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Un scrutin qui fausse tout : des résultats désastreux qui frappent avant tout les électorats populaires (les catégories sociales frappées de revenus modestes et de pauvreté)

Posté par jacques LAUPIES le 23 juillet 2017

Si je précise dans le titre : « les catégories sociales frappées de revenus modestes et de pauvreté » à propos des « électorats populaires » c’est que selon moi l’on se complait, dans les analyses politiques, à employer à tort et à travers la notion de peuple. Comme  s’il existait un peuple homogène opposé à quelque chose de mal défini qui pour la plupart d’entre nous serait constituée par les détenteurs de l’essentiel de la richesse. Pour être plus précis on en vient à parler de 1 % de la population qui spolie les 99 % restant. Sans doute est ce une réalité dans notre monde moderne et il est parfaitement fondé de la mettre en évidence pour faire apparaître la contradiction essentielle qui est source des  malheurs que connaît l’évolution de l’humanité. Mais c’est déjà faire une entorse à la définition de peuple communément admise :

Mais voila cette réalité n’a pas dans la vie de traduction de traduction politique et aucun parti ne peut revendiquer son action, ses programmes, d’après cette vision théorique sans risquer d’être totalement incompris tout simplement parce que chacun des deux éléments  de cette contradiction comprend des catégories étant elle même en opposition entre elles.

Pour qui se prétend communiste et donc aspire à une société mettant fin à l’aliénation du travail qui ne peut disparaître qu’avec une répartition de la richesse produite revenant en totalité, sous des formes individuelles ou collectives  à chacun de nous (droit de satisfaire ses besoins : logement , nourriture, éducation, santé, protection sociale, culture, etc.) l’objectif est clair. Il est universel et concerne toutes les classes et catégories. Il est cependant utopique de considérer qu’il peut être atteint sans une stratégie affinée permettant une prise de conscience progressive des intérêts communs à ces différentes classes et catégories.

Mais  les formations politiques qui représentent chacune d’elles se situent en deux groupes essentiels : ceux qui acceptent les rapports d’exploitation et ceux qui veulent y mettre un terme. Les premiers laissant la maitrise du capital qui l’accompagne à une minorité qui en a la propriété, les seconds recherchant l’abolition ou le dépassement de ce système pour organiser la production dans l’intérêt général.

Le paradoxe est que la plupart des sociétés, des peuples les constituant, les possédants ultra minoritaires trouvent des formes de canalisation idéologique, politique, religieuses, qui leur permettent d’obtenir l’assentiment populaire.

Autre paradoxe, particulièrement fort  en France les porteurs de la défense des intérêts particuliers, contre l’intérêt général, ont réussi ce tour de force d’institutionnaliser leur domination. Avec, cerise sur le gâteau, la contribution de multiples partis qui, chacun pour ce qui les concerne, de droite ou de gauche, contribuent allègrement  à entretenir cette division.

Alors pourquoi vouloir obstinément leur offrir  par des compromis compromettants notre caution de communiste ! Efforçons nous d’abord de nous adresser aux catégories et classes les plus éprouvées avec des propositions « qui leur parleront » Tâche complexe et difficile mais nous n’avons pas le choix

 

 

 

Jean-Yves Camus : « Changer le nom du FN, une péripétie »

Entretien réalisé par Olfa Ayed
Vendredi, 21 Juillet, 2017
L’Humanité

Le « séminaire de refondation » du Front national se tient ce week-end. Pour le politologue Jean-Yves Camus, il aura une « fonction cathartique » après des résultats électoraux décevants qui ne mettent pas « pour autant le parti en danger ».

Le FN entame aujourd’hui son « séminaire de refondation ». Après une année électorale conclue par la défaite à la présidentielle et la déception des législatives, quels sont les objectifs des cadres du parti ?

Jean-Yves Camus Après les deux déconvenues électorales, ce séminaire a une fonction cathartique, pour permettre l’expression des mécontentements et de volontés d’évolution. Il faut garder en tête que les ténors ont l’objectif de prendre le pouvoir. Ils sont actuellement dans une position très frustrante : ils sont une des trois forces politiques majeures du pays mais ils n’ont pas de pouvoir effectif. Ce séminaire apportera des réponses sur des questions clefs qui seront soumises au vote des militants lors du congrès de janvier 2018, comme sur la sortie ou non de l’euro, la ligne politique ou le changement de nom du parti. Ce dernier point, toutefois, n’est à mes yeux qu’une simple péripétie, ce n’est pas cela qui changera grand-chose.

Alors que tous les scénarios préélectoraux en faisaient l’adversaire numéro un, le parti d’extrême droite est passé de 10,6 millions de voix à la présidentielle à moins de 3 millions aux législatives. Cela marque-t-il pour autant un coup d’arrêt à ses progrès électoraux ?

Jean-Yves Camus Le FN a toujours eu des résultats électoraux inégaux, sans pour autant mettre le parti en danger. Il y a eu de la lassitude dans l’électorat frontiste : certains étaient déçus de la défaite à la présidentielle et savaient que les législatives étaient jouées par avance à cause du mode de scrutin, non proportionnel. Enfin, le parti a lui aussi subi la forte abstention générale.

La fracture entre le FN du Nord, davantage tourné vers les questions sociales, et le FN du Sud, plus identitaire, continue-t-elle d’être opérante ou ce séminaire marque-t-il le début d’un changement ?

Jean-Yves Camus Il y a en effet un vrai conflit de ligne dans ce parti avec, d’un côté, les amis de Florian Philippot qui pensent que si on ne sort pas de l’Union européenne et de l’euro, on ne retrouvera pas notre souveraineté, ou qui soutiennent le « ni de droite ni de gauche ». D’un autre côté, il y a ceux qui considèrent que la sortie de l’euro est anxiogène et qu’il faut regarder du côté de l’union des droites. Cependant, la figure de Marion Maréchal-Le Pen, leader de cette ligne de pensée, s’est mise en retrait ; cette sensibilité n’a donc pas d’incarnation. Au milieu, il y a Marine Le Pen, qui navigue. Finalement, la fracture sera encore opérante avec les élections européennes de 2019.

Le paysage politique, bousculé par l’arrivée d’En marche !, laisse-t-il le champ ouvert à une recomposition liant le FN à des éléments de la droite dite républicaine ?

Jean-Yves Camus Le problème que rencontre le FN et qui explique ses échecs électoraux, c’est qu’il est seul. Ses prises de position ou son image le rendent insusceptible d’être un partenaire de coalition pour la droite. L’alliance avec Dupont-Aignan n’a pas fonctionné. Pour que le Front national trouve des alliés, il faudrait au préalable que la droite explose. Car, pour l’heure, on ne voit pas s’imposer une aile qui serait prête à se positionner suffisamment à droite pour inclure une alliance. Laurent Wauquiez fait partie de ce courant très à droite, mais il n’a pas répondu aux appels du pied de Marion Maréchal-Le Pen. Lors des législatives, tous les députés LR qui se situaient sur une ligne ultradroitière ont été éliminés et en sont sortis éreintés. Pour le moment, le FN attend de régler ses problèmes internes et, tant que l’avenir du parti « Les Républicains » n’est pas connu, il a intérêt à rester en position d’attente.

 

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