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Chansons qui me parlent ! Pas à vous ? Auriez-vous oublié ?

Posté par jacques LAUPIES le 5 janvier 2017

  • Prends Garde

 

  • Es tu le temps présent
  • Celui des inquiétudes
  • Des vols insouciants
  • Et des incertitudes
  •  
  • Es tu le désespoir
  • Celui que l’on  te donne
  • Et qui chasse l’espoir
  • De ton corps qui résonne
  •  
  • Tu apprends l’inutile
  • Déplaçant tes désirs
  • Vers des objets futiles
  • Afin  d’éviter le pire
  •  
  • En naissent des envies
  • Que le monde marchand
  • Transmet  pour son profit
  • Dont tu es dépendant
  •  
  • Déjà l’éloignement
  • Viendra l’exploitation
  • Puis l’asservissement
  • Enfin la destruction
  •  
  • Prends garde à ta jeunesse
  • S’il est toujours un temps
  • Pour soigner ce qui blesse
  • N’attends pas trop les ans
  • Ecoute des chansons
  • Qui nous ont avertis
  • Que l’usage des sons
  • Comble la poésie

 

 

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Le meilleur moyen de battre le FN et la droite « fillonaise » et « macronaise » et « bayrousante »

Posté par jacques LAUPIES le 4 janvier 2017

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Chaque renoncement à gauche fait le nid du FN : c’est pour cela qu’il faut proposer une politique économique et sociale de vraie gauche pour en finir avec les prétentions d’une extrême droite à l’affut  et d’une droite qui s’en rapproche !

 

Pour les élections présidentielles c’est entendu :  il faudrait rassembler en premier lieu toute la gauche. Vaste programme à la veille d’une primaire socialiste dont le résultat nous parlera bien mieux que toutes les spéculations en cours ! En attendant il importe de donner une perspective en appelant au vote pour Jean Luc Mélenchon qui devrait, selon nous ouvrir une perspective rassemblement plus large.

Cela dit reste la préparation des élections législatives qui devra nécessairement tenir compte de la stratégie adoptée pour les présidentielles. Autrement dit rechercher le rassemblement le plus large sur des orientations précises et claires avec des candidatures non compromises dans les politiques des gouvernements précédents. Des candidatures qui n’attendent pas la veille d’une élection pour prendre leur distance avec ces politiques désastreuses d’un réformisme de droite ou de gauche qui est la vraie cause de la poussée du Front National, jetant dans les bras de ce dernier des populations désespérées et de plus en plus appauvries.

Car l’enjeu, avant qu’il ne soit trop tard  et d’en finir avec les incendiaires qui fabriquent les mécontentements, jetant dans les bras de de la droite et de l’extrême droite leurs flammèches et nous appellent quand tout menace de brûler à éteindre le feu en leur donnant l’occasion de le propager un peu plus.

Le FN est là, au secours ! Mais allez dire cela à des actifs installés dans l’incertitude de l’emploi, à qui l’on ampute les salaires, que l’on veut priver de la part de ce salaire que constituent les prestations maladies, les allocations familiales diverses, allez leur dire voter pour ces élus sortants de LR, de l’UDI et autres centres bidons passés (Bayrou) ou à venir (Macron et consort) cela finira par ne plus marcher.

Le FN est là, au secours ! Mais allez dire à ces familles qui vivent du RSA, des allocs et diverses aides sociales que l’on n’a de cesse de vouloir diminuer où remettre en cause, qui doivent (ou ne peuvent)  supporter la charge de jeunes de moins de 25 ans sans boulot. Des jeunes qui rament après une scolarité qui élimine et jette dans l’assistanat des élèves jugés pour de soi disant impossibilités d’adaptation sociale, de comportement agité, de retard  scolaire, incapables de poursuivre leurs études par un corps enseignant en phase terminale de renoncement, de « sauvons » ce qui peut l’être, allez leur dire, votez pour des hommes ou des femmes qui leur apparaissent au mieux installés dans un autre monde ou vaille que vaille on accède  à un statut social moyen pour les plus proche ou, au pire, là pour défendre des intérêts que leur confère leur appartenance à des catégories encore protégées si ce n’est privilégiées ! Ce n’est plus leur monde et abandonnés ils vont au renoncement ou à l’aventure extrémiste !

