car tout de même, si existe cette « anarchie » en Libye  qui conduit des bandes organisées à exploiter la misère du monde pour l’aggraver au delà du supportable, nous avons notre part de responsabilité en ayant mis en place des chefs d’état qui ont foutu et foutent le bordel dans ces pays dont on veut exploiter les richesses et la force de travail humaine.

Outre que ces hommes politiques sont les représentants  d’une classe dominante qui les manipule où  les fabrique de toutes pièces à l’aune de ses besoins, certains d’entre eux mettent un zèle particulier, qu’ils soient réputés idiots ou intelligents, à passer les trois quarts de leur temps à faire les guignols. sur tous les écrans !

Mais il est vrai que l’on a les chefs (élus ou pas) que l’on mérite, que même les esprits les plus révolutionnaires qui n’en ont pas voulu, se trouvent finalement impuissants et paralysés. Chacun se réfugiant au mieux dans son petit monde politique sachant que toute initiative fort transformer la société nécessite des abandons et des louvoiements. 

Pourtant une idée, comme l’on dit, peut devenir force révolutionnaire lorsqu’elle est portée par un peuple.

Dans le cas qui nous préoccupe l’idée communiste par exemple n’a d’autre issue pour se concrétiser que de pénétrer le peuple qui connaît en premier lieu l’injustice sociale qui est une perte d’humanité. Encore faut-il que toutes les forces militant pour elle qui en perçoivent la portée, se rassemblent dans un parti. Se soumettant au débat démocratique, capables de mettre en œuvre une stratégie la plus actualisée possible et non décalée dans un futur où elle n’aurait peut être plus cours !

Cela vaut pour un Libyen, un guinéen et un français. 

 

 

Migrants / coopération UE-Libye « La France a devoir de réparer l’outrage fait aux migrant-e-s et à la conscience humaine »

 

C’est à un véritable réquisitoire que s’est livré le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l »homme, Zeid Ra’ad Al Hussein à l’encontre de l’UE et des conditions de détention des migrants en Libye. « La communauté internationale ne peut continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye et prétendre que la situation ne peut être réglée qu’en améliorant les conditions de détention. La politique de l’UE consistant à aider les gardes côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants est inhumaine ». Dans ce communiqué publié mardi 14 novembre le Haut commissaire souligne que « la souffrance des migrants est un outrage à la conscience de l’humanité ».

Se trouvent donc une fois encore confirmées les exactions menées contre les migrant-e-s depuis des années en Libye et dénoncées par de nombreux témoignages diplomatiques, d’observateurs et d’ONG. Cette réalité largement reconnue n’a pas empêché l’UE et plusieurs Etats en bordure de la Méditerranée, dont la France, d’adopter en juillet un accord avec des autorités libyennes.

 

Les observateurs de l’ONU présents en Libye du 1er au 6 novembre ont constaté une dégradation rapide de la situation. Des milliers – 20 000 recensés – de femmes, d’hommes et d’enfants émaciés et traumatisés par les violences subies, empilés les uns sur les autres, enfermés dans des hangars, subissant les violences des gardiens munis de bâtons électriques… Les femmes sont violées par les trafiquants mais aussi par les gardiens des centres officiels de détention.

 

Cet appel de l’ONU intervient au moment où le groupe de contact des 13 pays européens concernés, dont la France, et africains, dont la Libye, a décidé « d’améliorer les conditions de vie des migrants. » Cet engagement pris à plusieurs reprises n’a jamais été respecté.

 

L’Union européenne par sa politique migratoire d’externalisation confie ainsi à la Libye en plein chaos, après l’intervention militaire française, la responsabilité de bloquer à tout prix les migrant-e-s voulant fuir violence et pauvreté pour se retrouver en Libye dans un véritable enfer financé par l’UE et les Etats voisins.

 

C’est une  véritable honte pour tous ces pays et pour l’UE. Il faut mettre rapidement un terme à cette tragédie.

La solution est connue: c’est d’organiser l’ouverture de voies légales et sécurisées permettant aux migrant-e-s de rejoindre l’Europe pour faire valoir leurs droits à la protection et d’espérer se construire une vie meilleure .

