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Chemin de croix

Posté par jacques LAUPIES le 14 février 2017

En un temps où l’on nous bassine avec l’intégrisme musulman, la chaine culturelle nous a proposé ce soir « Chemin de Croix » Ours d’Argent au festival de Berlin en 2014. Je ne vais pas me lancer dans une dissertation sur les intégrismes d’où qu’ils viennent. Tous ne viennent pas des religions, c’est bien connu. Ils peuvent même atteindre des athées voire des laïques et bien d’autres idéologies, notamment et surtout du libéralisme économique.

Alors direz – vous à qui peut on se fier ? Adepte bien modeste du marxisme et de la psychanalyse je m’efforce, en qualité cependant de profane, d’éviter que la limite de mes connaissances en ce domaine ne me conduisent  au dogmatisme.  Il est tant évident que la connaissance est le seul moyen de ne pas sombrer dans un idiot repli sur une religion ou une idéologie qu’apprendre toujours plus est le meilleur rempart contre l’obscurantisme. Mais comme notre capacité de savoir à ses limites nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

Alors que faire sinon confronter nos désirs ou simplement nos aspirations aux exigences de la vie en société, pas seulement telle qu’elle est ce serait stupidement réactionnaire, mais telle que nous voudrions qu’elle soit dans les limites du respect des autres. dans un esprit révolutionnaire. Et la réponse que nous cherchons viendra de nos erreurs ou des réussites révélées par l’expérience.

Même le fil conducteur choisi pour  nos réflexions et nos actions peut s’en trouver ébranlé. Ou conforté…C’est d’ailleurs bien cela qui est intéressant. Dans leur similitude les expériences de vies sont uniques et le jugement d’autrui à notre égard peut s’avérer bien prétentieux, tout autant que nos certitudes !

En fin si vous ne l’avez encore vu regardez « Le Chemin de Croix » Même agnostique ou athée vous y trouverez votre compte !

Je regarde « Histoire de Juda » : les paysages sont magnifiques…

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Synopsis et détails

Maria, 14 ans, vit dans une famille catholique fondamentaliste. A la maison comme à l’école, son quotidien est régi par les préceptes religieux. Entièrement dévouée à Dieu, elle n’a qu’un rêve : devenir une sainte. Suivant l’exemple de Jésus, elle entame son propre chemin de croix dont rien ni personne ne peut la détourner.

 

Image de prévisualisation YouTube

 

HISTOIRE DE JUDAS

de Rabah Ameur-Zaïmeche

Film français, 1 h 39

Rabah Ameur-Zaïmeche marche sur son chemin, qui n’est celui de personne d’autre. Ce cinéaste de 49 ans, né en Algérie et élevé en France (à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis), creuse depuis le début des années 2000 un sillon aussi net que singulier. Producteur, scénariste, acteur, réalisateur de ses propres films, il mène sa barque en solitaire sur le grand fleuve du cinéma français.

Les festivals de renom et cinéphiles avertis accueillent ses films avec un intérêt chaque fois renouvelé, saluant la liberté de forme autant que le propos, toujours personnel.

 

http://www.dailymotion.com/video/x2jp6g3

 

 

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Inauguration du rond point Guy Moquet et de la rue Adrien Mouton en Arles

Posté par jacques LAUPIES le 13 février 2017

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A l’initiative de la Municipalité d’Arles était ce dimanche 12 février était inauguré le rond point Guy Moquet (jeune militant communiste de 17 ans fusillé par les occupants Allemands) et la rue Adrien Mouton

Tour à tour le Maire d’Arles Hervé Schiavetti, Nicolas Koukas, Conseiller Départemental et Michel Vauzelle, Député, ancien Ministre, et ancien Président de la Région PACA ont pris la parole pour honorer les deux personnages dont le nom est attribué à un Rond Point et à une rue de la ville. Tous ont rappelé, le rôle éminent de ces deux communistes, l’un à qui les nazis ôtèrent la vie pour avoir distribué des tracts et en représailles d’un acte de résistance commis par d’autres communistes qui avaient abattu un Commandant d’occupation. L’autre au parcours de fidélité aux valeurs de son Parti durant une longue vie de parlementaire.

Chacun d’eux a insisté sur le combat de ces hommes fidèles aux valeurs d’une gauche dont ils souhaitent qu’elle se rassemble dans le présent comme elle a su le faire dans le passé et le fait actuellement dans la gestion municipale. Evoquant notamment le danger que représente les idées nationalistes qui sont toujours une menace pour la démocratie.

