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Le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron (PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 26 septembre 2017

Communiqué du PCF

 

Cette élection a une valeur nationale. Avec 13 sénatrices, sénateurs élu-e-s sur les listes soutenues ou présentées par le PCF, le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron. Ont été élu-e-s:

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF à Paris, Eliane Assassi, présidente du groupe CRC (Seine-Saint-Denis), Eric Bocquet (Nord), Dominique Watrin (Pas-de-Calais), Cécile Cukierman (Loire), Laurence Cohen (Val-de-Marne), Pascal Savoldelli (Val-de-Marne), Guillaume Gontard (Isère, DVG), Fabien Gay (Seine-Saint-Denis), Pierre Ouzoulias (Haut-de-Seine), Michelle Greaume (Nord). Ils siégeront avec Christine Prunaud (Côtes D’Armor) et Thierry Foucaud (Seine-Maritime), dont les sièges n’étaient pas renouvelables.

 

Les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF ont rassemblé bien au-delà de leur rang, les grand-e-s électeurs, électrices, qui sont issus pour l’essentiel du rapport de force des élections municipales de 2014. Sans surprise malheureusement la droite conserve donc la majorité au Sénat. La République en Marche est stoppée dans ses ambitions. Le FN ne gagne aucun élu.

 

A gauche, Europe Ecologie les verts n’a pas suffisamment d’élus pour constituer un groupe. La France Insoumise ne présentait pas de candidat. Le parti socialiste va continuer de vivre avec de nombreuses contradictions, certains soutenant le gouvernement, d’autres s’y opposant. Dans ces conditions, le groupe Communiste Républicain et Citoyen est le seul groupe d’opposition de gauche à Macron au Sénat. Il travaillera à rassembler le maximum de parlementaires de gauche face aux mauvais coups du gouvernement. Seul le groupe communiste, républicain et citoyen oppose au gouvernement une voix cohérente et combative, défendant des choix alternatifs aux logiques d’austérité. Demain, seul ce groupe, qui pourrait s’élargir à tous ceux et toutes celles qui veulent une opposition claire et porteuse de choix nouveaux, portera une telle voix au Sénat. Sans lui, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et le Président. Négociations qui ont un objectif : déconstruire le modèle social français et chercher les 3/5ème des parlementaires pour changer la Constitution en faveur de l’ultra_libéralisme.

 

Les 13 élu-e-s auront à cœur de porter haut et fort les aspirations de celles et ceux qui luttent contre les réformes Macron, pour la qualité des services publics, pour la création d’une COP21 contre l’évasion fiscale, pour d’autres choix environnementaux et écologistes, pour promouvoir l’action des collectivités territoriales et leurs politiques publiques, faire vivre la démocratie, contre la loi de l’argent et pour d’autres modèles économiques prenant en compte le programme l’Humain d’abord et la France en commun.

 

Les sénatrices et sénateurs communistes se mettent sans attendre à la disposition des collectivités, des syndicats, des associations de solidarité, culturelles, sportives, d’élu-e-s, des citoyens pour faire barrage dans l’unité aux mauvais coups, préparer des amendements, des textes de lois… Les communistes et les citoyens peuvent s’appuyer sur leurs élu-e-s pour poursuivre et amplifier les mobilisations contre la politique libérale et droitière de Macron et ouvrir l’espoir.  

Sénatoriales. Macron sanctionné mais une majorité peut en cacher une autre…

 

Maud Vergnol
Lundi, 25 Septembre, 2017
L’Humanité
Pierre Laurent, votant à l’hôtel de ville de Paris, a été réélu au Sénat pour la seconde fois. Photo : Guillaume Clément<br /><br /><br />
Pierre Laurent, votant à l’hôtel de ville de Paris, a été réélu au Sénat pour la seconde fois. Photo : Guillaume Clément

LREM ne gagnerait qu’une vingtaine de sièges, très loin de l’objectif présidentiel. Mais la droite reste très largement majoritaire avec 200 élus (dont 160 LR). Le groupe communiste, avec treize sénateurs, constituera la seule véritable opposition au gouvernement.

