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Alimentation. Paysans et citoyens n’avalent plus les salades du libéralisme

Posté par jacques LAUPIES le 18 août 2017

 

 

Olivier Morin
Jeudi, 17 Août, 2017
L’Humanité
Paris, 18 août 2016. «	Cinq/euros, c’est le montant de la baisse des APL que défend le gouvernement. Cinq euros, cela peut permettre l’accès de temps en temps à une cagette de fruits ou de légumes de qualité pour bien se nourrir.	» B. Arbesu<br /><br /><br /><br />
Paris, 18 août 2016. « Cinq/euros, c’est le montant de la baisse des APL que défend le gouvernement. Cinq euros, cela peut permettre l’accès de temps en temps à une cagette de fruits ou de légumes de qualité pour bien se nourrir. » B. Arbesu
 

La vente de fruits et légumes organisée aujourd’hui par le Modef et le PCF en Île-de-France démontre que des prix justes pour les consommateurs et les producteurs sont possibles. À condition d’en finir avec les dérégulations de la politique européenne agricole.

Ce matin, tandis que les paysans du Modef et les militants communistes proposent des fruits et légumes au prix juste, une délégation du PCF doit être reçue à ­Matignon pour défendre une véritable loi d’encadrement des marges de la grande distribution, ainsi que des propositions pour que la France retrouve sa souveraineté alimentaire.

Le mois dernier, l’ouverture des états généraux de l’agriculture avait rappelé l’urgence que des mesures soient enfin prises pour que la valeur produite par les paysans ne soit plus entièrement confisquée par la transformation et la distribution. Ce ne serait, pour le gouvernement, que la réalisation d’une promesse de campagne ­d’Emmanuel Macron réaffirmée lors de ses rencontres avec les syndicats agricoles. Mais la tâche sera ardue tant les outils de régulation et d’encadrement des prix et des stocks ont été liquidés par les politiques libérales successives que Macron ne semble pas vouloir remettre en cause.

Car si les organisations syndicales agricoles s’accordent aujourd’hui à souhaiter que l’État et les pouvoirs publics interviennent davantage dans les marchés des produits agricoles (voir l’Humanité du 8 août), le chantier est de taille pour refréner les appétits du libre-échange sur la garantie des prix et la souveraineté alimentaire.

Les prix soumis aux cours mondiaux

Pour s’en rendre compte, il faut remonter à 1992. La réforme de la politique agricole commune (PAC) prépare alors l’entrée de l’agriculture dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC), trois ans plus tard. À partir de ce moment, les prix de vente des paysans sont désormais soumis aux cours mondiaux. Sans surprise, les prix ne tardent pas à chuter, entraînés dans la spirale de la concurrence sur les marchés internationaux et accélérés par la diminution, voire la suppression de taxes aux frontières de l’Union européenne. Pour compenser cette situation, la réforme de la PAC avait prévu le versement de primes. À la production, mais aussi à l’hectare, à la vache allaitante ou encore à la brebis. Les fruits et légumes étaient exclus de ces dispositifs, dont le temps a montré les effets désastreux. C’est la réforme de l’organisation commune des marchés agricoles (OCM) de 1996 qui suscite des transformations au sein de cette filière. Passé cette date, les retraits structurels (intervention publique sur les marchés) laissent la place aux organisations de producteurs. Celles-ci réalisent désormais des contrats avec la puissance publique pour obtenir des financements européens sur des critères qualitatifs. En 2007, nouvelle réforme de l’OMC qui renforce encore la compétitivité et les échanges sur les marchés. Pendant ce temps, les producteurs de fruits et légumes voient leurs revenus faire le yo-yo, avec une tendance à la baisse encore plus marquée pour les arboriculteurs, qui subissent une diminution de 1,7 % par an depuis 1992. De la même manière, les surfaces cultivées en fruits et légumes diminuent chaque année : 19 % de surfaces en légumes frais en moins entre 1998 et 2008 et 26 % en fruits frais.

Absence d’outils de régulation

Aujourd’hui, les données de l’Agreste (statistique et prospective du ministère de l’Agriculture et de la Forêt) continuent à égrener des diminutions de terres agricoles consacrées à la culture de fruits et légumes qu’une production biologique encourageante ne parvient pas pour l’instant à enrayer.

