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Des voix s’élèvent dans le parti : préparer le combat de classe !

Posté par jacques LAUPIES le 5 juillet 2017

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jeunes, ôtez vos menottes et renforcez le PCF

Je publie la lettre ci dessous que m’a communiqué un militant du 13. Devant la gravité de la situation que rencontre notre parti, je crois utile de communiquer à mes lecteurs la nature des désaccords pouvant exister à propos des choix stratégiques pris par les différents responsables au différents niveaux de notre parti (national, départemental et local)

L’heure n’est pas à mettre en œuvre des orientations qui ont pu correspondre à notre vue politique ou non mais à faire le point sur leur justesse, à la lumière des résultats obtenus sur la base du respect (ou du non respect) de ces orientations.

La question fondamentale de la discussion qui s’annonce est certes liée aux programmes politiques proposés (ou subis) mais à notre sens elle est bien plus liée aux choix stratégiques pour les faire aboutir.

Cette question relevant de la stratégie n’est pas nouvelle et ne peut être examinée sans prendre en considération ce qui s’est passé depuis la naissance du Parti Communiste en 1920 et même dans le mouvement ouvrier bien avant. Autrement dit l’opposition constante entre deux démarches au sein même des forces de gauche qu’incarnent deux tendances.

L’une qualifiée de social démocrate consistant à gouverner sans mettre en cause la domination du capital sur le travail au plan économique et financier et se limitant, à concéder ce que les travailleurs obtiennent dans les luttes sociales (parfois à l’issue d’affrontements qui ont conduit à de dures répressions).

L’autre démarche, qualifiée de révolutionnaire, proposant des mesures immédiates et concrètes pour améliorer, les revenus des classes populaires et les accompagner de mesures concernant la maitrise des principaux moyens de production et des outils de financement (banques et assurances) gardant son objectif de transformations profonde et de dépassement du capitalisme.

Mais il serait long et fastidieux,  de rappeler ici, dans le détail, le contenu à chaque étape de l’histoire de la France et plus particulièrement de l’histoire sociale. Sans être grand clerc, ni historien émérite, il est aisé de constater que les grandes victoires sociales, sociétales,  les conquêtes de démocratie et de nouvelles libertés l’ont été lorsque se sont unies les forces syndicales ou politiques représentatives des classes et catégories populaires.

Il est tout aussi facile de constater que les échecs de ces dernières ont un lien avec la désunion et que parfois cela a conduit à des défaites cuisantes dont il serait naïf, hypocrite ou inconscient de ne pas voir qu’elles sont dues aux trahisons de forces se réclamant de la gauche dont le retournement contre leurs propres engagements a provoqué des reculs catastrophiques (à la veille de la première et deuxième guerre mondiale et lors des guerres coloniales, au lendemain de la libération, durant la guerre d’Algérie et, dans une certaine mesure, au lendemain des luttes exceptionnelles de 1968, des succès électoraux de 1981 de 1997.

La bourgeoisie* n’est pas stupide, elle sait que, dans certains contextes de crise, le recours à l’expression libérale dite « modérée », l’utilisation et l’instrumentalisation du populisme d’extrême droite, ne peuvent permettre son maintien au pouvoir et, parmi les solutions les moins agréables pour elle, mais sauvegardant l’essentiel de ses privilèges, la social démocratie lui est utile, à défaut de pouvoir instaurer sous des formes plus autoritaires son pouvoir. Comme elle tente de le faire présentement avec la « farce macronienne ». Une tentative qui, cependant, n’est pas exempte de risques pour la démocratie et les libertés, même si elle se fait avec le concours d’une partie de la faune social libérale. et à grand renfort d’un pseudo appel à la société civile  !

Cela les français vont en constater l’évolution dramatique pour eux. Tout cependant n’est pas écrit d’avance et il importe de combattre la tentation « bonapartiste » qui se dessine. Très bien ! Mais pour aboutir à quoi ? A un nouveau piège qui consisterait à faire du PCF, une fois de plus les frais d’une union avec une organisation d’essence social démocrate qui tiendrait le langage révolutionnaire pour accoucher à un plat réformisme politique ?

