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Sans opposition massive et déterminée la grande bourgeoisie qui a misé sur Macron démolira notre système social

Posté par jacques LAUPIES le 14 octobre 2017

Peut-être faudrait-il définir ce que de mon temps on appelait la « grande bourgeoisie » Si vous en avez le loisir vous pouvez vous hasarder à cliquer sur le lien suivant qui permet une approche du terme de « bourgeoisie ». Vous y découvrirez une étude intéressante sur la définition du mot !

Pour qu’il n’y ait pas de confusion sur l’usage que j’en fais ici je rappellerai que j’entends par grande bourgeoisie la classe de  tous ceux qui détiennent les grands moyens de production et d’échange. Bien entendu il m’arrive souvent d’y adjoindre ceux qui, fort éloignés de la  grande fortune, les entourent en soutien idéologique empruntant souvent des apparences gauchisantes. Les fameux « bobos ».

.Toute cette faune que nous imposent les médias : grassement payée ou se vendant pour subsister, je n’ai guère d’indulgence pour elle. Rien à voir avec ces centaines de milliers d’auto exploités que sont bon nombre d’artisans, de petits commerçants, de petits agriculteurs bien ancrés et déterminants dans la vie économique du pays. Ceux là le prolétariat dans son ensemble doit les gagner à une cause commune !

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourgeoisie

Contre-réformes. Formation, chômage : les grandes lignes d’un tsunami social

Cécile Rousseau
Vendredi, 13 Octobre, 2017
L’Humanité
Mardi dernier, salariés du secteur public, du privé, lycéens, étudiants et retraités ont manifesté contre la politique sociale du gouvernement Macron. Fred Marvaux/REA<br /><br /><br /><br />
Mardi dernier, salariés du secteur public, du privé, lycéens, étudiants et retraités ont manifesté contre la politique sociale du gouvernement Macron. Fred Marvaux/REA
 

Hier, syndicats et patronat étaient reçus à l’Élysée pour démarrer un deuxième volet de consultations, censées poursuivre les réformes du marché du travail. Sur le fond des dossiers brûlants, comme celui de l’assurance-chômage, l’opposition est unanime.

La remise en cause de l’identité paritaire de l’assurance-chômage, abandonnée au profit d’une gestion tripartite avec un pilotage de l’État, ne passe pas. Même le président du Medef, Pierre Gattaz, s’est dit hier « un peu réservé » en sortant de l’Élysée. Cette refonte intégrale marque non seulement un tournant dans sa gouvernance, mais aussi dans la philosophie de l’indemnisation, avec ce changement du mode de financement du système. La suppression des cotisations salariales à l’assurance-chômage serait remplacée par la hausse de 1,7 point de la CSG, sans aucune certitude sur la compensation du manque à gagner. Les cotisations patronales pourraient également être modulées en fonction de l’utilisation abusive de contrats courts dans l’entreprise, ce qui fait bondir le Medef.

En reléguant la cotisation au second plan, le régime perd son caractère assurantiel. Le risque de voir les allocations s’aligner sur l’exemple des minima sociaux comme le RSA est réel. Une « ligne rouge ! » assène François Hommeril, président de la CFE-CGC, pour qui « une étatisation du système (…) reviendrait à remettre en question le caractère contributif, assurantiel et solidaire du dispositif actuel ». Dans tous les cas, sans moyens supplémentaires et avec plus de personnes à indemniser, ce sont bien des baisses de droits pour tous en contrepartie de cette « assurance-chômage universelle » qui se profilent. Pour Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, « pas question de réduire les droits des privés d’emploi, sachant qu’un chômeur sur deux n’a toujours pas de droits à l’assurance-chômage. Il faudrait augmenter les recettes, et donc les cotisations ».

Dans ce dossier épineux, les syndicats s’inquiètent aussi du coût de la promesse de campagne d’Emmanuel Macron, à savoir l’ouverture de droits aux démissionnaires et aux travailleurs indépendants tous les cinq ans. Selon les Échos, avec les seuls cas de démissionnaires, la note pourrait grimper jusqu’à 14 milliards d’euros, la première année. Une somme jugée « fantaisiste » par Muriel Pénicaud. « L’indemnisation des démissionnaires va créer des effets d’aubaine », a quant à lui estimé François Hommeril.

