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Il ya l’arbre, il y a la forêt

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2017

 

Ce qui est désolant dans la situation actuelle est que les électeurs sont suspendus à des petites phrases, à des commentaires d’éternels parasites  qui hantent les plateaux de télévision et pour les plus motivés à des négociations de sommet entre candidats qui laisseraient supposer que les partis politiques n’existent plus.

Il n’en est évidemment rien et les candidats ne sont en définitive que des porte paroles, plus ou moins conscients de leur dépendance d’un appareil politique lui même obligé d’être attentif à ce que pensent les adhérents et au delà un électorat virtuel.

Gare à eux et donc à la démocratie si les responsables politiques mis au devant de la scène tentent de faire croire, ou croient, qu’ils pourront longtemps amuser la galerie en trouvant toutes sortes de prétextes pour ratisser plus large en n’apportant pas de réponse aux attentes réelles de la population. Le jeu qui consiste, à quelques jours de la date du scrutin, à spéculer sur les sondages, à porter le débat sur la personnalisation, à comploter contre celui qui les dérange et n’est pas nécessairement l’adversaire mais est parfois l’allié potentiel. ce jeu est mortifère pour les valeurs républicaines.

Pour ce qui concerne un observateur attentif du spectacle il est pourtant aisé de comprendre ce qui se passe : la crise chronique sur le plan économique qu’engendre le capitalisme dans une phase de financiarisation de l’économie, d’une aggravation des contradictions dues à l’accaparement par des puissantes oligarchies à l’échelle mondiale au détriment des peuples se traduit, en fonction des spécificités nationales, par un rejet des pouvoirs en place.

Il en résulte des crises politiques qui conduisent les tenants du systèmes à manœuvre pour pérenniser leur domination : se doter d’une représentation politique, plus ou moins directe en tentant d’instituer des régimes adaptés à leur besoin et cela en fonction de la capacité de réaction des peuples.

Tout le cirque auquel nous assistons se résume à ceci :

- instrumentaliser des catégories sociales partant  de leurs difficultés en attisant les peurs et en usant de démagogie (FN/LE PEN) s’inscrire obstinément  dans plus d’austérité en rétribuant le capital au détriment du travail (LR/FILLON) même démarche en spéculant sur un pseudo rejet droite/gauche (MACRON) Ce sont des rôles dévolus à des variantes de la droite.

- dévoyer la social démocratie et tenter de la détourner de toute politique sociale (basée sur l’effet de la demande sur l’économie) en utilisant les courants socio libéraux au sein du PS (incarnés par HOLLANDE/VALLS)  et en récupérant le courant se réclamant de gauche incarné par HAMON en tentant d’isoler les partisans de transformations profondes (PCF qui soutient MELENCHON) 

Tout le reste (affaires et tripotages divers) n’est que l’arbre qui cache la forêt.

C’est pourquoi les communistes se doivent plus que jamais de faire connaître leur projet et sensibiliser les populations, en particulier ces français qui n’on pas encore choisi leur candidat et peuvent être tentés par l’abstention. Et mettre en garde sur les risques d’absence de rassemblement à gauche !

 

Présidentielle. À gauche, chaud et froid sur le rassemblement

 

Julia Hamlaoui
Lundi, 20 Février, 2017
L’Humanité
 
Le 17 février, à Lisbonne (Portugal), Benoît Hamon a affirmé être «	le mieux placé pour faire gagner la gauche	». Photo : Leong/AFP<br /><br /><br />
 
 
Le 17 février, à Lisbonne (Portugal), Benoît Hamon a affirmé être « le mieux placé pour faire gagner la gauche ». Photo : Leong/AFP

Après le vote des écologistes et la lettre de Jean-Luc Mélenchon en fin de semaine, le ton entre les candidats de gauche s’est un peu durci, ce week-end.

Depuis trois semaines, chaud et froid soufflent sur un possible rassemblement de la gauche. Après plusieurs appels en ce sens et des invitations mutuelles, les rencontres se précisent entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et ­Yannick Jadot sans que soient clairement définis les contours d’un éventuel rapprochement.

