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Les communistes doivent aller au devant des électeurs…

Posté par jacques LAUPIES le 27 février 2017

Si j’en crois les informations diffusées ce dimanche soir la possibilité d’une entente à gauche serait bloquée.

Cela signifie que les forces en présence sont incapables de trouver un compromis ! Dès lors s’ouvre devant l’opinion et plus particulièrement celle qui émane de l’électorat de gauche l’obligation de juger de la prise de responsabilité de chacun.

En gros deux candidats de la « gauche authentique » :

D’une part Benoit Hamon censé représenter une gauche du PS dont l’émergence résulte d’un démarquage, plus ou moins tardif de la politique sociale libérale de Hollande et Valls, rayés des cadres, mais dont évidemment le poids demeure au travers d’élus, de ministres, de dirigeants qui les ont soutenus et ne veulent pas se plier au choix fait lors de la primaire.

Ces forces, comme cela se pratique souvent au sein du PS, font plier Hamon et le ramènent à un bercail qu’il n’a pas les moyens de transformer. Jadot fidèle en cela à ce qu’il représente de flottement de catégories sociales plus sensible à une vague et insuffisante réponse écologique à la crise qu’à une réponse prenant appui sur les méfaits généralisés du système. Loin du concept de lutte de classe dont se réclame un PCF pas toujours apte globalement à se faire entendre, et toujours objectivement boycotté par les médias !

D’autre part Jean Luc Mélenchon (soutenu par le PCF) que bien entendu à tort les mêmes médias tendront à rendre responsable de la division, a au moins le mérite depuis 2011 de la cohérence et d’un démarquage clair à l’égard de la politique gouvernementale  soutenue globalement par l’appareil socialiste dont une partie, comme chez les verts, s’est tardivement dissociée.

Il appartient aux électeurs de se faire une opinion sur les responsabilités de chacun.

Quant aux communistes il leur appartient de rappeler leurs propositions et de les accompagner en proposant des candidatures aux législatives pour les appuyer et les défendre. Ce en quoi s’inscrivent les communistes de Tarascon… En appelant au renforcement du PCF !

 

 

 

 

Patrick Le Hyaric. « Face au danger, sursaut collectif ! »

Dimanche, 26 Février, 2017
Humanité Dimanche
L’éditorial de Patrick Le Hyaric dans l’Humanité Dimanche. Nous avons ici trop souvent alerté sur les dangers de la montée continue de l’extrême droite pour, à presque soixante jours du scrutin présidentiel, sonner le tocsin. En effet, de partout nous parviennent des témoignages du danger qui se présente, mesuré par toutes les enquêtes d’opinion, plaçant la candidate de l’extrême droite en tête du premier tour.
Des forces importantes se sont agitées depuis des années afin qu’elle devienne un pivot de la vie politique, un repoussoir qui pousse nos concitoyens à toujours choisir un prétendu moindre mal qui n’est rien d’autre que l’acceptation des canons de l’orthodoxie économique et budgétaire, doublée de reculs sociaux. La promotion de M. Macron est l’autre versant du piège
tendu. Et, depuis des semaines déjà, le ronron médiatique susurre qu’il ne resterait plus qu’une question pour l’élection présidentielle. Qui de M. Macron ou de M. Fillon affrontera la cheffe de l’extrême droite au second tour ? Les candidats de gauche sont mis hors jeu d’office.
La France n’a besoin ni du sosie féminin de Trump en pire, ni du liquidateur de la Sécurité sociale, ni de l’ultralibéral ubérisateur.
 