L’exécutif pousse à l’individualisation des droits à la formation

Sur la question de la formation professionnelle, les syndicats font aussi bloc pour exiger une négociation digne de ce nom. Fin septembre, le gouvernement avait déjà annoncé 15 milliards d’euros sur cinq ans pour réduire le chômage structurel d’un point, en formant en priorité un million de demandeurs d’emploi de longue durée et un million de décrocheurs. Mais le rapport présenté à la ministre du Travail par Jean Pisani-Ferry préconisait de répondre avant tout aux besoins des employeurs, avec des formations notamment sur les métiers dits en tension, voie déjà suivie par François Hollande avec le succès que l’on connaît sur la courbe du chômage. Suivant le constat de l’Igas, pour qui le compte personnel de formation (CPF) « reste en deçà des ambitions initiales », le gouvernement envisage également de renforcer le dispositif créé en 2015. Il serait ainsi mieux doté en heures (150 heures au maximum aujourd’hui) et éligible à plus de formations. Dans ce cadre, le demandeur d’emploi pourrait choisir seul sa formation en fonction des heures disponibles, reléguant au second plan l’obligation de formation de l’employeur. Les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) pourraient être dépouillés. Une partie des cotisations du 1 % formation versées par les entreprises, mutualisées dans ces OPCA, servirait à renforcer le nombre d’heures du CPF, « pour que chacun » puisse « s’adresser directement aux prestataires de formations selon ses besoins », comme le souhaitait Emmanuel Macron. L’exécutif pousse donc à l’individualisation des droits à la formation au détriment d’une orientation concertée et d’une gestion paritaire. Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, il faut qu’« il y ait des droits personnels mais définis collectivement ». Hier, le président a tenté de donner des garanties aux syndicats en évoquant des labels sur la qualité des formations. De son côté, Philippe Martinez a suggéré de« faire le ménage dans les milliers d’organismes de formation qui touchent des fonds publics et ne forment pas vraiment les chômeurs ».

Quant au dossier de l’apprentissage, c’est l’Arlésienne de tous les présidents récemment élus. À chaque début de mandat, il s’agit de faire monter en charge ce dispositif, piste privilégiée pour lutter contre le chômage des jeunes. Nicolas Sarkozy, puis François Hollande s’y étaient attelés, sans grande réussite.

Le président rapproche les formations des besoins des patrons

L’objectif de 500 000 jeunes en formation d’ici à la fin 2017 a d’ailleurs été rabaissé à 420 000… Emmanuel Macron mise d’abord sur l’ouverture de nouveaux centres de formation, mais aussi sur la refonte du contenu des programmes, qui seraient élaborés en lien avec les branches professionnelles. Là encore, le président rapproche les formations des besoins des entreprises. Les syndicats devraient y voir plus clair lors des réunions à Matignon avec Édouard Philippe prévues du 17 au 19 octobre. Si Emmanuel Macron espère inscrire ces mesures dans la loi d’ici au printemps, le chemin des réformes est déjà semé d’embûches avec la nouvelle date de mobilisation sociale du 19 octobre, à l’appel de la CGT.

la branche famille de la Sécu aussi dans le viseur de Macron

Pas de négociation en bonne et due forme prévue avec les syndicats et le patronat sur un autre pilier de la protection sociale, mais un « vrai bon débat », selon Édouard Philippe. Dans le viseur, l’universalité des allocations familiales, déjà bien égratignée par la modulation en fonction des ressources. Le gouvernement espère récupérer 440 millions d’euros par an par la suppression des prestations aux familles touchant plus de 6 000 euros de revenus par mois. L’austérité se cache derrière le prétexte de la justice sociale, car les plus modestes ne gagneront rien au passage. En revanche, la mesure servira d’argument à ceux qui militent pour un financement de la protection sociale par l’impôt type CSG plutôt que par les cotisations, si celles-ci ne sont plus liées à l’ouverture de droits

journaliste

 

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Pétition. Rendez l’argent aux Grecs !

