• Admin.du Site

  • Archives

La Chine et nous ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 octobre 2017

Résultat d’images pour chine la grande muraille   Résultat d’images pour chine la grande muraille

Résultat d’images pour chine la grande muraille  Résultat d’images pour chine la grande muraille

La Chine est dirigée par un Parti Communiste. 

Son histoire, passée et récente, ne laisse personne indifférent. La forme de son économie dans laquelle l’état pèse fortement mais qui prend appui sur un secteur privé (d’inspiration libérale) cohabitent et ne peuvent laisser à fortiori indifférent un communiste français..

J’en entends certains s’insurger qu’un parti communiste au pouvoir puisse encore s’accommoder des formes d’exploitation du travail qui frappent la population et encore plus de la corruption qui règnerait au sein même de ce parti.

D’où la question : la voie choisie par les communistes chinois contribuera-t-elle à la construction d’une société communiste ? Sinon comment expliquer l’existence d’un parti communiste ?

Et la période de transition actuelle est elle utile, nécessaire, vers cet objectif ?

Trop peu informé sur un sujet de cette dimension je ne peux comme la plupart des citoyens lambda que raisonner sur la base de réalités constatées dans le comportement des dirigeants de ce pays qui laisse à penser que certes le capitalisme y joue un rôle déterminant sur le plan économique et que cela ne peut ne pas ne pas avoir d’incidence politique sur ce comportement.

De là à considérer qu’il faut faire un amalgame avec le système américain ou d’autres pays occidentaux, il y a un pas que je ne franchis pas comme peuvent le faire des gens qui se prétendent acquis au marxisme.

Car si la Chine mène une bataille économique qui lui réussit plutôt bien, en usant de son principal atout que constitue la disposition d’une force de travail dont elle dispose tant dans les secteurs privés que publics, elle dispose également d’un autre atout considérable : un puissant parti communiste qui s’adapte aux nécessités de la concertation, du débat entre les citoyens et les catégories de citoyens.

Sans que cela puisse constituer un modèle pour les autres pays, la voie empruntée par les chinois vers une société nouvelle et l’amorce d’une société socialiste (30 % de l’économie étant sous contrôle direct de l’état) prétendant aller vers une société communiste, ce qui se passe dans la deuxième puissance du monde interpelle. Cela aide à comprendre que les occidentaux, milieux ultra libéraux, américains entre autre, ne cessent de faire toutes sortes de procès à la Chine.

Ce qui prouve bien que de cette grande nation dépend un peu notre avenir et certainement pour une bonne part la paix dans le monde  Et il faut bien le dire si la Chine inspire des inquiétudes quant à la concurrence qu’elle provoque sur les marchés mondiaux, sa manière d’étendre son influence n’a rien d’agressif.

Une bonne raison de respecter ce pays et de comprendre également le souci de protéger ses frontières… 

A nous de trouver notre originalité pour exposer au monde une expérience de construction d’une société socialiste.  

 

 

Chine : pour la nouvelle équipe dirigeante de nombreux défis à relever.

 

Le 18ème congrès du Parti communiste chinois qui s’est tenu à Pékin du 8 au 15 novembre a consacré l’arrivée d’une cinquième génération de dirigeants depuis la fondation de la République populaire en 1949. Ce nouvel exécutif est chargé de négocier un virage social et économique fondamental. Au moment où la crise financière mondiale provoque des ravages considérables, Pékin a décidé de changer de cap de croissance, tablant sur le qualitatif et non plus le quantitatif et de cerner les nouvelles priorités économiques en réponse aux aspirations des Chinois à une meilleure répartition de la richesse nationale. Peu avant l’ouverture du congrès, le China Daily faisait un constat sans appel sur la question des inégalités dont la montée est la préoccupation majeure au sein de la société chinoise. Selon une enquête publiée le 6 novembre par le Quotidien de la Jeunesse, elles sont considérées comme une menace pour l’avenir du pays par 75,4 % des plus de 11 400 internautes interrogés.