Allez dire à toutes ces catégories dont celle des retraités qui voient leur pension remises en cause et leur accès à la retraite retardés, qui ont du tout au long de leur vie de citoyen ont espéré que l’avenir de leurs enfants et petits enfants seraient garanti en soutenant des élus, certes privés de pouvoir mais porteur du discours « du moins pire » de la « fatalité de la dette » et maintenant du « terrorisme » dont on se garde bien de donner les vraies causes, allez leur dire votez pour ces impuissants de la politique soumis aux manipulations des faiseurs de marchés financiers, d’appel aux main-d’œuvre sous payées de la planète, et au final brandissant « Marseillaise » et drapeaux tricolores à tout va, sur le corps des victimes civiles et militaires d’une guerre entamée qui se fortifie !

Allez leur dire cela,  ça peut marcher encore ! Mais où cela nous mènera-t-il ? À une progression encore plus forte des idées nationalistes, de la démagogie sociale et surtout des divisions qui menacent les différentes catégories de français. Jusqu’au jour où, et nous n’en sommes pas loin, ce sont ces idées dont nous avons souffert dans le passé qui triompheront avec en conséquence la généralisation des guerres déjà entamées !

En vérité ce qu’il faut : ce sont des candidats proposant des transformations immédiates concernant la vie des gens, lisibles, des candidats, auréolés ou non d’un passé d’élu mais impliqués dans de luttes et des combats pour les populations en souffrance de notre pays.

Des candidats proposant

Sur le plan social : augmentation générale des salaires et minimas sociaux pour la relance économique (SMIC à 1700 €) Durée du Travail portée à 32 H par semaine, revenu universel garanti sans amputation des indemnités et aides actuellement prévues, scolarité et formation garanties à tous jusqu’à 18 ans (avec aménagement d’un statut d’apprentis véritablement protecteur), prise en charge totale des soins avec une Sécurité sociale généralisée (y compris pour les artisans, commerçants et professions libérales) etc.

Sur le plan économique et financier : nationalisation des banques en vue de soutenir les investissement publics ou privés utiles, encouragement à la coopération internationale. Une fiscalité nouvelle, démocratisée et frappant les hauts revenus.

Sur le plan institutionnel : Elections à la proportionnelle pour garantir la réalisation de pouvoirs législatif et exécutif véritablement contrôlés par le peuple et clarifier ainsi les véritables intentions des partis politiques.

Sur le plan international : Etablissement de coopérations en vue du développement des populations des différents pays et leur permettre de fixer leur population et assurer ainsi nos besoins par des commerces équitables.

Ces quelques objectifs ci dessus énoncés doivent nécessairement être ceux du candidat que nous soutiendrons personnellement attentif à la véracité de leur engagement

POUR INFO

Propositions du PCF

Prendre le pouvoir sur la finance

Tout commence par là pour nous donner les moyens de notre politique. Face aux banques qui spéculent, à la fraude fiscale, aux dividendes records alors que les salaires stagnent, prenons le pouvoir sur la finance pour une autre utilisation de l’argent !

Notre première mesure : la création d’un pôle public bancaire avec la nationalisation de la BNP-Paribas et de la Société générale. Investir pour l’emploi et le développement de chacun-e Libérer le travail, donner la priorité à la jeunesse,

Investir dans l’éducation, la culture, le sport et le numérique : telles sont nos priorités pour changer la société et construire la France de demain.

Notre première mesure : l’abrogation de la loi El Khomri au profit d’une loi de la sécurisation de l’emploi et de la formation, du passage aux 32h et de la retraite à 60 ans.

L’égalite femmes-hommes maintenant !

Parce qu’il est plus que temps d’en finir avec l’inégalité salariale de 27% en moyenne, le fléau des violences faites aux femmes et le sexisme, nous ferons de l’impératif d’égalité une grande cause nationale par la création d’un ministère de pleins droits pour l’égalité femmes-hommes.

Notre première mesure : un renforcement immédiat des dispositifs contraignants pour l’égalité salariale et professionnelle.