Posté par jacques LAUPIES le 13 octobre 2017

 

Jeudi, 12 Octobre, 2017
Humanite.fr
Pétition. Rendez l’argent aux Grecs ! dans POLITIQUE
J’appelle à ce que la France donne l’exemple et rétrocède les sommes qu’elle s’était engagée à verser à la Grèce. On ne peut pas accepter de s’enrichir sur le dos de nos partenaires européens en difficulté. Je demande à toutes les institutions européennes de peser en faveur de la restitution de ces sommes à la Grèce. Les citoyens ne peuvent accepter cette spoliation qui ne profite qu’aux banques et aux marchés financiers. Construisons un mouvement pour réclamer justice ! Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député européen.
Depuis des années, le peuple Grec est placé dans d’incommensurables souffrances prétendument pour rembourser une dette dont il n’est en rien responsable. 
Pendant ce temps, la Banque Centrale européenne et le fond monétaire international remplissent leurs caisses à partir des frais financiers qu’ils accumulent grâce à cette dette.
En effet, la banque centrale vient de gagner 7.8 milliards d’euros grâce aux intérêts des bons du Trésor grec qu’elle détient et le FMI a amassé un pactole de  2.5 milliards d’intérêts sur les prêts qu’il a concédé à Athènes. En 2013, ces deux institutions avaient pourtant accepté un système de redistribution afin que ces sommes soient reversées à l’Etat Grec.
 
Cela n’a jamais été appliqué. En 2015, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances a fait rompre ce pacte avec de multiples complices et, non content d’appliquer la pire des saignées aux grecs, a décidé de  garder sa part des profits financiers générés par cette dette, en représailles de l’élection d’Alexis Tsipras sur le mandat de renégocier le montant de la dette de son pays. Les autres pays européens, dont la France, ont malheureusement fait de même.
Ceci représente un manque à gagner de plus de 10 milliards au budget de la Grèce. Cela représente les deux tiers des dépenses de santé de la Grèce (14 milliards en 2015 selon Eurostat), dans un pays qui est dans une situation de crise sanitaire.
J’appelle à ce que la France donne l’exemple et rétrocède les sommes qu’elle s’était engagée à verser à la Grèce. On ne peut pas accepter de s’enrichir sur le dos de nos partenaires européens en difficulté. Je demande à toutes les institutions européennes de peser en faveur de la restitution de ces sommes à la Grèce. Les citoyens ne peuvent accepter cette spoliation qui ne profite qu’aux banques et aux marchés financiers.
Construisons un mouvement pour réclamer justice ! Signer la pétition
 
Patrick Le Hyaric
Directeur de l’Humanité
Député européen
 
 
Cette pétition sera remise à:
Banque Centrale Européenne
Emmanuel Macron
Député de l’Eure
Bruno Le Maire
Chancellor of Germany
Angela Merkel
Wolfgang Schäuble
Conseil Européen
Fond Monétaire International

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Rendre par la coopération ce que le colonialisme a pris par la violence

Posté par jacques LAUPIES le 12 octobre 2017

Le peu que j’ai connu de l’Afrique au travers de voyages axés sur la coopération en matière de tourisme, sans grande portée pour ma culture politique, m’a cependant permis de constater combien nous sommes défaillants en matière d’aide aux peuples africains. 

La France dispose en Afrique d’un influence positive considérable pour au moins deux raisons : le recours quasi général à la langue française et dans une certaine mesure la pénétration des valeurs républicaines dans les société africaines dans leur diversité.

Mais cela bien entendu a été négativement contre carré par la démarche conquérante à caractère économique fondée sur l’exploitation du travail et le pillage des richesses par les anciennes puissances coloniales mais aussi dans le présent et le futur des pays comme les Etats Unis  ou la Chine.

La décolonisation a trop souvent abouti à l’émergence de castes locales, de bourgeoisies qui se sont constituées et entrent dans ce jeu que l’on a appelé néocolonialisme.

Se prépare si nous s’y prenons garde la naissance de forces que nous ne pourrons contenir si nous persistons dans ce refus ou cette insuffisance d’aide et de coopération. Beaucoup d’hommes politiques en parlent dans notre pays. Mais il y encore bien loin de la coupe aux lèvres…

Je vous laisse car précisément une émission, que je ne voudrai pas rater sur Arte, traite des rapports que les intellectuels de ces pays d’Afrique et du monde entier entretiennent avec nous.