Non merci, il faut à la France un parti révolutionnaire fort qui ne se réfère pas à Marx et à la tradition républicaine et socialiste française, née en plein cœur du 19ème siècle, seulement par des mots dissimulant ce réformisme mortifère  pour notre peuple.

Point n’est besoin de laisser naitre un clone de ce genre, car existe l’original et cet original il faut lui rendre son originalité. Celle qui a combattu les aventures coloniales, le fascisme national et international, qui a contribué fortement à l’instauration d’une démocratie  plus sociale, contribué à de grands progrès sociaux et sociétaux, à protéger les libertés publiques et individuelle

On peut appeler ce parti comme on voudra (attention tout de même avant de s’aventurer sur ce terrain) mais actuellement je ne lui reconnais qu’un nom dont il n’a pas à rougir PARTI COMMUNISTE FRANCAIS ! En un mot il est bien l’arme essentielle possible pour le combat de classe tel qu’il se présente de nos jours.

Et que l’on ne vienne pas nous dire que nous rejetons l’union nécessaire pour faire des pas en avant. En avant pas en arrière ! Mais l’union sans disposer d’une force déterminante et autonome pour la faire est un leurre ! L’histoire nous le dit.

 

 

Deux textes à connaître

 

Russeil Laurent

Cellule Pierre Sémard

Montrouge

 

A Elsa Faucillon

Secrétaire départementale

Fédération PCF 92

56-58 rue Sadi Carnot

92000 Nanterre                                                                     

 

                                                                                               Montouge Ie 29 juin 2017

 

Chère Camarade,

En novembre 2016, entre la conférence nationale et le vote des communistes sur l’engagement du PCF pour les élections présidentielles de 2017, en tant que secrétaire départementale du parti communiste des Hauts de Seine, tu t’es exprimée par courrier pour livrer ton opinion à tous les adhérents du département (méthode peu démocratique) à savoir ton soutien à Jean-Luc Mélenchon contenu dans l’option 1. On ne peut pas dire qu’il a été reconnaissant en présentant au 1″ tour des législatives un candidat FI contre toi. L’actualité démontre ton manque de sagacité à moins que cela ne soit un choix politique.

Pour justifier ce choix et tenter d’influencer les adhérents du département, tu mettais en avant que la présentation d’un candidat communiste enverrait un signe de division détruisant nos messages de rassemblement et se traduirait par un échec, tout en étant inaudible. Les seules divergences que tu notes c’est l’effacement des partis et la notion de gauche mais tu es prolixe sur les convergences pour argumenter ton choix de soutenir Mélenchon.

Après 7 mois d’évènements en tout genre qui ont émaillé la vie politique en France et dans le monde, je m’attendais à une nouvelle missive de ta part pour faire un premier bilan de cette « bataille du rassemblement » au lendemain du 1er tour des présidentielles et à I ‘aune des législatives !

Tout d’abord, dans le cadre des présidentielles en terme de rassemblement le spectacle des joutes verbales entre Hamon et Mélenchon, aux égos démesurés, a été plus diviseur récusant I’idée même d’unité à gauche et favorisant le vote utile. Le résultat est sans appel, aucun candidat de gauche anti austérité et anti libéral au second tour, alors que le total des voix aurait permis une qualification pour le 2ème tour et non un vote par défaut.

Mais comment pouvait-il en être autrement ? Quand on soutient un candidat qui explique qu’il n’y aura aucun accord politique avec quiconque, ni sur les axes de la campagne ni sur la bataille électorale, en rupture avec l’accord du front de gauche en 2012 !

C’était donc lui signer un chèque en blanc !

On était pourtant prévenu avec le financement de la campagne de 2012 avancé par le parti communiste et non remboursé par Mélenchon !

Que dire Ie soir du 1er tour des présidentielles sur l’attitude du candidat Mélenchon et de ses Porte-paroles refusant de se positionner contre le front national et d’appeler à battre Marine

Le Pen au 2ème tour.

Quand aux législatives, dans le cadre de cette « fumeuse » charte de la « France insoumise » portant allégeance au dit Mélenchon qui consistait à présenter partout des candidats y compris dans les circonscriptions avec un député communiste sortant.