La chute vertigineuse d’Emmanuel Macron dans l’opinion publique s’est concrétisée hier dans les urnes. À l’heure où nous écrivons ces lignes, LREM devrait se contenter de moins d’une trentaine de sénateurs. Cet échec du parti présidentiel s’explique en grande partie par la colère de nombreux élus locaux, qui forment le gros des troupes des grands électeurs. L’annonce de la baisse de 13 milliards d’euros aux collectivités, la suppression de la taxe d’habitation et des emplois aidés avaient déjà suscité une forte inquiétude. Le décret signé en catimini en plein été pour annuler 300 millions d’euros supplémentaires de dotations a fait le reste. « Le gouvernement a accumulé une série de gaffes et il a tout fait pour prendre les élus à rebrousse-poil. C’était un vrai concours Lépine », raille Vincent Capo-Canellas, vice-président du groupe des sénateurs centristes. « Ce résultat montre que les grands électeurs ont envoyé un message au pouvoir. Beaucoup en ont assez qu’on maltraite les collectivités et au travers d’elles les citoyens, analyse la sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis Éliane Assassi, réélue hier. Il existe une vraie colère sur le terrain, une grande préoccupation car tout ce qui touche aux collectivités touche au service public et à la mission même des élus locaux. » L’autre raison de ce score médiocre pour LREM est aussi à chercher en interne. Car, une fois de plus, ce « mouvement » qui prétendait rompre avec les « tambouilles » et le fonctionnement de « l’ancien monde » a effectué depuis Paris ses investitures, sans vote des adhérents, et parfois même en passant outre l’avis des élus locaux, provoquant des listes dissidentes dans plusieurs départements. Nombre de candidats estampillés LREM étaient en réalité des militants historiques du PS ou de LR. Quant à la fameuse « société civile », on y retrouvait une majorité de grands patrons et de banquiers, prêts à faire rentrer les intérêts privés dans la Chambre haute.

Les sénateurs LREM pourront compter sur du renfort…

Sur le papier, le président de la République ne bénéficiera donc pas des 3/5 du Parlement (555 députés et sénateurs), nécessaires pour faire adopter ses réformes constitutionnelles sans recours au référendum. Mais, à défaut d’une majorité au Sénat, les macronistes peuvent compter sur des soutiens de poids chez les élus centristes, radicaux, PS ou LR, susceptibles d’apporter leurs voix à un exécutif dont ils partagent, en dépit des postures, les grandes orientations. D’autant que le résultat « brut » d’hier soir sera certainement réajusté par la composition des groupes dans les jours qui viennent, avec des candidats élus sous d’autres étiquettes (LR, PS ou centristes) susceptibles de rejoindre LREM. Dix sénateurs LR ont d’ores et déjà annoncé la création imminente d’un groupe « Les Républicains indépendants », qui serait le pendant sénatorial des « Constructifs » à l’Assemblée. Une force d’appoint non négligeable pour obtenir les 3/5… À laquelle pourrait s’ajouter près d’une cinquantaine d’élus centristes (UC).

Le président sortant du Sénat, Gérard Larcher (LR), favori pour sa succession au « plateau », a été réélu dans les Yvelines pour un cinquième mandat. De son côté, le FN, qui voulait, avec ce scrutin, mesurer la solidité de son ancrage local, ne gagne aucun nouvel élu et devra se contenter des deux sièges non renouvelables (David Rachline et Stephane Ravier) dont il disposait déjà.

Les communistes, seule force d’opposition à Macron

Si, en apparence, le PS « sauve les meubles » avec un groupe estimé à 65 sénateurs, l’implosion guette. En effet, une scission du groupe entre pro-Macron et ceux qui refusent tout « alignement » est évoquée, risquant de réduire un groupe socialiste d’opposition aux politiques de Macron à la portion congrue.

De son côté, la France insoumise avait choisi de bouder ce scrutin en ne présentant aucun candidat et encourageant le vote blanc. Certes, la suppression du Sénat faisait partie de ses propositions, mais ce n’est pas la principale raison. « On est aussi contre la Ve République et on se présente à la présidentielle », concède Manuel Bompard. Et Jean-Luc Mélenchon a été lui-même sénateur de l’Essonne pendant dix-huit ans. « Nous sommes un jeune mouvement qui a été constitué après les élections intermédiaires. Ce corps électoral ne nous permettait donc pas d’avoir des sénateurs », confiait le dirigeant de la FI à Libération début septembre. Quant à des listes communes avec les communistes, « on serait revenus à une politique de tambouille », balaye Éric Coquerel.

Avec onze sénateurs élus ou réélus hier, en plus des deux dont le siège n’est pas renouvelable, les communistes, les seuls à s’être opposés avec cohérence aux projets gouvernementaux, constitueront donc l’unique groupe d’opposition à Emmanuel Macron. Contrairement à l’Assemblée nationale, où quinze élus sont nécessaires, un groupe sénatorial peut être formé à partir de dix. « Face à Macron, nous continuerons d’être la voix du peuple au Sénat », a tweeté le groupe CRC dans la soirée. Sa présidente, Éliane Assassi (Seine-Saint-Denis) a été réélue, ainsi que Pierre Laurent à Paris (voir encadré). « C’est une excellente nouvelle pour tous ceux qui sont mobilisés contre les ordonnances et les sales coups du gouvernement. Le travail du groupe communiste, sa combativité, sa cohérence, sa présence dans les luttes a été récompensée. Les citoyens peuvent compter sur nous au Sénat », s’est félicité le secrétaire national du PCF dès la tombée des premiers résultats.