 

Ces révélations parviennent au moment ou le gouvernement français annonce une série de nouvelles mesures répressives, sous forme de lois, pour réduire encore plus l’accueil de migrants en France, malgré le faible nombre déjà parvenus, et de multiplier les expulsions… Le gouvernement doit d’abord s’expliquer sur la situation en Libye étant données les responsabiltés qui sont les siennes dans ce drame, et dire quelles mesures il compte prendre pour y mettre un terme.

 

Pour sa part, le Parti communiste français poursuivra son combat, avec ses dirigeants, ses élus, ses militants pour faire respecter les droits des migrants et pour que la France et l’UE remplissent leurs devoirs d’accueil, de solidarité, d’hospitalité et de protection à leur égard

 

 

« En Libye, ils voulaient nous vendre comme esclaves »

Émilien Urbach et Laurent Mouloud
Vendredi, 17 Novembre, 2017
L’Humanité

Réfugié en France depuis huit mois, le jeune Moussa D., 17 ans, a couché sur le papier le récit de son exil depuis la Guinée. Coups, emprisonnement, viols… Ce témoignage met en lumière le sort inhumain réservé aux migrants lors de leur passage par Tripoli.

Cela ressemble à une simple rédaction, couchée avec application sur une copie d’écolier. Cependant, derrière l’écriture déliée et les quelques ratures, pas de récit de vacances enfantines. Mais celui, violent et bouleversant, du chemin d’exil de Moussa D. En quatre pages manuscrites, ce jeune mineur isolé de 17 ans, originaire de Guinée-Conakry et réfugié dans le sud de la France, décrit avec une précision glaçante les sévices subis lors de son périple. Et notamment ces quelques mois d’enfer vécus en Libye. Emprisonné, battu, violé… Des mots d’adolescent qui rejoignent ceux du haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. Mardi, celui-ci a, en marge des révélations sur l’existence de trafics d’esclaves dans ce pays, appelé la communauté internationale à ne plus « fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye ». Cette rédaction pourra peut-être y contribuer.

Ce témoignage, Moussa D. ne l’a pas livré tout de suite. Arrivé en mars dernier en France, il se confie quelques mois plus tard auprès d’un professeur, dans le foyer où il est hébergé. « Il est venu me parler de ses problèmes d’érection, explique l’enseignant, qui préfère conserver l’anonymat. Il était inquiet de ne plus en avoir. Et puis, peu à peu, il a raconté son parcours, la Libye, les coups et le viol… » Le prof lui conseille de coucher sur le papier son récit. « Afin d’en faire un exutoire. » La copie, que le jeune fera finalement parvenir à notre journal, se révèle bouleversante et tristement éclairante sur le sort terrible des migrants qui passent par la Libye.

Moussa entame son récit par la vie qu’il mène chez son père, Mamadou, dans la région de Mamou, en République de Guinée. Un quotidien de violence et d’humiliation. « Les autres femmes de mon père et aussi mes autres grands frères me maltraitaient, écrit l’adolescent. Ma mère, elle était traitée comme un animal. » Lorsque son père lui demande de ne plus aller à l’école pour faire le marché, Moussa préfère tenter sa chance à Bamako, au Mali, dans la famille d’un de ses amis. Il n’y restera qu’un mois avant de gagner l’Algérie, où il travaillera dans la maçonnerie. Il se blesse avec une tronçonneuse, perd son boulot et consomme ses maigres économies. Avec son ami de Bamako, ils décident alors de prendre la route pour Tripoli.

« Entassés dans un pick-up sans eau ni nourriture »

« Aucun des enfants qui m’ont raconté leur histoire n’avait conscience de ce qu’ils allaient trouver en Libye, explique le professeur de Moussa. Ils partent en espérant faire quelque chose de leur vie. Au final, ils vivent l’enfer de l’esclavage et des violences sexuelles. » L’homme avoue n’avoir pas pu retenir ses larmes la première fois qu’il a été confronté aux récits de ces jeunes. « Tous me parlent de la traversée du désert. Du pick-up qui les a transportés entassés, sans eau ni nourriture. De leurs amis tombés du camion, abandonnés à leur sort. Puis de l’esclavage et de la prison, arrivés en Libye. »

C’est le sort que connaîtra Moussa. À Tripoli, après avoir travaillé deux mois comme soudeur, il se rend au petit matin sur la place où les patrons viennent faire leur marché de travailleurs migrants. « C’est à ce moment-là que des gens sont arrivés. Ils m’ont attrapé avec d’autres et mis en prison », raconte l’adolescent. Il restera enfermé, sans nourriture, avec 450 autres exilés, dans un hangar à 200 km de la capitale. « Ils voulaient nous vendre dans un marché aux esclaves ! » lâche-t-il. Au bout d’une semaine, des bus arrivent pour les conduire dans une autre prison, où Moussa restera enfermé cinq mois. Cinq mois de calvaire.

