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Arte est une chaine de télé qui me comble souvent…

Posté par jacques LAUPIES le 26 octobre 2017

Danielle Darieux évoquée nous dit…et chante.

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Titre : Il n’y a pas d’amour heureux

Poète : Louis Aragon (1897-1982)

Recueil : La Diane française (1944).

Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
À quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux.

Louis Aragon.

 

Ensuite Oblomov : un régal ! Beau mais dur-dur, tout de même…

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La CGT, FO, Solidaires appellent à la grève et manifestation le 16 novembre

Posté par jacques LAUPIES le 26 octobre 2017

 En espérant que ce ne sera qu’un début…Le bourgeois rigole trop de notre passivité. Il faut le rendre triste et nous rendre joyeux !

Mardi, 24 Octobre, 2017
Humanite.fr
Photo AFP.

Photo AFP.
La CGT, FO, Solidaires ainsi que l’Unef, la Fidl et l’Unl ont appelé mardi à la grève et à la manifestation interprofessionnelle le 16 novembre prochain en raison d’une « politique libérale » menée par le gouvernement.  »Un constat s’impose, celui d’une politique libérale visant à accroitre les inégalités au profit d’une minorité », estiment ces organisations dont FO qui se joint pour la première fois à la CGT.
Dans un communiqué commun, les organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens CGT – FO – Solidaires – UNEF – UNL – FIDL réunies le 24 octobre 2017, expliquent qu’un constat s’impose, celui d’une politique libérale visant à accroitre les inégalités au profit d’une minorité.
Qu’il s’agisse :
- de nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances, limitant des droits des salariés-es ;
- des risques qui pèsent sur les droits des salariés-es et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage ou de formation professionnelle ;
- de mesures précarisant toujours un peu plus l’emploi et l’insertion des jeunes sur le marché du travail ;
- de la remise en cause des droits à l’avenir des jeunes par l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur ;
- de la modération salariale et de l’augmentation de la CSG ;
- des atteintes au service public et à la protection sociale ;
Les organisations signataires s’adressent solennellement au gouvernement afin qu’il prenne en considération les attentes sociales multiples qui s’expriment dans le public et le privé, par les actifs, les jeunes, les demandeurs d’emploi et les retraités-es.
Compte tenu de la gravité de la situation, elles décident de faire du 16 novembre 2017 une journée de mobilisation interprofessionnelle, étudiante et lycéenne, par des grèves et manifestations.
Elles invitent les autres organisations syndicales et de jeunesse à s’y associer. Paris, le 24 octobre 2017

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A Paris mais aussi à Bruxelles les députés communistes constituent une force d’opposition

Posté par jacques LAUPIES le 25 octobre 2017

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PCF. « Notre feuille de route, rassembler les oppositions »

 

Aurélien Soucheyre
Mardi, 24 Octobre, 2017
L’Humanité
Les parlementaires communistes, réunis hier, veulent sillonner le pays contre la politique Macron «	au service des plus riches	». Magali Bragard<br /><br /><br />
Les parlementaires communistes, réunis hier, veulent sillonner le pays contre la politique Macron « au service des plus riches ». Magali Bragard
 

Les parlementaires communistes se sont retrouvés, hier, pour une journée de travail commun. Résistance et riposte sociale au menu.

Comment résister, s’organiser et montrer qu’un autre chemin est possible face à Emmanuel Macron ? C’était le but de la journée parlementaire des élus communistes, réunis hier à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). « Je veux vous dire mon immense satisfaction de retrouver ici deux groupes, deux forces d’opposition déterminées, l’une à l’Assemblée nationale et l’autre au Sénat, qui vont s’organiser pour être encore plus efficaces pour porter le combat dans l’Hémicycle et en dehors », a d’emblée lancé André Chassaigne, chef de file des députés PCF, lors d’un point presse. « Si nous sommes ici, c’est parce que les électeurs et grands électeurs savent que nous avons combattu Sarkozy, puis Hollande. Ils connaissent notre cohérence. On peut se faire le reproche de ne pas être assez audibles, mais nous sommes reconnus pour notre crédibilité », a ajouté Éliane Assassi, présidente du groupe Communiste au Sénat.

