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Si la femme a le droit de monter à l’échafaud, elle a le droit de monter à la tribune (révolution française)

Posté par jacques LAUPIES le 9 mars 2017

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Selon Berckman

 

L’inégalité homme/femme voila un sujet qui fait couler beaucoup d’encre. Et pour cause car il constitue depuis fort longtemps l’une des tares qui sape la construction de l’humanité. Comme l’exploitation de l’homme par l’homme qui rappelons le intègre totalement la femme dans son mécanisme. Cette dernière quelle que soit son appartenance de classe, se trouve globalement en position d’exploitée par son compagnon.

D’un côté l’ouvrière, la caissière de grand magasin, l’employée ou encore la cadre et la fonctionnaire confrontée aux difficultés de sa position de mère de famille et de la double journée de travail qui s’ajoute à la ségrégation salariale,  de l’autre toute une pléiade de bourgeoises qui va de l’assistante  de l’époux PDG à la godiche soumise qui se défoule de diverses manière mais occupe rarement les postes de direction.

Une chose est sûre pour se libérer de cette oppression, qui dure depuis les sociétés primitives et a connu – et connaît – les sommets de l’abjection, avec la complicité des pouvoirs religieux ou politiques, il faut lutter et ne pas oublier que cela doit se faire avec pour guide la fraternité, l’amitié et souvent l’amour. Mais ça c’est une autre histoire, encore ! Car tout le monde ne partage pas la même vision

Philippe Martinez : « L’égalité hommes femmes est un combat pour la CGT, en interne et à l’extérieur »

Syndicalisme
Propos recueillis par Stéphane Guérard
Mercredi, 8 Mars, 2017
Humanite.fr
Si la femme a le droit de monter à l'échafaud, elle a le droit de monter à la tribune (révolution française) dans POLITIQUE
Patrick Nussbaum
En ce 8 mars, le secrétaire général de la CGT a rappelé que la journée des droits des femmes était une journée de lutte pour l’obtention de nouveaux droits sociaux. Verbatim.
Invité, ce mercredi 8 mars, au meeting de la CGT du commerce et des services à échanger sur les inégalités hommes-femmes avec huit cents salarié(e)s d’entreprises de toute la France, Philippe Martinez a souligné combien ces discriminations étaient au cœur des luttes syndicales. Il a aussi appelé à des changements de pratiques au sein de la CGT. Extraits de son intervention.
 
La signification du 8 mars
« Cette année, le 8 mars revêt encore plus d’importance. Avec d’autres syndicats et associations, plusieurs dizaines d’initiatives ont eu lieu un peu partout en France, avec un arrêt de travail à 15 heures 40. Car, contrairement à ce que certains disent, cette journée du droit des femmes n’est pas une fête, ni une commémoration. C’est une journée de lutte : on revendique la fin des différences de salaires. »
« A la CGT, nous sommes des gens de dialogue. Mais l’expérience montre que le dialogue seul est une histoire de patron. Pour les salariés, le rapport de forces est indispensable pour faire avancer les choses. La question de l’égalité femmes-hommes en est le meilleur exemple. Il s’agit du premier sujet de préoccupation de nos concitoyens. Or, il existe des lois qui répondent à cette préoccupation. Mais elles ne sont pas appliquées. En ce moment, les candidats à la présidentielle nous disent qu’avec eux, ces inégalités seront réduites. Nous ne demandons pas la réduction, mais la fin des écarts de rémunérations, la fin des inégalités. »
 
Le 8 mars et l’extrême droite
« Le 8 mars n’est pas qu’une question pour les femmes. Il s’agit d’un combat de société. Ce n’est pas parce que l’on est une femme que l’on porte le mieux cette lutte. Actuellement, une femme est en tête des sondages. Mais elle est la pire ennemie de la cause des femmes. La lutte contre les inégalités hommes-femmes doit être envisagée comme partie intégrante des combats contre toutes les discriminations. »
 