Guy Môquet, né le 26 avril 1924 et mort le 22 octobre 1941, est un militant communiste français. Il est célèbre pour être le plus jeune des vingt-sept otages du camp de Châteaubriant, fusillés en représailles.

Biographie de Guy Môquet

Guy Môquet était le fils d’un syndicaliste, député communiste de Paris. Guy Môquet était lycéen au Lycée Carnot et militant des jeunesses communistes.

Des communistes français s’opposent à la guerre. Le père de Guy est arrêté en octobre 1939, cela renforce son ardeur militante. L’été 1940, Guy Môquet colle des affiches et distribue des tracts qui reflètent la ligne politique de son parti. Ces tracts réclament la libération des prisonniers communistes.

Guy Môquet est arrêté pour propagande, à seize ans le 15 octobre 1940. Il est ensuite transféré – malgré son acquittement – au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique).

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d’occupation de la Loire-Inférieure, est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes. Le ministre de l’Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, sélectionne vingt-sept otages communistes. Guy Môquet est le plus jeune, mais il est fusillé comme les autres. Avant d’être fusillé, il écrit une lettre à ses parents.

 

Adrien Mouton

Inauguration du rond point Guy Moquet et de la rue Adrien Mouton en Arles dans POLITIQUE 5467

 

  • Né le 12 février 1902 à Molières-sur-cèze (Gard – France)
  • Décédé le 19 juin 1988 à Arles (Bouches-du-Rhône – France)

Mandats à l’Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique Troisième République – Chambre des députés
Législature XVIe législature
Mandat Du 3 mai 1936 au 21 janvier 1940 *
Département Bouches-du-Rhône
Groupe Communiste  
Régime politique Gouvernement provisoire de la République française
Législature Ire Assemblée nationale constituante
Mandat Du 21 octobre 1945 au 10 juin 1946
Département Bouches-du-Rhône
Groupe Communiste
Régime politique Gouvernement provisoire de la République française
Législature 2e Assemblée nationale constituante
Mandat Du 2 juin 1946 au 27 novembre 1946
Département Bouches-du-Rhône
Groupe Communiste
Régime politique Quatrième République – Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat Du 10 novembre 1946 au 4 juillet 1951
Département Bouches-du-Rhône
Groupe Communiste
 
Régime politique Quatrième République – Assemblée nationale
Législature IIe législature
Mandat Du 17 juin 1951 au 1er décembre 1955
Département  Bouches-du-Rhône
Groupe Communiste
Régime politique Quatrième République – Assemblée nationale
Législature IIIe législature
Mandat Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département Bouches-du-Rhône
Groupe Communiste

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Le choix des socialistes sera-t-il celui de ceux qui ont choisi Hamon à la primaire ?

Posté par jacques LAUPIES le 12 février 2017

Que le candidat Hamon cherche à s’entourer de tous les socialistes pour renforcer sa position peut se comprendre mais jusqu’où peut-il aller dans cette démarche ? Sa candidature a pu naitre grâce à une volonté majoritaire d’électeurs qu’il a su gagner à sa cause. Une cause cependant qui a puisé sa raison d’être dans les aspirations à mieux vivre de toute une population laissé pour compte ou consciente de cette réalité.

Il a de ce fait été mandaté pour un changement de politique profond allant bien au delà de ses propositions qui constituent en soi une réelle amorce pour un dialogue avec les projets énoncés par JL Mélenchon et le projet du PCF.

Le compromis nécessaire pour gagner, au vu des sondages qui donnent un état du rapport des forces, est à trouver  à sa gauche et non avec ceux qui en tout état de cause ont été condamnés pour leurs choix socio libéraux et un alignement sur une politique européenne,  largement critiquée, tout autant que la conduite de certains aspects de politique étrangère. D’autant que certains ont déjà pris la poudre d’escampette de l’indifférence ou du soutien à Macron.

Certains éléments à la base, comme je l’indiquais hier, ne se privent pas de faire campagne pour Macron. Ce qui dans une circonscription tenue par un socialiste qui a été un fidèle soutien au gouvernement Valls est significatif des engagements en train de naitre.

Changer implique pour les socialistes qui le veulent « sincèrement » d’intégrer  dans leur démarche le rappel des uns (notamment des abstentionnistes en puissance qui ont déserté le vote socialiste) sur des objectifs de « gauche authentique » plutôt qu’une nouvelle compromission avec le centre dont rêvent les politicards.

