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Macron président ! Et après ?

Posté par jacques LAUPIES le 9 mai 2017

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avant de dépouiller…

 

Que dire au lendemain de l’élection de ce nouveau Président ! D’abord qu’il a servi de barrage à l’extrême droite qui cependant quoiqu’en dise les commentateurs, n’est pas laminée et parfois même conforte ses positions. Car passer de 22 % à 34 % n’est pas anodin. Certes cela aurait pu être moins important comme progression si les états d’âme  des stratèges du « bonnet blanc et blanc bonnet » sous influence un peu boboéiste, un peu intello effarouché ou encore stratège puritain gauchisant de la dernière heure, n’avaient cru devoir s’abstenir , voter nul ou blanc.

Ce qui nous vaut à Tarascon un 55 % pour le FN à ce deuxième tour. Ce qui signifie que les 17 % de la droite ont surement, pour une bonne part alimenté Marine, pendant que la « pudeur » de nombre d’électeurs de gauche, que je comprends parfaitement et respecte totalement, sont à l’origine de ce résultat préoccupant qui place le FN en tête à  Miramas et aux Saintes notamment et augmente son influence sur Arles (villes qui comme Tarascon ont plus de 11 % d’abstention)

Qu’ils ne m’en veuillent pas mais  je me dois de dire à ces électeurs de gauche (dite aussi vraie) un peu durement ce que je pense !

Ne serait ce que pour combattre  cette idée dangereuse, de plus en plus répandue, selon laquelle les électeurs et le peuple en général ont toujours raison et n’ont pas besoin de suivre des consignes de parti qui peuvent même les flatter de cette autonomie (cela a un nom : le populisme !)

Eh bien non je ne marche pas : les partis politiques – du moins ceux qui restent fidèles à des objectifs émancipateurs – ont un rôle d’éducation populaire et une capacité d’analyse qui est éminemment utile et importante pour le peuple. On ne se construit pas une opinion raisonnée, équilibrée, juste, motivée et consciente de ses intérêts de classe ou de catégorie sociale en 15 jours voire en quelques semaines avant une élection, surtout quand la télé, la presse appartient aux oligarques, à la finance et à des chaines publiques et croupionnes qui depuis des mois ont fabriqué leur commis politique !

On pourra m’accuser de manichéisme, de maladresse vis à vis de tous ceux qui, amis politiques, ont su s’ancrer  à gauche  dès le premier tour et qui représentent un tiers de l’électorat, les deux autres tiers se répartissent entre la droite et les sociaux libéraux (FILLON et MACRON)

Mais si je rappelle cela c’est que les législatives arrivent et que nous devons maintenir voire améliorer le score de cette gauche anti austérité en proposant les candidatures les plus crédibles, issues d’une forte implantation populaire des communistes, sur la seizième circonscription qui nous concerne, nous tarasconnaises et tarasconnais

Bien sur les communistes ne sauraient prétendre à une quelconque hégémonie. Ce n’est en tout cas pas mon propos mais je sais, après avoir fait une analyse détaillée des résultats qu’ils sont incontournables et que ce serait une erreur précisément de ne pas « les utiliser », ce qui en rien ne peut conduire à se priver d’ouvertures prometteuses pour l’avenir.

Dans l’immédiat il faut être conscient que toutes les forces politiques qui se sont retrouvées dans le barrage au FN et en particulier, celles qui ont préféré rester en dehors du combat (troublées et indécises face au  recours au  vote en faveur d’un adversaire résolu) sont en opposition  radicale excepté sur les concepts de démocratie, de liberté, de laïcité avec certes des interprétations parfois très contradictoires.

Mais, fait national et local,  les forces progressistes y occupent une place prépondérantes, et peuvent gagner, à condition d’être unies, la bataille des législatives.

Une réalité qu’il faut transmettre autour de nous afin que mobiliser des électeurs qui ont voté Mélenchon où Hamon et pourquoi pas au delà. Belle revanche à prendre après la frustration que le mode de scrutin présidentiel  a provoqué en les contraignant à des votes « contre nature »

 

 

 

Macron élu, la bataille pour les législatives est désormais l’enjeu majeur

Maurice Ulrich
Dimanche, 7 Mai, 2017
Humanite.fr
C’est la fin d’une longue séquence historique qui aura vu les deux principales forces politiques du pays se partager le pouvoir pendant plusieurs décennies, avec un bilan désastreux. Photo : Geoffroy Van De Hasselt/AFP
C’est la fin d’une longue séquence historique qui aura vu les deux principales forces politiques du pays se partager le pouvoir pendant plusieurs décennies, avec un bilan désastreux. Photo : Geoffroy Van De Hasselt/AFP

Le rassemblement de la gauche de transformation est essentiel pour constituer ce qui sera probablement la seule force d’opposition au sein d’une Assemblée qui risque d’être la plus à droite que la France aura connue depuis des décennies.

