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Il s’agit de donner aux électeurs de gauche un espoir…

Posté par jacques LAUPIES le 24 février 2017

 

 

Après le « ralliement » de Jadot qui peut-être interprété comme confortant la position de Hamon se pose évidemment la question du rapprochement entre ce dernier et Jean Luc Mélenchon. Mais ce dernier à juste titre en fait plus une affaire de projet à respecter que de choix inspiré par la peur de l’extrême droite et de la droite..

Orienté en cela par les médias, à défaut d’aborder le fond, nombre de personnes soucieuses de voir se dégager une candidature unique spéculent sur la personnalité de l’un ou de l’autre, parfois inconsciemment prédéterminé en fonction de leur engagement traditionnel.

L’ancien électeur socialiste, comme celui que j’ai rencontré ce jeudi avant le débat s’en tient à l’image donnée à Mélenchon (jugé trop radical voire brutal) pour considérer qu’il doit s’effacer face à Hamon. Cet électeur ne s’interroge guère sur le rôle des élus et dirigeants socialistes qui ont soutenu Hollande, à la fois en récupérant le soutien de la gauche de ce parti et en tentant de maintenir  un cap social libéral. Ce qui place Hamon devant un choix qu’il n’est pas enclin à faire tant la pression interne doit être  grande pour le  dissuader de dialoguer.

Mélenchon a ce soir fait preuve d’ouverture ! Sera – t – il entendu ! Il doit s’entretenir avec Pierre Laurent qui inlassablement travaille à la réalisation d’une plate forme commune et l’union. Espérons que les uns et les autres trouveront le moyen de répondre à ce qui est une aspiration très forte au sein des électeurs de gauche qui selon un sondage soutiennent majoritairement JLM.

Jean-Luc Mélenchon. « Je suis prêt à aller parler avec Hamon »

Jeudi, 23 Février, 2017
Humanite.fr
Dans l’émission politique sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a voulu sortir du piège du retrait forcé, à l’heure où Yannick Jadot renonçait au profit de Benoît Hamon. 
A Yannick Jadot tout frais rallié à Benoît Hamon, qui lui demande « créons cette grande espérance », Jean-Luc Mélenchon répond « je ne  prendrai pas le problème comme il le fait ». Devant  
« l’onde de guerre généralisée, la violence sociale qui traverse le vieux continent », cette «extrême gravité », « ma réponse n’est pas à l’ancienne, le cartel de partis, les accords d’appareil. Mon pari est le vote d’adhésion ». L’erreur, rajoute le candidat, « c’est 5 ans de quinquennat, le candidat PS est aujourd’hui à la moitié du niveau du candidat de 2012. Il faut convaincre et entrainer, ce n’est pas une affaire de partis ».  
 
Placé sur le grill sur le plateau, ce qui conduisit le candidat à une bévue sur l’opposant à Poutine Boris Nemtsov mort assassiné, pour tenter de le dépeindre en poutinolâtre (cet opposant politique fut beaucoup plus gênant mort que vivant pour Vladimir Poutine) Jean-Luc Mélenchon dût se défendre des« similitudes » avec le programme de Marine Le Pen, idée défendue par le journaliste François Lenglet. « Je propose un protectionisme solidaire, je suis patriote, pas nationaliste, elle est contre une hausse du SMIC et la retraite à 60 ans», opposa le candidat de la France insoumise.  
Sur le nucléaire, « si je suis élu, l’ensemble des postes du secteur du nucléaire seront réemployés pour le démantèlement et les nouvelles énergies renouvelables », appuya le candidat. 
 
Face à l’acteur PhillipeTorreton (soutien jusqu’ici de Jadot), « l’invité mystère » de l’émission formatée pour relancer l’attention du téléspectateur,  Jean-Luc Mélenchon exprima sa préoccupation écologiste, « concept nouveau dans la pensée progressiste ».  En plateau, David Pujadas et Léa Salamé furent sans doute déçus que Philippe Torreton  n’interpelle pas comme prévu le candidat sur son retrait. “Je ne veux pas brader”, “je ne veux pas gâcher pour des circonscriptions le soutien des dizaines de milliers de gens qui sont avec moi”, opposa Jean-Luc Mélenchon, dans une rare fenêtre de politique de fond permise par l’émission.
rubrique politique

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Ce soir…

Posté par jacques LAUPIES le 23 février 2017

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Comment expliquer le quart d’exprimés qui voterait FN ?

Posté par jacques LAUPIES le 23 février 2017

L’interview ci dessous m’incite à aller voir le film.