Cela me direz vous les regarde ! Sans doute mais cela regarde aussi tous les français qui sont actuellement exposés à la consolidation au pouvoir des grandes oligarchies de l’économie et de la finance. Mieux vaut les prévenir des responsabilités  de chacun  dans une désastre possible si l’union ne se fait pas !

 

La tentative d’OPA de Hamon sur l’électorat écologiste

 

Gauche.
Audrey Loussouarn
Vendredi, 10 Février, 2017
L’Humanité

Pressé par ses militants de sceller rapidement un accord avec Benoît Hamon, Yannick Jadot invoque les ambitions écologiques du programme socialiste. Le projet de la France insoumise s’avère pourtant beaucoup plus ambitieux.

« Projet commun », « coalition », « majorité gouvernementale cohérente et durable »… les formules ne manquent pas pour pousser les trois candidats de gauche à se rassembler, avec cet espoir d’une qualification au second tour de la présidentielle. Pour justifier son probable ralliement à Benoît Hamon, EELV fait valoir le volet écologiste du programme du candidat socialiste.

« Une bonne partie de son projet, c’est notre projet, note Yannick Jadot, candidat EELV. Je remarque qu’une partie des électeurs qui ont voté pour lui à la primaire ne sont pas chez EELV… » Pourtant, selon Alain Coulombel, chargé du programme « Bien vivre », « EELV porte le seul projet 100 % écologique quand beaucoup aujourd’hui se réclament de l’écologie politique », que les Verts peinent à faire fructifier. D’autant que nombre de sympathisants écologistes seraient tentés aujourd’hui par le député PS, qui a, selon Cécile Duflot, cette qualité d’avoir « entamé le grand virage vers l’écologie (qu’elle appelait) de (s)es vœux », et selon David Cormand, secrétaire national d’EELV, une position « au centre de gravité de toute la gauche ». Même Nicolas Hulot loue sa « vision lucide, clairvoyante et ambitieuse sur l’écologie ».

« Je ne serai plus jamais socialiste sans être écologiste ! »

Une « vision » écologiste, disons-le, très fraîche. Car si Benoît Hamon a en effet porté, dès 2014, l’idée d’une politique économique « intense en emploi et sobre écologiquement », il ne s’est jamais particulièrement démarqué sur ce terrain-là. Depuis sa candidature à la primaire, Benoît Hamon a trouvé la formule : « Je ne serai plus jamais socialiste sans être écologiste ! » D’après lui, cette prise de conscience a eu lieu lors de son passage à l’économie sociale et solidaire : « Je suis revenu à une deuxième gauche (en référence à celle de Michel Rocard – NDLR) qui aurait évolué avec le monde », explique ce défenseur de la COP21. « Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie. Dès qu’il y a de la lumière et que ça brille, tout le monde va papillonner vers cette lumière. Mais nous avons appris que les beaux discours en matière d’écologie ne suffisaient pas, qu’il fallait des écologistes pour faire de l’écologie », tempère Yannick Jadot.

En effet, le programme de Jean-Luc Mélenchon est beaucoup plus ambitieux sur ces questions. Déjà comme sénateur PS en 2008, l’actuel candidat de la France insoumise évoquait une « planification écologique nécessaire », avant d’en faire une priorité dans ses campagnes de 2012 et 2017. Le programme « l’Avenir en commun » préconise l’objectif de 100 % d’énergie renouvelable en 2050, la fermeture de Fessenheim et la mise à l’arrêt du projet de Flamanville… autant de propositions inscrites dans le projet d’EELV. Yannick Jadot tente de pousser Benoît Hamon à aller plus loin sur le nucléaire – lui vise l’arrêt à 100% d’ici 2035, quand le socialiste vise la réduction à 50 % en 2025, comme l’actuel gouvernement. Autres points d’entente : l’inscription de l’écologie dans la Constitution et l’instauration d’une taxe carbone.