Devant la politique antisociale, « extrêmement choquante » et « au service des plus riches » menée par l’exécutif, les élus PCF veulent sillonner le pays et porter le débat au-delà de leurs circonscriptions et départements. « Dans la société, la force est désordonnée. Elle est potentiellement très puissante, mais peut très vite se décourager. Nous devons aider, relayer, soutenir en permanence », mesure Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du PCF. Face à Macron, les communistes veulent aussi approfondir « le travail de convergence, de passerelles à gauche », annonce André Chassaigne. « Rassembler les oppositions est notre feuille de route. Il faut les additionner dans leurs diversités », insiste Sébastien Jumel. « On y arrive bien dans l’Hémicycle, et quand il y a une forme de conflictualité, elle est constructive », ajoute Elsa Faucillon. Devant la marée de députés LREM et les rangs fournis de la droite, Pierre Dharréville relativise : « On a tous le sentiment de représenter plus que notre nombre. Il y a une vraie différence entre les rapports de forces à l’Assemblée et ceux dans la société. Cela nous donne de la force. »

Le travail est différent au Sénat, où Fabien Gay mesure que le groupe CRCE est « le seul à s’opposer à la droite majoritaire et à Macron ». Mais cette Chambre est elle aussi visée par la réforme du Parlement. « Ils veulent priver la France de toute capacité de résistance. Ils le font contre les salariés avec la casse du Code du travail et ils veulent le faire contre les élus de la République avec cette réforme. Nous ne laisserons pas faire », prévient Sébastien Jumel.

Journaliste

 

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Une plaie du système de santé : la marchandisation des soins et des médicaments

Posté par jacques LAUPIES le 24 octobre 2017

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De quoi faire réfléchir…

 

Par touches plus ou moins grandes la mise en cause du système de santé se poursuit. Inéluctablement. De nos jours se faire soigner conformément aux évolutions de l’ensemble des techniques dans l’ensemble des disciplines médicales devient impossible pour les plus démunis.

De plus en plus de patients s’auto pénalisent dans le recours aux soins parce que ces derniers échappent à la prise en charge par la Sécu.  C’est le cas pour  des soins qui paraissent non essentiels mais qui ont un caractère préventif évident.

Inutile d’épiloguer sur ce sujet. De nombreux exemples pourraient être cités dans le dentaire notamment, pour de petits affections virales, dont on dénonce souvent le lien avec des pathologies plus graves. 

Et lorsque devant cette récession dans la couverture des soins on voit fleurir de multiples médications délivrées sans ordonnance, générant un véritable commerce. Pour le même effet les prix sont grotesquement différents.

Déjà présente s’installe une marchandisation honteuse de produits qui piègent nombre de consommateurs. Parfois même, on ne sait trop pourquoi, conseillés par des médecins…

 

Assurance-maladie. Les coupes folles de Macron dans la santé

Sébastien Crépel et Sylvie Ducatteau
Mardi, 24 Octobre, 2017
L’Humanité
16	000 lits ont déjà été supprimés dans le secteur ho spitalier ces deux dernières années. Alain Le Bot/Photononstop<br /><br /><br />
16 000 lits ont déjà été supprimés dans le secteur ho spitalier ces deux dernières années. Alain Le Bot/Photononstop
 

Le budget de la Sécurité sociale qui arrive en débat devant les députés est marqué par la fuite en avant dans la restriction des dépenses de soins au nom de la priorité à l’élimination des déficits. Déjà au bord de la rupture, l’hôpital pourrait voir son démantèlement accéléré.

Dans le budget de la Sécurité sociale pour 2018, c’est principalement sur les dépenses d’assurance-maladie que l’ajustement va se faire à la baisse, les soins représentant la dernière branche déficitaire du régime général (– 4,1 milliards en 2017, – 0,8 milliard prévu en 2018) dont le retour à l’équilibre doit être élevé au rang de « priorité majeure », a réaffirmé récemment la Cour des comptes.