Comment expliquer la poussée du Front National ? Et surtout comment peut on expliquer que  ce parti réussisse à se doter d’un appareil militant qu’il ne faut certes pas surestimer, mais dont la composition est tout de même préoccupante en ce sens qu’elle comprend des hommes et des femmes souvent formés aux principes républicains, démocratiques et laïques. Imprégnés également par les combats sociaux, les idées de partage et de justice.

Comment expliquer leur adhésion à ce parti sinon par un besoin de reconnaissance que notre société est incapable de satisfaire à de nombreux niveaux de formation, de qualification et qui d’une certaine manière  les marginalise, les éloigne du groupe social auquel ils appartiennent. Cela vaut pour des ouvriers, des employés, des cadres, des enseignants des étudiants peu ou prou sous influence de concepts religieux intégriste, de visions politiques passéistes et droitières dont il est naïf de croire qu’elles peuvent avoir disparu de la mémoire des populations.

Certes l’acceptation du discours frontiste ne peut se comprendre sans qu’il soit pris en compte la démarche extrémiste de droite, présente avec son visage acceptable qui dissimule tous  les dangers que représente la contagion de ceux qui entrent dans le jeu d’un pseudo combat politique qui aurait un caractère de classe. Ainsi nait en eux l’esprit partisan qui réduit la réflexion à un déterminisme aliénant. Mais sont-ils seuls à tomber dans ce piège ?

Sauf qu’ils se trompent et croyant défendre la cause des exploités ils font le jeu des exploiteurs mais il n’y aura que l’expérience pour qu’ils en aient conscience. Et encore ! L’autocritique n’est pas la qualité première de notre espèce pensante !

Comment expliquer autrement qu’en prenant pour base les injustices sociales issues d’un système qu’il est urgent de dépasser et qui est l’aliment premier de la dérive droitière. Autrement que par le comportement de ceux qui maintiennent ces injustices et refusent le partage des richesses. Choisir demain entre ces derniers est un scénario inenvisageable !

Le compromis va s’imposer entre les différentes forces progressistes mais pour qu’il soit un bon compromis il faut que le « peuple de gauche » et d’autres encore, parlent plus fort !

 

Lucas Belvaux : « Le Front national aime une France morte »

 

Entretien réalisé par Dominique Widemann
Mercredi, 22 Février, 2017
L’Humanité

Chez nous sort sur les écrans aujourd’hui. Le film raconte l’itinéraire de Pauline (Émilie Dequenne), infirmière dans le nord de la France, propulsée candidate pour le Bloc patriotique, le parti de l’extrême droite. Le cinéaste sonne l’alarme…

Vos films précédents restituent tous un point de vue sur la société actuelle par des approches plus ou moins obliques. Dans Chez nous, elle est frontale. Était-ce un parti pris de départ indispensable à ce film militant ?

Lucas BelvauxActeur et réalisateurLucas Belvaux Plutôt que militant, je préfère utiliser le terme engagé. Je ne dis pas pour qui il faut voter. De surcroît, le portrait que je dresse du Bloc, le parti d’extrême droite dans lequel on reconnaît bien sûr le Front national, est un portrait objectif. La frontalité s’est imposée dès l’écriture. Il ne faut plus tourner autour du pot. On a intégré le discours que cette extrême droite adresse aux cinéastes et plus largement aux milieux culturels en nous déniant le droit de parler du peuple au prétexte que nous en serions tellement éloignés. Cela participe des attaques contre la culture. Faute de la conquérir, droite et extrême droite tiennent ce discours idéologique qui vise à la marginaliser. Depuis la gauche au pouvoir dans les années 1980, la chute du mur de Berlin et ce que certains ont nommé la fin des idéologies, tout se délite. On voit des luttes fortes mais souvent éparses comme au printemps dernier contre la loi travail. J’ai réalisé Chez nous dans ce cadre.

Pensez-vous que le Front national prospère sur un échec de la gauche, du moins ceux de ses représentants qui détiennent des pouvoirs ?

Lucas Belvaux Oui on peut dire ça. Le film repose sur deux axes. D’une part, il s’agissait de dessiner le portrait le plus objectif possible du parti d’extrême droite, de ses méthodes, de son fonctionnement. D’autre part, il fallait montrer des gens qui peuvent faire partie de son électorat mouvant. Comme tous mes films, celui-ci est ancré dans un territoire et une histoire, celle d’une région traversée par deux guerres mondiales, des révolutions industrielles. Les habitants ont connu la dureté du travail, les stigmatisations. Leur histoire est celle du mouvement ouvrier depuis quelque cent cinquante ans. Le Front national a en face de lui dans ces régions du Nord une opposition de gauche divisée. Le vote FN me semble reposer sur cet échec et sur un discours raciste.