Le 8 mars et les revendications de la CGT
« Les femmes qui luttent sont souvent les plus déterminées. J’ai en tête le combat des salariées de la clinique des Ormeaux, à Tarbes, qui ont mené une grève longue de 64 jours. Elles se battaient pour leurs salaires, mais bien plus encore pour leur dignité de bien faire le travail, contre les maltraitances, les insultes et les injonctions. Elles en avaient marre de voir leur planning de travail changer du jour au lendemain. De passer du matin quand elles étaient prévues du soir. Et de s’entendre dire : ‘‘Tu te tais et tu fais ce qu’on te dit’’. »
« A Narbonne, dans une zone commerciale, j’ai rencontré des salariées de la Halle aux chaussures et de la Halle aux vêtements. On a bien sûr parlé de la restructuration de leur groupe, Vivarte, des fermetures de magasins. Mais ce qui les faisait le plus réagir, c’était ces problèmes de planning, d’horaires décalés, de travail le dimanche. Elles ont obtenu que leurs magasins ne suivent pas le diktat du gros supermarché du coin et n’ouvre que trois dimanches dans l’année, contre douze pour les autres magasins. Il faut lutter contre ces plages horaires à rallonge, contre le travail de nuit que l’on cache sous l’appellation de travail de soirée. »
« Il y a aussi besoin que la CGT fasse rêver et porte de nouveaux droits. Les 32 heures en sont un. Mais dans le commerce, beaucoup de camarades me disent qu’ils ne travaillent qu’en temps partiel et qu’ils aimeraient travailler plus. On demande donc la diminution des amplitudes horaires entre deux créneaux travaillés afin de préserver un équilibre entre temps de travail et vie privée et familiale. »
 
L’égalité hommes-femmes dans la CGT
« La lutte contre les inégalités femmes-hommes concerne aussi la vie de la CGT. Ce qui se passe chez nous n’est pas de la faute du gouvernement, des patrons, de la crise. C’est de la responsabilité des adhérents. Il y a besoin de voir disparaître certains comportements : des propos sexistes, certaines formes de harcèlement, certains horaires de réunion rendant incompatibles vie syndicale et vie privée. C’est une réalité qui perdure. La CGT n’est malheureusement pas un vaccin contre les dérives de notre société. Il faut lutter en interne pour plus de femmes à la CGT, plus de femmes dirigeantes à la CGT. A tous les niveaux, des syndicats à la confédération, nous parlons beaucoup de la place des femmes. Mais quand il s’agit de confier des postes de responsabilité, la place des femmes est inversement proportionnelle à celle des femmes sur le terrain. Combien sont-elles dans les postes de directions des unions locales, départementales, des fédérations ? J’ai entendu des camarades dire : ‘‘La parité c’est bien, mais il n’y a pas assez de candidates’’. L’égalité hommes-femmes est un combat pour la CGT, en interne et à l’extérieur. »
 
Journaliste rubrique économie-social

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L’utilité de la réunion politique

Posté par jacques LAUPIES le 8 mars 2017

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Au cours de notre dernière réunion hebdomadaire d’exécutif de section, nous étions six, trois octogénaires et trois trentenaires. Les anciens ayant pour certains largement dépassé les cinquante ans de parti, les jeunes tout au plus les deux ans. A défaut d’un débat structuré nous avons eu, comme l’on dit, une discussion à bâtons rompus.

Formule qui à l’avantage d’être plus ouverte quant à la possibilité d’expression de chacun. Au centre de cette discussion les évènements actuels et des points de vue sur le fond très peu différents mais face aux interrogations aux constats concernant les comportements des partis politiques et des candidature à la présidentielles le besoin, pour les comprendre, de références théoriques et historiques dont les détenteurs ne sont pas que les anciens. Fort heureusement ! 

