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Brève analyse des résultats du deuxième tour de la législative à Tarascon et sur la circonscription

Posté par jacques LAUPIES le 20 juin 2017

La seizième circonscription se voit dotée d’une Députée de la majorité présidentielle qui a contenu avec peine la candidate du FN,  laquelle se prévaut de votes populaires et crédite son adversaire élue du soutien des « bobos d’Arles ». Une analyse un peu rapide qui mérite un examen plus approfondi.

Car le niveau de l’abstention à 56 % a canalisé probablement beaucoup de ces votes « populaires » (entendons par là les catégories de population la plus défavorisée)

L’électorat communiste sur la ville d’Arles, fondu dans celui de la France Insoumise au premier tour, a visiblement apporté un soutien déterminant par un vote anti FN en faveur de la candidate LREM. Cette dernière ayant évidemment capté une grande partie des voix du PS et de « centre gauche » dès le premier tour. Il est un peu aventureux de qualifier, comme l’a fait la candidate FN, celui ci de bourgeois.

Néanmoins il s’inscrit parfaitement dans l’influence qu’exerce une petite bourgeoisie locale qui entraine (de moins en moins certes) des catégories de retraités et parfois de jeunes dans un soutien au social libéralisme macronien dont ils vont se rendre vite compte qu’il use de la présence du FN pour survivre et constitue une manipulation qui coute cher au PS mais préserve une certaine partie de sociaux démocrates qui gravite dans l’entourage du Député sortant. Le transfert est réel et orchestré !

Par contre les résultats de Miramas et Tarascon moins soumis à cette influence  semblent montrer que, la sociologie des électorats combinée  aux influences politiques précédemment évoquées produit des effets moindre plaçant la candidate FN largement en tête. Une progression très forte du FN sur ces deux villes (61,51 % à Tarascon et 54.67 %) mérite attention.

Le milieu rural (notamment à Tarascon et dans les villages) montre une nette progression du FN qui peut s’expliquer par une droite battue au premier tour qui s’est reportée en partie sur la candidate frontiste. C’est le cas évident aux Saintes Marie de la Mer qui permet au FN d’atteindre les 56 %. Le gain de 20 % ne provient pas dans cette ville d’ailleurs que de la droite LR.

Mais à l’examen des résultats de Tarascon par Bureaux, le centre ville disposant d’une population à forte présence de travailleurs immigrés et généralement d’un ensemble de population très paupérisée, est nettement plus hostile au FN que certains plus « résidentiels » en périphérie (excepté « Soupiron ») Bien évidemment quand on récolte  de tels pourcentages de voix il comprend nécessairement des employés, des ouvriers, désorientés par la politique des précédents gouvernement. L’ossature de cet électorat est bien ailleurs d’un point de vue sociologiue autant qu’idéologique. 

Il ressort de ces premiers constats que seul un travail politique approfondi peut permettre de sortir de l’impasse dans la quelle se trouve la population, que bien entendu l’état de difficulté à laquelle elle est soumise ne peut être modifié que par sa prise de conscience et que, de  notre point de vue l’aboutissement d’une élection d’une candidate propulsée par l’effet Macron n’est certainement pas la bonne solution.

Cette circonscription aurait mérité une candidature unique des forces de gauche prenant appui sur une réelle volonté des forces déjà élues dans les deux villes les plus importante sur la circonscription (Arles et Miramas). Cela n’a même pas été débattu !  Même si le candidat de la France Insoumise n’a pas démérité, il ne pouvait privé des appuis locaux, malgré le soutien partiel des communistes, espérer être présent au second tour.

La « place » a été prise de justesse par une candidature qui annonce les atteintes au droit du travail, l’augmentation de la CSG. Le réveil sera douloureux mais retenons que le vote Mélenchon et Hamon au premier tour de la Présidentielle, l’abstention massive, les votes blanc et nuls constitue un point d’appui pour redonner à la gauche anti austérité une force qu’elle n’aurait jamais du perdre.

Comme on ne refait pas l’histoire efforçons nous d’en construire une nouvelle mieux conforme à nos espérances. Cela passe par un Parti Communiste renforcé et influent.