Les sénateurs communistes conservent leur groupe

À l’heure où ces lignes étaient écrites, les candidats suivants étaient élus ou réélus sénateurs : Pierre Laurent, réélu sénateur de Paris ; Éliane Assassi, réélue sénatrice de Seine-Saint-Denis ; Fabien Gay, élu sénateur de Seine-Saint-Denis ; Cécile Cukierman, réélue sénatrice de la Loire ; Dominique Watrin, réélu sénateur du Pas-de-Calais ; Pascal Savoldelli, élu sénateur du Val-de-Marne ; Laurence Cohen, réélue sénatrice du Val-de-Marne ; Éric Bocquet, réélu sénateur du Nord ; Michelle Gréaume, élue sénatrice du Nord ; Pierre Ouzoulias, élu sénateur des Hauts-de-Seine ; et Guillaume Gontard, élu sénateur de l’Isère (apparenté PCF).
 

Chef de la rubrique Politique

 

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Sénatoriales. Le PCF conserve un groupe « porte-voix des luttes »

Posté par jacques LAUPIES le 25 septembre 2017

 

Un résultat qui démontre que dans certaines élections , dans un contexte donné, la stratégie du compromis entre forces de gauches et progressistes est nécessaire et UTILE;

Ce qui en rien ne contredit dans d’autres élections d’être présents  en tant que tels !

Dimanche, 24 Septembre, 2017
Humanite.fr
Sénatoriales. Le PCF conserve un groupe « porte-voix des luttes » dans POLITIQUE
Le PCF conserve son groupe à la Haute assemblée à la faveur de l’élection de 11 sénateurs lors de ce renouvellement. 16 des 18 sièges détenus jusque alors par les communistes étaient renouvelables lors de ce scrutin mettant en péril l’existence du seul groupe d’opposition au Sénat.
Six sièges ont été conservés ou conquis en Ile de France. En effet un siège supplémentaire à été remporté par les communistes  en Seine-Saint Denis avec l’élection de Fabien Gay en plus d’ d’Eliane Assassi, présidente sortante du groupe et réélue. Dans le Val de marne, Laurence Cohen, sénatrice sortante est réélue et Pascal Savoldelli « remplace » Christian Favier, président du conseil départemental, qui ne se représentait pas. La liste d’union de la gauche qu’ils tiraient, arrive en tête et permet l’élection d’une sénatrice socialiste.  Pierre Laurent, secrétaire national du PCF est réélu à Paris sur une liste communiste.
Dans le Nord ce sont à nouveau deux sénateurs communistes qui siégeront au palais du Luxembourg, Eric Bocquet sera désormais accompagné de Michelle Gréaume. Le voisin du Pas de Calais, Dominique Watrin est lui aussi réélu en progressant par rapport au dernier scrutin en 2011. Dans la Loire, Cécile Cukierman, ancienne benjamine de la haute assemblée est elle aussi réélue.  Enfin, en Isère, La liste d’union EELV-PCF, réussit l’élection de sa tête de liste écologiste (non encarté) Guillaume Gontard, mais échoue à faire élire la candidate communiste en seconde position.
Les communistes ont  été proches  de faire élire Bernard Vera dans l’Essonne, qui arrive en tête de la gauche, ou encore Jacky Zanardo en Meurthe et Moselle qui passe à seulement 6 voix de l’élection.
Le groupe Communiste républicain et citoyen ( CRC)  devrait donc compter sur au moins 13 élus sans exclure un rassemblement plus large face à la politique antisociale du président de la république.  «  Nous serons là pour résister aux mauvais coups du gouvernement, a réagi Eliane Assasi, présidente du groupe, nos concitoyens peuvent compter sur notre combativité. »
Journaliste à l’Humanité dimanche

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L’opposition à la politique gouvernementale dans la rue ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 septembre 2017

 

Les commentateurs n’ont pas manqué d’interpréter les paroles de Jean Luc Mélenchon insistant sur l’importance des luttes au travers des manifestations de rues.

Nous n’entrerons pas dans ce type de débat que certains voudraient instaurer pour faire peur et d’autres au contraire pour donner des perspectives d’avenir !