Cependant l’expérience, le vécu d’évènements, s’ils constituent  une bonne garantie d’analyse ne peuvent suffire s’il n’y a pas ce fil conducteur que constitue la prise en compte des intérêts de classe de chacune des parties. Donc en acquérant une réelle conscience de classe qui intègre à la fois ces intérêts collectifs sur le plan économique mais aussi les intérêts de catégories ou individuels bien que source de divisions et de contradictions internes. Rien d’original à faire cette constatation !

En définitive ce qui compte le plus pour se forger une conviction et agir est de se doter d’une méthode de penser mais aussi de confronter le résultat de notre réflexion avec celle des autres (à l’interne comme à l’externe) Ce dernier élément est indispensable pour éviter de se figer dans ce que nous avons pu penser la veille.

Se dédire n’est pas un défaut moral ou intellectuel c’est très souvent prendre la nouvelle réalité en compte, laquelle très souvent est en évolution et donc fait de nos analyses et actes passés un moment ou s’imposait à nous une autre vérité. Cet exercice ne remet pas nécessairement en compte les causes profondes des injustices que nous combattons (exploitation et aliénation du travail,, propriété privée des moyens de production, etc.) mais seulement exige une stratégie mieux adaptée ou complètement nouvelle.

Il ne saurait être de la seule prérogative  de quelque dirigeant de pouvoir livrer une nouvelle orientation mais en même temps il faut savoir, ne serait-ce que parce que nous avons toujours une part de doute, faire corps dans l’action.

Si la discipline du militant politique n’est pas comparable avec la discipline militaire, elle ne peut en ignorer certaines exigences qui parfois conduisent à l’erreur !

Tous les groupement humains, tous les partis politiques et autres organisations sociales sont soumises à la confrontation d’idées. Ceux qui ne sont pas armés  théoriquement pour cela et n’ont de référence que les idées générales reçues par la formation et l’information dispensées généralement sous la pression des dominants et de la tradition ne peuvent véritablement s’émanciper. Il est  peut être banal de dire cela mais force est de constater que c’est aussi une réalité que nous devons faire évoluer  de manière permanente.

La rencontre et le débat que provoque la réunion régulière des militants politiques, y compris en y associant des personnes extérieures à sa propre organisation, est utile et disons le indispensable ! C’est cela qui fait la force du parti politique sans lequel aucune construction sociale, aucun contrat social, ne peuvent-être élaborés en garantissant la marche vers la prise en compte de l’intérêt général.

L'utilité de la réunion politique dans POLITIQUE

Les candidats de droite aux petits soins pour les petits patrons

Lionel Venturini
Mardi, 7 Mars, 2017
L’Humanité

Pour Macron et Fillon, qui se disputent les faveurs de l’électorat patronal, l’enjeu fut de séduire à coups de mesures pour « libérer » le travail, et « protéger » les entrepreneurs.

Fillon, Macron, Dupont-Aignan et Le Pen : ce sont les candidats à la présidentielle les plus pro-business qui ont répondu à l’invitation de la Confédération des petites et moyennes entreprises (ex-CGPME) – ni Benoît Hamon ni Jean-Luc Mélenchon n’ont répondu positivement, selon la confédération, qui entend « travailler avec tout l’échiquier politique ». François Fillon, lui, n’a subi aucun concert de casseroles lors de son audition. Des applaudissements, c’est toujours bon à prendre pour le candidat des « Républicains », qui a pu dérouler ses mesures devant un parterre de chefs d’entreprise. « Oser la liberté », comme l’affirma Fillon, c’est surtout à sens unique, en « partant des besoins des entreprises ».

Un taux d’impôt sur les sociétés abaissé, pour l’équivalent de 10 milliards d’euros dans les caisses des entreprises, la suppression d’un « impôt absurde », l’ISF, dès 2018, Fillon se disant certain que l’argent irait à l’investissement et la création d’emploi – sans s’engager sur un montant de l’un ou de l’autre. Comme depuis la primaire, l’ex-premier ministre promet aux Français sang et larmes, « seule, dit-il, la politique très accommodante de la BCE a permis d’atténuer les conséquences des déficits, du chômage, de la dette. On arrive au bout de cette politique, les difficultés vont aller en s’accroissant ».