Cela compensera la déprogrammation des « particules élémentaires » pour rendre hommage à Jean Rochefort dont évidemment la prestation dans le film « Le mari de la coiffeuse » est pleine de charme.  Tiens on annonce « Huis clos » ca va nous faire coucher tard !

Le Mari de la coiffeuse     Résultat d’image pour jean paul sartre huis clos

 

Burkina faso. Thomas Sankara, la possibilité d’une Afrique émancipée

 

Rosa Moussaoui
Jeudi, 12 Octobre, 2017
L’Humanité
Haute Volta. Ouagadougou. Le 06/08/1983<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Manifestation de soutien à Sankara<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
Credit:Archives Jeune Afrique-REA

 

Le 15 octobre 1987, à Ouagadougou, une expérience révolutionnaire exaltante prenait fin dans le vacarme des kalachnikovs. Le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, était assassiné avec douze de ses compagnons.

Il refusait de voir l’Afrique croupir dans la condition d’« arrière-monde d’un Occident repu ». Cet engagement lui a coûté la vie. Le 15 octobre 1987, lors du coup d’État perpétré par son « frère » Blaise Compaoré, le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, était assassiné par un commando de militaires du régiment de la sécurité présidentielle. Sur le certificat de décès officiel de cet homme de 37 ans qui redoutait, quelques semaines auparavant, « une mort violente », on peut lire cette invraisemblable mention : « mort naturelle ». Dans le fracas des kalachnikovs, un nom, encore un, venait s’ajouter à la longue liste des révolutionnaires d’Afrique éliminés avec la complicité des capitales occidentales : Patrice Lumumba au Congo, le combattant de l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert Amilcar Cabral, Ruben Um Nyobé, Félix Moumié et Ernest Ouandié au Cameroun, l’opposant marocain Mehdi Ben Barka et tant d’autres… Thomas Sankara était lucide sur toutes ces possibilités anéanties. « Une fois qu’on l’a accepté, ce n’est plus qu’une question de temps. Cela viendra aujourd’hui ou demain », prédisait-il.

Le « Che africain » rêvait de devenir médecin

L’assassinat de ce dirigeant charismatique a bouleversé tout un continent, brisant l’espoir d’émancipation auquel il avait su donner corps au Burkina Faso, cette Haute-Volta rebaptisée par lui « Pays des hommes intègres ». Fils d’un combattant de la Seconde Guerre mondiale converti au catholicisme sous les drapeaux, Thomas Isidore Sankara était destiné par les siens au séminaire. Lui rêvait de devenir médecin. Il rejoint finalement, par un concours de circonstances, le PMK, le Prytanée militaire du Kadiogo, à Ouagadougou. Baccalauréat en poche, il intègre une formation d’officier à l’Académie militaire d’Antsirabe, à Madagascar. La Grande Île est alors en pleine effervescence révolutionnaire, une expérience déterminante pour le jeune Sankara. De retour au pays, il s’emploie à organiser politiquement cette jeune génération d’officiers formés à l’étranger, qui jugent étouffant le carcan d’une armée toujours encadrée par des anciens de la coloniale. Des officiers comme Henri Zongo, Boukary Kaboré, Jean-Baptiste Lingani prennent part à cet activisme clandestin au sein de l’armée. À l’occasion d’une formation militaire au Maroc, en 1976, Thomas Sankara se lie d’amitié avec Blaise Compaoré. Tous ensemble, ils forment le Regroupement des officiers communistes qui jouera un rôle de premier plan dans le déclenchement de la révolution démocratique et populaire, en 1983. Sankara, lui, prend la tête du Centre national d’entraînement commando à Pô, à 150 km au sud de la capitale.