Entre les deux premiers candidat, malgré un coup de fil vendredi et l’annonce d’une possible rencontre en fin de semaine, le climat s’est refroidi de quelques degrés ce week-end. « Je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche. Je continuerai à être l’architecte, le maçon d’une union de la gauche. Si d’aucuns veulent s’y soustraire, soit », a déclaré le candidat socialiste lors d’un déplacement au Portugal, ajoutant qu’il « ne court après personne ». La veille, sur BFMTV, le candidat de la France insoumise estimait que « c’est un peu fort de café qu’on vienne (lui) demander de remplumer des gens qui ont tout perdu, à cause de leur politique ».

L’émergence d’une « dynamique populaire »

Et d’ajouter : « Donc, je n’ai pas l’intention d’aller m’accrocher à un corbillard. » Les proches de Benoît Hamon sont alors montés au créneau. « Jean-Luc Mélenchon cherche tous les prétextes, il est dans la stratégie de l’évitement », a notamment commenté Pascal Cherki. Mais, du côté de la France insoumise, on renvoie la balle. Son porte-parole, Alexis Corbière, a précisé, hier, que les critiques de son candidat « ne sont pas tournées contre Benoît Hamon, mais vers le PS au gouvernement, dont il doit s’émanciper. Personne ne découvre que Jean-Luc Mélenchon est fort en colère contre la politique du quinquennat. Cela sert de prétexte ; en fait, Benoît Hamon ne veut pas discuter ». La porte n’est, semble-t-il, pas encore close. Mais « il y a besoin de garanties pour qu’une éventuelle dynamique populaire » s’enclenche, insiste Alexis Corbière. C’est le sens de la lettre rendue publique vendredi et adressée au candidat PS. « Nous ne pouvons avoir la naïveté de te croire sur parole, alors même que tu es et restes le candidat d’un parti et d’élus majoritairement hostiles à l’orientation que tu défends », y écrit Jean-Luc Mélenchon, lui demandant de s’engager à ne passer « aucun accord avec Emmanuel Macron », « à abolir les mesures emblématiques » du quinquennat et à mettre « à l’écart des prochaines élections notamment des ministres ».

Les Verts pour le rapprochement

Sixième République, partage des richesses, sortie du nucléaire, rupture avec la politique européenne et sortie de l’Otan s’ajoutent à la liste. « Les 21 conditions de Jean-Luc ­Mélenchon à Benoît Hamon chargent à ce point la mule qu’elles ne laissent pas beaucoup de chance à l’unité », a réagi sur Twitter le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Une sortie qui a suscité une réaction cinglante du côté d’EELV : « Tu pourrais apporter une contribution utile pour ‘‘laisser plus de chance à l’unité’’ : ton silence », a taclé son secrétaire national, David Cormand. Consultés en fin de semaine dernière, 89,70 % des quelque 10 000 sympathisants écologistes qui ont voté se sont dits favorables à un rapprochement entre les trois candidats.

Une démarche à laquelle pourrait recourir Jean-Luc Mélenchon : « S’il existe une possibilité que la trame essentielle de ce qui a regroupé (les partisans de FI – NDLR) puisse aussi fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle, a-t-il écrit vendredi, je suis prêt à consulter les 250 000 personnes qui se sont personnellement engagées à mes côtés sur la proposition qui leur serait faite. »

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Et si les sans dents se rebiffaient ?

Posté par jacques LAUPIES le 20 février 2017

 

 

Puisque l’Humanité m’en donne l’occasion je  peux témoigner du scandale que constitue la minable prise en charge par la Sécurité Sociale des soins et prothèses dentaires. Ancien Président d’une Mutuelle affiliée à une Fédération engagée totalement dans la défense de la Sécurité Sociale, nous parlions à l’époque de la menace d’une  médecine à deux niveaux.