En cause, le « dumping sanitaire lié aux importations », selon le Modef, qui dénonce « plusieurs centaines de molécules chimiques interdites en France qui sont toujours utilisées dans les pays qui exportent des fruits et légumes vers la France », mais aussi et surtout l’absence d’outils de régulation. « Il est pourtant possible de faire autrement », martèle Jean Mouzat, président du syndicat agricole, qui alerte sur le danger de la « disparition de nombreux agriculteurs » et avec eux de « la qualité de vie dans les campagnes ». Déterminé à ne pas laisser les produits agricoles dans les griffes de la spéculation agroalimentaire, il demande la mise en place d’outils qui ont fait leurs preuves, comme les coefficients multiplicateurs et des quotas de production par filière en s’appuyant sur l’Observatoire de la formation des prix et des marges. « Les citoyens ne sont plus dupes », se félicite Jean Mouzat, qui rappelle les profits faramineux de la grande distribution, dont les dirigeants figurent parmi les premières fortunes du pays (la famille Mulliez, qui possède Auchan, est la quatrième de France). 

 

ulputpat, sum nullamet il iriliquam. Eriusto commy nostrud tisuisim niamcom molorpero. Crédit photo<br /><br /><br /><br />

Place de la Bastille, des fruits et légumes au juste prix

A l’initiative du Parti communiste français et du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef), la vente directe de fruits et légumes au juste prix à lieu ce jeudi 17 août 2017 dans toute l’Ile de France, comme ici Place de la Bastille à Paris. Reportage Laurence Mauriaucourt

 

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A voir et revoir

Posté par jacques LAUPIES le 16 août 2017

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Synopsis et détails

Eté 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de leur marche à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

 

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Harcèlement et agressions : les solutions ?

Posté par jacques LAUPIES le 16 août 2017

Le phénomène du harcèlement sexuel et celui de l’agression plus rare n’est tout de même pas nouveau.

Les mouvements de population, les nouvelles conditions de diffusion des films à caractère pornographique et  surtout le maintien de pratiques sexistes ancestrales peuvent expliquer une nouvelle ampleur à ces deux fléaux. 

Mais s’ils s’aggravent il faut aussi y voir un problème, comme dans l’évolution  de la plupart des actes de délinquance, la persistance et l’aggravation des conditions de vie, des inégalités sociales et parallèlement d’une incompétence en matière d’information et d’éducation.

Les auteurs de ces actes malveillants et insupportables sont eux-mêmes, en quelque sorte, victimes de sociétés incapables de se libérer de « traditions », de l’apparition d’autres causes favorables à leur marginalité : consommation de drogue et d’alcool, quand ce ne sont pas les pratiques religieuses extrémistes qui maintiennent le refus de l’égalité entre homme et femme.

Nous vivons la une situation, comme en bien d’autres domaines, qui résulte du refus d’établir de nouveaux rapports sociaux faisant appel à la solidarité au lieu de laisser s’aggraver des rapports d’exploitations entre classes, catégories et individus.

Certes on peut établir de nouvelles lois répressives, stigmatiser tel ou tel groupe, cela ne fera que renvoyer les vraies solutions à plus tard.

 

A Nîmes, le harcèlement de rue pourrit le quotidien des femmes

il y a 27 minutes 6 AINTOINE MOREL
A Nîmes, le harcèlement de rue pourrit le quotidien des femmes

Le harcèlement de rue toucherait 100 % des femmes au cours de leur vie.

NASSIRA BELMEKKI

R emarques, sifflets ou insultes sont monnaie courante à Nîmes.

« Hé t’es mignonne toi ! Eh ! Oh ! Réponds !” Ces phrases que les femmes entendent dans la rue pourraient paraître anodines si elles n’étaient pas suivies de “salope”, “mal-baisée” et autres insultes sexistes et gratuites. Ces remarques sont le quotidien de beaucoup de femmes parcourant la ville de Nîmes. Elles seraient même toutes concernées. Une étude a été menée par le Haut conseil à l’égalité entre hommes et femmes en banlieue parisienne et 100 % des 600 femmes interrogées ont été victimes de harcèlement dans les transports au moins une fois dans leur vie.

Le problème ne se limite pas seulement aux grandes métropoles. Dans l’écusson, il est quotidien. “Je suis Nîmoise et j’étudie à Lille. Quand je reviens, je suis choquée. J’ai beaucoup plus de remarques, on me siffle. c’est vraiment fatigant”, s’exaspère Célia, 27 ans. Et les témoignages se multiplient. “A force, je n’y fais plus attention, c’est tous les jours qu’on me fait des remarques sexistes ou qu’on m’insulte”, témoigne Aurore, 23 ans.

