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La solidarité de l’Algérie envers les luttes révolutionnaires…

Posté par jacques LAUPIES le 17 mai 2017

Un petit bol d’air du rappel des solidarités révolutionnaires dans le monde de la deuxième moitié du 20ème siècle ne nous fait pas de mal. Le document que nous a présenté Arte ce soir a la mérite de nous rappeler des évènements qui ont accompagné nos premiers pas de communiste, issu de la génération d’après guerre, bercé tout petit par cette résistance, toute imprégnée de grands espoirs. .

On y retrouve une belle leçon d’histoire dont certains épisodes nous avaient échappés, qu’il n’est pas inutile de se remémorer et que nous aimerions tant transmettre à des petits enfants lesquels d’évidence vont devoir écrire leur histoire, à eux, pour la plupart hors de cette mémoire. Car au train ou vont les évènements, chacun de ces jeunes sont appelés à évoluer dans un flots d’informations manipulées, les yeux rivés sur un iPhone qui durant des heures les distrait autant du réel présent que de celui du passé. Mais c’est bien là ce qui explique certains immobilismes, voir retours en arrière : la méconnaissance du passé !

Premières victimes : ces générations de fils et petits fils d’immigrés venus d’Afrique du Nord qui pour beaucoup ont une vision réduite des luttes de libérations nationales. Propulsés pour des raisons économiques, et parfois politiques (enfants de Harkis entre autre) ballotés entre une certaine incompréhension du positionnement de leurs parents victimes d’un colonialisme a bout de souffle, de la colère révolutionnaire de leur peuple et  de l’ingratitude du pays colonisateur que fut la France, ces générations  ne mesurent pas toujours les sacrifices consentis par leurs ainés, le soutien que nous leur a apporté une grande fraction du peuples français, notamment les communistes !

Ce documentaire est certes axé sur la mise en évidence de la solidarité de l’Algérie aux luttes  progressistes et révolutionnaires dans le monde. Et il le fait bien. Alors jeunes d’où que vous veniez regardez le !

 

 

Télévision. Quand Alger la Blanche était Alger la Rouge

Pierre Barbancey
Mardi, 16 Mai, 2017
L’Humanité

Alger : La Mecque des révolutionnaires (1962-1974), de Ben Salama. Arte, 22 h 20. Le réalisateur Ben Salama a réalisé un documentaire sur cette Algérie qui accueillait les révolutionnaires du monde entier, dont Mandela et le Che.

Qui a dit: « L’Algérie, c’est mon pays » ? Non, non, pas Enrico Macias mais Nelson Mandela lui-même, venu à Alger au lendemain de sa libération pour remercier tout un peuple du soutien qu’il lui avait toujours accordé. Mandela n’a en effet jamais oublié l’aide qu’il a reçue et l’entraînement militaire qui lui a été prodigué par des officiers de l’Armée de libération nationale (ALN), sortis victorieux de la guerre d’indépendance. Mandela, un révolutionnaire parmi tant d’autres qui se sont déplacés en terres algériennes. Si nombreux et si divers… Amilcar Cabral, fondateur du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) et qui avait le sens de la formule, a un jour lancé: « L’Algérie c’est La Mecque des révolutionnaires. » Le réalisateur Ben Salama s’est penché sur cette période qui s’étend de 1962, année de l’indépendance algérienne, à 1974, au moment de l’infléchissement de la politique algérienne. Le nouveau pouvoir algérien s’installe avec, à sa tête, Ahmed Ben Bella, président, et Houari Boumediene, chef de l’ALN, qui devient ministre de la Défense. L’anti-impérialisme est le maître mot. Che Guevara vient voir les premières réalisations de la révolution algérienne. L’Algérie brille de mille feux révolutionnaires et tous viennent, voire s’y installent. L’aide est morale, politique, financière. Boumediene, qui débarquera Ben Bella à l’issue d’un coup d’État en 1965, poursuivra sur cette route quelques années…

Les images d’archives aidant, soutenu par le commentaire de Ben Salama, nous voici replongés dans cette époque. Un seul regret cependant, qui n’enlève rien à la qualité de ce documentaire: l’absence des paramètres algériens autres que le pouvoir et qui ont contribué à cette atmosphère de nouveau monde: le journal Alger républicain, d’Henri Alleg, et même la présence des « pieds-rouges ». Enfin, alors qu’aujourd’hui le pays est marqué par les années de plomb et l’intégrisme religieux, il faut rappeler combien la culture (théâtre, cinéma, littérature) a contribué aux élans révolutionnaires, qui, à ce moment-là, ont fait d’Alger la Blanche Alger la Rouge.

 

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