Une France protectrice et solidaire

Bâtir une sécurité durable, c’est mettre fin à l’austérité budgétaire pour renforcer la protection sociale et nos services publics, reconstruire une politique de sécurité intérieure dotée de moyens de proximité (police, justice, protection de la jeunesse) et agir pour la paix.

Notre première mesure : plan de relance des services publics et lutte contre les inégalités (suppression de la TVA sur les produits de 1ère nécessite et l’interdiction des coupures d’énergie et d’eau, et des expulsions locatives pour cause de précarité).
Produire autrement

À la rentabilité maximum, nous opposons un nouveau mode de développement durable et écologique reposant sur le renouveau industriel, la transition de notre modèle agricole et répondant aux besoins.

Notre première mesure : 1 million d’emplois dans les filières d’avenir : l’énergie avec notamment les énergies renouvelables, l’automobile propre, les transports urbains et ferroviaires, la rénovation thermique des bâtiments, l’agriculture paysanne, l’aérospatiale, la navale et le numérique.
De la nouvelle République au renouveau  de la politique

Nous voulons plus de pouvoirs pour les citoyens et les travailleurs ainsi que la réalisation concrète d’une République de l’égalité. Nous proposons d’instaurer une nouvelle République, de construire un nouveau pacte républicain, de changer la politique et ses pratiques.

Notre première mesure : la réduction des pouvoirs du Président de la République et la suppression du 49-3 au profit d’un renforcement de ceux de l’Assemblée et la stricte limitation du cumul des mandats accompagnée d’un statut de l’élu.

À l’offensive pour changer l’Europe

Seuls nous ne combattrons pas les forces de l’argent organisées à l’échelle mondiale et ne pourrons pas relever les grands défis mondiaux : nous avons besoin d’une nouvelle Europe solidaire et démocratique. Pour la construire, la France doit se faire respecter et agir pour transformer les règles.

Notre première mesure : l’abrogation du traité budgétaire européen, quitte à retirer la signature de la France, au profit d’une loi anti-dumping social et de la création d’un fonds européen pour l’investissement et la création d’emplois.

 

 

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Le syndicalisme « réformiste » perd un des siens

Posté par jacques LAUPIES le 3 janvier 2017

La douleur des médias devant la perte des leaders politiques ou syndicaux est a géométrie variable et se mesure à l’aune des sympathies affichées par les classes dirigeantes.

Cela crève les yeux mais nous n’allons pas polémiquer sur ce sujet. La mort si elle ne survient pas comme on le dit à la suite d’une fin de vie devant laquelle nous serions tous égaux (ce qui est relativement faux) cette mort est une douleur pour les proches et plus généralement pour ceux qui se sont identifiés à l’action mené par le défunt. En ce sens cela mérite un certain respect et plutôt le silence que du tapage journalistique toujours globalement hypocrite, mensonger et faux.

J’avoue sans vouloir en tirer la moindre fierté que l’on ne peut souscrire à ce silence quand les chiens aboient et  utilisent les convictions d’un homme qui à largement contribué à entrer dans un processus de liquidation des droits de travailleurs, pour trouver une justification à une politique anti sociale.

Quelles que soient les circonstances, il s’agit de rappeler à la réalité les populations soumises quotidiennement à l’instrumentalisation de tout évènement et plus particulièrement celle de la disparition d’hommes ou de femmes dont le bilan d’activité peut-être contesté. Et a été contestée dans son propre camp !

Cela n’a rien à voir avec le respect du sentiment de tristesse que peut inspirer la disparition d’un proche, d’un ami, d’un compagnon de lutte, par ceux qui l’ont accompagné et soutenu.

Quant à s’associer à ceux qui vantent son action avec un lamentable opportunisme, nous laissons à chacun le soin de juger de leur comportement !