Si certains ne voient pas l’ampleur du phénomène et de ses implications, l’impact sur la vie des femmes et leur utilisation de l’espace public est bien réel. Qu’elles baissent la tête ou qu’elles changent de trottoir, certaines ne passent même plus par des endroits en plein centre-ville. “J’habitais à côté de la place Saint-Charles mais je faisais tout pour la contourner. Tous les jours, on m’insultait ou on me traitait de salope parce que je ne voulais pas répondre. Au bout d’un moment, ça m’a rendu folle, j’ai déménagé”, explique Julie, 27 ans.

Une frontière ambiguë

L’un des problèmes du harcèlement de rue est qu’il est difficilement caractérisable. La limite avec la drague est floue. Le plus souvent, il reste au stade verbal. Certes, dans ces cas-là, les femmes ne sont pas agressées physiquement mais elles subissent une pression psychologique indéniable. Ce qui est beaucoup plus vicieux.

 

Aucun texte n’encadre le harcèlement de rue. L’accumulation de propos à caractère sexiste constitue un harcèlement dans sa globalité mais ne permet pas de retenir le délit. Une manière pour les harceleurs de s’adonner à leur vice en toute impunité. La difficulté est là. étant donné que ces remarques et insultes quotidiennes sont proférées par des personnes différentes chaque jour il est très difficile d’en apporter la preuve. Mais le harcèlement est pourtant bien réel.

Lutter par la prévention et l’éducation

Le club Zonta Nîmes romaine mène des actions et sensibilise sur les violences faites aux femmes et le harcèlement. En mars dernier, le club a organisé une journée de sensibilisation et de dialogue avec des lycéens de Saint-Vincent-de-Paul. “Nous avons projeté des courts métrages et fait réagir le harcèlement de rue”, insiste-t-elle les élèves à la suite de la projection. Les remarques et les débats que nous avons eus ont été très constructifs”, explique Anne Tescari, membre du club. Elle reconnaît également la difficulté de lutte contre le harcèlement. “C’est surtout au niveau de l’éducation et de la prévention qu’on peut combattre.

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L’amour est la rencontre du complémentaire ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 août 2017

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Courant un lointain pays
J’ai trouvé plus qu’un ami
Avec ses quelques printemps
Hâlé d’un soleil ardent
Le beau généreux agave
Fleurit dans la nuit suave
A la chaude humidité
Des tropiques d’un été

Son premier et long regard
Dans les lumières du noir
De l’étrangère avenue
Dans la foule était perdu
Avec les intenses flammes
Qui brûlent parfois les âmes
Quand dans les soirs solitaires
Toutes nos vies désespèrent

Les étoiles sont si rares
Dans ce monde qui s’égare
Qu’un octobre s’éteignant
Dans un avril renaissant
Est un bonheur à saisir
Pour être dans le désir
Et donner la liberté
A nos corps emprisonnés

Sur le chemin des caresses
Dans une allée de tendresse
Quel fut le cri le plus fort
Qui fit vibrer notre corps
Je ne pourrais le savoir
Mais au matin du départ
Je sentis la meurtrissure
D’une grande déchirure

Dans ses yeux noirs trop immense
Quand apparut la souffrance
Avec l’aube où l’on se quitte
C’est dans l’autobus en fuite
Que je compris notre lien
Ouvrant un nouveau destin
Et s’enfuirent toutes craintes
D’une idylle qui fut feinte

La vague du temps inonde
Sur nos vies lassées du monde
Et s’effacent sous ses flots
Les vestiges de nos maux
Qui peut penser corruption
Et être sans illusion
Sans que honte à sa mémoire
Soit d’avoir osé le croire

Dans les soirs tristes et pâles
Où l’on ne voit que le sale
Des corps donnés et offerts
Vous ne sentez que la chair
Aux mots faisant poésie
N’octroyez que parodie
Dressant vos costumes noirs
Pour à l’amour ne plus croire

Nous seuls pouvons sous serment
Nous déclarer vrais amants
De nos très longues attentes
Et de nos pulsions latentes
Aux frontières éperdues
Ni l’un ni l’autre ne sut
De ce merveilleux échange
Qui fut le dieu qui fut l’ange

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Sale temps pour la planète…

Posté par jacques LAUPIES le 14 août 2017

 

Il y a tout de même de quoi s’inquiéter de voir les Etats Unis entre les mains d’un « cinglé » comme Trump, qui au fond traduit la pensée de ceux qu’autrefois on appelait les faucons, accumuler  les déclarations  agressives.  Certes  ceux qui en face entrent dans son jeu et haussent le ton n’ont pas à être félicités car ce n’est pas le meilleur moyen de gagner à leur cause l’opinion mondiale.