 

Bouches-du-Rhône, circonscription 16 Résultats Législatives 2017

126 018 habitants vivent dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône. L’âge moyen est de 41.4 ans, et 21 % de la population est diplômée de l’enseignement supérieur.

Le revenu médian est de 17 606 euros annuel, soit plus de 10% en dessous de la moyenne nationale.

En 2016, le taux de chômage de cette circonscription était de 30%, soit 0.01% qu’en 2015.

Elue à l’Assemblée Nationale

Monica MICHEL : En marche !51,17%18 341 voix 

Valérie LAUPIES : Front national48,83%17 505 voix

Population Bouches-du-Rhône, circonscription 16

(126 018 personnes)
Inscrits

71,91 % (90 614)
Participation

43,54 % (39 456)
Abstention

56,46 % (51 158)
Exprimés

90,85 % (35 846)
Blancs

6,08 % (2 399)
Nuls

3,07 % (1 211)

Résultats du second tour Arles

Elue à l’Assemblée Nationale :
Monica MICHEL En marche 57,58% 8 240 voix(Circonscription : 51,17%) 

Valérie LAUPIES : Front national 42,42% 6 070 voix(Circonscription : 48,83%)

Population Arles (13280)

(52 566 personnes)
Inscrits

70,80 % (37 217)
Participation

42,18 % (15 698)
Abstention

57,82 % (21 519)
Exprimés

91,16 % (14 310)
Blancs

6,06 % (952)
Nuls

2,78 % (436)

Résultats du second tour Tarascon

Valérie LAUPIES : Front national 61,51%2 380 voix( Circonscription : 48,83%)

Monica MICHEL : En marche  38,49%1 489 voix (Circonscription : 51,17%)
 
Population Tarascon (13150)

(13 941 personnes)
Inscrits

69,56 % (9 697)
Participation

43,46 % (4 214)
Abstention

56,54 % (5 483)
Exprimés

91,81 % (3 869)
Blancs

5,27 % (222)
Nuls

2,92 % (123)

Résultats du second tour à Miramas (13140)

Miramas (13140) est une commune située dans les Bouches-du-Rhône qui compte 25 002 habitants pour une superficie d’environ 26 km².

Résultats du second tour

Valérie LAUPIES : Front national 54,67%3 240 voix (Circonscription : 48,83%)

Monica MICHEL : En marche  45,33%2 686 voix (Circonscription : 51,17%)

Population Miramas (13140)

(25 002 personnes)
Inscrits

66,05 % (16 514)
Participation

39,60 % (6 539)
Abstention

60,40 % (9 975)
Exprimés

90,63 % (5 926)
Blancs

6,30 % (412)
Nuls

3,07 % (201)

 

RESULTATS NATIONAUX

  • 4.86% des votes La France insoumise 17 sièges

  • 1.21% des votes PCF – Parti communiste français 10 sièges

  • 5.67% des votesPS – Parti socialiste 29 sièges

  • 1.47% des votesDivers gauche 12 sièges

  • 0.14% des votesPRG – Parti radical de gauche 3 sièges

  • 0.11% des votesEcologiste 1 siège

  • 42.89% des votesEn Marche! 308 sièges

  • 6.04% des votesMoDEM – Mouvement démocrate 42 sièges

  • 3.02% des votesUDI – Union des Démocrates et Indépendants 18 sièges

  • 1.68% des votesDivers droite 6 sièges

  • 22.35% des votesLR – Les Républicains 113 sièges

  • 0.1% des votesDLF – Debout la France 1 siège

  • 8.85% des votesFN – Front national 8 sièges

  • 0.1% des votesExtrême droite 1 siège

  • 0.76% des votesRégionaliste 5 sièges

  • 0.52% des votesIndépendant – Divers 3 sièges

Elections législatives: Déclaration du PCF

 

Les français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville (13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d’opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires. Les députés communistes travailleront dès cette semaine à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu’ils ont élaborées durant leurs campagnes.

 

Le groupe PCF – Front de Gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse.

La cote d’alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d’urgence l’ouverture d’un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l’instauration de la proportionnelle. Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.

Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d’une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu‘elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d’emplois qui aspirent à une sécurité d’emploi et de formation pour une vie digne.

C’est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l’été soit celui des mauvais coups.

En effet, dès cet été, les députés d’En Marche ! vont être sommés d’obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner lespleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique.

Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin.

La Fête de l’Humanité, en septembre, sera un moment fort de cette riposte et de cette reconstruction.

 

 

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Maurice Ulrich, éditiorialiste de l’Humanité, nous livre ses premières réactions au soir du deuxième tour des élections législatives.

Posté par jacques LAUPIES le 19 juin 2017

 

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Maurice Ulrich, éditiorialiste de l'Humanité, nous livre ses premières réactions au soir du deuxième tour des élections législatives. dans POLITIQUE spacer Bonjour Jacques,

Tu trouveras ci-après la déclaration définitive du Parti communiste avec la liste des 11 député-e-s élu-e-s.

Fraternellement

Emilie Lecroq
 

Ce soir, les français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville(13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d’opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires. Les députés communistes travailleront dès cette semaine à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu’ils ont élaborées durant leurs campagnes. 

Le groupe PCF – Front de Gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse.

La cote d’alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d’urgence l’ouverture d’un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l’instauration de la proportionnelle. Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité. 

Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d’une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu’elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d’emplois qui aspirent à une sécurité d’emploi et de formation pour une vie digne. 

C’est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l’été soit celui des mauvais coups.

En effet, dès cet été, les députés d’En Marche ! vont être sommés d’obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte. 

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique. 

Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin.

La Fête de l’Humanité, en septembre, sera un moment fort de cette riposte et de cette reconstruction.

 

Le Parti communiste français
Paris le 18 juin 2017

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REGARD SUR L’ACTU #17 : législatives, La Poste, Corbyn, bac philo, école, Négar Djavadi

Posté par jacques LAUPIES le 18 juin 2017

 

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Sans commentaire ! un article destiné aux ânes qui ne veulent pas boire. A lire ! Merci l’Huma

Posté par jacques LAUPIES le 18 juin 2017

 

Kohl, le chancelier qui fit chanter l’Europe

Vendredi, 16 Juin, 2017
Humanite.

Le défunt chef de l’état germanique a imposé une réunification de son pays puis une construction de la zone euro aux strictes conditions monétaristes des Konzerne, les grands groupes ouest-allemands, à l’origine des terribles déséquilibres européens actuels.