François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, est décédé

avec afp
Lundi, 2 Janvier, 2017
Humanite.fr
Photo Pierre Pytkowizc

Photo Pierre Pytkowizc

François Chérèque, ancien secrétaire général de la CFDT, est décédé lundi à l’âge de 60 ans, « à la suite d’une longue maladie », ont annoncé un proche de la famille et la centrale syndicale.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a estimé lundi que le syndicalisme français perdait « une grande figure » avec le décès de son prédécesseur François Chérèque, qui a fait de la lutte syndicale « un engagement personnel », selon lui.  »La CFDT perd une grande figure, le syndicalisme français perd une grande figure qui a fait de la lutte syndicale un engagement personnel », a-t-il dit à l’AFP, très ému. « J’espère que tout le monde reconnaîtra son engagement. Je ressens un grand sentiment d’injustice, car il est parti trop tôt », a ajouté M. Berger, qui a succédé à M. Chérèque à la tête de la centrale fin 2012.
Né le 1er juin 1956 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), François Chérèque a dirigé le deuxième syndicat français entre 2002 et 2012. Il avait suspendu ses activités en septembre 2015 pour suivre un traitement de chimiothérapie et quitté ses fonctions à la tête de Haut commissaire à l’engagement civique en juin 2016 pour « raisons de santé ».
 
Celui qui se disait « réformiste mais impatient » – le titre de son livre publié en 2005 -, a été souvent critiqué pour sa « volonté de signer ». Il avait plongé la CFDT dans une longue crise interne en validant la réforme des retraites en 2003, entraînant un départ massif d’adhérents vers d’autres syndicats.
François Chérèque a longtemps été éducateur spécialisé au centre hospitalier de Digne (Alpes-de-Haute-Provence). Son père, Jacques, ancien métallo, fut secrétaire général adjoint de la CFDT (1979-1984) et ministre délégué à l’Aménagement du territoire et aux reconversions sous le gouvernement Rocard (1988-1991). François, qui a eu deux fils, s’est fait un prénom en gravissant peu à peu les échelons de la CFDT. En 1996, il devient secrétaire général de la fédération Santé Sociaux, la plus importante du syndicat. Candidat à la succession de Nicole Notat, il est élu à la tête de la CFDT en mai 2002, au lendemain du revers électoral de la gauche. Alors inconnu du grand public, il mettra plusieurs années à conquérir l’appareil, allant sans cesse au contact des militants sur le terrain. Ses interventions médiatiques sont souvent l’occasion de coups de sang. L’ex-deuxième ligne de rugby ne mâche pas ses mots quand il accuse Nicolas Sarkozy de « démagogie populiste » lorsque ce dernier s’en prend aux syndicats pendant la campagne présidentielle de 2012.
En passant la main à son dauphin Laurent Berger en novembre 2012, le tempétueux syndicaliste rejoint l’Inspection générale des affaires sociales et est chargé du suivi du plan gouvernemental sur la pauvreté. Au même moment, il prend aussi la présidence de Terra Nova, centre de réflexion proche du PS.
 
Lire aussi :
 
François Chérèque fut secrétaire général de la CFDT pendant dix ans
  • 1er juin 1956: naissance à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il est le fils de Jacques Chérèque, qui sera secrétaire général adjoint de la CFDT et ministre de Michel Rocard.
  • 1978: adhère à la CFDT
  • 1996: devient secrétaire général de la fédération CFDT des services et établissements de la santé et du social
  • 2002: élu secrétaire général de la CFDT en remplacement de Nicole Notat
  • 2003: apporte son soutien aux réformes des retraites et du statut des intermittents du spectacle
  • 2006, 2010: réélu à la tête de la CFDT pour des mandats de quatre ans
  • Novembre 2012: laisse sa place de secrétaire général à Laurent Berger
  • Janvier 2013: nommé inspecteur général des affaires sociales; également élu président du think-tank Terra Nova
  • Décembre 2013: devient président de l’Agence du service civique
  • Septembre 2015: malade, il interrompt temporairement ses fonctions
  • Juin 2016: renonce à ses fonctions de président de l’Agence du service civique et de Haut-commissaire à l’engagement civique « pour raisons de santé »
  • 2 janvier 2017: décès à l’âge de 60 ans.

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Les causes et les effets

Posté par jacques LAUPIES le 2 janvier 2017

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Un des derniers produits de notre redevance télé

Combien de fois avons nous dit que tout es fait dans l’information pour ne présenter que les effets et oublier les causes des évènements qu’évoque l’actualité.

Une manifestation, un grève, une révolte, une émeute, une guerre et a fortiori une révolution ça s’explique.

Tout comme s’explique la parole des monarques, petits et grands, républicains ou pas.