Mais là où Jean-Luc Mélenchon propose de nationaliser EDF et Engie (ex-GDF), l’ex-ministre de François Hollande envisage que « l’État pousse EDF à renforcer ses recherches sur la production et le stockage d’énergies renouvelables ». Quand le candidat de la France insoumise ambitionne l’isolation de 700 000 bâtiments chaque année, le socialiste parle d’un « plan massif d’investissements dans la rénovation énergétique des bâtiments ». Hamon veut « investir dans les transports en commun » quand « l’Avenir en commun » propose de bloquer l’ouverture à la concurrence des TER d’ici à 2023…

Preuve que le choix d’un ralliement de Yannick Jadot au candidat socialiste n’est pas uniquement motivé par les exigences écologistes. Le candidat EELV justifie cette option par ses désaccords avec Jean-Luc Mélenchon, notamment sur la remise en cause des traités européens. Mais jeudi, il a réaffirmé l’urgence de « dépasser les appareils » et « les ego » pour nouer d’ici deux semaines un accord sur un projet commun avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Ce nouvel appel du pied sera-t-il suivi d’effets ?

« le téléphone rose n’a pas sonné »

Dans une note de blog, le candidat de la France insoumise dit avec ironie ne plus attendre de coup de fil de Hamon, le plaçant dans le camp « des politiciens qui ne comprennent rien à cet état d’esprit protestataire » envers le PS « quel que soit l’emballage ». Il conclut : « La conscience du ridicule d’un programme commun imaginé et signé soixante-dix jours avant l’élection n’a pas l’air d’effleurer ceux qui s’y abandonnent. »

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J’ai rencontré…

Posté par jacques LAUPIES le 11 février 2017

J’ai une  façon de suivre l’évolution de l’opinion publique qui vaut ce qu’elle vaut ! Tout simplement sans trop de recherche je me contente d’entrer en contact au hasard de rencontres, chaque jour qui passe, des personnes  dont je  connais parfois la sensibilité politique. Premier constat, rare sont celles qui remettent en cause leurs engagements affiché depuis quelques années. Cependant lorsque la déception atteint les sommets actuels l’exercice devient intéressant et révèle les égarements.

Ce matin cela a commencé par une discussion à bâtons rompus avec un ouvrier, d’origine espagnole qui faisant état de sa situation précaire : 69 ans, avec un handicap a peine reconnu et soucieux d’atteindre les  170 trimestres de cotisation requis  pour obtenir sa retraite Séparé avec  enfants et en couple par ailleurs.

Un découvert et des loyers en retard, dans l’impossibilité d’assumer pleinement l’aide  pour la garde ou l’entretien des enfants. Au fil de la conversation malgré la retenue que pouvait sans doute lui inspirer la connaissance de mon appartenance politique,  j’ai entendu le chant sur l’immigration des arguments du FN comme seule expression de son désarroi. Avec l’éternel « pourtant je ne suis pas raciste » Des salaires pas un mot, pas plus de l’âge de départ en retraite et de la durée du travail qui plombent sa vie. La fierté de résister à la tourmente par « je m’en suis toujours sorti et ceux qui ne le font pas sont finalement coupables ! »

Dur, dur, d’entendre ça !

Quelques heures plus tard c’est au tour d’un autre retraité de la fonction publique territoriale qui a eu la carte du PS et qui me fait part de ses états d’âme concernant le choix du candidat de gauche qu’il pourrait faire à la prochaine présidentielle. Sa référence : Madame B une autre socialiste également fonctionnaire retraitée cadre tout comme son  époux font campagne pour Macron. Les habitudes ne sont pas perdues et la préférence pour la droite du PS a toujours été la marque de ce couple qui pour autant se réclame de la tradition socialiste.

Je rappelle à mon interlocuteur qu’il devrait tout de même voir du côté de Hamon si toutefois il n’est pas prêt de voter Mélenchon et s’inquiéter de la nécessité d’une union de la gauche authentique au travers d’un programme commun et d’une candidature unique qui pourrait en découler ou, pour le moins, d’un bataille commune aux prochaines législatives. Je crois l’avoir conduit à réfléchir…

Journée peu réjouissante sur le plan politique et qui se termine par la rencontre de ma voisine qui me fait part de son enthousiasme pour la prestation télévisée de Marine Le Pen !

Pauvre de moi ! Y a du travail ? Mais la vraie solution de l’union à gauche ne laisse personne insensible, alors continuons à nous battre pur en convaincre ceux qui triment…

 

Les riches cherchent le bon cheval fiscal à la présidentielle

 

Vendredi, 10 Février, 2017
L’Humanité

Les plus fortunés s’inquiètent de leur imposition, dont ils espèrent une baisse sensible de la part du prochain président de la République. Le candidat de la droite est le plus acharné dans ce domaine, suivi de près par Emmanuel Macron et, en embuscade, Marine Le Pen.