Macron veut aller plus loin que la loi El Khomri

Moins de règles pour un univers du travail « encadré à l’extrême », c’est ce qu’a répété avant lui Emmanuel Macron, proposant une version euphémisée du libéralisme de celui qui était encore hier matin le candidat de la droite. L’ancien ministre de l’Économie de François Hollande n’a pas manqué de rendre de discrets hommages au président et à sa propre action de ministre, avec la « poursuite » d’une politique de compétitivité menée depuis 2012, sans qu’elle permette à François Hollande de se représenter devant les Français.

Le Cice hollandais pérennisé en allégements de charges, pour « six points en moins dès 2018 », ce serait « un choc macroéconomique », assure le candidat d’En marche !, grâce aux 20 milliards d’euros injectés dans les entreprises la même année, et « une relance par les marges des entreprises », avec le gros inconvénient de n’avoir pas d’effet notable sur l’emploi. Sans aller jusqu’à la suppression de l’ISF comme son concurrent de droite, Emmanuel Macron le vide de sa substance, avec une assiette réduite aux biens immobiliers. Là encore, le candidat défend que l’argent épargné par les plus riches ira aussitôt dans l’économie réelle.

Devant des patrons de PME qu’il faut « protéger », Emmanuel Macron est moins soucieux de protection s’agissant des salariés. Il propose d’aller plus loin que la loi El Khomri pour ne laisser dans le Code du travail que « les grands principes », et de sabrer les indemnités chômage après deux refus d’« offre décente d’emploi », ou de plafonner les indemnités perçues devant les prud’hommes.

Tandis que le candidat de la droite et celui du centre séduisaient les patrons de PME avec des mesures sur la transmission d’entreprises à leurs héritiers, la candidate d’extrême droite a eu beaucoup plus de difficultés, guère à l’aise avec les dossiers techniques des cotisations ou des contributions additionnelles de l’impôt sur les sociétés. Alors la patronne du FN a décliné son slogan sur la préférence nationale, assurant que, élue, ce serait « les PME et TPE d’abord ».

Et d’entonner longuement son couplet sur la sortie de l’euro, assurant qu’il suffira de « fixer la valeur du franc » pour ne pas craindre de dévaluation. S’attirant du président de la CPME, François Asselin, cette remarque : la sortie de l’euro ne serait-elle pas une « purge terrible pour les entrepreneurs et les salariés dans une économie interdépendante », et « comme un appel à la misère terrible pour l’ensemble du tissu économique » ?

Comme souvent lorsqu’elle est embarrassée, Marine Le Pen revient vite à ses marottes, et réussit le tour de force dans un débat économique… d’évoquer l’affaire Théo, pour rappeler qu’une enquête pour détournement vise sa famille, sans avancée depuis un an. On ne chasse pas le naturel si facilement.

rubrique politique

 

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Quelles sont les forces politiques en présence dans les recompositions en cours

Posté par jacques LAUPIES le 7 mars 2017

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Trop mignon…

 

Pour ceux qui me font l’honneur de suivre mes commentaires ils auront pu constater que la possibilité d’une alliance droite-FN est une hypothèse qui m’est apparu souvent comme inévitable et partie intégrante de la stratégie du FN et d’une partie de la droite (pas la totalité je le souligne)

Nous approchons pas à pas de cette échéance même si  les deux sensibilités politiques s’en défendent. *S’il en faut une preuve il suffit d’observer le déroulement de cette campagne électorale et des évènements qui s’y rattachent.

En politique ce sont les intérêts de classe qui prévalent et pèsent dans les partis qui les représentent mais souvent en provoquant chez les électeurs les plus grandes confusions.