En 1983, il devient président de la Haute-Volta

Depuis l’indépendance, la Haute-Volta n’a jamais vraiment connu la stabilité politique. Civils ou militaires, les régimes se succèdent, tous plus ou moins autoritaires. Le 7 novembre 1982, un nouveau coup d’État porte au pouvoir Jean-Baptiste Ouédraogo, un médecin militaire. Deux mois plus tard, à la faveur d’un rapport de forces favorable au camp progressiste au sein de l’armée et du fait de sa popularité grandissante, Thomas Sankara devient premier ministre. Sa faconde, ses ardeurs révolutionnaires, la visite que lui rend Mouammar Kadhafi ne sont pas du tout du goût de l’Élysée. Guy Penne, le « monsieur Afrique » de François Mitterrand, est dépêché à Ouagadougou. Le premier ministre est aussitôt limogé et mis aux arrêts. Début d’une insurrection populaire qui ouvre la voie aux militaires. Le 4 août 1983, les commandos de Pô, emmenés par Blaise Compaoré, prennent Ouagadougou, avec l’appui de civils. Thomas Sankara devient président de la Haute-Volta. Il appelle aussitôt la population à former des Comités de défense de la révolution (CDR). C’est le début d’une expérience révolutionnaire aussi éphémère qu’exaltante, nourrie par un profond désir d’indépendance. Sankara est épris de paix, de justice sociale, féministe convaincu, écologiste avant l’heure, anti-impérialiste. En quatre ans seulement, fait inédit, il a réussi à faire accéder un pays du Sahel à l’autosuffisance alimentaire. Très lié au monde rural, il n’hésitait pas à s’en prendre frontalement aux féodalités. Ses objectifs ? « Refuser l’état de survie, desserrer les pressions, libérer nos campagnes d’un immobilisme moyenâgeux ou d’une régression, démocratiser notre société, ouvrir les esprits sur un univers de responsabilité collective pour oser inventer l’avenir. Briser et reconstruire l’administration à travers une autre image du fonctionnaire, plonger notre armée dans le peuple par le travail productif et lui rappeler incessamment que, sans formation patriotique, un militaire n’est qu’un criminel en puissance. » Pourfendeur de la dette odieuse qui maintient les ex-colonies dans une position d’assujettissement aux ex-métropoles, Sankara veut guérir son pays de la dépendance aux « aides » extérieures. « La dette ne peut pas être remboursée parce que, d’abord, si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas, soyons-en sûrs. Par contre, si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en sûrs également ! » lance-t-il à la tribune de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), à Addis-Abeba, le 29 juillet 1987, en appelant à « produire en Afrique, transformer en Afrique et consommer en Afrique ». Au Burkina Faso, de nouveaux circuits de distribution sont créés pour favoriser les productions locales et les fonctionnaires sont priés de se vêtir du Faso dan fani, l’habit traditionnel taillé dans des cotonnades burkinabées. Dès 1983, des tribunaux populaires révolutionnaires sont institués pour juger les responsables politiques accusés de détournement de fonds publics et de corruption. Les peines consistent le plus souvent dans le remboursement des sommes indûment perçues et les fonctionnaires encourent la suspension ou la radiation. Dans les domaines de l’éducation, de l’environnement, de l’agriculture, de la réforme de l’État, de la culture, de la libération des femmes, de la responsabilisation de la jeunesse, les programmes se succèdent à un rythme effréné, suscitant parfois des dissensions avec les syndicats et jusque dans le camp révolutionnaire. Sur la scène internationale, Sankara s’impose très vite comme une grande voix du continent africain et, au-delà, des peuples opprimés ou maintenus sous tutelle. Il est franc, convaincu, intransigeant. À l’automne 1986, lorsque François Mitterrand lui rend visite à Ouagadougou, il n’hésite pas, scène mémorable, à critiquer devant les caméras ses complaisances avec le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Le vieux socialiste français esquive en saluant « le tranchant d’une belle jeunesse ». L’implication des réseaux françafricains dans l’élimination de Thomas Sankara ne fait aucun doute. À l’époque, régnaient sur le « pré carré » des personnages aussi interlopes que Jacques Foccart, rappelé par Jacques Chirac après son retour à Matignon. La plaque tournante de ces manœuvres françafricaines ? La Côte d’Ivoire, sur laquelle règne encore le vieux Félix Houphouët-Boigny…

Trente ans après l’assassinat de Thomas Sankara, à l’heure où les puissances impérialistes resserrent leur emprise politique, économique et militaire sur le continent pour perpétuer son pillage, le legs du dirigeant burkinabé reste plus précieux que jamais. « Il laisse en héritage un immense espoir pour l’Afrique. Celui de parachever la décolonisation pour permettre aux peuples de conquérir droits, progrès et liberté », résume Dominique Josse, responsable Afrique du PCF.