 

Nous y voici arrivés depuis déjà plusieurs années. Je ne pensais pas que je serais un jour victime de cette évolution négative. Me voici à quatre vingt ans passés privé de dent. Sans doute la première raison est que je n’ai pas usé des possibilités qu’auraient pu m’offrir une vraie politique de prévention en la matière. Et si j’ai pu faire moi-même  preuve de négligence  je pense très sincèrement que je n’ai jamais rencontré une réelle incitation à prévenir ! Pire même, j’ai subi tout jeune apprenti les méfait de véritables arracheurs de dents qui installés dans les années 50 dans des wagons équipés sans doute par la caisse de prévoyance de la SNCF, avec de jeunes dentistes débutants, vous enlevait une dent pour une simple carie. Incroyable mais pourtant vrai.

 

La médecine militaire ne faisait guère mieux et vous voilà la trentaine arrivant privé de quelques molaires. Ma suite ne fut pas meilleure on soignait, on vous affligeait de belles couronnes d’acier à courte vie. Puis cela a été le temps des soins plus « sophistiqués » qui m’ont conduit à devoir constater que les prises en charge se réduisaient au fur et à mesure que les techniques s’amélioraient jusqu’au jour où la situation devenue catastrophique les professionnels m’ont proposé de tout enlever.

 

Bien que non dupe de leur généreux diagnostic j’ai accepté un appareillage que je ne supporte pas. Pour en arriver à ce constat qu’il me faudrait investir dans la mise en place d’implants pour maintenir l’appareil en question ! Solution peu conforme pour ne pas dire pas du tout conforme à mon budget.

 

Je peux dévoiler aisément cet aspect de ma vie privée qui me prive de dents. Je m’adapte et comme il se doit je me tourne en citoyen à très courte vue vers nos Ministres. Doté de lunettes remboursées essentiellement par ma mutuelle car évidemment je ne me hasarde pas à traficoter quelque deal avec mon très sympathique opticien qui me comble.

 

A propos ? Quel candidat et parti politique propose de rembourser les soins et prothèses dentaires à 100 %

 

Cherchez peut-être vous trouverez !

 

Et si vous ne trouvez pas interpellez ! A ma connaissance les candidats ne sont pas sans dents et assurés de pouvoir se soigner le moment venu. Raison de plus pour leur rafraichir la mémoire.

 

Assurément, au risque d’être taxé de populiste, celui qui promettrait la gratuité  aurait un vif succès auprès des électeurs sans dents. Même s’il est difficile à ces derniers de prendre le mors au dent, dans la confusion entretenue et médiatiquement orientée de la campagne électorale !

 

Soins dentaires, le reste-à-charge c’est trop !

 

CONVENTION ASSURANCE MALADIE/DENTISTES
Daniel Roucous
Vendredi, 17 Février, 2017

La sécu, les mutuelles et les dentistes n’arrivent pas à s’entendre pour faire payer moins chers les soins dentaires. Voici pourquoi et comment diminuer le reste-à-charge.

Qu’est-ce qui se passe entre la sécu et les chirurgiens-dentistes ?

L’UNCAM (union nationale des caisses d’assurance maladie), les chirurgiens dentistes et l’UNOCAM (union nationale des complémentaires santé) négocient la future convention nationale CPAM/Chrirugiens-dentistes.

La sécurité sociale (UNCAM) propose aux chirurgiens-dentistes une hausse des tarifs des soins les plus courants (caries, détartrage, reconstitution de dents etc.) en échange d’un plafonnement des prix des couronnes, bridges et prothèses.

Pas d’accord, les chirurgiens-dentistes ont quitté la table de la dernière négociation conventionnelle du 19 janvier

Leurs syndicats estiment dans un communiqué que ces propositions de tarification-sécu sont « déconnectés parce qu’ils ne tiennent pas compte des innovations techniques et plus onéreuses ». Ils n’acceptent pas non plus qu’un règlement arbitral se substitue à la convention en cas d’échec des négociations. En conséquence, ils appellent à une manifestation le 3 mars.