Le racisme est au cœur du film. Vous en montrez diverses expressions. Comment le voyez-vous ?

Lucas Belvaux C’est un néoracisme que le Front national a « modernisé ». Un racisme politique et culturel au sens où certaines « cultures » ne seraient pas compatibles avec la République. Et bien sûr il vient s’appuyer sur la misère sociale. Je ne voulais pas filmer la misère absolue. On voit aujourd’hui des enseignants, des policiers, des gens dans la peur du déclassement se rapprocher du Front national à partir de toutes sortes de questionnements. Et s’ils entrent dans le parti, alors intervient un véritable enfermement.

En quoi Pauline est-elle une proie idéale pour le parti d’extrême droite ?

Lucas Belvaux Cela tient à son histoire personnelle. On suppose qu’elle est née en 1982-83. La gauche est alors au pouvoir. Il va y avoir une déception et, me semble-t-il, une démission. La transmission ne s’est pas faite. Elle balance à son père communiste « vous avez gagné quoi ? ». Or, les organisations syndicales et politiques ouvrières ont gagné énormément de choses au cours des cent cinquante ans d’histoire que j’évoquais. Pauline ne met rien en perspective. Elle est infirmière, ce qui la confronte au quotidien à la souffrance d’autrui. Elle élève seule ses deux enfants. C’est un personnage qui sait créer une empathie. La fiction permet d’établir ces connexions entre l’intime, le familial et le social. Pauline est dans un flou politique. Elle fait partie de ces gens que leur métier place en première ligne. Ils s’usent aussi à force d’impuissance, à force de ne délivrer que des petits réconforts individuels. Les temps ne sont pas les mêmes du temps long du politique au temps très court de celui qui a faim.

Quelle est votre visée ?

Lucas Belvaux Le regard bienveillant que je porte, c’est le droit au respect de tout personnage. D’autres sont moins bien traités, mais je n’éprouve pas de haine. Il faut se montrer combatif et ne rien laisser passer. Le Front national est une formation raciste, antisémite. C’est un parti qui se dit patriote mais qui déteste la France telle qu’elle est, avec ses identités multiples. Ce qu’ils aiment, c’est une France morte. On peut évaluer à un tiers de leurs électeurs ceux que j’appelle « les électeurs de bonne foi ». C’est avec eux qu’il faut travailler. J’ai envie de leur dire « même si vous avez envie de “renverser la table”, voilà ce que vous cautionnez ». Ce n’est pas une question morale mais politique. Dans les salles où le film a déjà été projeté en avant-première, les « convaincus » forment certainement 80 % du public. Mais la contamination idéologique du FN est telle qu’elle pénètre toutes les couches de la société. Donc toutes sortes de gens connaissent quelqu’un dans leur entourage auprès de qui faire valoir des arguments et faire prendre connaissance de cette nébuleuse d’extrême droite, que beaucoup ignorent.

Vous rendez présent le programme du Front national par son absence. Comment cette prise de conscience contribue-t-elle à ce que Pauline revienne en arrière ?

Lucas Belvaux Elle se rend compte en effet qu’en réalité elle n’a aucune prise sur la politique qu’elle serait amenée à mener si elle était élue. Son mentor lui dit bien de ne pas s’en préoccuper puisque ce programme est le même partout. Pauline a une personnalité suffisamment forte pour en être énervée. D’autres arguments politiques, qu’ils viennent de son père ou de l’une de ses amies, avaient glissé sur elle parce qu’ils remettaient en cause son engagement personnel. Elle revient en arrière pour des raisons intimes. Cette mise en perspective qu’elle n’opérait pas au départ peut lui venir plus tard parce qu’elle est intelligente.

Vous représentez peu la dirigeante du Bloc, Agnès Dorgelle/Marine Le Pen. À certains moments, Catherine Jacob lui confère une artificialité de robot. Pourquoi ce choix ?

Lucas Belvaux Ce que l’on voit publiquement de Marine Le Pen est une fabrication. C’est d’ailleurs sa limite. On doit la fabriquer de toutes pièces avec de faibles nuances. J’ai travaillé sur cette image insincère. J’ai regardé d’autres dirigeants d’extrême droite en Europe. Ils sortent du même moule. Le récit national du FN est également une fiction. Le roman de la démocratie est forcément plus complexe. Nous avons besoin de vrais débats sur la nation. C’est une erreur politique et stratégique d’avoir trop souvent laissé cette question aux droites et extrêmes droites.

Dans vos films précédents, quelles que soient les situations que traversent les personnages, il y a des moments cocasses, des appels d’air… Ici, pas de marges ?