L’avalanche de célébrations dévotes que suscite dans les milieux les plus autorisés du continent, la disparition de l’ex chancelier Helmut Kohl, mort vendredi 16 juin à l’âge de 87 ans, ne doit rien au hasard. Si ce n’est le contenu des oraisons, leur enflure est à la mesure du rôle historique joué par le personnage. Voilà un homme qui aura unifié l’Allemagne et se sera propulsé illico comme le principal architecte de l’Europe telle qu’elle fonctionne. Et donc aussi …des travers les plus terribles qui l’affectent désormais. Jusqu’à ces déséquilibres de plus en plus patents qui la menacent de… dislocation.
Kohl « l’européen » aura commencé par jouer très «perso» dans la conduite de l’unification allemande. Il préféra la brutalité de l’annexion pure et simple de l’ex RDA à la République fédérale à la convocation d’une assemblée constituante, comme le souhaitaient pourtant les manifestants qui ont fait chuter  le régime autoritaire et étatiste de l’ex RDA en 1989. Pour mener rapidement à bien cette «Kohlonisation», selon le terme que n’hésita pas à employer alors l’écrivain Günter Grass, il dégaina l’arme monétariste. Il permit ainsi aux Siemens, Thyssen, Bayer et autres Volkswagen de prendre quasiment du jour au lendemain  le contrôle de toutes les richesses économiques de l’Est. 
L’union monétaire interallemande, le passage brutal au Deutsche Mark, allait provoquer une vague de faillites et pousser dans la misère et le chômage près de la moitié de la population des « nouveaux Länder » de l’Est.
En pleine cohérence avec cette logique, Kohl « l’européen » mit ses partenaires de l’UE devant le fait accompli. Usant à nouveau de l’arme monétariste il leur imposa de co-financer, de fait, une « unification allemande» dont le coût explosait compte tenu de l’extension rapide du chômage. La hausse brutale des taux d’intérêt au sein du système monétaire européen conduisit les « partenaires » à absorber, comme les salariés et les citoyens « ordinaires » de son pays, une bonne partie du choc. 
Kohl « l’européen » fit chanter l’Europe: ou bien, fit-il comprendre en substance, l’Allemagne unifié largue les amarres de l’Union Européenne, ou bien celle ci accepte toutes ses conditions dans la mise en œuvre de sa future monnaie unique. Après une longue nuit de négociations à Maastricht en 1992 il l’emporta sur toute la ligne avec le lancement du processus d’union monétaire intereuropéen qui devait conduire à la création de l’euro. 
Soumis , le président, François Mitterrand, vendit bruyamment au public français la réussite de l’arrimage du navire allemand au projet européen alors qu’il accepta en réalité toutes les conditions d’une construction dominée par les intérêts des Konzerne, les grands groupes ouest-allemands.
C’est cela qui est à l’origine aujourd’hui des funestes déséquilibres intereuropéens.  C’est cela qui alimente les nationalismes alors même que coopérations et solidarités européennes sont plus nécessaires que jamais. 
N’est ce pas le chantage de Kohl « l’européen » que reprend, ce jeudi 15 juin, avec la même opiniâtreté, Wolgang Schäuble, le ministre des finances d’Angela  Merkel – personnage d’ailleurs longtemps considéré au sein de la CDU comme le dauphin de l’ex chancelier – en ne lâchant quasiment rien à l’euro-groupe sur la restructuration de l’insoutenable dette grecque dont un « aménagement » a été au mieux envisagé pour… 2018.
Isolé, Schäuble a pu s’imposer en profitant une nouvelle fois de la soumission des dirigeants européens et singulièrement de la pusillanimité du nouveau ministre français de l’économie, Bruno Lemaire. 
Pourtant ce nouvel épisode grec fait apparaître de façon toujours plus criante le besoin de refondation du projet européen. Il y va de l’intérêt de tous les peuples, tous pénalisés par le monétarisme germanique, y compris les salariés allemands dont les syndicats sont aux avant-postes du combat anti-austéritaire. L’Europe ne pourra survivre que si elle se libère du vieux chantage de Kohl «l’européen.»
Journaliste

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Intérêt personnel et intérêt général à mettre sous protection de la loi

Posté par jacques LAUPIES le 17 juin 2017

Des hommes politiques, battus aux élections, traitent les électeurs d’ingrats quand ce n’est pas de moutons qui ne comprennent rien à la vie politique. A l’inverse des électeurs généralisent la  décadence des politiques, selon eux tous corrompus. Du coup les élus, dont la grande majorité se voit ainsi stigmatisée alors qu’elle est généralement peu suspecte d’abuser du bien public.

Pas bon ça, pour la démocratie ! car si l’on ne croit plus en l’honnêteté des élus et par voie de conséquence des partis politiques qui les investissent, il ne reste plus qu’à fuir les urnes. Si le peuple renie ce pouvoir il ne reste plus qu’à ceux aspirent à le prendre d’user de son renoncement. Et c’est ce qui est en train de se passer !

A qui donc  profite de cette déliquescence? A la finance et au capital, aux grandes firmes commerciales et industrielles, maitres de l’économie et de l’exploitation du travail, possédant tout :  entreprises de production, main mise sur l’éducation, la formation et l’information. Disposant d’un ancrage  parmi des couches sociales moyennes (supérieures et inférieures) ils vont prendre à l’assaut le dernier obstacle à leur domination totale : l’état républicain, déjà en dégradation, mais insuffisamment docile ! 

Ils n’ont même pas besoin du totalitarisme latent capteur de désespérance et qui paralyse la prise de conscience populaire, divise les exploités et leur offre de chimériques perspectives d’un autre âge. Ils en font l’ennemi du moment, le laissant s’organiser en armée de réserve réactionnaire dont les officiers et sous officiers sont en cours d’instruction pour le pire, sans en avoir même conscience pour certains, usant d’imposture en se parant de patriotisme, de pseudo laïcité, de protection sociale.