La conférence nationale du 5 novembre 2016 avait vu juste en s’exprimant à 55,6 % pour un candidat communiste en faisant preuve d’analyse et responsabilité politiques. Les divergences avec Mélenchon sont bien plus importantes que tu veux bien le dire ! Le programme de Mélenchon n’est plus « l’humain d’abord » mais « l’avenir en commun » avec comme désaccord de fond la question des flux migratoires, du nucléaire, de l’Europe, de l’agriculture, de la pêche, des salariés détachés, du smic, du financement de la protection sociale….

Et pourtant si Mélenchon recueille 19,6 % c’est sans nul doute aussi grâce au parti communiste, ses adhérents et ses électeurs.

Mais cette stratégie ne risque t elle pas de mener le parti dans une impasse ? Comme le soutien à Mélenchon a mis un terme à notre bataille pour un rassemblement large à gauche ! J’en veux aussi comme preuve, le comportement de Mélenchon pour les législatives vis-à-vis de son « allié » où il a refusé tout accord avec le PCF pour des candidats communs.

I1 me semble que son objectif, comme celui de Mitterrand jadis, est d’éradiquer toute référence à la lutte des classes incarnée par le PCF.

Il est aussi aidé en ce sens par tous ceux en responsabilité qui mettent leur drapeau dans leur poche refusant d’apposer le sigle PCF sur les tracts.

Et aujourd’hui, est-ce que le choix de Mélenchon a rendu le PCF plus audible ? Assurément non ! Mais cela ne date pas seulement d’aujourd’hui, certains s’autorisant à remplacer le sigle du PCF voir son fonctionnement et son organisation par la création du mouvement « front de gauche » diluant ainsi les responsabilités et les repères pour affaiblir le PCF.

Encore une fois le constat est sans appel, depuis des années, toutes formes de rassemblement, d’accord, de désistement,…se font au détriment du parti communiste français et nous payons au quotidien avec le peuple un lourd tribut.

En tant que communiste je récuse I’idée qu’une candidature communiste puisse affaiblir Ie camp des travailleurs. Je voudrais que ceux, comme la direction fédérale, qui ont avancé cette idée hier le fasse aujourd’hui avec la même intransigeance pour ceux qui, comme la « France insoumise », présentent des candidats aux législatives contre des communistes.

Enfin, ayant participé au congrès départemental des Hauts de Seine en mai 2016 et au regard du positionnement de la direction fédérale, ton appel à soutenir Mélenchon n’a guère surpris.

Pourtant, malgré les manipulations et autres tentatives d’instrumentalisation, les militants ont rejeté tous les amendements qui actaient le ralliement en filigrane à Mélenchon et la création d’une autre formation politique orchestrés par la direction fédérale.

Ainsi, le texte de la base commune amendé par les sections a été adopté par les 2/3 des exprimés.

C’est bien peu démocratique d’avoir envoyé ton opinion personnelle à l’ensemble des communistes du département sans tenir compte des débats de la conférence départementale mais c’est à l’image de l’élection de la direction fédérale que tu as fait élire.

Comme tu as su le faire en novembre 2016 avec tant de clairvoyance et de discernement, j’aimerais bien que tu nous livres aujourd’hui avec le recul nécessaire ton posture sur les candidatures aux législatives.

Un an après le congrès départemental, un bilan d’étape dans les Hauts de Seine sur l’activité et le développement du parti communiste s’avère nécessaire en toute objectivité mais surtout à npartir des engagements pris par la direction fédérale et de leur réalisation.

Au regard des résultats des élections législatives, si on peut se féliciter de l’élection de 11 députés communistes, il n’en reste pas moins que durant ces derniers mois, l’effacement ou l’absence de notre parti aura des conséquences profondes pour notre activité politique.

 

Enfin, même si je constate que dans le 92 nous maintenons une députée communiste, dans la 4ème circonscription (Nanterre-Suresnes) la présence de la France Insoumise au 1er tour prive la candidate soutenue par le PCF du 2ème tour pour succéder à J. Fraysse apparentée communiste. « Cette division s’est révélée un poison mortel » estime Patrick Jarry maire Gauche Citoyenne de Nanterre, interviewé dans le parisien !