Simple remarque qui vaut pour tous les leaders de gauche : la rue pas plus que les élections n’auront d’effet sans une large unité que finalement ils n’ont su ou pu réaliser jusqu’à présent. Que Hamon soit là et représente en quelque sorte ce qu’il reste d’un PS mal en point (je dis bien le PS mais pas la social démocratie et les partisans d’un réformisme de gauche qui semblent se déployer tous azimuts) que le PCF ait aussi sa représentation, cela est la démonstration que personne ne peut ignorer l’effet Mélenchon. Et surtout que des travailleurs sont en lutte…

Mais ill aurait fallu y penser avant, car personne parmi ces doctes dirigeants ne pouvait ignorer que de Fillon à Macron jouant la carte Le Pen pour se faire élire la politique pratiquée aujourd’hui nous pendait au nez.

Et que donc il y avait urgence à se rassembler. Pierre Laurent s’est beaucoup dépensé pour le rappeler. Mais il avait contribué avec sa « direction »,  auparavant, à scier la branche sur laquelle il était assis. Pour aboutir cependant à un parti coupé en deux conceptions stratégiques d’union comme l’a démontré le choix de la candidature Mélenchon.

Je n’ai rien contre Mélenchon comme pourraient le penser certains, et les communistes de ma ville (trop peu nombreux encartés hélas) non plus. Le leader de la FI fait son boulot avec des objectifs communs aux nôtres mais avec aussi avec d’autres marqués par des différences  fondamentales.

Je crois au vu de nôtre participation à la campagne des présidentielles qu’il doit beaucoup, dans notre ville, au travail des communistes (plus de 20 %, c’est pas rien !) Et si une députée macronite a été élue la responsabilité est ailleurs et incombe à tous ceux qui ont refusé le combat (y compris parmi les communistes de la circonscription)

Si le PCF pouvait se marier avec le PS ou avec les insoumis, et autres regroupements au demeurant respectables  cela se saurait

Faire des bouts de chemin ensemble est autre chose et il faut être naïf ou avoir des intentions peu louables pour croire que cela n’est pas une exigence !

Elire des représentants, aller manifester sur des objectifs communs, gouverner ensemble avec de fermes garanties, de clairs engagements pour les uns et les autres cela fait partie de ces bouts de chemin.

Si ce n’est pas le cas on reste à la maison et on en profite pour la réparer si elle en a besoin, plutôt que de la vendre !

 

Casse du code du travail : Jean-Luc Mélenchon s’engage à poursuivre la « bataille » dans « la rue »

Lorenzo Clément avec AFP
Samedi, 23 Septembre, 2017
Humanite.fr
Photo Twitter- @FranceInsoumise
Photo Twitter- @FranceInsoumise

Devant des dizaines de milliers de personnes, réunis place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon a appelé à poursuivre la mobilisation contre la casse du Code du travail promulguée par ordonnances par Emmanuel Macron.

Si les ordonnances ont été publiées samedi au Journal officiel pour une entrée en vigueur immédiate, elles n’auront pas « force de loi » tant que le Parlement ne les aura pas ratifiées, a rappelé Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise dans un discours virulent de 45 minutes devant des dizaines de milliers de personnes, place de la République à Paris. D’ici ce passage à l’Assemblée, prévu en novembre, Jean-Luc Mélenchon « souhaite, avec les organisations syndicales, et nous sommes prêts à nous ranger derrière elles, une action forte et dense », en évoquant la possibilité de « déferler à un million sur les Champs-Elysées ». 
« On en a connu d’autres qui se disaient droits dans leurs bottes et à qui on a fini par leur faire retirer », a ironisé le député des Bouches-du-Rhône en allusion au retrait du plan Juppé en 1995. Face à la foule scandant « résistance » et « dégagez », il a appelé « à une « casserolade », faire le plus de bruit possible avec des casseroles » samedi prochain, en référence aux actions menées par le mouvement des Indignés. Pour faire pression sur le gouvernement, il a incité lycéens et étudiants « à se mettre en mouvement ».
« Soyez dignes de votre âge et de ceux qui vous ont précédé sans lesquels vous ne seriez pas protéges par le droit du travail », a-t-il lancé. Jean-Luc Mélenchon a consacré une bonne part de son discours à de violentes attaques contre Emmanuel Macron, « l’accusant de parler du peuple comme de la racaille ». « Jamais auparavant personne n’avait parlé au peuple français de cette façon », a-t-il martelé.  »C’est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE… », a-t-il répliqué au président de la République pour qui « la démocratie, ce n’est pas la rue ».
Depuis la place de la Bastille, les manifestants ont marché vers la place de la République, à moins de deux kilomètres de là. 
Dans le carré de tête, derrière une banderole « Non au coup d’Etat social », figuraient notamment aux côtés du leader de La France insoumise, les députés France Insoumise, l’ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon. Les militants CGT étaient venus en nombre. Le Secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, est venu sonutenir les manifestants avant de se joindre à la manifestation pour la Paix également dans Paris.
En marge de la manifestation, des militants radicaux du « black bloc » scandaient des slogans contre la police ou encore « Ni Dieu, ni maître… ni Mélenchon ». De brefs incidents ont éclaté entre eux et des « Insoumis » près de la scène.
Après la mobilisation syndicale de jeudi, la manifestation sur un mot d’ordre plus large constituait un test pour le mouvement social et les Insoumis, qui remettent en cause la légitimité politique de l’exécutif. 
« On assume notre rôle et on prend l’initiative », souligne le député LFI Alexis Corbière. « La France insoumise se fait entendre et prend sa place », ajoute-t-il pour expliquer l’originalité d’un appel émanant d’un mouvement politique sur des revendications sociales. Le mot d’ordre a été élargi à l’ensemble des initiatives politiques du gouvernement depuis quatre mois, résumées par l’expression choc de « coup d’Etat social »: augmentation de la CSG, réduction des aides au logement, suppression d’emplois aidés…