Ils sont dans les starting-blocks, guettant le visage qui s’affichera sur les écrans, le 7 mai à 20 heures. Il faudra jouer serré, mais c’est juridiquement possible, affirment-ils. Pendant que toute l’attention se focalise sur l’affaire des emplois d’assistants parlementaires de François Fillon, d’autres se passionnent pour un autre marathon : celui qui se jouera entre le second tour de l’élection présidentielle et l’échéance des premiers encaissements de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dû pour l’année 2017, le 15 juin.

Un délai très court pour supprimer l’ISF payable cette année alors que les élections législatives ne seront pas encore terminées, mais rien n’est insurmontable, assure le cercle de réflexion ultralibéral Ifrap. Il suffit « qu’un gouvernement nommé le 10 mai 2017 repousse la date (du paiement de l’ISF – NDLR) au 15 septembre », sans vote du Parlement, et que « la suppression de l’ISF 2017 soit votée ensuite » en juillet, détaille le site de la fondation.

En 2011, Nicolas Sarkozy avait procédé de la sorte pour réformer l’ISF. Désormais, les regards se tournent d’abord vers François Fillon, le plus volontaire pour supprimer cet impôt dès cette année, mais aussi vers Emmanuel Macron, qui court derrière le candidat de la droite en proposant de l’alléger substantiellement. Quant à Marine Le Pen, soucieuse de ne pas s’aliéner les voix populaires, elle en dit le moins possible en promettant prudemment de « maintien(ir) l’ISF », ce qui n’engage à rien sur son taux et son assiette…

Et elle opère ainsi une discrète retraite, après son programme de 2012 qui promettait un « impôt progressif unique sur le patrimoine (…), fruit de la fusion entre la taxe foncière et l’ISF ». Une proposition sans doute un peu trop ambitieuse, et proche d’ailleurs de celle défendue aujourd’hui par le candidat PS Benoît Hamon de créer « un impôt unique sur le patrimoine, simple, et progressif ». À cette différence près que le FN proposait à l’époque de maintenir les « mêmes taux » que ceux en vigueur en 2012, mais que François Hollande a remontés depuis, ce qui n’a plus l’air de faire les affaires de la candidate FN…

Campagne obsessionnelle de Fillon

De quoi déclencher l’ironie de Jean-Luc Mélenchon, qui propose, outre le renforcement de l’ISF, d’élargir l’assiette de l’impôt sur les revenus du capital pour les imposer à 14 tranches comme ceux du travail. « Il y a un point sur lequel ils sont tous d’accord : il faut supprimer l’ISF, dénonçait le candidat de la France insoumise à Chambéry, le 16 novembre. Combien ça concerne de monde, ce sujet qui les passionne ? À qui ils parlent ? 342 000 personnes ! 1,7 % des contribuables ! »

Mais cela ne semble pas poser de problème à François Fillon. Cinq ans après l’engagement numéro 17 du candidat Hollande (« Je reviendrai sur les allégements de l’ISF (…) en relevant les taux d’imposition des plus gros patrimoines ») et le discours du Bourget qui l’avait propulsé dans les sondages, il fait le pari exactement inverse, en assumant une mesure toujours très impopulaire (72 % des Français sont opposés à la suppression de l’ISF, selon un sondage Odoxa réalisé en octobre).

Le candidat annonce la couleur de façon quasi obsessionnelle : sa proposition est répétée ou reprise plus de 20 fois sur son site de campagne, jusque dans son dernier tract, « Stop à la chasse à l’homme », et elle figure parmi ses 15 mesures et cinq engagements prioritaires. Le 16 avril 2015, dans le Point, il a montré qu’il était prêt à relever le défi. Pour paralyser l’opposition, sa méthode sera de « faire adopter par le Parlement en moins de trois mois les 10 décisions principales qui sont de nature à débloquer la situation économique de manière à profiter de l’élan de la présidentielle ».

En attendant, le candidat de la droite mène une campagne acharnée, en promettant de mettre « le paquet sur la baisse des charges de la fiscalité du capital », expliquait-il sur TF1, le 25 novembre. Quitte à colporter des contre-vérités. Comme celle qui consiste à faire croire que « la France est le seul pays de l’Union européenne » (UE) qui « prélève, chaque année, une part du patrimoine d’un contribuable ». Ou encore que l’ISF « fait fuir les investisseurs et les talents à venir (les expatriations ont triplé) ».