 

Quant à la 1lème circonscription (Bagneux-Malakoff-Montrouge), au ler comme au 2ème tour, la liste commune (PCF-FI-Ensemble) a connu un mauvais report de voix de la F.I. comparé à la présidentielle. Etonnant quant on sait que le candidat suppléant était justement sous l’étiquette FI !!!

 

Bref, il est fort regrettable de ne pas avoir gagné ces 2 circonscriptions !! A qui la faute ? J’attends, comme d’autres communistes, les analyses des sections du 92 et de la fédération.

Chère camarade reçois mes amicales salutations.

 

Laurent Russeil

Adhérent communiste

Cellule pierre Sémard

Montrouge

 

Intervention d’Amar Bellal au CN du PCF du 23-24 juin 2017

 

Je voudrais tout d’abord débuter mon intervention par un hommage à Jean Pierre Kahane décédé récemment. Jean Pierre a un grand passé mais jusque dans ses dernières années il a été actif et décisif pour le lancement d’important projet, je pense ici à la revue Progressistes dont il a été le directeur.

Il y a 5 ans je lui ai demandé de soutenir ce projet, il ne me connaissait que depuis quelques mois, et pourtant il m’a fait confiance, il a accepté, et nous avons pu mener avec Ivan Lavallée et Jean François Bolzinger ce projet depuis bientôt 4 ans. Nous allons nous efforcer d’être à la hauteur de sa confiance  et honorer sa mémoire en continuant ce travail autour de la revue.

Je voudrais aussi rajouter que Jean Pierre continuait à suivre de très près l’actualité politique et les débats à l’intérieur du parti. Il était attaché au PCF et croyait à son avenir et au rôle qu’il devait jouer pour peser dans l’espace politique français.

 

Maintenant j’en viens à mon intervention personnelle

 

Je ne suis pas favorable à ce qu’on fasse passer toute la séquence électorale et son bilan,  par l’entonnoir « on a fait du mieux qu’on a pu, on a pris les bonnes décisions dans un contexte difficile ». Non, je suis de ceux qui pensent que nous avons failli en tant que direction dans cette séquence, et il faut le dire clairement. Le rôle d’une direction c’est d’anticiper, prévoir, prendre les bonnes décisions….et aussi savoir se remettre en cause.

Il va donc falloir faire un bilan très sérieux de cette séquence, c’est un résultat catastrophique. Les  historiens le confirment, c’est une situation inédite pour le PCF, le plus faible score à des élections législatives.

Face à cette situation exceptionnelle, nous devons être a la hauteur dans notre réaction. Il en va de la confiance accordée par les militants à sa direction, de sa crédibilité même.

 

 

Il y a une singularité du parti communiste dans le paysage politique, pour de bonne raisons, notre organisation, notre approche de la politique, notre militantisme sur le terrain sur la longue durée …. je ne m’étends pas sur cela, mais il y a d’autres aspects de notre parti dont on est beaucoup moins fier en ce moment.

Je relève dans cette période 3 de ces aspects qui font de nous un parti « à part » dans le paysage politique français.

 

 

Nous avons été le seul parti à avoir soutenu un candidat dont on ne soutient pas le programme.

 

Nous avons été le seul parti à avoir soutenu un candidat qui ne voulait pas de nous, et pis qui avait des mots très durs envers nous, qui nous insultait même, et qui répandait cela dans les médias.

 

Nous avons été le seul parti à avoir soutenu et nourrit une dynamique dont on savait qu’elle allait se retourner contre nous. Dès janvier nous savions qu’au lendemain du 1er tour des présidentielles, cette dynamique  se retournerait contre nos candidats aux législatives en particulier. Et cela a été le cas.

 

Plus généralement, nous sommes le seul parti, où (cela a été aussi dit hier) les militants ont plus confiance en leur organisation que les dirigeants eux même. Cela aussi doit changer, on ne peut pas appliquer des décisions de congrès si on n’est pas convaincu, cela pose des problèmes évidents d’efficacité….

Cela (notre effacement) est même théorisé :   on nous explique à force d’arguments, à coup de tribune, qu’il ne faut pas y aller (aux élections présidentielles) car ce ne serait pas pour nous, qu’on n’y arrivera pas de toute façon, que le temps presse, et qu’on fera un score honteux si on se présentait.