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Congrès extraordinaire du PCF en 2018

Posté par jacques LAUPIES le 23 septembre 2017

Commentaire : Bonne initiative que de tenir un Congrès. J’y reviendrai !

 

Quel agenda de travail pour le congrès extraordinaire du PCF ?

 

Consultation des communistes 

– 18 septembre / 18 novembre - 

Le Conseil national a decide de tenir un congres extraordinaire 

du PCF en 2018 et non en 2019 comme prevu initialement. 

 

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Les résultats des élections présidentielle et législatives de 2017 nous poussent à repenser l’action du PCF. Il nous faut être audacieux et offensifs pour être à la hauteur des défis qui sont devant nous. Ces résultats témoignent d’une mutation du paysage politique, de l’accélération d’une offensive de classe qui a réussi à instrumentaliser à son profit une aspiration au renouvellement, fortement alimentée par les reniements du gouvernement précédent, et de la décrédibilisation d’un système politique à bout de souffle. Cette situation s’inscrit dans une dégradation du contexte international exacerbée par les peurs, l’enlisement de guerres et conflits sanglants, la montée des extrêmes-droites et la multiplication des actions terroristes.

 

Cependant, l’élection de Macron et de sa majorité ne réussit déjà plus à maquiller le projet politique réel du président, poisson pilote de la finance et du MEDEF. Cette tentative de mutation, au pas de course, de la société française vers un capitalisme déchaîné est contraire aux aspirations d’une grande partie des Français-e-s.

Les aspirations profondes à un changement de société et à un renouveau démocratique se sont en effet exprimées à travers la percée du vote Mélenchon à la présidentielle, à laquelle nous avons contribué. Ce véritable potentiel, aucune force ne peut à elle seule l’incarner pour rendre majoritaire un projet de transformation sociale.

Rarement la question des idées communistes de partage des richesses, des pouvoirs et des savoirs, ne s’est posée avec autant de force comme issue à la crise. Pourtant, notre parti, sorti affaibli de cette séquence, n’est pas perçu comme porteur de solutions d’avenir. Et c’est là, la question majeure qu’il nous faudra résoudre lors de ce congrès extraordinaire : inventer une organisation capable d’engager le combat politique pour la transformation sociale, dans les réalités du 21e siècle.

Le défi est grand mais nous ne partons pas de rien. Le PCF est riche d’idées, d’énergies humaines, de convictions fortes portées par des militants ancrés dans la réalité des luttes au quotidien.

 

POUR ATTEINDRE CET OBJECTIF,
NOUS AVONS BESOIN DE FAIRE VIVRE L’INTELLIGENCE COLLECTIVE,
DE METTRE À PROFIT L’APPORT
DE CHACUNE ET CHACUN D’ENTRE NOUS

 

 

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L’esprit réactionnaire n’est pas prêt de s’effacer…

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2017

 

Au fil des reportages, des documentaires, de nombre d’œuvres cinématographique on voit revenir sans cesse la critique des sociétés dirigées par des communistes ou des progressistes, dans le passé ou le présent, selon laquelle les régimes  installés provoquent la récession économique, la désorganisation de l’industrie autant que de l’agriculture, l’instauration de la bureaucratie, la militarisation de l’éducation  et de l’école, certaines restrictions de libertés.