Alors que l’exil fiscal – à ne pas confondre avec les expatriations, qui concernent surtout de jeunes chômeurs – n’a concerné que 0,22 % des contribuables à l’ISF en 2013. Et que d’autres pays de l’UE, comme l’Espagne et les Pays-Bas, et, hors UE, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein, qui ne sont pas spécialement connus pour être des enfers fiscaux, ont des impôts comparables à l’ISF, relève l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE, rattaché à Sciences-Po). Quant aux revenus du capital qui seraient « imposés à 60 % chez nous, contre 30 % en Allemagne », selon François Fillon, peu importe si, après déduction de la taxe d’habitation — que tout le monde paie — et réintégration des loyers perçus et des loyers implicites (c’est-à-dire les loyers que les propriétaires économisent en étant détenteurs de leur logement – NDLR), « le taux d’imposition serait de 36 % », précise l’OFCE.

En réalité, plutôt que de préserver le « capital des entreprises », d’ailleurs en grande partie épargné par l’ISF (exonération des biens professionnels, des investissements au capital des PME, ou de parts ou actions sous réserve de les conserver), le souci de François Fillon est ailleurs : il s’agit de « restaurer la rentabilité pour les investisseurs dans l’immobilier », comme il l’a dévoilé dans ses propositions sur le logement.

Une ponction de 15 milliards dans les poches du peuple

Détaxer la rente : c’est le point sur lequel Emmanuel Macron veut montrer sa différence, en promettant au contraire de transformer l’ISF « en impôt sur la rente immobilière » et en « exonérant totalement tout ce qui finance l’économie par ailleurs ». En réalité, les deux candidats se rapprochent sur l’idée de diminuer fortement l’imposition globale des revenus du capital. François Fillon veut convaincre que l’ensemble des impôts actuels (ISF, mais aussi sur les donations et successions, les revenus fonciers, les intérêts et dividendes, les plus-values mobilières et immobilières, voire une partie des bénéfices soumis à l’impôt sur les sociétés) pourrait être remplacé avantageusement par une « flat-tax » (impôt à taux unique) à 30 %, en échange de la hausse de deux points des taux supérieurs de la TVA. «

Cela représente une ponction de 15 milliards d’euros par an dans les poches du peuple », a calculé Jean-Luc Mélenchon. « François Fillon va donc prendre 300 euros par an dans la poche de chaque salarié payé au Smic ! 300 euros ! Cela représente plus de la moitié du RSA mensuel, plus d’un tiers du minimum vieillesse mensuel, un quart de Smic mensuel ou encore quatre pleins d’essence ou la moitié du coût annuel de la cantine scolaire pour un enfant en moyenne, souligne encore le candidat de la France insoumise. Et que va faire François Fillon avec vos 300 euros ? Il va commencer par rendre 15 000 euros par an à chaque millionnaire de France ! Robin des riches à l’œuvre. »

Pour le PCF, qui appelle à voter pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle mais développe son propre programme, la justice exige de faire tout autrement, en intégrant dans la base de l’ISF les biens professionnels, tout en doublant et en modulant ses taux actuels. C’était d’ailleurs le sens d’un amendement au budget 2017 déposé par les députés PCF-Front de gauche Nicolas Sansu et Gaby Charroux. Une dernière occasion manquée pour la majorité PS, l’Assemblée nationale l’ayant rejeté… avec le concours de la droite.

journaliste

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2017 : groupons nous et demain…

Posté par jacques LAUPIES le 10 février 2017

 

Les forces réactionnaires de ce pays œuvrent pour qu’il y ait une force à droite déterminante. C’est probablement le sens de l’opération anti Fillon et à l’inverse de celle pro Macron. Marine Le Pen étant la réserve !

Dans ces conditions tout est fait pour préparer un duel entre cette dernière et le chouchou du patronat et des banques qu’est Macron, fabriqué dans le cadre de luttes de clans sans merci, issus d’appartenances politiques allant du social libéralisme au libéralisme qui depuis des décades gouvernent alternativement notre pays.

Cette opération dans laquelle s’est inscrit le Président de la République et son Premier Ministre n’a pu aboutir avec eux et bien entendu elle se poursuit avec Macron et ses ralliés du PS.