Indifférents et passifs très souvent, à la merci de ces manipulations  médiatiques dont les bourgeoisies sont capables les peuples doivent  réagir devant l’impérialisme  américain et tous ceux qui le soutiennent ou se taisent.

Et chacun de nous, conscient des réalités et des causes profondes qui font que la capital empêtré dans ses contradictions peut recourir à la guerre, se doit de protester contre toutes ces provocations qui ne sont hélas pas gratuites !

Le simple fait, par les « belligérants », d’ignorer le rôle que doit jouer l’ONU et les grands états est édifiant sur les risques encourus ! Certains prennent la parole et appellent à la modération. Cela ne peut suffire !

 

 

Sous Trump, l’Amérique raciste défile et défie à visage découvert

Laurence Mauriaucourt
Dimanche, 13 Août, 2017
Humanite.fr
Des drapeaux nazis, ouvertement brandis samedi en Virginie : une image qui a fait le tour du monde via les réseaux sociaux.
Des drapeaux nazis, ouvertement brandis samedi en Virginie : une image qui a fait le tour du monde via les réseaux sociaux.

Des violences entre des partisans de l’extrême droite américaine et des contre-manifestants ont causé la mort d’une, voire trois personnes et fait une vingtaine de blessés samedi à Charlottesville en Virginie. La réaction du président Donald Trump qui a renvoyé les deux camps dos à dos, a suscité de vives réactions, dont celle de l’ex-président Obama. Retour sur les faits.

L’information a ajouté l’indignation samedi : une femme de 32 ans a été tuée lorsqu’une voiture a foncé, volontairement selon des témoins, dans une foule de contre-manifestants venus s’opposer à un rassemblement unitaire de la droite radicale américaine: néo-nazis, suprémacistes blancs, Ku Klux Klan (KKK) jusqu’à la droite alternative ou Alt Right, dont une partie au moins avait soutenu Donald Trump à l’élection présidentielle.

Ce sont même trois morts qui sont dénombrés. « Nous avons des gens qui sont venus ici pour provoquer la confusion, le chaos et le trouble, lesquels ont provoqué trois décès », a en effet déclaré Maurice Jones, directeur municipal de Charlottesville, au cours d’une conférence de presse.

Des affrontements entre manifestants des deux camps s’étaient multipliés avant le rassemblement de Charlottesville, finalement annulé mais trop tard par les autorités de cette petite ville historique de l’est des Etats-Unis.

Donald Trump refuse de condamner explicitement les mouvements d’extrême droite

Le président américain Donald Trump a certes condamné les violences de Charlottesville, mais sans se prononcer sur la responsabilité de l’un ou l’autre des camps en présence. « Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties », a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances.

En semblant renvoyer dos à dos les deux camps, le président américain a provoqué l’indignation chez les Démocrates mais aussi un malaise chez les Républicains, son propre parti. « La haine et la division doivent cesser, et elles doivent cesser immédiatement », a lancé le président. Interpellé par des journalistes, il a refusé de condamner spécifiquement les mouvements d’extrême droite.

La démocrate Hillary Clinton, battue par Donald  Trump à l’élection présidentielle de 2016, l’a critiqué, sans le nommer. « Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs », a-t-elle tweeté.

Le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio, est lui aussi intervenu sur Twitter. « Très important pour la nation d’entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu’ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs ».

Barak Obama cite Mandela

L’ex-président Barack Obama est sorti de sa réserve en citant Nelson Mandela: « Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion ».

Dans la soirée, le ministre de la Justice Jeff Sessions a dénoncé pour sa part « l’intolérance raciale et la haine ». Les violences de Charlottesville « trahissent nos valeurs fondamentales et ne peuvent être tolérées », a-t-il dit.

Le FBI, la police fédérale, a d’abord annoncé l’ouverture d’une enquête sur les circonstances dans lesquelles la voiture a foncé sur la foule, tuant la jeune femme et blessant 19 autres personnes. Le conducteur du véhicule a été placé en garde à vue et la police traite les faits comme un « homicide criminel », a déclaré le chef de la police de Charlottesville, Al Thomas. Selon la chaîne de télévision CNN, le suspect, James Alex Fields Jr, 20 ans, originaire de l’Ohio, a été inculpé de meurtre, de blessures et de délit de fuite. Trois autres personnes ont été arrêtées et inculpées.