Macron président ! Et après ? dans POLITIQUE icon_guillemets_haut
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L’élection hier d’Emmanuel Macron signe la fin du premier acte d’une séquence politique inédite, voire chaotique. Le second acte commence dès ce matin avec les élections législatives, le troisième dès l’été avec un candidat libéral, décidé à « réformer le travail » au plus vite, par ordonnances, comme il n’a cessé de le répéter.

C’est aussi la fin d’une longue séquence historique qui aura vu les deux principales forces politiques du pays se partager le pouvoir pendant plusieurs décennies, avec ce bilan désastreux. Un Front national aux alentours de 35% selon les première estimations et qui compte bien désormais jouer les premiers rôles dans la vie politique, avec un pouvoir de nuisance renforcé.

Un président de la république « ni de droite, ni de gauche », mais dont la politique, quelles que soient les illusions qu’il peut porter dans une part de son électorat, liées à ce besoin de renouvellement qui s’est fortement exprimé dans la dernière période avec pour effet de « dégager » tous les sortants, n’en est pas moins une politique de droite sur les toutes les questions économiques, aussi bien à l’échelle européennes qu’à l’échelle nationale.

Sans doute saura t-il pour un temps la parer de couleurs sociétales avantageuses, mais la réalité ne saurait tarder à s’imposer pour les plus modestes, les salariés, les chômeurs. Il faut également compléter ce tableau avec les autres forces. Le PS en tant que tel sort en morceaux de la séquence.

Son candidat officiel a chèrement payé le quinquennat de François Hollande alors même que ses amis politiques l’on, si l’on ose dire, descendu en plein vol, attachés à une recomposition sociale-libérale dont Emmanuel Macron est devenu avec leur accord ou à leurs corps défendant le vecteur, y compris pour François Hollande et Manuel Valls.

Ils l’avaient délibérément engagée, de fait, dès les lendemains de 2012, suscitant une large déception dans l’électorat, favorisant ainsi la montée du Front national sur la base des attentes déçues, des problèmes majeurs non réglés voire aggravés. Chômage, désertification des territoires, crise agricole, désindustrialisation. Sans doute on en oublie, On peut se souvenir que des groupes de réflexion liés au PS avaient théorisé ce choix d’abandonner en quelque sorte les ouvriers ou les paysans à leur sort pour se concentrer sur les classes moyennes urbaines, diplômées etc.

Ce qu’Emmanuel Macron a fait. À Gauche, c’est donc l’électorat de Jean-Luc Mélenchon qui constitue désormais le socle à partir duquel il peut être possible de reconstruire une force de changement. À la condition toutefois que les questions de chapelle, voire les opportunismes et les effets d’aubaine ne voient revenir les démons politiciens. Le risque existe, il doit être conjuré avec lucidité et intelligence.

« Il n’y a pas 577 petits Macron dans les circonscriptions du pays »

La droite a subi dans la douleur la faillite morale de son candidat. Pour autant elle n’est pas à terre, loin s’en faut. Malgré cette défaite elle a de nombreux élus, souvent très bien implantés et qui auront à cœur, comme leur électorat, de prendre une revanche sur cette élection qui leur semblait promise et dont ils pensent qu’elle leur a été volée.

C’est dire que les élections législatives s’annonce sous d’inquiétants auspices. Emmanuel Macron compte sur la dynamique créée par sa victoire. De là à constituer une majorité claire, c’est rien moins qu’évident. Il n’y a pas 577 petits Macron dans les circonscriptions du pays.

Le PS, tel qu’il est déchiré entre les ralliements qui vont à n’en pas douter se multiplier et le maintien de quelques pans de mur de la vieille maison, devrait être le grand perdant des scrutins de juin.

La future Assemblée nationale, avec les élus d’En marche!, une droite forte et un Front national qui cette fois risque d’y faire une entrée remarquée, pourrait donc bien être la plus à droite que la France ait connue depuis plus d’un demi-siècle et l’on imagine sans peine que des accords sur le fond de la politique libérale à venir n’auront pas de mal à se nouer, quelles que soient les postures de circonstance.

Le renouvellement annoncé à toutes les chances de ne pas être autre chose que la poursuite de ce qui était avant, en pire. Dans ces conditions l’élection de nombreux députés de la France insoumise, d’Ensemble, du PCF est la seule qui puisse constituer une force d’opposition à ce qui s’annonce. La bataille engagée se doit, pour la gauche de transformation de prendre une nouvelle ampleur.

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journaliste
 

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