C’est également pour cette raison que les étudiants en chirurgie dentaire sont en grève depuis le 13 janvier. Ils considèrent selon une dépêche AFP qu’une telle proposition de l’UNCAM « ne nous donne pas les moyens d’appliquer ce que l’on apprend depuis six ans à l’université. » Cependant, conscients que les coûts des soins dentaires, des prothèses, bridges et couronnes sont un frein pour les patients, ils demandent « un vrai investissement dans les soins de prévention ».

A propos de la prévention,  l’UNOCAM (mutuelles), premier financeur des soins dentaires, s’est donnée pour but, lors de ces négociations conventionnelles, « d’améliorer son accès ainsi que la qualité des soins ». Pour atteindre cet objectif, elle estime que « les partenaires conventionnels (sécu, mutuelles et dentistes) doivent rééquilibrer le modèle économique de l’activité dentaire, entre prévention et soins conservateurs et chirurgicaux d’une part et prothétiques et d’implantologie d’autre part. » Elle désapprouve également la nomination d’un arbitre pour imposer une convention nationale.

 

Et les patients dans tout ça ?

Les tarifs prohibitifs des couronnes,  bridges,  prothèses dentaires et implants ajoutés au dépassement d’honoraires ont pour effet de priver de soins de plus en plus de patients ou de les envoyer vers des centres low cost voire se faire soigner à l’étranger parce que c’est moins cher.

Surtout que la sécu rembourse peu comme nous le précions dans notre article « soins dentaires, combien remboursent la sécu et les mutuelles ? »

On peut aussi s’interroger sur le fait que ces tarifs engendrent des inégalités territoriales. Exemple : le tarif moyen d’une couronne varie de 327 à 686 euros en Province contre 369 à 1 090 euros à Paris.

Certes les mutuelles compensent la faible prise en charge de l’assurance maladie en remboursant, en tout ou partie, le reste à charge. Mais il faut avoir une mutuelle haut de gamme et donc coûteuse pour être bien remboursé. Ce qui n’est pas le cas des mutuelles d’entreprise puisque le minimum prévu par la loi est fixé à  125% du tarif conventionnel de l’assurance maladie ! Et bien évidemment tout dépend de la mutuelle souscrite comme l’atteste, encore une fois, cet exemple de remboursement d’une couronne dentaire

De toute façon,  ce sont les patients qui cotisent et donc financent les mutuelles et tous n’en ont pas !

Question : les mutuelles sont-elles en train de compenser l’écart entre la faible prise en charge par l’assurance maladie dont le taux moyen est passé de 36% il y a 10 ans à 33% aujourd’hui et les coûteux soins et honoraires des dentistes ?

 

Le reste à charge en question ?

Le reste-a-charge  des soins dentaires vient d’être chiffré à 1 920 euros en moyenne par le CISS (Collectif inter-associatif sur la santé).

Dans un manifeste des droits des malades, ce collectif interpelle les candidats aux Présidentielles « que préconisez-vous pour réduire le reste-à-charge? » notamment des soins dentaires. Il se fait l’écho des patients et leur suggère quelques propositions.

Cet important reste à charge du patient est confirmé par un rapport de la DREES-Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques qui atteste que si le reste à charge des assurés sociaux a légèrement diminué, ce n’est pas le cas pour les soins dentaires.

Rappelons quand même que la Cour des comptes a épinglé les tarifs pratiqués par les chirurgiens dentistes au  chapitre VIi du rapport 2016 relatif aux soins bucco-dentaires

Dans son rapport annuel 2017 qui montre du doigt le train de vie de leur Ordre national, elle leur demande  de « retrouver le sens de leurs missions de service public » et leur rappelle les obligations auxquelles ils sont tenus par leur code de déontologie : « Le chirurgien-dentiste doit toujours déterminer le montant de ses honoraires avec tact et mesure. »

Egalement les devoirs auxquels ils sont tenus en matière de médecine sociale à l’égard des plus démunis notamment les titulaires de la CMU-C

 

Quelles conséquences pour les assurés sociaux ?