1 Un plan d’austérité de 4,2 milliards d’euros

Quel est l’ordre de grandeur des « efforts » réclamés ? Tout en assumant la « maîtrise de la dépense amplifiée » et le « désendettement social de grande ampleur » réaffirmés par son collègue aux Comptes publics, Gérald Darmanin, la ministre de la Santé prétend que la couverture maladie des assurés sociaux n’en pâtira pas, avec un objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam, le « plafond » annuel voté par le Parlement que l’assurance-maladie est censée ne pas dépasser) en progression de 2,3 %. « Ce taux, conforme à l’engagement du président de la République, est supérieur à celui des trois années précédentes. Il consacre 4,4 milliards d’euros supplémentaires à la couverture des soins », a fait valoir Agnès Buzyn en commission de l’Assemblée nationale. Ce que la ministre omet dans ce calcul, c’est que « l’augmentation tendancielle des dépenses est évaluée à 4,5 % par la commission des comptes de la Sécurité sociale », lui a rappelé le chef de file des députés communistes, André Chassaigne. Soit un manque de 4,2 milliards d’euros dans l’Ondam présenté par la ministre correspondant à ce qu’il serait nécessaire pour répondre à l’évolution des besoins de santé de la population.

Ces « efforts » seront réalisés principalement par des économies sur les médicaments et les dispositifs médicaux (1,4 milliard, dont une partie à la charge des entreprises du médicament, qui devront baisser leurs tarifs), sur la structuration de l’offre de soins (1,4 milliard, généré par le développement des soins ambulatoires comme alternative à l’hôpital) et sur la pertinence et la qualité des actes (335 millions, grâce à la réforme de la tarification à l’activité des hôpitaux, dite T2A, pour y intégrer une dose de « tarification au forfait » par pathologie soignée).

2Les hôpitaux, une cible au bord de l’explosion

Le secteur hospitalier supportera une large part de ce plan d’austérité, avec 1,6 milliard d’économies estimées. Agnès Buzyn a détaillé ses intentions : « À l’hôpital, nous allons favoriser l’ambulatoire, a-t-elle précisé. L’objectif est que, en 2022, sept patients sur dix qui entrent à l’hôpital le matin en sortent le soir, contre cinq aujourd’hui. » La ministre y voit une « révolution douce » mais qui conduit immanquablement à la poursuite de la suppression de lits. 16 000 l’ont déjà été ces deux dernières années. « Comment croire à la réussite d’un tel projet alors qu’il manque des médecins de ville, que des jeunes de 25 ans ne parviennent pas à trouver de médecins traitants car ces derniers sont surchargés ? Et que des malades soignés à domicile appellent le Samu parce qu’ils ne trouvent pas de médecins disponibles ? Supprimer des lits n’est plus possible », réagit Christophe Prudhomme, médecin urgentiste (CGT) et membre du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie. Lui considère qu’il faut cesser d’opposer ville et hôpital : « La médecine ambulatoire est la solution pour certains patients mais pas pour tous. Sa généralisation n’est pas sérieuse. La solution passe par le développement des services publics, des centres de santé notamment. » Le député PCF André Chassaigne ne croit pas non plus au « développement de la chirurgie ambulatoire sans l’assurance qu’il existe un véritable réseau entre l’hôpital et la médecine de proximité ».

D’autant que, derrière la suppression de lits, se profile celle de services, voire d’établissements entiers. « Notre système de soins est en train d’exploser. La population s’en rend compte, constate Hélène Derrien, présidente de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. On nous parle d’ambulatoire, du retour rapide au domicile, mais on voit fleurir des hôtels hospitaliers un peu partout. Privé, l’hébergement y est à la charge des patients. C’est l’accès aux soins qui est en cause. Des accidents ne vont pas manquer d’arriver. »

3une privatisation croissante des frais de santé

Le gouvernement compte aussi sur de nouvelles recettes pour boucler son plan d’économies. Celles-ci seront piochées dans les poches des assurés ou de leurs complémentaires – ce qui revient au même puisque ce sont au final leurs cotisations qui les financent. Le forfait hospitalier (le montant journalier que la Sécu ne rembourse pas au patient en cas de séjour à l’hôpital) augmentera ainsi de 2 euros, générant 200 millions d’euros pour les caisses des hôpitaux, que l’assurance-maladie n’aura pas à sortir. Une logique dangereuse, a rappelé récemment le professeur au CHU de la Pitié-Salpêtrière à Paris André Grimaldi : « Tout transfert des dépenses de la Sécurité sociale vers les assureurs complémentaires privés (mutualistes ou non) ne diminue pas les dépenses de santé du pays, elle ne fait que les privatiser, sapant très lentement mais très sûrement le consentement à la solidarité des classes moyennes supérieures “bien portantes”. »