Lucas Belvaux S’agissant de l’extrême droite, rien ne me fait rire. Je n’ai pas envie de participer à sa banalisation. Le Bloc/FN n’est pas drôle. Peut-être vote-t-on pour eux parce qu’on rit moins ?

Journaliste rubrique Culture, Cinéma

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Union et action ou action et union

Posté par jacques LAUPIES le 22 février 2017

 

Quand on parle union politique en France, comme ailleurs, on ne peut pas dissocier celle-ci des intérêts de classes qui s’affrontent. Essentiellement celles qui disposent du capital et celle qui produit par son travail. Ces forces sont constituées en catégories aux intérêts plus complémentaires qu’opposés mais cela suffit pour tenter de les diviser entre elles et tirer parti de cette division. Il suffit d’y mettre le prix et les  capitalistes savent faire. Depuis des siècles ils exercent la pression sur les pouvoirs politiques que subit ou choisit le peuple.

Il suffit d’observer l’histoire pour constater qu’elle s’est faite à partir d’une lutte de classes qui se sont affrontées en tentant de réunir autour d’elles les différentes composantes susceptibles de s’identifier à elles et dont la conscience n’est souvent pas assez élevées pour discerner quel est le meilleur allié pour s’émanciper,

Le travail de réflexion n’est pas fondé que sur l’intérêt économique.. Il dépend de la tradition avec les idées reçues, de la nature des rapports sociaux établis, de l’éducation dispensée, de l’information, du poids des apparences, de la manipulation et de l’instrumentalisation des idéologies, des religions, etc.

 

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ça va bourgeonner

 

 

Et si le rassemblement qu’exige la défense des intérêts économiques de chaque classe sont indispensables,  tous ces facteurs peuvent le contrarier. En l’état de notre société il devrait y avoir les neuf dixième unis contre un dixième qui possède les richesses produites, crée l’anarchie dans la production, le chaos dans les relations nationales et internationales, et peut nous conduire à la guerre !

Quel intérêt représente pour le peuple ceux qui tentent de diviser comme le fait le FN, d’exiger plus de sacrifices comme le fait Fillon ? Aucun mais objectivement ils se rapprochent et préparent le pouvoir dont la grande bourgeoisie aura peut-être besoin demain !

Ce temps la n’étant pas venu la tentation  de l’union du  réformisme de droite et de gauche demeure avec ses variantes (Macron, Bayrou, Valls) Hamon se laissera- t-il entrainer dans cette galère ? La base de la gauche authentique forte d’un tiers d’influence électorale observe et sa composante la plus influente constitué par le soutien à Jean Luc Mélenchon est appelée à jouer un rôle déterminant.

Hamon et ses soutiens a, comme Mélenchon et les siens, un rendez-vous avec l’histoire car il peut conforter cette union populaire en marche, la vraie celle qui représente comme le soulignent certains sondages les forces vives de la nation. Mais Hamon, pas plus que Mélenchon ne peuvent prétendre jouer une rôle déterminant pour l’avenir sans que se mette en mouvement les travailleurs de ce pays ! Premier mouvement : le vote, deuxième : l’action !

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  Pour le changement, un pacte pour une nouvelle majorité de gauche

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2017

 

Adresse du Parti communiste au peuple de France

 

Vous êtes des millions à vouloir tourner la page d’un système politique réduit à l’impuissance et rongé par les forces de l’argent. Vous êtes des millions à être en colère contre des politiques dures pour les faibles et faibles contre les puissants, contre toutes les discriminations, contre une finance qui détruit tout dans notre pays, de l’emploi aux relations humains les plus précieuses.

 

Vous voulez pouvoir intervenir et décider sur tout ce qui concerne votre vie, votre travail. Une victoire de la droite ou de l’extrême droite aux élections de 2017 précipiterait le pays vers plus de misère, d’arbitraire et de division. Marine Le Pen veut faire régresser la France en l’entraînant dans le sillage du sinistre Donald Trump. François Fillon veut liquider la Sécurité sociale et tous nos services publics. Emmanuel Macron veut étendre la logique de l’ubérisation libérale à tous les domaines de la vie et du travail. Nous ne voulons pas de ces années noires pour notre pays.

 

C’est pour éviter ce désastre que nous les communistes, nous voulons lors des élections présidentielle et législatives de mai et juin prochains, faire gagner la gauche : une gauche qui reconstruise une grande politique de justice, d’égalité et de paix. Une gauche qui engage une politique de lutte efficace contre le chômage, les inégalités et la pauvreté, de sécurisation de nos vies, de droits nouveaux pour les salariés et les citoyens.