Témoignages

La vidéo montrant une voiture de couleur sombre percutant un autre véhicule par l’arrière, qui lui-même rentre dans une troisième voiture devant lui, a fait le tour du monde. La voiture responsable de la collision repart alors vivement en marche arrière au milieu des manifestants paniqués.

« On marchait dans la rue quand une voiture, une berline noire ou grise, nous a foncé dessus, elle a percuté tout le monde. Puis elle a reculé et nous a encore heurtés », a déclaré un témoin à l’AFP.

« Une fille au sol a été mutilée. C’était volontaire, ils ont fait exprès de faire marche arrière », a raconté un autre homme qui avait assisté à la scène.

L’annonce de ce rassemblement de mouvements d’extrême droite, qui voulaient dénoncer le projet de démontage de la statue d’un général sudiste et favorable à l’esclavage de la guerre de Sécession, suscitait les plus grandes inquiétudes.

Il se présentait comme l’un des plus importants de cette mouvance politique depuis au moins une décennie avec des centaines de participants, selon les organisations antiracistes.

Dès le début de la journée, de nombreux manifestants arboraient des armes semi-automatiques, comme le permet la loi en Virginie. Et devant de premières échauffourées très violentes, les autorités locales décrétaient l’état d’urgence et l’interdiction du rassemblement.

Drapeaux confédérés et salut nazi

De nombreux partisans de l’extrême droite brandissaient des drapeaux confédérés, que beaucoup d’Américains savent être un symbole de racisme, et certains faisaient le salut nazi.

Les militants anti-racistes agitaient des drapeaux du mouvement Black Lives Matter (BLM), qui proteste régulièrement contre les décès de Noirs victimes d’usage excessif de la force par la police. Ils scandaient des slogans comme « Nous disons non à la peur raciste » ou « Pas de nazis, pas de KKK, pas de fascistes aux USA ».

Nazis, go home !

La police a fait usage de gaz lacrymogènes, alors qu’un des contre-manifestants, battu à coups de bâton et de barres en métal, était abandonné baignant dans son sang.

En fin d’après-midi, le centre de Charlottesville était pratiquement désert à part une forte présence des forces de sécurité.

Dans la soirée, le gouverneur de Virginie a attaqué les groupes d’extrême droite. « J’ai un message pour tous les suprémacistes blancs et les nazis qui sont venus aujourd’hui à Charlottesville. Notre message est simple et clair. Rentrez chez vous. Vous n’êtes pas les bienvenus dans cette belle communauté », a-t-il dit.

Si les autorités locales ont finalement fait état d’un bilan de trois morts et 35 blessés, c’est qu’elles y incluent le décès de deux policiers morts dans la chute de leur hélicoptère près de Charlottesville sans qu’un lien explicite avec les affrontements ne soit formellement établi.

Le gouverneur de Virginie Terry McAuliffe en était venu à déclarer l’état d’urgence en raison de la violence des affrontements qui opposaient des centaines de manifestants et de contre-manifestants avant même le début du rassemblement d’extrême droite. Intitulé « Unite the Right Rally », il réunissait des groupes de la droite radicale et identitaire, dont le Ku Klux Klan et des néonazis.

Ces groupes entendaient dénoncer le projet de Charlottesville de déboulonner dans un jardin municipal la statue du Général Lee, un gradé sudiste fervent pro-esclavagiste.

Des centaines de manifestants et de contre-manifestants étaient arrivés dans la matinée à Charlottesville, une ville de l’est de Etats-Unis. Des échauffourées entre les deux camps ont rapidement éclaté, malgré le déploiement de la police anti-émeutes et de la garde nationale.

Des événements prévisibles… 

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres encapuchonnés du Ku Klux Klan s’étaient déjà rassemblés dans cette ville décrite comme paisible. Les militants antiracistes se trouvant là furent bien plus nombreux. L’extrême-droite nationaliste, sans aucun doute décomplexée et boostée depuis que Donald Trump s’est installé à la Maison Blanche est apparue davantage rassemblée ce samedi 12 août.

Dans ce contexte, l’on mesure d’autant plus la pertinence du discours prononcé par Angela Davis, lors d’une manifestation féministe et antiraciste, dans les premiers jours après l’élection de Donald Trump.     

(Avec AFP) 

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