Pour Christophe Prudhomme, de la CGT, il est urgent de mettre en place d’autres mesures, comme la suppression de la taxe sur les salaires payée par les hôpitaux, qui rapporte 4 milliards d’euros annuels à l’État. « Le gouvernement vient de supprimer l’impôt sur la fortune pour un même montant. Qu’il fasse de même avec cette taxe injuste. Cela permettrait de créer 80 000 emplois dans les hôpitaux publics », rappelle le syndicaliste.

La généralisation du tiers payant remise à plus tard

La généralisation du tiers payant, mesure du gouvernement de François Hollande, n’entrera pas en vigueur comme prévu le 30 novembre. « Nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre mais nous tiendrons l’engagement du président de la République de rendre le tiers payant généralisable », a expliqué la ministre de la Santé, qui n’a donné aucune indication de date de mise en œuvre. Dans un communiqué, le principal syndicat des médecins libéraux, MG France, opposé à cette mesure, s’est « félicité que le tiers payant généralisé obligatoire n’aura pas lieu ». En réalité, 11 millions d’assurés sociaux bénéficient déjà du tiers payant.

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Agnès Buzyn : « Donner les moyens budgétaires à l’Hôpital public et non démolir le modèle social » (Olivier Dartigolles)

Posté par jacques LAUPIES le 23 octobre 2017

À quelques jours du débat à l’Assemblée nationale sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s’est exprimé, hier, dans les colonnes du Journal du Dimanche. À en croire des sources élyséennes, Agnès Buzyn serait « l’atout social » du nouveau pouvoir, « la ministre de l’humain » pour faire un peu oublier le président des riches.

L’opération de communication n’est pas vraiment réussie quand, au fil de l’entretien, on fait l’addition des coups, très durs, portés à notre système de santé, déjà au plus mal par des politiques ne privilégiant qu’une approche comptable au nom de l’austérité budgétaire.

Au sujet du « déficit » de la sécurité sociale, le chiffre de 30% des dépenses non pertinentes est une agression caractérisée contre le monde hospitalier dont est issue la ministre. Cette affirmation, sans la moindre démonstration, vise à culpabiliser les personnels hospitaliers qui dépenseraient sans compter et les usagers qui consommeraient de manière déraisonnable. C’est insultant au regard de la réalité des services hospitaliers.

Aujourd’hui, l’hôpital public ne tient qu’au dévouement des personnels.

L’augmentation du forfait hospitalier est assumée par Agnès Buzyn sans rien dire des recettes de la sécurité sociale et notamment des dettes patronales.

La promesse du 100% pour les lunettes est assortie de la mobilisation des complémentaires ce qui risque d’en compliquer la réalisation. Silence radio sur la désertification médicale. Le modèle social français est aussi attaqué directement par la remise en cause de l’universalité de la politique familiale. Un rideau de fumée pour essayer de faire oublier un bouclier fiscal de 5 milliards d’euros pour les plus riches qui ne toucheraient plus que quelques dizaines d’euros d’allocations familiales. Enfin, concernant les vaccinations, la ministre n’évoque pas les laboratoires pharmaceutiques et les profits énormes qu’ils réalisent.

Si Agnès Buzyn veut devenir la ministre de gauche du nouveau pouvoir, il lui faut présenter un tout autre PLFSS, celui qui donnerait les moyens budgétaires à l’hôpital public, qui ne devrait plus être géré comme une entreprise, qui aurait l’objectif du système solidaire 100% sécu afin d’en finir avec la marchandisation de la santé et de l’ensemble de la protection sociale.

Nos parlementaires présenterons des propositions précises à madame la Ministre. À ce stade, elle n’est qu’un atout supplémentaire à la démolition de notre modèle social, et, en l’occurrence, de ce que notre pays a su faire de plus beau et de plus universel quand il fallait, en 1945, reconstruire un nouveau monde.

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