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Il faisait parti de ces acteurs dont le nom suffit à donner envie de voir un film dans lequel ils ont un rôle

Posté par jacques LAUPIES le 22 juillet 2017

 

 

Claude Rich est mort

Vendredi, 21 Juillet, 2017
Humanite.fr

Le comédien est décédé à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille à l’AFP. Il était devenu une star au cinéma dans le rôle Antoine Delafoy dans Les Tontons Flingueurs. Nous vous proposons de relire l’entretien qu’il avait accordé à l’Humanité en 1996 à l’occasion de la sortie du film Désiré ainsi qu’un portrait qu’en avait fait Vincent Ostria en 2004.

Portait de Claude Rich par Vinvent Ostria en 2004

Comédien en tous genres, Claude Rich passe avec une aisance confondante du tragique au comique, du cinéma d’auteur à la gaudriole.

Toujours actif à soixante-quinze ans (il ne les fait pas), ce grand échalas amusé dont l’oeil frise et pétille en permanence, ne semble jamais avoir tout à fait réussi à sortir de l’enfance malgré ses cheveux blancs. On attend toujours de lui quelque espièglerie. Cela n’empêche pas ce dandy d’être un bourreau de travail, qui a tourné une bonne centaine de films pour le cinéma et la télé, et figuré dans presque autant de pièces ; dont une partie écrites par ses soins (comme Un habit pour l’hiver).

Car cet ancien du conservatoire, collègue de Jean-Paul Belmondo, élevé au biberon de l’art dramatique par le grand Charles Dullin, est aussi auteur par-dessus le marché, le bougre. Mais cela ne se sait pas trop et il continue d’aligner les rôles avec une régularité imperturbable, alternant, avec une aisance qui force l’admiration, les films sérieux et comiques, le cinéma d’auteur et le grand public. Plutôt cantonné dans les seconds rôles, jouant souvent les faire-valoir, les dignes cocus, Claude Rich surprend régulièrement son monde en montrant que ses capacités sont immenses et qu’il peut tenir un film sur ses épaules sans difficultés. Comme Je t’aime, je t’aime, romance spatio-temporelle (1968) d’Alain Resnais, ou bien le Crabe-Tambour (1977), digne drame maritime tendu et viril de Schoendoerffer. Ce qui ne l’empêche pas de faire le Zouave – titre d’une de ses propres pièces – dans Oscar, les Tontons flingueurs ou même Astérix et Obélix, mission Cléopâtre (2002), où il est délicieux en druide Panoramix. Si sa prestance presque britannique peut le pousser à incarner des êtres guindés, elle est contrebalancée par une fantaisie extrême, une façon de ne jamais se prendre complètement au sérieux. Ce qui lui a un peu nui d’ailleurs, et l’a un peu privé de la carrière de premier plan à laquelle il aurait pu prétendre (quoique…). D’un autre côté, cela fait de lui une des figures les plus attachantes du paysage audiovisuel français. Le genre d’acteur qu’on ne remarque guère, certes, ou qu’on trouve tout naturel de voir régulièrement, mais dont on déplorera un jour amèrement la disparition.

Parfois futile, parfois presque sournois, voire sadique (dans la Guerre des polices, par exemple, où il joue le malsain commissaire Ballestrat), Rich est cependant un de nos plus attachants comédiens. En fait, tout lui est pardonné. Ses rôles dans des films de seconde zone (surtout dans les années soixante : Comment trouvez-vous ma sour ? les Fauves sont lâchés, Monsieur le président-directeur général, Un milliard dans un billard) sont rachetés par des prestations chez Renoir, Truffaut, Resnais ou René Clair. Parfois il cachetonne, parfois il casse la baraque avec un rôle qui fait l’unanimité : voir son interprétation de Talleyrand, dans l’adaptation du Souper de Brisville par son vieux complice Molinaro, qui lui valut un césar.

Les intrusions de Rich dans le cinéma assez franchouillard d’Audiard (Michel) et consorts (Lautner et Kaminka par exemple) semblent l’avoir mithridatisé contre la vulgarité et la connerie. Il peut tout faire. Il pourrait même jouer chez Godard et juste après avec Éric et Ramzy sans que personne ne trouve à y redire. Résultat des courses : il n’arrête pas. Après une piquante prestation (en juge Marquet) dans la dernière adaptation du Mystère de la chambre jaune, où il renvoyait prestement la balle au zébulonesque Denis Podalydès, le comédien a tourné cinq films dont le Cou de la girafe où il est en vedette avec la charmante Sandrine Bonnaire . Certains acteurs semblent inoxydables.

Vincent Ostria

Lire également :

Un entretien avec Claude Rich pour l’Humanité réalisé en 1996

 

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