Dans une certaine mesure le triangle Le Pen, Fillon, Macron pose objectivement problème aux forces du capital les plus radicalement réactionnaires et qui affichent ouvertement leur volonté de réduire la part consacrée au renouvellement de la force de travail s’en prenant ouvertement au salaires droits sociaux et services publics pour asseoir et développer les profits des actionnaires des grands groupes.

Ces trois tendances que l’on peut arbitrairement décomposer en  droite radicale, en droite modérée, en droite social libérale élargissent les forces politique du capital mais leur division peut présenter un danger pour elles si la gauche authentique s’unit qu’il faut examiner en terme d’électorat, de mouvement social.

Cette gauche là souffre d’une représentation politique qui freine son unité avec : une composante émergeantes sous la pression des courants socio démocrates et social libéraux, le parti communistes  traversé par deux conceptions sur le plan stratégique ce qui n’est pas de nature à faciliter son développement mais qui demeure une force cohérente et disciplinée, des organisations réformistes prenant appui sur des expressions hétéroclites se réclamant de l’écologie très fluctuantes ou d’une extrême gauche toujours figée.

Unie et forte des aspirations populaires qui peuvent la soutenir elle a une grande responsabilité pour mettre un terme aux projets mortifères des trois composantes de  droite précitées.

Globalement d’accord pour aller vers une politique économique et sociale axée sur la demande, sur la nécessité de transformer les institutions, d’œuvrer pour une Europe démocratisée et sociale, il faut d’urgence qu’elle  se rassemble avec la perspective de mettre en débat tout ce qui la divise pour aller plus loin et construire l’avenir.

Il est excessivement risqué d’attendre encore un mandat de 5 ans laissé aux droites !

Quelles sont les forces politiques en présence dans les recompositions en cours dans POLITIQUE C6RY9tHWgAAnpdu

 

 

Recomposition. La crise de la droite, aiguisée par le poids du FN

 

Pierre Duquesne
Mardi, 7 Mars, 2017
L’Humanité

Derrière les manœuvres pour trouver un hypothétique « plan B », les responsables de la droite et du centre se déchirent sur la stratégie pour contenir la montée de Le Pen.

Il y a un débat politique, à droite, derrière les discussions sur les candidats ou autour d’un hypothétique « plan B ». Qui est le meilleur candidat pour battre le FN ? Cette question obsède aussi bien les pro-Fillon que ceux qui le lâchent. « Vous ne vous rendez pas compte, vous les élites parisiennes et médiatiques, de ce qu’il se passe dans les territoires ruraux ou éloignés des métropoles », interpellait Antoine, jeune militant venu de l’Ain. François Fillon, devenu un candidat antisystème, est selon lui « le seul rempart contre le FN ». « S’il y a un deuxième tour Macron-Le Pen, il n’est pas sûr que les électeurs de droite se reportent sur Macron. Loin de là… » Ils étaient aussi nombreux, parmi la foule réunie au Trocadéro, à prévenir les leaders LR : pour eux, « ce sera Fillon ou le Pen ». Un message aussi relayé dans les médias par Christophe Billan, président du courant Sens commun, fédérant les traditionalistes et les anciens de la Manif pour tous chez « Les Républicains », répétant qu’il « redoutait », en cas de défection de son candidat, une fuite des électeurs vers l’extrême droite.

Éviter le péril FN était également l’argument suprême chez les sarkozystes pour justifier les désertions de ces derniers jours. « Le respect de la parole donnée est la seule façon de lutter contre le FN. La trahir, c’est creuser le fossé avec le peuple », a expliqué Gérald Darmanin, sur Twitter. Il annonçait ainsi qu’il quittait son poste de secrétaire général adjoint du parti « Les Républicains » après le passage de François Fillon au JT de France 2. « Avec Fillon, la droite explose, les gens vont chez Macron ou chez Marine Le Pen », se désespérait un député partisan d’un retour de Juppé.