Rééquilibrer la croissance économique – encore trop tirée par les exportations et l’investissement, au profit de la consommation intérieure – visant une plus grande justice sociale, est l’axe principal de cette mutation. L’ambition du PCC est de faire de la Chine une société de « moyenne aisance » d’ici à 2020 en doublant le PIB et le revenu moyen par habitant dans les villes et les campagnes par rapport à ceux de 2010. L’«harmonie sociale » avancée par les dirigeants chinois ne pourra être garantie que grâce à cette hausse générale du niveau de vie. Hu Jintao a souligné dans son rapport d’ouverture au Congrès, et adopté à l’unanimité, que « toute la population sera couverte par la protection sociale et bénéficiera des services médicaux et sanitaires fondamentaux » avant la fin de la décennie. De nouveaux investissements dans les campagnes, l’abolition de taxes agricoles, une relance de l’éducation et de l’assistance médicale en milieu rural sont mis en chantier. Un objectif ambitieux, reconnaît la direction chinoise dans le contexte incertain de la crise et de ses effets dans tous les domaines à l’échelle internationale, et même des obstacles qui peuvent survenir en Chine même. Avec lucidité et pragmatisme, le congrès a souligné la « phase critique » dans laquelle le pays poursuit sa quête de modernisation et recherche une voie originale répondant à ses spécificités nationales et à son étape de développement. Le congrès a ainsi révisé les statuts du Parti pour y intégrer le «concept de développement scientifique », qui accorde à la recherche et l’innovation une place prioritaire. Le « progrès écologique » a été également inscrit.

C’est le sens du 12e plan quinquennal (2011-2015) adopté par l’Assemblée nationale en 2011 et dont la nouvelle équipe va devoir dans un premier temps pour suivre la mise en oeuvre. Mais la reconfiguration du modèle de développement implique une « amélioration de l’efficacité économique » relèvent les dirigeants chinois. Quelle en sera la réalité ? On sait qu’un fort courant est favorable aux changements dans l’esprit du rapport Banque mondiale – Chine 2030 – élaboré conjointement avec le Centre de recherche pour le Développement, un think-tank gouvernemental. Il préconise une réduction du secteur d’état et une aide accrue au secteur privé qui emploie 80% des actifs.

Alors que les tensions sociales se multiplient depuis plusieurs années, lors du Congrès, il a surtout été reconnu qu’il fallait agir vite pour éviter un divorce entre le parti et le peuple. à l’instar de son prédécesseur, le nouveau secrétaire général Xi Jinping a lancé a lancé plusieurs avertissements contre la corruption et la bureaucratie : « Notre parti fait face à de graves défis parmi ses membres, il existe des problèmes de corruption, de perte de contact avec le peuple, de bureaucratie, nous devons y répondre ».

Sur le plan international, Pékin a exprimé ses inquiétudes quant aux dangers que font courir les répercussions prolongées de la crise accentuant les déséquilibres mondiaux. La diplomatie chinoise devra déployer tout son talent pour faire pièce à la nouvelle stratégie américaine en Asie et désamorcer les tensions avec Washington.

Dominique Bari, collaboratrice des Relations internationales

 

Le rêve chinois: construction un pays socialiste riche, prospère et démocrate

 

Des 15 au 25 novembre 2016 une délégation* de jeunes cadres du PCF a eu l’occasion de s’immerger dans « l’empire du milieu » à l’invitation du Parti communiste chinois. Chacun au travers des différentes rencontres de hauts cadres du PCC ou élus territoriaux a pu découvrir :

- Les différentes réalités, les écarts importants de développement d’une région à l’autre : la ville de Kunming et la province rurale de Yunnan où s’identifie plus l’idéal d’égalité porté par le communisme, alors que Shanghai ou Pékin sont plus marquées par les stratégies de développement économique, relayant l’humain à un autre niveau.

- Un système politique où il nous faut mesurer et relativiser le sens et le contenu de la démocratie à l’aune de notre culture occidentale, de celle de la culture chinoise, asiatique en général. Un fonctionnement politique plus vertical, plus hiérarchisé, selon la fonction ou l’âge, l’autorité morale est plus ou moins grande et n’a pas la même valeur. Ce qui est contradictoire pour nous ne l’est pas forcément pour eux.

- Un système politique présidentiel fort où les chambres « parlementaires » – comité central et assemblée du peuple – sont sous l’autorité de la direction du PCC. L’assemblée du peuple étant une représentation territoriale des provinces, du pouvoir politique local, de la société civile, des ethnies élue au suffrage universel. Un élément essentiel de la cohésion sociale est le respect de l’identité culturelle et religieuse des 41 ethnies existantes et de leur représentation dans les institutions.

- Un PCC à forts débats internes sur les questions économiques et sociales, sur les questions internationales, traversé par des courants des plus orthodoxes aux plus libéraux, où ce sont les congrès qui tranchent les orientations, qui déterminent les rapports de force internes, qui élisent les dirigeants du parti et du pays. Les 84 millions d’adhérents au PCC et les 87 millions d’adhérents aux jeunesses communistes étant « représentatifs » de la population au sein des instances du parti et donc du pays.

Malgré la crise financière mondiale de 2008 qui ne lui a pas été favorable, ces 30 dernières années ont vu se modifier les structures de la Chine ainsi que les demandes de la société, certains ayant bénéficié des fruits du développement.