 

Pour prendre une image sportive, c’est comme si dans une équipe de football, un entraineur et son staff technique se mettaient à répéter à ses joueurs que le championnat était plié d’avance, et qu’il ne faut rien attendre de l’équipe, et même qu’il fallait prêter des joueurs à l’équipe de la ville voisine car eux, ont plus de chance de gagner la compétition.

 

Pour terminer, ce mot d’Albert Einstein : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Nous avons eu plusieurs expérience avec nos partenaires à différentes élections, très douloureuses, et à chaque expérience nous répétions que c’était la dernière sous cette forme et que la prochaine fois nous ne céderons plus à toute les exigences de ces derniers. Et pourtant la fois d’après nous reproduisons la même expérience, en reculant et en cédant encore plus…

J espère que cette séquence électorale sera en fin la bonne et que cette fois-ci nous prendrons vraiment la mesure qu’il faut maintenant revoir complètement notre stratégie.

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Versailles. Les parlementaires communistes dénoncent une présidentialisation du régime

Posté par jacques LAUPIES le 4 juillet 2017

 

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Chacun pour soi ?

Posté par jacques LAUPIES le 3 juillet 2017

Qu’est ce qui est le plus important : recomposer la gauche, lui trouver de nouveaux objectif supposant des compromis entre les différentes forces qui la composent ou bien pour chacune des sensibilités, se définir elles-mêmes des objectifs et se donner les moyens de les atteindre ?

Il parait tout à fait logique de privilégier la deuxième préoccupation, du moins en ce qui concerne le courant communiste. Pour ce qui est des autres cela évidemment les regarde mais gageons qu’ils ne voient pas les choses différemment. Il suffit de les observer.

Si l’on veut personnaliser disons par exemple que Mélenchon et ses amis a entrepris cette première démarche depuis que ce dernier s’est lancé sans a bataille présidentielle et, ma foi, cela lui a réussi sur le dos évidemment d’abord du PCF et ensuite du PS. Laissons de côté les épiphénomènes que sont le largage des « trotkyste » du NPA et de Lutte ouvrière qu’il a probablement bloqué sur le tapis depuis un bout de temps.

Hamon, bien en retard dans sa démarche d’opposition interne au PS s’y est pris un peu tard sous l’effet de l’intransigeance d’une Direction du PS toute dévouée à Hollande et Valls entêtés dans leur social libéralisme et dépassés, devant le fiasco de leur bilan, par une bourgeoisie qui s’est préoccupée de donner un autre visage au libéralisme, moins social (si j’ose dire)  bien plus libéral et soumis à l’Europe sous la coupe du capitalisme international ! C’est ce qu’on pourrait qualifier pour ce qui concerne Hamon, une prise en sandwich mémorable et qui démontre qu’il est particulièrement risqué de rester le cul entre deux chaises.

Après de telles acrobaties la remontée peut s’avérer difficile.

Mais il en est une et un qui ont été bien plus experts que lui en la matière : une certaine Cecile Duflot et un certain Yannick Jadot, de ces verts de haut vol qui ont été Ministres où rêvé de l’être et avec qui nous flirtons un peu trop inutilement dans les périodes préélectorales. Comme d’autres ils se trouvent dans ce même panier a crabes d’où sont sortis des Cohn Bendit, Cecile Duflot, et autres reconvertis au centre, au libéralisme, ou au ni-ni de Macron.

Pur chacun de ces courants c’est du chacun pour soi pour ceux qu’il est sensé représenter. Pour chacun c’est la recherche d’un renforcement avant de passer aux compromis (et parfois aux compromissions ) avec les autres.

Et nous et nous comme dit la chanson ?

 

 

Avec Hamon, l’aile gauche du PS se cherche une nouvelle maison

Audrey Loussouarn
Vendredi, 30 Juin, 2017
L’Humanité

L’ex-candidat à la présidentielle a lancé, samedi, son Mouvement du 1er juillet. Objectif : surfer sur sa dynamique de campagne, achevée par une défaite historique, pour tenter de jouer un rôle dans la recomposition de la gauche.