17,5% des assurés sociaux  renoncent aux soins dentaires de base, 68% renoncent à la pose d’une couronne, d’un bridge ou d’un implant… soit 4,7 millions de personnes. Et encore, tous ces chiffres extraits du rapport de la Cour des comptes datent de 2012.

De plus en plus d’assurés sociaux se tournent vers l’un des 700 centres dentaires « low cost ». Ce qui n’est pas toujours sans risque comme nous l’avions écrit dans nos colones victimes-de-dentexia-les-sans-dents-refusent-de-rester-sans-voix

Autre pratique pour se soigner moins cher : le « tourisme dentaire » dont les principales destinations sont l’Espagne, la Hongrie et le Portugal comme indiqué dans ce TABLEAU

Ce d’autant que c’est remboursé par la sécurité sociale et par les mutuelles dans certaines conditions que nous rappelons ici soins-dentaires à l’étranger-comment-se-les-faire-rembourser ?

Ces soins low cost (en France comme à l’étranger) concernent surtout les implants, inabordables en France et non remboursés sauf par certaines mutuelles.

 

Existe-t-il des solutions pour une meilleure prise en charge ?

Vous l’avez lu ci-avant, la sécurité sociale propose un plafonnement des tarifs des prothèses, couronnes et bridges. But : rendre les soins plus abordables et lutter contre le renoncement. Mais son taux moyen de prise en charge a baissé de 36 à 33% et il reste faible.

Les patients ont également des attentes sur un certain nombre de soins encore « hors nomenclature » et donc non pris en charge. Il s’agit de soins de prévention comme la parodontie pour éviter que les gencives se détériorent, engendrant la nécessité de soins lourds comme les implants dont les tarifs sont inabordables.

Autres recommandations préconisées par la Cour des comptes :

- « plafonner par la voie législative les tarifs des actes prothétiques les plus fréquents,

- mettre en place un conventionnement sélectif des chirurgiens dentistes comme le permet la loi de financement pour 2016 (non appliquée NDLR),

- publier sans délai le décret fixant, dans les contrats responsables, des plafonds aux tarifs pris en charge par les organismes d’assurance complémentaire en matière de soins bucco-dentaires,

- réorganiser les financements entre l’assurance maladie et les complémentaires santé, les premières finançant à 100% un suivi annuel obligatoire et les soins conservateurs associés, les secondes prenant à charge le financement des soins prothétiques au premier euro. »

Sans oublier les propositions du CISS indiquées ci-avant.

 

Complément d’information

- convention actuelle CPAM/Chirurgiens dentistes

- campagne présidentielle et témoignages de 66 millions d’impatients sur le reste-à-charge des soins

- rapport d ela commission des affaires sociales du Sénat sur les relations conventionnelles Assurance maladie et professions de santé

- soins-dentaires-combien-la-secu-et-les-mutuelles-les-remboursent ?

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De la tradition

Posté par jacques LAUPIES le 19 février 2017

 

ils s’amusent…

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dans une Camargue touristique…

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toute une tradition qui fait presque l’unanimité…et c’est bien !

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qu’est ce que tu nous emmerde avec tes photos…

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m’ont mis à l’écart, pas bon d’être un âne

Toute ressemblance avec ce qui suit est fortuite…

 

Difficiles à digérer ces « pètent plus haut que leur cul »

 

Je ne me suis jamais  fait à tous ceux qui se la pètent et qui font les beaux (ou les belles) qui ornent les magazine  people ou qui ont droit à la condescendance  des chaines de télévisions, même publiques, qui nous les présentent comme un volet nécessaire de nos sociétés puisqu’issus de la « bonne ».

En bref ces parasites qui parfois même sont imités par des sous bourgeois qui se pavanent dans  tous ces lieux où les humanoïdes trainent leur savate pour afficher leur pseudo marginale indépendance dont « le regardez moi » tend plutôt à me faire rire qu’à vouloir leur botter les fesses.

De ces espèces là on n’a pas fini d’en trouver et ce n’est pas demain la veille que le snobisme disparaitra dans toutes les strates sociales. Serions nous ainsi faits qu’il nous faille à tout moment s’héroïser et paraître aux yeux de nos semblables.