Il y a un rêve que Thomas Sankara n’a pas accompli. Un an tout juste avant son assassinat, à l’occasion d’une visite officielle en Union soviétique, il est invité à la Cité des étoiles où sont formés et entraînés les cosmonautes. La découverte d’une capsule Soyouz, des stations Saliout et Mir lui font grande impression. Il s’incline devant la statue de Youri Gagarine, signe le livre d’or, puis, avant de partir, déviant du protocole, interpelle ses hôtes. Il raconte : « J’ai dit non, ce n’est pas tout camarade, attendez ! C’est très bien, nous sommes contents. Nous vous félicitons, c’est un progrès scientifique. Et quand tout cela sera au service des peuples, ce sera vraiment un bienfait. Mais moi, je voudrais vous demander une chose… Deux places. Il faut que vous prévoyiez deux places pour former des Burkinabés. Nous aussi, nous voulons aller sur la Lune… On veut aller là-bas ! Donc, la coopération doit commencer. Et nous sommes sérieux. Nous voulons envoyer des gens sur la Lune. Ainsi, il y aura les Américains, il y aura les Soviétiques, quelques autres pays… Mais il y aura aussi le Burkina. »

Journaliste à la rubrique Monde

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Contre le démantèlement du rail : Les communistes de Tarascon soutiennent la position de ceux de Miramas

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2017

Les cheminots de Tarascon et la population sont évidemment concernés par ces atteintes successives au réseau ferroviaire. Notre Section locale du PCF souscrit totalement à l’alerte que nous transmets la Section PCF de Miramas.
D’autres menaces pèsent sur l’avenir économique de notre région. A Tarascon ne parle-t-on pas de « fermer » l’usine de Fibre Excellence au prétexte que les pouvoirs publics ne soutiendraient pas les aménagements nécessaires pour combatte les nuisance de cette entreprise.
Décidément il est grand temps que non seulement agissent les organisations syndicales mais avec elles toute la population. Ce qui implique également de prendre position sur le plan politique.
NOUS SOMMES A CE JOUR ORGANISATION ET ELUS LES SEULS A LE FAIRE. C’EST TOUT A NOTRE HONNEUR MAIS POUR L’EFFICACITE LES TRAVAILLEURS LES PLUS CONSCIENTS DOIVENT SE JOINDRE A NOUS.
Il ne suffit pas de pleurnicher dans son coin quand tombe le chômage et sombre le service public ! Il faut se battre ET SE DOTER d’un Parti fort pour cela.
Fermeture brutale du triage SNCF de Nimes !
Qu’en est il pour celui de Miramas ?
 
bonjour 
 
Vous trouverez ci joint une expression concernant le Triage de Miramas, notre voisin de Nimes est dans la tourmente; Celui de Miramas préocupant ! 
 
Le gouvernement organise en ce moment les assises de la mobilité pour lutter contre les bouchons, le réchauffement climatique, la pollution…. et dans le meme temps les Wagons Fret SNCF sont remplacés par des camions…. 
 
