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Il ya l’arbre, il y a la forêt

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2017

 

Ce qui est désolant dans la situation actuelle est que les électeurs sont suspendus à des petites phrases, à des commentaires d’éternels parasites  qui hantent les plateaux de télévision et pour les plus motivés à des négociations de sommet entre candidats qui laisseraient supposer que les partis politiques n’existent plus.

Il n’en est évidemment rien et les candidats ne sont en définitive que des porte paroles, plus ou moins conscients de leur dépendance d’un appareil politique lui même obligé d’être attentif à ce que pensent les adhérents et au delà un électorat virtuel.

Gare à eux et donc à la démocratie si les responsables politiques mis au devant de la scène tentent de faire croire, ou croient, qu’ils pourront longtemps amuser la galerie en trouvant toutes sortes de prétextes pour ratisser plus large en n’apportant pas de réponse aux attentes réelles de la population. Le jeu qui consiste, à quelques jours de la date du scrutin, à spéculer sur les sondages, à porter le débat sur la personnalisation, à comploter contre celui qui les dérange et n’est pas nécessairement l’adversaire mais est parfois l’allié potentiel. ce jeu est mortifère pour les valeurs républicaines.

Pour ce qui concerne un observateur attentif du spectacle il est pourtant aisé de comprendre ce qui se passe : la crise chronique sur le plan économique qu’engendre le capitalisme dans une phase de financiarisation de l’économie, d’une aggravation des contradictions dues à l’accaparement par des puissantes oligarchies à l’échelle mondiale au détriment des peuples se traduit, en fonction des spécificités nationales, par un rejet des pouvoirs en place.

Il en résulte des crises politiques qui conduisent les tenants du systèmes à manœuvre pour pérenniser leur domination : se doter d’une représentation politique, plus ou moins directe en tentant d’instituer des régimes adaptés à leur besoin et cela en fonction de la capacité de réaction des peuples.

Tout le cirque auquel nous assistons se résume à ceci :

- instrumentaliser des catégories sociales partant  de leurs difficultés en attisant les peurs et en usant de démagogie (FN/LE PEN) s’inscrire obstinément  dans plus d’austérité en rétribuant le capital au détriment du travail (LR/FILLON) même démarche en spéculant sur un pseudo rejet droite/gauche (MACRON) Ce sont des rôles dévolus à des variantes de la droite.

- dévoyer la social démocratie et tenter de la détourner de toute politique sociale (basée sur l’effet de la demande sur l’économie) en utilisant les courants socio libéraux au sein du PS (incarnés par HOLLANDE/VALLS)  et en récupérant le courant se réclamant de gauche incarné par HAMON en tentant d’isoler les partisans de transformations profondes (PCF qui soutient MELENCHON) 

Tout le reste (affaires et tripotages divers) n’est que l’arbre qui cache la forêt.

C’est pourquoi les communistes se doivent plus que jamais de faire connaître leur projet et sensibiliser les populations, en particulier ces français qui n’on pas encore choisi leur candidat et peuvent être tentés par l’abstention. Et mettre en garde sur les risques d’absence de rassemblement à gauche !

 

Présidentielle. À gauche, chaud et froid sur le rassemblement

 

Julia Hamlaoui
Lundi, 20 Février, 2017
L’Humanité
 

Après le vote des écologistes et la lettre de Jean-Luc Mélenchon en fin de semaine, le ton entre les candidats de gauche s’est un peu durci, ce week-end.

Depuis trois semaines, chaud et froid soufflent sur un possible rassemblement de la gauche. Après plusieurs appels en ce sens et des invitations mutuelles, les rencontres se précisent entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et ­Yannick Jadot sans que soient clairement définis les contours d’un éventuel rapprochement.

Entre les deux premiers candidat, malgré un coup de fil vendredi et l’annonce d’une possible rencontre en fin de semaine, le climat s’est refroidi de quelques degrés ce week-end. « Je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche. Je continuerai à être l’architecte, le maçon d’une union de la gauche. Si d’aucuns veulent s’y soustraire, soit », a déclaré le candidat socialiste lors d’un déplacement au Portugal, ajoutant qu’il « ne court après personne ». La veille, sur BFMTV, le candidat de la France insoumise estimait que « c’est un peu fort de café qu’on vienne (lui) demander de remplumer des gens qui ont tout perdu, à cause de leur politique ».

L’émergence d’une « dynamique populaire »

Et d’ajouter : « Donc, je n’ai pas l’intention d’aller m’accrocher à un corbillard. » Les proches de Benoît Hamon sont alors montés au créneau. « Jean-Luc Mélenchon cherche tous les prétextes, il est dans la stratégie de l’évitement », a notamment commenté Pascal Cherki. Mais, du côté de la France insoumise, on renvoie la balle. Son porte-parole, Alexis Corbière, a précisé, hier, que les critiques de son candidat « ne sont pas tournées contre Benoît Hamon, mais vers le PS au gouvernement, dont il doit s’émanciper. Personne ne découvre que Jean-Luc Mélenchon est fort en colère contre la politique du quinquennat. Cela sert de prétexte ; en fait, Benoît Hamon ne veut pas discuter ». La porte n’est, semble-t-il, pas encore close. Mais « il y a besoin de garanties pour qu’une éventuelle dynamique populaire » s’enclenche, insiste Alexis Corbière. C’est le sens de la lettre rendue publique vendredi et adressée au candidat PS. « Nous ne pouvons avoir la naïveté de te croire sur parole, alors même que tu es et restes le candidat d’un parti et d’élus majoritairement hostiles à l’orientation que tu défends », y écrit Jean-Luc Mélenchon, lui demandant de s’engager à ne passer « aucun accord avec Emmanuel Macron », « à abolir les mesures emblématiques » du quinquennat et à mettre « à l’écart des prochaines élections notamment des ministres ».

Les Verts pour le rapprochement

Sixième République, partage des richesses, sortie du nucléaire, rupture avec la politique européenne et sortie de l’Otan s’ajoutent à la liste. « Les 21 conditions de Jean-Luc ­Mélenchon à Benoît Hamon chargent à ce point la mule qu’elles ne laissent pas beaucoup de chance à l’unité », a réagi sur Twitter le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

Une sortie qui a suscité une réaction cinglante du côté d’EELV : « Tu pourrais apporter une contribution utile pour ‘‘laisser plus de chance à l’unité’’ : ton silence », a taclé son secrétaire national, David Cormand. Consultés en fin de semaine dernière, 89,70 % des quelque 10 000 sympathisants écologistes qui ont voté se sont dits favorables à un rapprochement entre les trois candidats.

Une démarche à laquelle pourrait recourir Jean-Luc Mélenchon : « S’il existe une possibilité que la trame essentielle de ce qui a regroupé (les partisans de FI – NDLR) puisse aussi fédérer des partis politiques de la gauche traditionnelle, a-t-il écrit vendredi, je suis prêt à consulter les 250 000 personnes qui se sont personnellement engagées à mes côtés sur la proposition qui leur serait faite. »

 

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