Que ce soit dans les sphères de pouvoir et de recherche de pouvoir ou les milieux rampants et écrasés des exploités et des pires marginaux.

A quand une vraie sociale ou notre différence deviendra naturelle et solidaire en toute simplicité ? C’est pas pour demain si j’en crois le comportement de nos chères têtes blondes qui voient peu à peu leur angélisme se couvrir de l’orage de l’envie sous la pression des modes et des marques qui ont sévèrement mouillé leurs ainés !

 

 

 

Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains… Toujours un oeil vif sur l’Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien…
Jean Ortiz
Samedi, 18 Février, 2017 – 12:47

Le gendre du roi Juan Carlos premier, et bof du nouveau, Felipe 6, dormira en Prison…

… s’il ne prend pas le large avant !

 
L’infante Cristina de Bourbon ne dormira pas, elle, en prison. En dictature ou en « démocratie », les Bourbons s’en sortent toujours bien. Ouf ! Absolument ABSOUTE ! Moins de frais d’hiver. Une infante, sœur du roi, cela dort dans des draps de soi -payés par autrui- et odorants. Les « cárceles » (prisons) ne peuvent se les payer.
Lorsqu’elles ont réglé le chauffage, la tambouille, il ne reste que les lèvres pour baver. Une monarchie doit tenir son rang. La prison, c’est un peu certes comme des « restaurants de l’âme », mais les cellules individuelles y sont rares. Imagine-t-on Doña Cristina partageant sa nouvelle demeure avec une pasionaria, militante républicaine andalouse des « sans terre » ?
A se crêper les poils des dessous de bras. L’immaculée sainte Cristina croupissant dans une cellule trois étoiles ? Inconcevable. Il en faudrait au minimum cinq. Qu’ils tapissent et assainissent d’abord pour que cela ne sente plus la pisse. Et puis, les places sont chères et la liste d’attente longue. Priorité aux prioritaires, aux sans toit , aux SDF, la monarchie a du coeur. Les derniers y seront les premiers. Charité oblige. D’abord les « sudacas » (latinos), les migrants, les « chorizos » (petits délinquants), les militants victimes de la « loi bâillon », des syndicalistes, notre camarade Andrés Bodalo, un leader du SAT (Syndicat des travailleurs andalous), quelques Basques…
La prison, c’est  pour les gens biens, les gens de peu, les nécessiteux. Ils méritent des résidences aux petits oignons comme tout un chacun. De plus, les prisons aujourd’hui sont silencieuses ; on n’y entend plus crier comme jadis.
 
Au terme de huit mois d’un procès injuste, à charge, médiatisé par les « rouges », la belle fille de Juan Carlos premier a été innocentée dans « l’affaire de l’Institut NÓOS » par le Tribunal de las Palmas. Il y a eu comme un os. Son mari IÑAKI URDANGARRIN détournait depuis 11 ans des millions d’argent public , mais elle n’était au courant de rien. Pauvrine ! L’argent tombait du ciel. Ou des heures sup… Elle vient d’être innocentée par le Tribunal de Las Palmas. Une infante jugée par un palmipède. ABSOUTE avec bagages. On va même dit-on lui rembourser 400.000 euros déposés en caution. C’est quand même la première fois qu’un membre de la famille royale pose ses fesses comme n’importe quel justiciable sur les bancs peu confortables d’un tribunal. Et çà, c’est plutôt « cojonudo » (couillu) et encourageant.
 
Le mari de sainte Cristina, une célébrité sportive, mais ROTURIER, a écopé de six ans et trois mois de tôle, pas ondulée du tout, pour avoir, à travers son Institut bidon Nóos, pompé à Las Palmas, Valence Madrid, 6,2 millions d’euros de commissions, surfacturations, fausses factures… Son associé Diego Torres a écopé de 8 ans et six mois. Il y a roturier et roturier.
 