Déjà coupables de modéliser la société à leurs besoins ils vont aggraver son état !

Ce qui est scandaleux et irrite, y compris les partis et élus qui depuis des lustres, avec leur politique on fabriqué la catastrophe économique sociale et la décrépitude culturelle que nous connaissons, serait d’après eux l’apparition d’une sorte d’ingratitude. Comme si leur complaisance avec le système méritait la moindre reconnaissance.

Hormis les malins de droite (et il y en a bon nombre) qui font de la politique un moyen de défense d’intérêt personnel ou de classe et  de possible « ascension » sociale, il y a aussi ceux qui sont attachés aux « vertus » du libéralisme par conviction, croient en la réussite qui hisse à un niveau élevé et font de la liberté d’entreprendre leur profession de foi, en opposition à la nécessaire planification démocratique prenant en compte l’intérêt collectif. Non seulement pour consommer mais aussi pour produire. Des conceptions respectables qui ne résistent pas à l’expérience et conduisent aux guerres et hélas moins souvent aux révolutions.

Hormis les malins de gauche qui font de la politique un moyen de défense de leur intérêt personnel et de leur réussite sociale, il y a ceux qui croient  au partage, à plus d’égalité et donc de liberté, pensent que l’intérêt général prévaut sur l’intérêt particulier.

Pour les uns et pour les autres existe cette contradiction entre l’intérêt individuel et collectif. Une opposition que même les plus altruistes ne peuvent pas dépasser aussi facilement qu’on le dit car solidaires, ils sont aussi en concurrence et héritiers de civilisation qui n’ont pas éradiqué les cupidités, les jalousies, aui naissent des inégalités.

Tous les règlements, toutes les lois, toutes les « moralités » visant à rendre à la société plus équitable dans le partage des richesses, sont utiles mais n’ont que des effets relativement limités, dès lors que n’est pas remis en cause le contrôle du  pouvoir par les dominants.

Les communistes, dont l’idéal se confond avec la recherche du partage, peuvent-ils être meilleurs que les autres ? Eux aussi ont besoin de règles et de lois pour éviter que cet idéal soit instrumentalisé à des fins de convoitises personnelles. Ils ne peuvent aussi aisément échapper à ce « réflexe naturel » de défense de leur personne, cependant contrebalancé par celui de l’altruisme face à la souffrance d’autrui.

A mon sens, rien de naturel dans tout ça si ce n’est, au fil de l’évolution de l’humanité, et peut-être bien plus avant, d’une adaptation que génère la sélection naturelle. Mais, dès lors que la pensée humaine nait et se perfectionne, avec l’usage de l’outil en particulier, nait la culture qui affirme et renforce l’exigence de solidarité laquelle  très tôt a permis à notre espèce de s’imposer parmi les autres.

Une marche en avant bourrée d’obstacles dont le principal est bien la naissance de la propriété des moyens de production (hommes et femmes compris) qui provoque l’aliénation du travail, ce cancer dont on ne se guérit toujours pas et dont la dimension planétaire peut conduire à notre propre disparition.

La meilleure thérapie est donc de se libérer de ce mal ne peut donc se retrouver que dans de nouvelles lois régissant à la fois la répartition et l’utilisation des richesses et les libertés individuelles : « La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent » (déclaration des droits de l’homme de 1793)

Comment cela peut il se faire si le peuple souverain se prive de son expression la plus élémentaire, celle du suffrage universel ?

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On peut comprendre que sur la 16ème circonscription la hauteur du débat, comme en témoigne la présentation des options des deux candidates (LREM et FN) dans la Provence d’hier, ne passionne pas les foules et que ceux qui sont préoccupés par les grandes questions qui demain devront mobiliser le parlement ne retrouvent pas leurs petits. Plus même il semble que sur une question aussi importante que les regroupements de communes l’une et l’autre se gardent bien d’évoquer  les risques qu’encourt la population privée de son pouvoir de contrôle par les élus de proximité.