Au plan international, la Chine a su faire grandir son influence pour y jouer un rôle prépondérant : membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU, 2e puissance économique mondiale, banquier des Etats-Unis, puissance nucléaire, militaire, industrielle, commerciale, territoriale et démographique dont la zone d’influence dépasse les frontières de l’Extrême-Orient est favorable à un ordre mondial multipolaire où elle serait un pôle incontournable.

Son ambition est d’accélérer le développement économique et social, en renforçant ses accords de libre-échange en partant d’un principe : le besoin que ses partenaires se développent pour trouver des débouchés économiques et commerciaux plus importants dans un rapport gagnant-gagnant.

C’est en ce sens que le dernier congrès du PCC a adopté le « XIIIe plan quinquennal de développement de la Chine » qui anticipe une baisse de la croissance d’ici 2020 à 5 % et s’articule autour de cinq axes essentiels :

Développement de l’innovation : l’objectif étant de dépasser un développement basé sur le seul investissement productif par l’arrivée de capitaux étrangers, notamment des usines d’assemblages de nouvelles technologies venues d’ailleurs. La volonté affichée est donc de diminuer les importations et de développer une politique de formation, d’éducation en investissant massivement dans la recherche scientifique et technique dans une volonté d’indépendance intellectuelle sur des domaines de pointe, produire des marchandises à haute valeur ajoutée (aéronautique, automobile, énergie, haute technologie…) pour exporter.

Développement ouvert : le marché intérieur ne suffisant pas à écouler la production, la Chine cherche à obtenir des accords commerciaux renforcés et s’engouffre dans le libre-échangisme, qu’elle souhaite d’accords de coopérations « gagnants-gagnants ».

C’est ce qu’elle a engagé avec la « nouvelle route de la soie », qui se veut un couloir commercial, fait d’infrastructures routières, maritimes, terrestres, aériennes vers tous les continents. L’objectif étant d’investir fortement dans ces infrastructures en Chine (déjà engagé aujourd’hui) et dans les pays partenaires à la hauteur de cette ambition et de disposer d’infrastructures qui le permette (le rachat du port du Pirée est un exemple, il ouvre la voie au renforcement de son commerce avec l’UE). La Chine est prête à participer dans le cadre de coopérations mutuellement avantageuses.

Développement coordonné : lucide sur les inégalités entre les différentes régions de la Chine, entre les grandes mégapoles et les provinces plus rurales, le plan se veut engager dans un plan coordonné qui encourage, favorise et aide les régions à investir dans le développement en redéployant le tissu industriel.

Développement de partage : en anticipation au risque de baisse de croissance, au-delà des exportations le plan quinquennal se veut prévoir les possibilités d’écouler dans le marché intérieur, d’où le besoin d’augmenter le pouvoir d’achat (1,4 milliards d’habitants) pour maintenir un taux de croissance importants. Par le développement économique et la croissance, des axes forts sont affichés comme construire une véritable protection sociale, éradiquer la pauvreté avec un objectif de sortir de la pauvreté 80 millions de Chinois d’ici 2020. En fait, créer de la richesse par la consommation interne pour la redistribuer afin de construire une forte cohésion sociale et culturelle en élargissant la classe moyenne.

Développement environnemental : après la COP21, le plan veut décliner des réponses aux énormes problèmes environnementaux, notamment dans les grandes villes où se concentrent les principales industries lourdes. Prenant en compte le risque de frapper lourdement ses intérêts économiques par des fermetures massives d’entreprises polluantes et les dégâts sociaux engrangés, la Chine s’engage aujourd’hui dans la planification d’une transition écologique qu’elle veut rapide.

D’autres actions sont engagées comme la lutte contre la corruption, la spéculation immobilière qui sont des armes du capitalisme financier qui investit en Chine. En même temps la Chine poursuit un développement en marche accélérée par le biais de forts investissements publics financés par le pouvoir central et le système bancaire public chinois et par une régulation de l’économie de marché.

Certes de nombreuses questions et interrogations subsistent au vu des contradictions générées par le monde globalisé libéral. Mais il reste cette vision d’espoir, d’autres possibles à mettre en oeuvre pour tenter la transformation sociale. Le rêve chinois est en route dans des chemins tumultueux comme celui qu’est d’ailleurs sa propre muraille.

* La délégation conduite par Laurent Péréa, responsable adjoint des relations internationales du PCF était composée de : Jérémy Giono (Isère), Jérémy Bacchy (Bouchesdu-Rhône), Cédric Latuada (Marne), Loris Fontana (Haute-Savoie), Pedro Maia (Loire-Atlantique), Nathalie Marchand (Somme), Christophe Pouysegur (Haut-Rhin), Gwenn Herbin (Seine-Saint-Denis)

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...