Pour le Collectif des Cheminots
marcel Almero
 
La section du Parti Communiste
MIRAMAS
Gaetan Fernandez1
Publié par la Section PCF de Miramas
La Direction SNCF vient d’annoncer la fermeture totale et définitive du triage SNCF de Nîmes à compter du 12 déc. 2017 ! Ce sont 100 emplois de cheminots qui sont menacés, un coup dur pour nos voisins gardois. L’Etat et la Direction SNCF sacrifient l’emploi et le Service Public Ferroviaire: un drame économique, environnemental et sécuritaire. Cette situation va contraindre les entreprises utilisatrices du ferroviaire à se tourner vers la route augmentant le nombre de camions ou à délocaliser leur production.
200 cheminots manifestent à Miramas contre la fermeture du Triage de Nîmes avec la CGT En France il ne reste plus que 5 triages à « la gravité », les plus performant, ils sont en fin de vie et dépérissent ! Sur Miramas, les installations sont vieillissantes et nécessite un investissement conséquent, une remise à niveau pour continuer à produire, à trier les wagons en qualité et en sécurité.
*C’est quotidiennement que les services d’entretien interviennent pour maintenir le fonctionnement du Triage. Selon la CGT, 2 installations sur 6 de « freinage automatique » sont condamnées, amputant la capacité de tri de 20% ! Selon les 1ères estimations de la direction SNCF, la réfection complète du triage couterait entre 17 et 19 Millions d’€. La Direction SNCF y réfléchit mais ne veut pas investir ! En mars dernier, lors d’un débat public organisé à Miramas par les Cheminots Communistes, Sylvie Charles, Directrice générale du transport ferroviaire de marchandises à la SNCF, a affirmé que « Miramas était un élément essentiel pour le développement de Fret SNCF sur notre territoire, et même en Europe » on n’en demandait pas tant !
Pour autant, sans une intervention « citoyenne » il est à craindre que Fret SNCF veuille réduire son utilisation (c’est à dire une rénovation partielle des capacités de triage), voire arrêter carrément l’activité ! LA FERMETURE DU TRIAGE DE MIRAMAS SERAIT DRAMATIQUE SUR LE PLAN : ECONOMIQUE : le développement de l’industrie et du Port de Marseille serait grandement péjoré. ECOLOGIQUE : nos concitoyens subiraient encore plus les nuisances des camions, bouchons, et accidents en sachant que la Métropole Marseillaise détient le « pompon des villes » les plus polluées, les plus congestionnées… SOCIAL : 200 emplois de Cheminots seraient directement menacés, sans compter les emplois indirects.
Il faut dégager des moyens financiers pour rénover, moderniser et développer le réseau ferré et les triages de Fret. A plusieurs occasions les collectivités locales (ville de Miramas, Département), Organisations Syndicales, associations, chargeurs, GPMM, CCI… ont reconnu ou admis l’importance incontournable du Fret ferroviaire et du Triage de Miramas. Il faut aujourd’hui dépasser les constats, les déclarations d’intentions.
Face à ce constat accablant, le député PCF des Bouches du Rhône Pierre Dharreville a saisi le gouvernement par une question à l’Assemblée Nationale sur la situation du Triage de Miramas et relancé le Préfet sur l’urgence d’organiser une table ronde sur l’avenir du Triage de Miramas en lien avec l’activité portuaire et industrielle comme l’ont demandé dans une lettre commune,
Jean Marc Coppola Conseiller Municipal de Marseille et Frédéric Vigouroux Maire de Miramas.Cette table ronde doit se tenir sans attendre, Le Fret Ferroviaire et le Triage de Miramas sont à un seuil critique, il y a urgence à intervenir pour préserver l’avenir et pour mettre en oeuvre une autre politique des transports.
Selon le président démissionnaire de SNCF Réseau « il y a un sujet plus grave que la situation financière de la SNCF : c’est l’état dégradé du réseau ferroviaire français… un patrimoine national en danger, non pas les lignes TGV mais les 20.000 à 25.000 kilomètres de lignes les plus circulées (sur 30.000 km), qui, pendant 30 ans, n’ont pas bénéficié des investissements de renouvellement requis ». Des aveux tardifs, mais tout est dit !
Quand nous arrivons à un âge moyen des voies SNCF de 33 ans, soit le double de l’Allemagne ! Nous pouvons dire, sans surenchère, que le Réseau Ferré Français arrive à un seuil critique ! Pour assurer la sécurité, la direction SNCF baisse la vitesse de circulation des trains. Cela représente 4.000 kilomètres de voies où la circulation doit être ralentie c’est-à-dire trois fois plus qu’il y a cinq ans. L’image ci-contre est saisissante, un Cimetière de locomotives réformés à perte de vue, dont des dizaines en état de rouler, dans la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen.
Les cheminots dénoncent depuis 2015 un gaspillage organisé d’argent public. L’État actionnaire ne fait rien et favorise la route, les camions !
Le 9 Oct-2017
COLLECTIF DES CHEMINOTS
SECTION DE MIRAMAS

 

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Paris. Des milliers de fonctionnaires battent le pavé pour défendre leur mission de service public

Posté par jacques LAUPIES le 11 octobre 2017

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En Arles aussi…

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