Il y a une semaine, alors que le conseil national du Parti socialiste votait sur la position du parti vis-à-vis du gouvernement Philippe II, une personne, et non des moindres, manquait à l’appel : Benoît Hamon. L’ancien candidat à la présidentielle préférait défiler à la Marche des fiertés parisienne, soit « être au cœur d’un grand rassemblement (…) où on pose des revendications sociales, où un mouvement citoyen s’organise », expliquait-il ensuite sur France Inter. N’aurait-il plus la tête au PS ? L’ex-député « frondeur » y garde un pied, mais utilisera désormais son énergie dans le Mouvement du 1er juillet, qu’il lance ce samedi à Paris. Un mouvement « transpartisan », qui n’a pas « vocation à se substituer aux partis » mais à « les dépasser », pour « ne pas s’arrêter (à leurs) injonctions ».

Des « injonctions », mais surtout des prises de position qui ne lui laissent que peu de place. Dès l’élection de Benoît Hamon à la primaire de la Belle Alliance populaire, ses mesures ne convainquent pas son camp, qui se détourne de sa candidature, jusqu’à enterrer définitivement ses propositions phares lors de l’élaboration de la plateforme programmatique du PS pour les législatives. Pourtant, chez les « frondeurs », on a en tête l’euphorie de la campagne, jusqu’à la surprise, réalisée face à Manuel Valls, au second tour du 29 janvier. Taxe sur les robots, revenu universel d’existence… des mesures qui, même si elles n’ont pas « suffi à réaliser une adhésion électorale », ont été « retenues » pendant la présidentielle, assure Guillaume Balas, l’ex-coordinateur du projet du candidat mais aussi du nouveau mouvement. Objectif, donc : s’offrir un espace pour « travailler » ce que la campagne pour « Faire battre le cœur de la France » a « initié », résume Benoît Hamon.

Les appels à rénover la gauche pullulent au PS

Reste que, pour l’ex-candidat, deux échecs se sont succédé cette année. Le mouvement, en ce sens, a des airs de niche pour les ailes gauches socialiste et d’EELV, balayées aux législatives sur une opposition au gouvernement. Se maintiennent des élus « macron-compatibles », que le PS tente de garder dans ses rangs en jouant la conciliation sur le futur vote de confiance au gouvernement. Benoît Hamon, lui, ne veut pas d’un « PRG d’Emmanuel Macron », d’un PS « supplétif d’un parti ». Autour de cette idée d’opposition à la majorité présidentielle, l’ex-ministre compte bien jouer un rôle dans la reconfiguration de la gauche. Le mouvement serait « un des éléments aidants » dans ce grand chantier, confirme Guillaume Balas : « Que ce soit le PCF, le PS ou EELV, les appareils ne sont pas très en forme. La nécessité aujourd’hui est de créer une dynamique nouvelle qui respecte tout le monde, où personne n’est obligé de quitter son étiquette politique ou d’en avoir une. » Ils ne sont pas les seuls à y avoir pensé. Les appels à rénover la gauche, autour de Najat Vallaud-Belkacem ou encore de proches d’Arnaud Montebourg, pullulent au PS. Les maires Anne Hidalgo et Martine Aubry, et l’ex-ministre Christiane Taubira se sont lancées pour cet été dans Dès demain, un « mouvement d’innovation ». Mais rien à voir avec celui de Benoît Hamon, selon Guillaume Balas. « Pour Hidalgo, il s’agit de la rénovation de la social-démocratie. Pour Benoît Hamon, c’est repenser la gauche dans son entier », juge-t-il.

Faire oublier les 6 % de la présidentielle

Au rendez-vous de samedi, 15 000 personnes se sont inscrites. Le signe d’une « demande », après une élection présidentielle qui « a suscité une forme de frustration », observe l’eurodéputé PS. Pour la suite, l’équipe a déjà organisé une cagnotte pour permettre un « maximum d’initiatives citoyennes » et la mise en place de « comités locaux qui feront de la place à toutes les formes d’engagement sur les territoires ». Une manière, aussi, de redonner du poids politique à l’aile gauche du PS et de faire oublier les 6 % de la présidentielle. L’organisation du congrès, repoussé au printemps 2018, viendra bien vite. « Ce sont des considérations de second ordre. Aujourd’hui, on n’y pense pas. Notre sujet, c’est la gauche », assure pourtant Guillaume Balas.