La famille royale a cherché pour le gendre ripoux une « prison tranquille ». Elle l’a trouvée à Badajoz (où les franquistes massacrèrent des centaines de républicains dans les arènes), près de la frontière portugaise, pour  que son altesse peu sereine puisse s’installer, y tisser, comme Pénélope, en attendant le retour du roturier. Dans l’adversité, la monarchie abandonne les réflexes de classe et sait se montrer « classe ».
L’ancien roi éléphantophobe, contraint d’abdiquer il y a deux ans et demi, pour corruption rappelons-le, a tenté de se rendre utile aux plus pauvres. L’avocat de l’associé d’Iñaki, Diego Torres, maître Manuel Gonzalez Peeters, a déclaré que «  rien ne se faisait sans l’autorisation et la bénédiction de la Maison Royale ». Alors ? Béni soit le roi. Il aurait même offert deux millions d’euros à Virgilia Lopez Negrete, avocate d’un groupuscule facho, « Mains propres », pour qu’elle retire la plainte déposée par ces nostalgiques du franquisme.
Le nouveau roi Felipe 6, clean, moderne, avenant, flanqué de la fort svelte reine Leticia Ortiz, a paraît-il entrepris de ravaler la façade, de nettoyer les écuries royales. Vaste programme. Lui il sent bon, il est vertueux…
 
On s’en tape le coquillard. Il est grand temps que cette monarchie illégitime, parasite, dégage !! Place à un processus constituant, à une République sociale, fédérale, plurinationale, participative…

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Regard sur la semaine avec Patrick Le Hyaric

Posté par jacques LAUPIES le 18 février 2017

Lors de ce rendez vous hebdomadaire nous soumettons plusieurs sujets marquants de la semaine au directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, afin de recueillir ses réactions et analyses. Au sommaire de l’édition du vendredi 17 février : justice pour Théo, la colonisation en Palestine, le CETA, la grippe aviaire et Renaud invité de la fête de l’Humanité en septembre. Crédits photo AFP.

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Mélenchon défend le protectionnisme solidaire

Julia Hamlaoui
Vendredi, 17 Février, 2017
L’Humanité

Libre-échange. Quelques heures après l’adoption du Ceta, le candidat, en meeting à Strasbourg, a décliné ses propositions pour en finir avec l’aggravation de la dérégulation.

Depuis le 2e tour de la primaire du PS, la question est ouverte : la gauche peut-elle se retrouver pour constituer une majorité en 2017 ? En meeting à Strasbourg, mercredi soir, Jean-Luc Mélenchon a apporté une nouvelle pierre au débat en proposant, un brin ironique sur le silence de son téléphone, une « rencontre vendredi, samedi, dimanche de la semaine prochaine » au candidat socialiste, Benoît Hamon. Tout en se disant « prêt à faire confiance », le candidat de la France insoumise a averti : « On ne me refera pas une deuxième fois le coup du discours du Bourget. On ne me dira pas une deuxième fois qu’on renégociera le traité européen pour ensuite l’accepter. »

« Tout travail mal payé que vous acceptez à un bout de l’univers vous revient en pleine figure »

Devant 4 500 personnes, selon les organisateurs, c’est sur un autre traité, celui de libre-échange avec le Canada (Ceta), que Jean-Luc Mélenchon a braqué les projecteurs lors de son discours strasbourgeois. Quelques heures après s’être opposé, aux côtés des parlementaires européens de son groupe, à son adoption, le candidat a développé ses propositions pour y opposer une autre logique.

« La doctrine du libre-échange nous paraît fondamentalement contraire aux objectifs que nous nous sommes donnés : produire nous-mêmes sur place tout ce que nous savons faire, pour éviter de tout déménager en permanence, et mettre à la disposition des (pays) qui ne les connaissent pas les techniques propres de production », a-t-il expliqué, évoquant les « 400 000 paysans » nécessaires à la relocalisation de l’agriculture ou encore son objectif d’atteindre les 100 % d’énergie renouvelable « le plus vite possible ».