Sabratha, l’étape ultime avant la traversée de la Méditerranée

À l’oral comme à l’écrit, l’adolescent évoque les coups au quotidien, la malnutrition, le travail forcé et les sévices sexuels. « Un jour, ils sont venus à quatre en nous disant qu’ils nous emmenaient travailler. Nous étions trois. Moi et deux Sénégalais, dont un qui avait le même âge que moi. Ils nous ont emmenés dans le désert. Ils nous ont tapés sous les pieds. Ils ont pris leur fusil, ont tiré en l’air et par terre. Puis ils nous ont déshabillés. Après, eux aussi se sont déshabillés et ils se sont jetés sur nous. » Le jeune Sénégalais de 15 ans a été violé à quatre reprises. Moussa et l’autre victime, deux fois.

En Libye, l’adolescent apprend également le décès de sa mère. Il n’a plus rien à perdre. Un soir, des compagnons de cellule rentrent du travail forcé. Ils ont réussi à voler des marteaux. Ils cassent les murs de la prison. Moussa en profite pour s’enfuir, rejoint la ville de Zinta puis les plages de Sabratha, étape ultime avant la traversée de la Méditerranée. « Tous les jeunes exilés que j’ai croisés me parlent du “Campo”, explique le professeur de Moussa. Ce moment d’attente avant d’être embarqué, assis sur la plage, un morceau de pain pour cinq personnes. Les pick-up des miliciens libyens enivrés qui viennent faire du rodéo, qui tirent dans tous les sens. Et l’enterrement dans le sable de celui qui s’est pris une balle perdue. »

À la mi-février 2017, Moussa monte dans un bateau pneumatique avec 137 compagnons d’infortune. Arrivés dans les eaux internationales, ils sont secourus par l’Aquarius, le navire de SOS Méditerranée, seule ONG à maintenir une présence en mer à cette période de l’année. À son arrivée en Italie, le jeune homme est hospitalisé pendant un mois à cause des séquelles des viols. « J’ai mal aux hanches, mais aussi (…) je crois que je ne suis plus un garçon, écrit-il. Normalement, le matin, un garçon quand il se réveille, il est dur. Moi non ! Je n’arrive plus à être dur. J’ai peur et je n’ai rien dit à personne. »

À sa sortie de l’hôpital, il rejoint Vintimille, au nord du pays, et traverse la frontière à pied. Depuis le mois de mars, Moussa est en France, où il continue d’être soigné. Arrêté, il a été confié aux services de la protection de l’enfance. Depuis, il a décroché un contrat d’apprentissage dans une boulangerie. Et, de temps en temps, il parle à sa sœur restée au pays. « Je ne lui ai pas raconté pour les viols », dit-il, encore traumatisé par son séjour en enfer.

Cinq morts lors d’un sauvetage au large de la Libye

Cinq personnes sont mortes, dont un bébé, et 50 autres ont été portées disparues, lundi 6 novembre, lors d’une opération de sauvetage qui a mal tourné au large de la Libye. Dans la matinée, le navire de l’ONG Sea-Watch se lance à la rescousse de 120 migrants entassés à bord d’un canot. Les gardes-côtes libyens arrivent sur la zone. Ils embarquent eux aussi des naufragés « en les battant et les menaçant », selon l’ONG, pour les ramener vers l’enfer d’où ils viennent. Plusieurs personnes sautent à la mer. Le navire libyen quitte la zone avec une quarantaine de personnes. Une soixantaine ont été secourues par Sea-Watch. En juillet dernier, l’Union européenne a adopté un programme de 46 millions d’euros pour « renforcer les capacités des autorités libyennes », en formant notamment de nouveaux gardes-côtes

 

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