De quoi inciter l’électeur à rester chez lui, à moins qu’il ne soit passionné par un égal attachement à la tradition tauromachique émanat des dires des deux candidates ? Mais, exceptée une poignée de bobos irresponsables, qui peut raisonnablement s’opposer à la tradition camarguaise et ses liens avec la tauromachie espagnole.

Quant aux  grandes questions sociales (pouvoir d’achat, santé et sécurité sociale), à l’économie, à l’Europe, silence radio ! Ne parlons pas de ce qui fâche !

Veut on élire des députés ou des élus locaux porteurs de revendication plus par opportunisme que par conviction ?

 

Législatives. Face aux projets Macron, des députés pour résister

 

Kareen Janselme, Lionel Venturini, Julia Hamlaoui
Vendredi, 16 Juin, 2017
L’Humanité

Régressions des droits sociaux, de la démocratie et des libertés… le programme concocté par le président de la République est lourd de dangers. Dimanche, il s’agit de conquérir des sièges à l’Assemblée pour s’y opposer.

Àl’image des premiers pas du gouvernement d’Édouard Philippe, les projets d’Emmanuel Macron ont de quoi inquiéter. Les droits sociaux, démocratiques et même les libertés pourraient être sérieusement écornés si le programme du chantre de la « modernité », porteur de toutes les vieilles lunes libérales, n’est pas entravé par la future Assemblée. Face à la vague de la République en marche qui s’apprête à déferler sur l’Hémicycle (avec plus de 400 sièges promis par les projections des instituts de sondage), 61 % des sondés souhaitent que « le second tour rectifie le premier, en apportant une majorité de députés favorables à Emmanuel Macron moins importante qu’attendu », selon une étude Elabe pour BFMTV. Un vœu qui, s’il se réalise, pourrait offrir une marge de manœuvre moins étroite à l’opposition pour faire face à de nombreux projets néfastes.

1. Affaiblissement démocratique du parlement

Il n’est « pas possible, pas souhaitable, car ce serait un hold-up », qu’une majorité trop large sorte des urnes. En campagne, le candidat Macron pointait lui-même, comme ici à Angers en février dernier, le danger pour la démocratie d’une Assemblée monochrome, ou peu s’en faut. À l’heure d’engranger peut-être, dimanche, une majorité confortable, le président a moins d’états d’âme à voir un Parlement à sa main. Ses projets de réforme du travail parlementaire parlent pour lui, à commencer par la réduction d’un tiers des députés. Flattant l’air du temps d’élus trop bien traités, le passage de la représentation nationale au Palais Bourbon de 577 élus à 385 s’accompagnerait d’une réduction drastique du temps législatif à trois mois par an au lieu de six, « pour légiférer et porter les lois du gouvernement. […] Le reste du temps, on doit le consacrer au contrôle parlementaire ». Sans que les moyens de ce contrôle aient été définis. Le chef de l’État souhaite en parallèle que la procédure accélérée d’examen des textes devienne la règle, en contradiction flagrante avec le désir affiché de revitaliser la vie parlementaire. Le droit d’amendement des députés se trouverait ainsi sérieusement écorné, puisque ceux rejetés en commission n’auraient plus le droit d’être présentés dans l’Hémicycle. Pour couronner le tout, échaudé par le souvenir des débats lors de l’examen des lois Macron et El Khomri, passées en force à coups de 49-3, l’actuel chef de l’État défend le recours aux ordonnances, une simple formalité pour lui, avec un groupe de députés pléthorique pour voter les deux lois, d’habilitation et de ratification, nécessaires. Chaque député En marche! élu s’engage à signer un « contrat avec la nation », obligation déguisée de voter les textes du gouvernement. En fait, une charte volontairement imprécise pour ne susciter aucune remarque, mais véritable blanc-seing au gouvernement.