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L’indic Claude Hermant implique l’Etat dans l’attentat contre Charlie Hebdo

Posté par jacques LAUPIES le 2 juillet 2017

 Si ce que prétend ce site s’avère vrai, il y a de quoi s’inquiéter sur les origines de l’attentat ?

http://stopmensonges.com/lindic-claude-hermant-implique-letat-dans-lattentat-contre-charlie-hebdo/

Posté par Laurent Freeman -Juin 30, 2017<!–

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L’indic Claude Hermant implique l’Etat dans l’attentat contre Charlie Hebdo dans POLITIQUE charlie-hebdo-attentat

« Un indic, Claude Hermant, arrêté dans l’affaire de l’attentat du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo, implique à présent l’Etat dans la préparation de l’attentat. Hermant, qui aurait vendu les armes qui ont ensuite servi à Amédy Coulibaly et aux frères Kouachi pour commettre les attentats, accuse trois gendarmes et deux douaniers d’avoir été impliqués, ainsi que le milieu du grand banditisme.

Ce dossier fait voler en éclats le narratif officiel, selon lequel des islamistes ont préparé seuls les attentats qui ont ensanglanté la France, la Belgique et l’Allemagne depuis 2015.

L’avocat de Hermant, Me Maxime Moulin, ne dispute pas le fait que des armes passées entre les mains de Hermant, qui agissait sous couvert du service de renseignement des douanes jusqu’en 2013 avant de travailler pour le compte de la gendarmerie, sont parvenues à Coulibaly. Les médias et les partis politiques établis ont étouffé ce fait, ainsi que l’arrestation de Hermant à cause de ses relations avec Coulibaly après les attentats….

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Disparition de Simone Veil

Posté par jacques LAUPIES le 1 juillet 2017

J’ai évidemment comme beaucoup de français porté une admiration à Simone Veil. Il arrive que des personnalités  dont l’engagement politique n’est pas globalement le nôtre, imposent un certains respect . Non seulement parce qu’elles font sur tel ou tel sujet de la vie politique des choix que nous partageons mais,  également  ne s’égarent jamais dans l’amalgame, lorsqu’il s’agit de juger certains aspects des idées défendues par leurs adversaires.

Cette qualité qui consiste à nuancer sa critique ne serait ce que pour ne pas entrer dans le jeu de son propre camp, éviter les stigmatisations ou recourir à des attitudes opportunistes, se trouve assez rarement en politique

Raison de plus de le souligner quand cela se produit

Simone Veil, une grande voix de la vie politique française, s’est éteinte

Disparition
Vendredi, 30 Juin, 2017
Humanite.fr

Simone Veil s’est éteinte ce vendredi, à presque 90 ans. Retour sur le parcours de cette femme de droite, aux engagements souvent courageux, plébiscitée par les Français.

Elle était discrète et tenace à la fois, d’un immense courage politique.  Surtout, les femmes de France savent ce qu’elles lui doivent : c’est elle, qui devant une assemblée nationale d’hommes, hostiles et injurieux dans son propre camp politique, a défendu et imposé à l’Assemblée Nationale le projet de loi sur l’Interruption volontaire de grossesse, en 1974. Simone Veil s’est éteinte hier, à quelques jours de ses 90 ans, au terme d’une vie tumultueuse, comme un symbole du 20 siècle. 