 

Nous ne voulons pas la politique qui nous a tourné le dos ces cinq dernières années en emboîtant le pas aux forces libérales. La gauche que nous voulons, c’est celle qui s’est battue contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l’avenir des services publics, qui peut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse.

 

Il y a quelques mois, cela paraissait irréaliste. Aujourd’hui, la présence au second tour de l’élection présidentielle d’une candidature porteuse de ces combats et la constitution en juin d’une majorité de gauche et écologiste paraissent à nouveau possibles. C’est ce pourquoi nous nous battons depuis un an : nous n’avons pas présenté de candidat communiste à l’élection présidentielle pour le permettre. Nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, dont le programme est le plus proche du nôtre, avec cet objectif.

 

Ce qui doit être au cœur de tout, c’est un pacte de majorité, clair et transparent qui se donne les moyens du changement.

 

Voilà pourquoi nous appelons les candidats et les forces de gauche à intensifier leurs discussions jusqu’à conclure ensemble un pacte de majorité pour gouverner la France.

Nous voulons élire en mai un président de gauche, en juin une majorité de députés de gauche à l’Assemblée nationale, qui appliquera une politique de rupture avec l’austérité. Au sein de cette majorité, élire des députés communistes et du Front de gauche bien plus nombreux qu’en 2012. Et surtout, il faudra rester mobilisés et vigilants avant, pendant et après les élections, comme lors du Front populaire face au grand patronat, à la droite et à l’extrême droite.

 

Nous communistes, nous proposons que ce pacte comporte :

 

une 6e République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l’élu-e, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, le récépissé contre les contrôles de police au faciès ; la constitutionnalisation du droit à l’avortement.

 

un programme de relance sociale avec l’abrogation de la loi El Khomri et son remplacement par une loi de sécurité de l’emploi et de la formation, l’augmentation des salaires, des minimas sociaux et des pensions, la diminution du temps de travail, la retraite à 60 ans, une nouvelle ambition pour la Sécurité sociale, avec un retour progressif vers un remboursement de tous les soins à 100 %.

 

un plan global d’action pour l’autonomie et l’émancipation de la jeunesse dans tous les domaines : petite enfance, éducation, culture, sports, santé, logement, emploi.

 

la création d’un ministère de plein droit pour l’égalité femmes-hommes et le renforcement des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle.

 

la lutte contre toutes les discriminations, qu’elles soient liées à l’origine, à la confession, à l’orientation ou l’identité sexuelle, la maladie ou le handicap.

 

la lutte contre la finance avec un plan d’action contre l’évasion fiscale, une COP fiscale mondiale, la création d’un pôle public bancaire pour changer le rôle du crédit, avec la nationalisation de BNP-Paribas et de la Société générale.

 

un plan de bataille pour la France en Europe avec la remise en cause du traité budgétaire européen et un plan d’investissement financé par la BCE. Il servirait en France à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, à l’investissement massif pour les services publics, au logement pour tous et aux collectivités locales.

 

un plan cohérent de nouvelle industrialisation créant un million d’emplois dans toutes les filières utiles au développement humain s’appuyant sur un effort recherche développement conséquent, de transition écologique avec un mix énergétique renouvelables-nucléaire sous contrôle public, de développement d’un nouveau modèle agricole.

 

Nous proposons à tous les candidats et toutes les forces de gauche de discuter ces propositions. Le Parti communiste demande pour cela à les rencontrer.

 

Dans le même mouvement, nous vous proposons donc à tous, sans attendre le jour ultime du vote, de multiplier les luttes sociales, les rencontres publiques de terrain, les débats sur les réseaux sociaux, de lever un immense forum citoyen pour faire entendre de toutes les manières possibles cette exigence d’union et d’engagement autour d’un pacte capable de changer vraiment la vie.

 

Nous ouvrirons à toutes les forces de gauche notre prochaine rencontre nationale le 28 février à la Bellevilloise à Paris sur le thème : « L’ennemi, c’est toujours la finance ».

 

Nous proposons que se tienne dans les plus brefs délais une grande rencontre de débat public pour un pacte de majorité à gauche avec les candidats et les forces qui les soutiennent. De nombreux citoyens le souhaitent. Pour notre part nous y sommes prêts.

 

À l’heure du dépôt des parrainages pour l’élection présidentielle, il faut avancer vite. Nous appelons également tous nos concitoyens à se mêler sans attendre des élections législatives. L’heure est à la mobilisation partout. Là aussi, les communistes et leurs candidats appellent au rassemblement pour ga
rantir les moyens du changement espéré par nos concitoyens.

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