Ah cette France que l’on dit parfois moutonnière elle reste campée sur ses clivages traditionnels dont celui un peu abusivement réduit à deux camps  dit de  gauche et de droite. Et pire, n’en déplaise aux politologues en cour, à des sous clivages « gauche bobo » et gauche dite « authentique » (dernière appellation trouvée dans l’Huma) La droite quant à elle se découpe entre tendances dures et tendances modérées. La première autrefois dite bonapartiste, la seconde orléaniste et pour les modernes l’une gaulliste, l’autre centriste. Mais attention cette France a aussi ses petits et grands boutiquiers se disant ni de droite, ni de gauche : boulangiste, cagoulards, poujadistes les ont précédés et la république a parfois souffert de ces patriotes en culotte !

Il en est qui ont la dent dure au fil du temps ce sont bien précisément ceux qui appartiennent à la gauche authentique et cela évidemment doit préoccuper les « obscurs » de la hautes sphères de la finance et des grandes oligarchies, notamment du CAC 40. 

Dent dure est peut-être excessif car actuellement tous à gauche n’ont pas le même mordant. Mais la aussi la tradition pèse et si Jaurès est présent et plus ou moins reconnu on a tendance à oublier Guesde comme à vanter  Blum plutôt que Thorez,  Mitterrand plutôt que Marchais. Le passé nous parle toujours mais il ne doit pas alimenter trop nos déceptions car cette gauche authentique est placé devant un dilemme : ou elle reste divisée et elle a perdu, ou elle s’unit et  gagne !

A chaque étape se sont heurtés des programmes et ce n’était pas tellement les leaders qui faisaient seuls la synthèse mais bien le rapport des forces politiques et sociales dans le pays qui les interpelaient. Si pour le Parti Communiste la chose est entendue, si pour le PS se manifeste un rappel à l’ordre, si pour les verts la division les mine, si pour Mélenchon la réalité l’invite à réflexion, au bout du compte il faut concrétiser car des millions d’électeurs de gauche et peut-être au delà attendent.

 

 

Élections 2017. De Paris à Lyon, le rassemblement s’ invite dans les débats

Pierre Duquesne, Julia Hamlaoui et Stéphane Sahuc
Lundi, 6 Février, 2017
L’Humanité

La campagne de la présidentielle a passé un nouveau cap, hier. Jean-luc Mélenchon et Benoît Hamon se sont posés en rassembleurs. Un dialogue par meetings interposés.

Benoît Hamon n’avait pas encore été officiellement investi par son parti, hier matin, que, déjà, son chauffeur de salle faisait acclamer, à la tribune, le « candidat de la gauche rassemblée » qui « remportera la prochaine élection présidentielle ».

Reste que la « gauche rassemblée » n’est pas encore à l’agenda. Une heure à peine après l’intronisation de Benoît Hamon à la Mutualité, Jean-Luc Mélenchon rassemblait 18 000 personnes, sur plusieurs site (lire ci-contre). Une démonstration de force. Du côté du PS, nouvelle tendance, on se réjouissait aussi d’une certaine embellie, sondagière du moins. Une semaine après son succès à la primaire socialiste, Benoît Hamon serait crédité de 16% à 17% d’intentions de vote, selon la dernière enquête BVA publiée samedi, contre 11 à 11,5% pour Jean-Luc Mélenchon, auparavant classé en tête de la gauche. « Nous étions presque condamnés à morts, condamnés à une disparition immédiate. Et nous avons repris des couleurs », s’est réjouie à la tribune Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Des convergences sur le fond

Une question trottait dans tous les esprits, hier, du côté de la mythique « Mutu » ou dans les grands meetings populaires du candidat de la France insoumise. Face à un paysage politique très volatil, où la menace FN pèse lourd, les candidats de gauche vont-ils s’entendre ? Le peuvent-ils seulement ? «La première tâche qui est la mienne depuis le résultat du second tour de la primaire : c’est de rassembler. Rassembler les socialistes et rassembler la gauche », a clamé, la main sur le cœur, Benoît Hamon. « Chaque fois qu’on nous tend la main au lieu de nous insulter nous sommes toujours heureux», a expliqué hier, depuis Lyon, Jean-Luc Mélenchon avant de prévenir : il est de ceux qui ont « la tête dure, à qui on ne la fait pas une deuxième, une troisième, quatrième fois ». Sa position est constante depuis plusieurs jours. Constatant des convergences sur le fond tout en fustigeant «l’arrogance » de «tradition», selon lui, au PS qui voudrait « siphonner (son) audience », le candidat de la France insoumise soutenu par le PCF a ouvert une porte restée fermée en amont du vote de la primaire PS. Il s’est dit, hier, dans le Parisien, prêt à « parler de tout mais pas en donnant l’impression d’aider à un nouvel emballage pour sauver les vieux meubles ». Soit avec ses conditions : « Pour faire une majorité crédible, Hamon ne doit pas investir députés les Touraine, El Khomri, Valls dont nous voulons abroger les lois », argue-t-il évoquant le « Parti travailliste britannique, (où) Jeremy Corbyn ne peut rien faire, bloqué par son aile droite ».