La grande recomposition des droites françaises a-t-elle commencé ? L’absence de la droite au second tour de la présidentielle, qui serait une première depuis la création de la Ve République, entraînerait une « implosion du parti “Les Républicains” », prédit Joël Gombin, professeur en sciences politiques à l’université d’Aix-Marseille. Nul doute qu’une fraction du parti LR sera alors tentée de rejoindre le pôle le plus puissant à droite de l’échiquier politique. Mais les discussions actuelles sur le FN sont avant tout « des débats tactiques et stratégiques », nuance le politiste. Car cette question se serait de toute façon posée indépendamment de la candidature de François Fillon. Surtout, la position vis-à-vis du FN travaille la droite, et structure ses débats depuis les années 1980. La création de l’UMP, en 2002, s’est d’ailleurs réalisée pour mieux contrer le parti d’extrême droite. Si les sarkozystes utilisent cette question dans ce troisième tour de la primaire, cela fait bien longtemps qu’ils avaient eux-mêmes amorcé le rapprochement du FN « sur le plan des idées et des positionnements idéologiques », rappelle Joël Gombin. Idem pour le Sarthois. « En 2007, l’inflexion identitaire est la réponse proposée par Nicolas Sarkozy face à la concurrence du Front national. François Fillon se glisse dans ses pas », analysait Florence Haegel, spécialiste de la droite, au lendemain de la primaire. Dix ans après l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, on en voit le résultat chaque jour dans les sondages… François Fillon avait bien adopté, lors des primaires, « une posture moins bonapartiste, défendant le respect des institutions et des corps intermédiaires », reprend Joël Gombin. Mais avec l’affaire Penelope, « il est revenu à un discours national populiste qui va même au-delà de ce que dit aujourd’hui le Front national ». Ce faisant, il renforce encore la dédiabolisation du FN. « Ils peuvent plus dire qu’eux, au moins, sont plus respectables. »

Journaliste

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La maitrise de l’argent (du capital) c’est le nerf de l’économique et du social

Posté par jacques LAUPIES le 6 mars 2017

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Un évadé non fiscal

 

Pendant que la télé amuse la galerie et que des centaines d’heures d’antenne sont consacrées au méli- mélodrame de la droite avec l’affaire Fillon, le vrai débat  n’a pas lieu. Hier j’indiquais ici même que le défaut de l’intervention de Hamon dans le débat de ONPC, émission de Ruquier du samedi soir) résidait dans l’absence de fortes propositions concernant les mesures d’ordre économique et financier à prendre par un gouvernement  de la gauche authentique.

Ce qui évidemment n’enlève rien à de louables intentions du candidat socialiste d’inverser la politique actuelle de l’offre (soutien au patronat) vers une politique de la demande (augmentation des salaire et développement des services et investissements publics)

Outre le transfert envisagé (partiellement) de l’aide aux entreprise (CICE) vers des mesure  telle que le revenu universel, il est urgent de s’en prendre au système actuel.

Je ne saurais donc trop recommander à « mess lecteurs de suivre et éventuellement d’intervenir dans le débat organisé par l’Humanité ce mardi.

Le sénateur du Nord, Eric Bocquet, invité de l’Humanité en direct sur Facebook

Laurence Mauriaucourt
Samedi, 4 Mars, 2017

Mardi 7 mars à partir de 19h, Eric Bocquet sera l’invité de l’Humanité, en direct de Lille. Le sénateur du Nord débattra avec vous via des questions recueillies sur notre page Facebook. #humanite2017

Sous le hashtag #Humanite2017, vous êtes invités à participer à un débat interactif avec le sénateur communiste du Nord, Eric Bocquet. Co-auteur, avec son frère le député, Alain Bocquet, du livre « Sans domicile fisc », ce traqueur de fraudeurs fiscaux répondra en direct aux questions posées préalablement via les commentaires postés par les internautes sur la page Facebook de l’Humanité.