Autrement dit, l’élection présidentielle serait prise en otage ! Et l’immense majorité de nos concitoyens qui, de manière diverse, souhaitent des changements susceptibles d’améliorer leur vie, de faire reculer le chômage, de réindustrialiser le pays, de conjurer le réchauffement climatique, de revitaliser nos campagnes ou encore de changer ce système politique moribond, n’auraient plus de véritable candidat pour le dire dans les urnes. Il est vrai que le total des voix de la gauche reste trop faible. C’est aussi le résultat inquiétant de ce quinquennat qui a renié les valeurs progressistes en mettant en oeuvre une politique à l’opposé des engagements pris en 2012. Une des conséquences de ces abandons a précisément été la montée de Mme Le Pen. Et ceux qui portent une part de responsabilité dans cette situation voudraient en faire le point de départ de toutes les réflexions d’avant vote !
Si des choses ont bougé positivement avec la victoire de Benoît Hamon lors des primaires socialistes, il n’en reste pourtant pas moins que le candidat socialiste est loin de rassembler l’électorat qui s’était retrouvé sur François Hollande il y a cinq ans. Nombre de ces électeurs lui préférant M. Macron ou l’abstention. Curieusement, personne n’évoque cette division de l’électorat socialiste. C’est pourtant elle qui handicape la gauche tout entière. Cela ne peut être résolu par quelque accord de coin de table. Que la direction du Parti socialiste pense pouvoir dépasser le problème en siphonnant des électeurs de Jean-Luc Mélenchon n’est pas le meilleur choix pour garantir une rupture avec la politique menée depuis cinq ans.
Le problème n’est pas d’organiser des vases communicants à gauche mais de gagner au vote des électrices et des électeurs qui, pour l’instant, ont l’intention de s’abstenir. Leur abstention donne automatiquement de la force à l’extrême droite. L’un des moyens de libérer le pays de l’angoisse de ce second tour annoncé serait de créer les conditions de la mobilisation de celles et ceux qui attendent des propositions audacieuses pour un changement de gauche. Cela implique d’impulser, d’organiser le débat à gauche pour un projet transformateur.
Les citoyens doivent redevenir maîtres du jeu et se faire entendre. Leur désir d’union est très important. Le Parti communiste l’a pris en compte très tôt en choisissant de ne pas ajouter une candidature issue de ses rangs à celles déjà annoncées. Ses adhérents ont fait le choix de soutenir Jean-Luc Mélenchon avec l’ambition de contribuer à faire évoluer le rapport de forces du côté du monde du travail, de la création, de l’écologie politique dans une démarche qui favorise le rassemblement là où, aujourd’hui, dominent les divisions. Le faire avec audace, créativité et détermination nous semble être le chemin le plus efficace et utile pour que l’emportent de nouvelles majorités présidentielle et législative, par addition de leurs diverses composantes et non par leur soustraction.
La France n’a besoin ni du sosie féminin de Trump en pire, ni du liquidateur de la Sécurité sociale, ni de l’ultralibéral ubérisateur qui veut supprimer toute règle du travail et détruire les services publics. Notre pays et l’Union européenne réclament une nouvelle ère du progressisme, inséparable d’un élan démocratique à nul autre pareil. Les élections présidentielle et législatives doivent d’urgence impulser un vaste débat public, associant le plus grand nombre de citoyens possible, dans la perspective d’un pacte de progrès social, démocratique, écologique, féministe, antiraciste, feuille de route démocratiquement rédigée pour une nouvelle majorité de gauche authentique à l’Assemblée nationale.
Il s’agit bien de créer une dynamique qui additionne des forces plus importantes pour chacune des composantes, capables d’y parvenir parce qu’associant différences et volonté unitaire, à l’image des femmes et des hommes qu’il s’agit de rassembler pour l’emporter et ensuite réussir.
Cela implique un réveil démocratique collectif et beaucoup de discussions partout, du plus petit village à l’usine, au bureau, à l’école, dans le quartier, pour tracer ensemble les chemins capables de mobiliser et de ressusciter l’espoir.
Directeur de l’Humanité

« Il y a une exigence d’unité et une exigence d’engagements »

Vendredi, 24 Février, 2017
Humanite.fr

Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon ont exposé ensemble, vendredi leur « bonne volonté » et leur « forte exigence » à gauche.

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent apparaissent côte à côte devant la presse, vendredi 24 février après avoir déjeuner ensemble. A quelques pas de la gare de l’Est, à Paris, le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle et le secrétaire national du PCF font le point sur la campagne et la situation à gauche, au lendemain de l’accord entre Europe Ecologie Les Verts et le Parti socialiste, Yannick Jadot se retirant au profit de Benoît Hamon.

La marche du 18 mars pour une VIe République, événement majeur de la campagne

Pierre Laurent commence par rappeler leur volonté commune de faire « de la grande marche du 18 mars pour une VIe République un événement majeur de la campagne présidentielle ». Très vite, les deux responsables politiques sont interrogés sur une possible entente de la gauche pour 2017. « Jean-Luc Mélenchon a écrit à Benoît Hamon. J’ai publié une adresse qui rappelle notre exigence de garanties fortes pour une véritable politique de changement », expose Pierre Laurent. « Je m’adresse à Hamon avec bonne volonté. Nous voulons parler, mais nous voulons des garanties. Les gens ont besoin de comprendre », poursuit Jean-Luc Mélenchon, avant d’ajouter : « la meilleure garantie pour que le programme soit appliqué, c’est moi. » « Il y a une exigence d’unité et une exigence d’engagements clairs. Nous ne cessons de multiplier les gestes de bonne volonté, enchaîne Pierre Laurent. Mais le ralliement ne fait pas partie de la culture des communistes. D’ailleurs, nous soutenons Jean-Luc Mélenchon, sans l’avoir rallié, car nous avons des objectifs communs pour ce pays. La question d’un marchandage pour la présidentielle et les législatives, nous ne la posons pas comme les Verts et le PS. C’est le programme qui m’intéresse et des engagements clairs qui m’intéressent par dessus tout ».

Pierre Laurent : « s’il y a un rencontre à gauche bien sûr que le PCF sera à la table »

Encore « sous le choc de l’Emission politique d’hier soir », dont Jean-Luc Mélenchon était le grand invité, sur France 2, et « soufflé » par l’accord entre Hamon et Jadot, car le texte final « n’a pas été vu », le candidat de la France insoumise rappelle sa disponibilité pour échanger sereinement avec les socialistes et les écologistes. Après cet échange et un au revoir, Pierre Laurent est de nouveau interrogé par la presse. « Il y a un an, je me battais pour que les choses avancent à gauche et tout le monde tournait le dos. Mais je suis tenace. On avance pas à pas. Il y a un an, j’ai demandé que l’on commence avec le programme au lieu de commencer par les candidatures. Mais si on peut tomber d’accord sur contrat politique aujourd’hui, tant mieux. C’est la seule chose qui compte. S’il y a un rencontre à gauche bien sûr que le PCF sera à la table. Mais il faut des garanties. Les Français ont un doute et ils ont raison. François Hollande déjà avait promis le changement et dès le lendemain de son élection il a fait machine arrière. Peut-on mener une politique de gauche demain sans reprendre le pouvoir sur les banques ? Non. Un accord suppose donc des garanties fortes. »

Journaliste
 

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