Un droit d’inventaire très sélectif

Les vallsistes étaient bien présents, hier, avec un message : ils n’ont pas l’intention de quitter le navire socialiste. Il faudra compter avec eux et « les 840 000 voix qui se sont portées sur Manuel Valls », répète Luc Carnouvas, sénateur du Val-de-Marne. Benoît Hamon n’attaque pas non plus le bilan du quinquennat, modérément positif, selon lui. Lors de ce droit d’inventaire express, il se fait très sélectif. Il cite les mesures prises en faveur de l’école, le refus du Tafta, l’insertion des personnes en situation de handicap et ne garde de François Hollande que son action internationale. Pas un mot sur la loi travail. De toute façon, prévient-il, une campagne ne se gagne pas sur le bilan. L’important, dit-il, c’est de « savoir où l’on va aller ensemble ». Pour donner des gages, il a décliné son programme de la primaire, sans la moindre concession aux sociaux-libéraux du PS. Il fait même un clin d’œil au peuple du « non » de 2005. Mais il n’y avait pas de portes ouvertes. A aucun moment, il ne cite le nom de Jean-Luc Mélenchon, préférant vitupérer à plusieurs reprises contre « l’homme providentiel ». Et d’ajouter : « Le rassemblement, ca ne commence pas en demandant de couper des têtes. »

« Poursuivre le débat de projet »

Alors ce rassemblement est-il un vœu pieux ? Pas forcément, disent les militants du premier cercle hamoniste. « Ce n’est pas dans un discours devant l’appareil PS que l’on construit le rassemblement, souligne Lea Filoche, élue PS dans le 19e arrondissement de Paris. Pour y parvenir, il faut des rencontres, des discutions au niveau national et local. Mais une chose est sûre : il faudra le faire, car nous n’avons pas le choix si la gauche veut l’emporter. »

Loin des estrades, des espaces s’ouvrent pour une dynamique collective. Comme vendredi soir, lors d’une soirée organisée par les collectifs Appel des 100-Alternative 2017, Les jours heureux, Pouvoir citoyen en marche et Utopia. Ils ont d’ores et déjà réussi à mettre dans la même salle, Yannick Jadot le candidat d’EELV, Benoit Hamon celui du PS, Charlotte Marchandise candidate issue de « la primaire.org », Pierre Laurent le secrétaire national du PCF, Clémentine Autain d’Ensemble et Eric Coquerel responsable du PG et représentant la France Insoumise.

Si Pierre Laurent appelle à «poursuivre et élargir le débat de projet» et affirme que les communistes seront parties prenantes de «tout ce qui peut être fait pour avancer» aussi bien au plan national que local, il n’en demeure pas moins que des contradictions existent bel et bien. Contradictions à la fois sur les propositions avancées par les uns et les autres et sur la cohérence et la nature de la démarche de rassemblement. Pour tous, les premières celles sur le projet peuvent être dépassées notamment si les citoyens «débordent» les discussions d’organisations et se mêlent du débat.

Eric Coquerel pointe celles qui, selon lui, existent sur le rassemblement autour de la nécessité de faire la «clarté» faute de quoi tout rassemblement sera perçu comme une magouille d’appareils et donc sanctionnée.

« Chaque fois que l’on a posé des préalables à l’unité, elle a échoué » répond Guillaume Balas. Cet eurodéputé hamoniste laisse néanmoins deux portes ouvertes. «La question n’est pas de nous imposer des préalables» lance-t-il «mais de nous aider à faire grandir un mouvement dans la société pour nous pousser à la roue». Et d’ajouter qu’il y a effectivement «besoin d’une discussion sans préalable avec Jean-Luc Mélenchon». Comme le souligne Pierre Laurent, sur cette question comme sur les autres «il n’existe pas de raccourcis», «le vrai défi est de construire ce mouvement qui nous oblige». Il ne reste pas beaucoup de temps pour y parvenir.

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