Quelques données pour engager le débat 

 Seuls 1,1 à 1,6% des flux financiers mondiaux ont un lien direct avec la production et l’échange de biens et de services », le reste n’est que marchés financiers. Un chiffre effarant révélé par le livre des frères Bocquet. Et puis, cet autre constat : l’évasion fiscale génère chaque année un manque de recettes de 60 à 80 milliards d’euros pour le budget de la République française, dont le montant total des recettes est de 300 milliards. Une perte à comparer avec la trentaine de milliards d’euros de recettes de l’impôt sur les sociétés, ou encore les 73 milliards du déficit budgétaire annuel.

Il y a la fraude, mais il existe également mille et un tours de passe-passe pour payer moins d’impôts. Les techniques d’optimisation fiscale, de nombreux géants de l’industrie française les connaissent et les appliquent au vu et au su de tous. Mais, les citoyens accepteront-ils encore longtemps que les entreprises comme Total, Saint-Gobain, Danone, Suez Environnement, Schneider et autres s’exonèrent en ne payant pas d’impôts en France ?

Dans le même temps, l’on découvrait la semaine dernière que la France est bien le premier pays d’Europe en termes de sommes distribuées aux actionnaires. http://www.humanite.fr/la-france-premier-pays-deurope-pour-gagner-de-lar…

Mais au fait, quelle est la première source de recettes pour l’Etat français ? C’est la TVA. Cet impôt qui s’applique au même taux à tous les consommateurs sans critères de revenus. Cette taxe génère 140 milliards d’euros de recettes par an. Mais, là aussi, il y a de la triche. La fraude à  la TVA génère un manque à gagner annuel d’environ 30 milliards !

Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros au budget de la France. Et même plus de 1 000 milliards en Europe. « Conséquences de la lutte molle de nos gouvernements, l’école, la culture, l’hôpital, la justice, les équipements publics, les collectivités perdent des moyens pour répondre aux besoins des citoyens », expliquent les frères Bocquet dans leur livre. Conséquence : cette austérité qui mine l’État gangrène la démocratie et ouvre la porte aux extrémismes ». Comment agir ? C’est l’enjeu du débat interactif proposé par l’Humanité avec Eric Bocquet mardi 7 mars à partir de 19h sur la page Facebook de l’Humanité. Vous pouvez d’ores et déjà y proposer des remarques et y proposer vos questions. 

Journaliste

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On n’est pas encore levé !

Posté par jacques LAUPIES le 5 mars 2017

 

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C’est plus relaxant que la binette de BHL et de FOG

 

L’émission « On n’est pas couché » débute au moment ou je m’apprête à commenter la déclaration du PCF ci dessous reproduite. Du coup je vais regarder les débats : bien que cela  promette une montagne de conneries ou d’effets bidons avec Franz Olivier Giesbert  et Bernard Henri Lévy, deux habitués des plateaux de télé qui viennent vendre leur soupe. Peut-être suis je sévère avec le dernier qui vient présenter un film sur la guerre en Irak ? On verra ce que ce genre d’individus parfaitement intégrés dans ce parisianisme envahissant nous serviront ce soir.

Il y a des artistes qui viennent présenter leur dernier album telle Véronique Sanson. Cela ne me passionne pas particulièrement ! Bien que cette chanteuse me paraisse attentive et sensible aux discussions qui suivent ce qui est tout à son honneur !

BHL prend le parti des Kurdes ce qui évidemment n’est pas pour me déplaire. Il en fait un tableau et en parle avec des mots auquel je n’ai rien à dire. Je regarderai son documentaire pour me prononcer ! Son anti marxisme toujours au rendez vous de ses interventions se manifeste une fois de plus. On ne se refait pas…

Quand vient le tour de Hamon, invité politique de l’émission, j’écoute. Sa prestation est intéressante cependant je ne vous étonnerai pas en indiquant qu’il a encore un « petit effort » à faire pour que puisse s’établir un compromis avec ce que je considère comme essentiel : la maitrise de l’argent par l’état pour mettre en œuvre une politique nouvelle, l’absence de propositions concernant la démocratie dans l’entreprise, plus de précisions sur la réforme institutionnelle bien que l’idée de réduire le régime présidentiel ait été évoquée, beaucoup de réserve sur la position du candidat concernant l’Europe, un peu de timidité concernant l’augmentation du SMIC, etc. Autant de questions fondamentales qui évidemment éloignent d’une perspective de rassemblement.