2. Salariés, fonctionnaires et retraités en première ligne

S’il obtient une large majorité, le gouvernement obtiendra facilement la validation de la loi d’habilitation à légiférer par ordonnances sur la réforme du travail, qui sera examinée en Conseil des ministres le 28 juin. Au programme : l’inversion de la hiérarchie des normes avec des accords d’entreprise qui primeront sur les accords de branche, c’est-à-dire la multiplication de négociations à la carte sur la durée du travail, voire sur le contrat de travail, mais aussi le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur pour contourner les syndicats, la fusion de toutes les instances représentatives du personnel (IRP). Autre réforme annoncée dans la foulée pour bousculer notre « modèle social », la suppression des cotisations salariales sur l’assurance-maladie et l’assurance chômage, qui sera effective dès le 1er janvier 2018 pour, soi-disant, « redonner du pouvoir d’achat » aux salariés. Cette suppression sera financée par une hausse de la CSG. Un mini « gain » pour les salariés, mais une maxi-contribution pour les retraités modestes et moyens qui ont déjà souffert du gel des pensions et d’une hausse de leur fiscalité.

Emmanuel Macron n’en oublie pas pour autant les fonctionnaires. En campagne, il a promis de ne pas remplacer 120 000 départs en retraite d’agents publics. Le nouveau président n’a jamais caché sa vision du statut, qu’il n’estime aujourd’hui plus « adéquat », les services publics eux-mêmes représentant un « coût » trop important… Si le nouveau ministre de l’Action et des Comptes publics a de suite voulu déminer le terrain en recevant d’emblée les syndicats, il a confirmé le chiffre de 120 000 suppressions de postes et a laissé entendre que la valeur du point d’indice (base de la rémunération) ne serait pas augmentée cette année. Enfin, le nouveau gouvernement va s’occuper des plus fortunés, avec une attitude bien plus favorable : l’ISF (impôt sur la fortune) ne concernera que le patrimoine immobilier. La fiscalité des revenus du capital va être allégée avec pour résultat des impôts réduits de plus de la moitié pour le haut du panier. Le patron le mieux payé du CAC 40 pour 2016, selon le classement de Challenges, doit s’en féliciter. Avec un total de près de 10 millions, le PDG du groupe Carrefour a obtenu une augmentation de 38 % de sa rémunération grâce à l’attribution d’actions de performance.

3. Menaces sur les libertés individuelles et collectives

Si on pouvait lire dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron que « la sécurité est la première de nos libertés » – ce qui en dit déjà long –, pas de trace en revanche du projet de loi qui doit être présenté en Conseil des ministres, mercredi prochain, et qui vise à transposer dans le droit commun l’état d’urgence (après une nouvelle prorogation prévue pendant l’été). Assignations à résidence, perquisitions administratives, fermetures de lieux de culte ou de réunion, interdictions de cortèges… le tout, selon le projet révélé par le Monde, confié au ministère de l’Intérieur et aux préfets, sans intervention du juge judiciaire.

De quoi provoquer une levée de boucliers, à l’instar de la Ligue des droits de l’homme (LDH), qui fustige des dispositions qui « piétineraient les libertés individuelles et collectives, et nous feraient basculer dans un autoritarisme d’État », rappelant que d’ores et déjà l’état d’urgence est utilisé contre des militants associatifs, syndicaux ou politiques. C’est ce qu’a attesté un rapport d’Amnesty International publié fin mai. L’ONG, après un an d’enquête, y dénonce une restriction disproportionnée du droit à manifester en raison de ces mesures d’exception.Côté liberté de la presse, plusieurs sociétés de journalistes ont fait part de leurs inquiétudes, cette semaine. Dans la foulée, la ministre du Travail a fait mine de rétropédaler en retirant une partie de sa plainte relative à la divulgation des pistes à l’étude pour la future loi travail. Ce recours en justice n’est pas le seul fait d’armes du gouvernement avec le coup de téléphone en « simple citoyen » à Radio France du ministre de la justice, François Bayrou, pour tenter de faire pression lors de la révélation de l’affaire des assistants parlementaires du Modem. Ou encore, selon le compte rendu d’une centrale syndicale qui circule sur les réseaux sociaux, avec la pression du cabinet du ministère du Travail pour que l’organisation respecte « une totale confidentialité », sous peine de voir les informations délivrées par le gouvernement réduite « au minimum ». À cette lumière, l’action dans le précédent gouvernement de l’actuel président apparaît désormais comme un présage : la loi Macron comportait initialement un article, finalement supprimé, sur le secret des affaires visant à sanctionner les lanceurs d’alerte.

 

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