Rarement sont évoqués l’état des pays concernés avant la révolution sociale (nations souvent dévastées par des guerres d’agressions  extérieures ou des guerres civiles) pas  plus que les boycott qu’organisent les coalitions des pays sous dominante capitaliste. Sans compter les autres moyens de pression interne dont évidemment le sabotage à caractère politique, social ou même culturel. Les exemples le démontrant sont nombreux depuis la révolution d’octobre, en Europe d’abord, dans les pays d’Amérique latine, en Afrique et en Asie. de ces coups portés aux états tentant des expériences de type socialiste vrai ! La lutte pour le progrès et contre le progrès ont certainement un caractère universel !

Et quand n’ont pas suffit pas les mesures économiques, le recours franc à la guerre a été employé.

Les peuples qui « acceptent » et parfois s’engagent dans de durs combats et sacrifices finissent par vaincre les exploiteurs et leurs soutiens. Puis vient le temps de la construction d’une société nouvelle et s’il est toujours présent l’ennemi, le dominant du passé, a des atouts pour reprendre le pouvoir autrement que par son intervention directe.

Il dispose des habitudes et pratiques du système d’exploitation qui a, depuis des siècles, formé les esprits au gout de la propriété, de l’individualisme, de l’égoïsme, de la soumission mais aussi d’un besoin de liberté factice allant au delà du respect des intérêts collectifs, des obscurantismes, idéologiques, politiques qui deviennent rapidement des instruments d’opposition.

C’est probablement là qu’apparait ce besoin d’éviter que ceux qui faisant appel à la « nature humaine »(1) vont impressionner tenter de mobiliser des fractions puis des masses populaires pour revenir à l’ordre ancien à la faveur des échecs et erreurs d’appréciation des défenseurs du nouveau système.

Quoiqu’on en dis e il n’y a que la démocratie, le débat permanent et la liberté pour éviter ces écueils le moment venu !

 

Code du travail. Les réalités gommées de l’entreprise Macron

 

Sylvie Ducatteau
Jeudi, 21 Septembre, 2017
L’Humanité
Selon un sondage Ifop pour l’Humanité publié vendredi dernier, 81 % des Français considèrent que la réforme du Code du travail va donner plus de pouvoir aux chefs d’entreprise.  Photo : Alexandre Henry
Selon un sondage Ifop pour l’Humanité publié vendredi dernier, 81 % des Français considèrent que la réforme du Code du travail va donner plus de pouvoir aux chefs d’entreprise. Photo : Alexandre Henry

La loi travail exprime le hiatus entre la vision de l’entreprise vantée par le chef de l’État et la réalité vécue par les salariés dans leurs lieux de travail. Beaucoup savent ne pas pouvoir compter sur les employeurs pour améliorer leur sort.

« Bien souvent, la vie d’un entrepreneur est bien plus dure que celle d’un salarié, il ne faut pas l’oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. » Cette diatribe signée Emmanuel Macron, en janvier 2016, annonçait déjà les penchants de celui devenu depuis président de la République. Elle éclaire la nature des ordonnances réformant le Code du travail contre lesquelles la CGT, Solidaires, la FSU, des organisations de jeunesse et des fédérations FO, Unsa et CFE-CGC appellent à la mobilisation ce jeudi, après la première journée d’action du 12 septembre.

Le locataire de l’Élysée n’en démord pas. Le nœud, c’est l’entreprise. L’homme du moment n’est ni artiste, ni enseignant, ni médecin, il est entrepreneur. « Le travail sera libéré. Les entreprises seront soutenues. L’initiative sera encouragée », a-t-il promis dans son discours d’investiture. Nous y sommes. Côté salariés, on semble voir et surtout vivre les choses différemment. « On nous présente l’entreprise comme le monde des Bisounours mais ce monde peut être féroce », s’alarme François, ex-militant CFDT chez IBM France, passé à la CGT. Lui en sait quelque chose puisque « placardisé » depuis un bon moment. « On va finir avec des salariés encore plus apeurés, tétanisés, qui risquent de courber encore plus l’échine. Et plus encore demain si les syndicats n’existent plus. »

Selon un sondage Ifop pour l’Humanité publié vendredi dernier, 81 % des Français considèrent que la réforme du Code du travail va donner plus de pouvoir aux chefs d’entreprise. Et 73 % jugent que les salariés seront moins bien protégés. Ces derniers vont-ils pouvoir compter sur leurs employeurs pour améliorer leur situation ? C’est non pour Pascal, adjoint de direction dans une PME du Nord spécialisée dans le négoce de matériaux. Il y croyait, pourtant. Dans son entreprise d’une centaine de salariés, il avait pu bénéficier d’une promotion. « Certes, les salaires sont bas, les conditions de travail sont dures, mais la progression de carrière est possible. Nous travaillons 45 heures par semaine dans un contexte à risques. Des camions, des transpalettes circulent tout le temps. Nous manipulons des produits parfois dangereux. » Mais un drame est survenu dans sa vie personnelle. Tout en retenue, il confie la violence de l’annonce de sa rétrogradation le jour même du décès de sa fille. Et la phrase de son patron quelques semaines plus tard : « Allez, c’est une affaire passée. » « Il ne faut pas généraliser », concède-t-il avec pudeur. Il attend désormais la retraite. Ce sera dans deux ans.