Alors, le choix pour les communistes serait-il entre un renoncement à leur projet et en privilégiant la présence coute que coute au second tour d’une gauche toujours édulcorée pour gagner et prévenir une issue ultra réactionnaire, ou un combat jusqu’au bout pour provoquer une transformation du rapport des forces au sein de cette gauche et préparer notre action dans les lendemains difficiles d’un retour annoncé de la droite ?

Il est 2 h 45 BHL poursuit et dit des interprétations  bien à lui qui peuvent être prises en compte notamment lorsqu’il rappelle la grande faute de ne pas avoir mis autour de la table tous les belligérants du Moyen-Orient.  Mais il est tard et se lancer dans le tri des contradictions est vraiment au dessus de mes forces.

 

Défendre les libertés et l’État de droit -Déclaration du Conseil national du PCF

 

La campagne présidentielle se poursuit, depuis plusieurs semaines, dans un climat délétère, sans débat contradictoire pour surmonter les impasses économiques, la crise sociale, les défis écologiques que notre pays affronte. Notre peuple se voit confisquer les enjeux de cette élection.

Mercredi 1er mars, un cap d’une extrême gravité a été franchi. Convoqué par des juges d’instruction en vue d’une mise en examen, François Fillon a osé évoquer un « assassinat politique » et mis les procédures judiciaires concernant les emplois présumés fictifs de ses proches sur le compte d’un « coup d’État des juges ». Dans la foulée, l’hebdomadaire Valeurs actuelles relayait un appel à manifester, dimanche, contre la Justice. Ces démarches séditieuses, convergent avec les violentes attaques de Marine Le Pen contre les juges, les fonctionnaires, les journalistes.

Ce sont la liberté de la presse, l’indépendance de la Justice, la démocratie qui sont attaquées.

Les tirs croisés des candidat-e-s de droite et d’extrême droite dessinent un scénario alarmant pour la démocratie, pour l’État de droit. Ces assauts, venant de ceux qui prétendent exercer la fonction de gardien des institutions minent les fondements de la République. Ils témoignent de la déliquescence, au dernier degré, d’un système politique qui organise la confiscation des décisions, de la parole démocratique et de l’action politique.

Cette confiscation sert les intérêts des forces de l’argent qui œuvrent depuis des mois à étouffer l’expression de toute alternative politique réelle.

Il faudra, très vite, poser la première pierre d’une démocratie nouvelle, sur les ruines de la Ve République.

En attendant, il faut sortir du sentiment d’impuissance, d’amertume et de colère que suscite, chez les citoyen-ne-s, la prise en otage du processus démocratique. L’idée même de la République fondée sur un État de droit est en danger.

Nous en appelons, solennellement, à un sursaut.

Le peuple de France a su, tout au long de son histoire, s’organiser et faire front, chaque fois que les libertés démocratiques étaient prises pour cible. Nous refusons l’enfermement dans une alternative entre le candidat désigné par la Finance et ceux qui portent la tentation factieuse.

Il est encore temps d’initier, dans l’urgence, comme surent le faire nos aîné-e-s par le passé, un processus politique guidé par les principes de démocratie, de justice sociale, de préservation de l’État de droit.

C’est aujourd’hui ce qui nous tient ensemble, en tant que peuple libre, qui est en jeu.

D’ores et déjà des initiatives citoyennes voient le jour, nous appelons à les amplifier partout dans le pays. Nous appelons l’ensemble des forces démocratiques, politiques, syndicales et associatives à organiser dans les jours qui viennent des rassemblements populaires pour la défense des fondements de notre démocratie, de la liberté de la presse et de l’État de droit.

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