Revendiquant un plan d’ensemble « cohérent », Mélenchon a décliné un « protectionnisme solidaire » qui est, selon lui, un moyen de rétablir une « justice sociale et écologique » contre « l’aggravation du modèle de dérégulation » défendu par François Fillon, Emmanuel Macron et une partie du PS, a-t-il pris soin de rappeler. « Si nous taxons à l’entrée de notre pays les marchandises en fonction des kilomètres qu’elles ont accomplis, on récupère dans le prix ce que cela a réellement coûté en destruction (de l’environnement et des vies locales – NDLR). » « Tout travail mal payé, déqualifié ou mal traité que vous acceptez à un bout de l’univers vous revient en pleine figure », a insisté le député européen, citant les estimations selon lesquelles le Ceta induit la perte de « 430 000 emplois en Europe et 45 000 en France ».

Pour garantir le respect de critères vertueux, outre une taxe kilométrique, le candidat propose des « visas sociaux et environnementaux », mais aussi l’organisation de débouchés sur le marché pour les productions locales et respectueuses de l’environnement (via les cantines scolaires, notamment) et l’utilisation par l’État de son « droit de réquisition ».

« Nous ne laisserons plus partir les productions uniques », a-t-il martelé, exemple d’usines comme celle d’Ecopla à l’appui. Dénonçant « les tribunaux d’exception » au service des « très puissants » prévus par le Ceta, Jean-Luc Mélenchon en a appelé à la « révolution citoyenne ». « Le pouvoir est de plus en plus dans les mains des multinationales et des banques, l’idée est de renverser la situation pour que les citoyens aient tout le pouvoir », a-t-il argué, rappelant sa proposition d’Assemblée constituante pour « redéfinir la règle du jeu », la Constitution. En attendant,

Jean-Luc Mélenchon a invité ses soutiens à réussir une « démonstration de force », le 18 mars, à l’occasion du défilé prévu à Paris de la place de la Bastille à celle de la République.

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Union à gauche : vite et bien !

Posté par jacques LAUPIES le 17 février 2017

 

Plutôt dérangée par ses divisions et l’affaire Fillon la droite semble vouloir déplacer ses espoirs vers Macron. Ce dernier, non avec un programme précis mais par des effets de déclarations « soupoudrantes » tente de rassembler dans un centre qu’il veut ni de droite, ni de gauche (mais cependant bien de droite) un potentiel suffisant pour être le candidat d’opposition à Marine Le Pen considérée comme placée en tête du scrutin du premier tour.

Si l’entente HAMON, JADOT et MELENCHON se réalise la donne va changer et celui qui représentera la gauche authentique avec un projet commun pourrait bien être demain le Président de la République du changement.

Pour cela il faut s’arracher à l’opération Hamon orchestrée par les multinationales et à laquelle se prêtent les socio libéraux qui ont hier gouverné, y compris avec Valls et Macron avec Hollande pour guide ! Hamon et ses soutiens sont ils prêts à le faire ? Cela serait très réaliste car le constat est fait sur le terrain que des électeurs socialistes sont fortement sollicités pour voter Macron par les réseaux droitiers de ce parti même si par ailleurs des appels du pied sont faits, notamment en Arles pour soutenir une candidature issue de ce parti.

Une candidature dont on ne sait si elle se ralliera à une politique d’Union de la gauche authentique et qui ne doit en aucun cas troubler l’expression des propositions du PCF.

Au plan national comme l’a dit Hamon à propos de Macron il est pour le moins trouble de le voir « courir plusieurs lièvres électoraux »

Espérons que les partis politiques concernés PCF, Verts et PS vont « aider » à une entente solide autour d’une candidature unique !

Si tant est que la voix des communistes locaux puisse être entendue, ils en appellent les électeurs socialistes à ne pas écouter le chant des vieilles sirènes social démocrates et se tourner vers le renouveau à gauche, sans pour autant perdre leurs valeurs de vrais socialistes attachés comme nous à Jaurès.

Ils réaffirment leur appui au travail inlassable des exécutifs nationaux pour rassembler toutes les forces de gauche.

 

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