Déportée à Auschwitz-Birkenau, avec sa mère et ses sœurs

Car Simone Veil est une rescapée de la Shoah. Née Simone Jacob, en 1927 à Nice, fille d’un architecte et d’une femme au foyer, elle a été arrêtée, le lendemain de ses épreuves du bac, qu’elle avait absolument tenu à passer malgré le danger, avec de faux papiers. La jeune fille aux yeux rieurs et aux grandes nattes brunes a été déportée à Auschwitz-Birkenau, avec sa mère et ses sœurs ; Son père et son frère ont disparu en Lituanie, où régnaient alors les terribles Einsatzgruppen. Déportée en 1944, elle a survécu à l’horreur, et même à la marche de la mort de 1945. Sur son bras, un constant rappel de ce passage par l’enfer,  son numéro de matricule, le 78651, et la mémoire de ceux qu’elle aimait. Et une entrée en politique, aussi : Européenne convaincue, elle déclarait, en 1975 : « Au cours du 20eme siècle, l’Europe a entraîné à deux reprises le monde entier dans la guerre. Elle doit maintenant incarner la paix ». Elle fut d’ailleurs, en 1979, la première femme présidente à être élue présidente du Parlement Européen (à noter qu’une seule autre femme, Nicole Fontaine, a occupé ce poste…).
A son retour des camps, Simone Jacob rencontre Antoine Veil. Ils se marient, ont trois enfants. Mais elle ne se cantonne pas dans le rôle de la femme bourgeoise au foyer. Elle reprend ses études interrompues par la guerre. Et devient magistrate. Soit une profession quasi masculine, à l’époque. De la France à l’Algérie, elle note alors : « comme magistrate, j’ai travaillé à l’administration pénitentiaire où j’ai constaté que le régime des femmes détenues était beaucoup plus dur que celui des hommes. Je m’en suis donc beaucoup occupée, comme par exemple des conditions de détention des femmes au moment de la guerre d’Algérie, des militantes très engagées en faveur de l’indépendance qui avaient posé des bombes et le revendiquaient. Plus tard je me suis penchée sur le droit de la famille au moment des réformes du Code civil, et donc sur le statut de la femme sur le plan de l’autorité parentale, de la filiation et surtout de l’adoption. Et puis, dans les années soixante, avec les « trente glorieuses », tout en faisant appel à l’émigration à grande échelle la France incitait les femmes à travailler, on avait besoin de forces. Je m’étais rendu compte qu’au fond, entre les femmes et les immigrés existait une ressemblance : elles non plus n’étaient toujours pas intégrées dans la société. C’est tout cela qui m’a rendu féministe », déclarait-elle à l’Humanité en novembre 2004

La loi est sur l’IVG adoptée grâce au soutien de la gauche

Elle ne s’arrête pas en si bon chemin. En 1969, elle rejoint le cabinet de René Pleven, alors Garde des Sceaux. Mais c’est comme ministre de la Santé de Jacques Chirac, sous la présidence de Valery Giscard d’Estaing, qu’elle devient une figure connue et reconnue par les Français. Parce qu’elle va porter à l’Assemblée Nationale une loi très contestée dans les rangs de la droite, le droit à l’IVG. « Je voudrais vous faire partager une réflexion de femme. Je m’excuse de le faire devant cette assemblée presqu’exclusivement composée d’hommes. Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement », dit-elle en introduction. Le débat fut incroyablement houleux. Des députés de droite, toute honte bue, renvoyant Simone Veil à un rôle de génocidaire. Comme Jean-Marie Daillet qui l’a accusé de jeter des enfants « au four crématoire », ou René Feit qui a assimilé ce projet de loi au « pire racisme nazi ». Injures, graffitis sur ses murs, croix gammées sur la voiture de son mari, lettres d’insultes, manifestations de commandos anti-IVG : Simone Veil ne s’est pas laissé intimider. La loi a été adoptée, grâce aux voix des communistes et des socialistes, le 17 janvier 1975. 

Femme politique préférée des Français

Engagée à droite, Simone Veil est longtemps restée, dans les sondages d’opinion, la femme politique préférée des Français. Comme un symbole de  droiture et d’honnêteté, dans une époque qui en manque tant, et malgré les clivages.  Quitte à tacler, parfois, sa propre famille politique : elle a certes soutenu Nicolas Sarkozy pour sa candidature à l’élection présidentielle. Mais l’a sévèrement critiqué quand il a fondé son ministère de l’identité nationale, et lorsqu’il a voulu que les enfants de primaire parrainent des enfants juifs victimes de la Shoah. « A la seconde, mon sang s’est glacé », a-t-elle alors déclaré. C’est « inimaginable, insoutenable », a-t-elle ajouté auprès de l’Express. 
Simone Veil était une voix libre dans son propre camp. Lorsqu’elle a été intronisée à l’Académie Française, à 82 ans, Jean d’Ormesson l’avait saluée par ces mots : « Ce que vous êtes d’abord, c’est courageuse. Et les Français aiment le courage ». On ne saurait mieux dire. 
 
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