Les salariés des petites entreprises sont les plus nombreux à avoir recours aux prud’hommes. Didier Devaux les défend depuis trente-sept ans dans le département de l’Aisne. À son actif, 4 000 jugements. « Les employeurs ne se contentent plus du lien de subordination, ils veulent de la dévotion », proteste-t-il. L’une des dernières affaires qu’il a eu à juger, le licenciement d’une jeune femme handicapée à la suite d’un accident du travail, lui a laissé un goût amer. « Elle était salariée d’un groupe alimentaire qui emploie 1 800 salariés. Son employeur a prétendu qu’il n’y avait pas de poste adapté pour elle. » Les commentaires entendus ce jour-là l’indignent encore : « Peut-être portait-elle des talons hauts », « qu’elle n’avait pas la tenue adéquate »… « Les salariés osent de moins en moins défendre leur dû d’autant plus que la fermeture des tribunaux les a éloignés. Chez nous, le tribunal est à 60 kilomètres », précise-t-il.

Fabienne est également conseillère aux prud’hommes, à Nice (Alpes-Maritimes). Elle aussi raconte ces fameux licenciements abusifs de plus en plus fréquents, et pour lesquels les ordonnances entendent plafonner les indemnités dues aux salariés. Des situations parfois « ubuesques » comme le sort d’un jeune homme, légèrement handicapé, salarié d’un haras. « Son patron lui a fermé le portail au nez lorsqu’il a voulu reprendre son travail après un AVC. Il avait de vagues bulletins de salaire et aucune procédure de licenciement n’avait été lancée. Dans les petites structures, les salariés croient être en famille, alors, quand un problème survient, c’est la catastrophe. »

« On nous impose tout et surtout des sacrifices »

La catastrophe est totale lorsque le salaire n’est pas versé à la fin du mois. Des situations qui, selon Coralie Chabrier, responsable CGT commerce dans le Puy-de-Dôme, se multiplient, notamment dans les très petites entreprises. Mais la situation n’est pas plus enviable « dans la grande distribution où travaillent en majorité des femmes seules avec des enfants. Les temps partiels explosent », explique-t-elle. Elle évoque le magasin Carrefour d’Issoire, dans ce même département. Douze accords d’entreprise viennent d’y être dénoncés. Les salariés n’ont plus ni participation, ni intéressement aux résultats, ni règlement intérieur. Le travail du dimanche et l’ordre des départs en congés ne sont plus encadrés. « Les résultats du magasin sont réinvestis ailleurs pour d’autres ouvertures mais jamais dans l’amélioration des salaires et des conditions de travail. Seule la rentabilité les intéresse », poursuit la syndicaliste.

Les PME et les très petites entreprises, les start-up en particulier, sont les chouchous du président. « Il faut adapter le Code du travail à l’entreprise et à sa taille », avait-il déclaré devant un parterre de « décideurs », à Londres, juste avant son élection. Qu’en pensent Gabriel et Camille, une petite trentaine, tous deux « profil » et « génération start-up », à l’origine d’un projet de plateforme coopérative de livraison à vélo ? « Le problème, ce n’est pas l’entreprise en soi. Entreprendre, ce n’est pas mal. La question porte sur l’environnement. » En clair, « l’économie de plus en plus financiarisée, les entreprises de plus en plus dépendantes de la finance. À la concurrence exacerbée, s’ajoute la nouvelle économie, Uber et compagnie. » Pour ces deux jeunes entrepreneurs, « l’entreprise participative, tout ça, c’est du discours ». Sans aucun doute pour Gabriel, employé de bureau dans une société sous-traitante d’un grand groupe, « il y a fondamentalement un lien de subordination du salarié à son patron, puisque c’est écrit dans la loi. Le contrat de travail est un contrat de subordination avec la capacité de donner des ordres, les faire respecter, et sanctionner s’ils ne le sont pas ». Pour lui, « dire le contraire revient à nier la réalité. Salariés et employeurs ne sont pas égaux. Chez Smart, par exemple, on leur a fait du chantage à l’emploi. À la fin, ils se font quand même avoir », en acceptant le projet de réorganisation proposé par leur employeur.

« Il n’y a plus d’humanité dans les multinationales »

Justement, qu’en pense-t-on chez Smart ? « On nous impose tout et surtout des sacrifices. Les ouvriers travaillent dix heures par jour. Nos salaires sont gelés depuis trois ans. Quant à la stratégie de l’entreprise, ses projets : on nous cache tout, explique Jean-Luc Bielitz, délégué syndical de l’usine d’Hambach (Moselle). La presse locale vient de révéler le projet de Smart de produire des véhicules électriques sur notre site. Rien n’a été dit aux salariés ni en comité d’entreprise ni même en comité central d’entreprise. » De nouveau, la peur des licenciements plane. L’usine produirait à l’avenir 25 000 véhicules contre 100 à 150 000 aujourd’hui. Évidemment, Jean-Luc Bielitz ne croit pas une seconde à la bienveillance de ses patrons pour « régler dans l’entreprise des problèmes qui se posent dans l’entreprise », comme on l’entend dire ces jours-ci. Croit-il Emmanuel Macron qui, au 3e sommet de l’économie du journal Challenges, vantait « la déconcentration du dialogue social pour le rendre plus vivant » ? Un dernier épisode tout récent le convainc, s’il le fallait, du contraire. La direction a décidé que la vingtaine de salariés handicapés n’auraient plus le droit de stationner leurs véhicules dans l’enceinte de l’usine. « La petite Renault faisait sans doute ombrage aux grosses Mercedes des dirigeants qui, au passage, bien qu’ils bénéficient gratuitement des véhicules de la marque, préfèrent les gros 4×4 des concurrents tandis qu’ils nous demandent toujours plus d’efforts », raconte, écœuré, le syndicaliste. Un droit d’alerte a été déposé et l’inspection du travail avertie.

« Les managers croient produire de l’humanité. En fait, ils courent à longueur de journée et font courir les autres. Il n’y a plus d’humanité dans les multinationales. » Celui qui signe ce constat est délégué syndical d’une usine qui a beaucoup fait parler d’elle, ArcelorMittal à Gandrange (Moselle), filiale du groupe Mittal, un géant du CAC 40. Pour Christophe Jacquemin, « prendre le temps de s’arrêter, de dire bonjour, de croiser les regards, de se parler, tous ces temps de respiration, sont menacés. Jusqu’aux pauses casse-croûte qui sont remises en cause ». Alors, lorsqu’on lui parle d’un Code du travail plus proche de l’entreprise, il s’esclaffe. « Mon cousin est un petit entrepreneur. Il est séduit par certaines mesures, mais il oublie que si lui est taxé à 60 %, Arcelor ne l’est qu’à 6 %. C’est de cette distorsion dont devrait s’occuper Emmanuel Macron. » Christophe Jacquemin arbore un large sourire en annonçant qu’il entend prendre au mot le chef de l’État. « Il veut que nous soyons tous des entrepreneurs. D’accord. Moi, je suis entrepreneur du progrès social. Je lutte pour un Code du travail progressiste. Un bouclier de protection pour les salariés. »

Deuxième round de manifestations partout en france

On manifestera aujourd’hui dans toutes les villes grandes et moyennes de toutes les régions, comme la semaine dernière où 200 cortèges et 4 000 préavis avaient été recensés, mardi dernier, à l’occasion de la première journée de mobilisation contre la loi travail XXL. L’unité syndicale semble gagner du terrain, du moins localement, puisque les syndiqués FO et CFDT devraient être encore plus présents ce jeudi. À Paris, le rendez-vous est fixé à 14 heures, place Montparnasse pour rejoindre la place d’Italie. À Marseille, la manifestation prévue à 10 h 30 partira du Vieux-Port. Une vingtaine de cortèges sont annoncés dans le sud-est de la France, à Montpellier, Béziers, Toulon, notamment. À Lyon, la manifestation partira de la Manufacture des tabacs à 11 h 30. À Clermont-Ferrand, qui a reçu la visite du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, mercredi, le cortège partira de la place du 1er-Mai à 10 heures. Dans le Nord, 150 appels à la grève avaient été recensés mardi dernier. Ce jeudi, la CGT appelle à des grèves reconductibles. Quinze manifestations sont organisées en Normandie, au Havre, à Rouen… Même chose en Bretagne, à Rennes et Brest. À Nantes, les manifestants ont rendez-vous à 14 heures dans le centre-ville. Une dizaine de cortèges sont également annoncés dans la grande région de Bourgogne-Franche-Comté.

Journaliste

 

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