Mais voilà il faut chercher, avoir un fil conducteur, pour comprendre et trouver les causes.

Il semble que la faiblesse des peuples précisément se trouve précisément dans cette difficulté à établir ce lien. D’autant que l’on s’éloigne du quotidien et de la vie courante.

Ce constat se fait actuellement à propos des spéculations médiatiques à propos des chefs des grandes puissances qui sont ramenés au statut de décideur de tout et responsables de conflits que dictent des intérêts économiques, géopolitique et non leur personnalité bien que généralement leur origine soit relativement explicite de leur comportement.

Plus d’histoire, plus de lutte de classe : Trump, Poutine, Erdogan, Merkel et même Hollande et tant d’autres, ministres et ambassadeurs, gouverneraient en fonction de leur humeur, de leur intelligence ou de leur balourdise.

La fabrique à moutons, qui ne savent plus à quel pasteur ou cabot se vouer, est en route !

Nouvel An

Brahim Senouci
Dimanche, 1 Janvier, 2017
Humanite.fr
Les causes et les effets dans POLITIQUE

Tribune : « En finir avec le terrorisme, c’est d’abord en finir avec tout ce qui peut contribuer à accréditer l’inégalité de fait entre les hommes. »

L’année 2016 ne laissera guère de regrets. Entre le champ de ruines syrien, la descente vers l’abîme de la Libye, du Yémen, de l’Irak et le terrorisme daeshien, les motifs de réjouissance ne sont pas légion. Il y en a un, au moins, même si sa valeur est d’ordre symbolique. Il s’agit de la condamnation par le Conseil de Sécurité de l’ONU de la politique israélienne de colonisation du Territoire Palestinien. C’est tout ? A peu près, oui…
L’année qui vient sera-t-elle de nature à adoucir les meurtrissures de 2016 ? Rien n’est moins sûr. Il est même à craindre qu’elle vienne au contraire les amplifier, que le pire soit à venir…
Le terrorisme va continuer de prospérer, se nourrissant du désordre du monde et du retour à la surface des haines séculaires, celles qui, simplement assoupies, établissent un continuum entre le temps des croisades et celui des colonies. Un probable futur président de la République, catholique fervent, retrouve les accents de jadis pour fustiger le terrorisme islamique. Il fait ainsi mine d’oublier que les Islamiques, c’est-à-dire les musulmans, constituent les cibles privilégiées du terrorisme islamiste. Deux-cent mille Algériens ont trouvé la mort sous ses coups durant la décennie noire. Dans la même veine, ce personnage réduit le colonialisme à un simple échange culturel. Une opération Erasmus avant la lettre en somme…
Un ancien Premier Ministre, candidat aux primaires PS, a émis naguère le vœu étrange qu’aucune tentative d’explication du terrorisme ne soit entreprise, au motif qu’elle vaudrait justification de celui-ci. Ainsi, toute recherche d’une relation causale est décrétée, non seulement inutile, mais dangereuse. Il faudrait donc, selon cet éminent homme politique se contenter de le subir comme une sorte de nouvelle plaie d’Egypte en priant pour sa disparition.
Ce n’est pas sérieux. Les terroristes qui assassinent des journalistes, des amateurs de concerts, des inconnus attablés à des terrasses dans la tiédeur inattendue d’un mois de novembre, sont mus par la haine. Est-ce, comme le répètent à l’envi des hommes politiques et des commentateurs de touts bords, la haine d’un mode de vie ? Sans doute. Il ne faut pas oublier que la plupart des assassins ont en commun d’avoir justement pratiqué le mode de vie en question. Le tueur d’Orlando était un client assidu de la boîte gay où il a perpétré son massacre. Le tueur de Nice avait une sexualité débridée et ne dédaignait ni l’alcool ni la charcuterie. Quant aux auteurs des tueries de la République, ils tenaient des débits de boissons fort peu islamiques. La thèse de la haine du mode de vie ne tient donc pas, du moins pas totalement.
Il y a autre chose, dont les terroristes n’ont pas forcément conscience eux-mêmes.
Nul n’ignore les discriminations que connaissent les jeunes musulmans d’Europe. Bien qu’y étant nés et éduqués, ils éprouvent depuis l’enfance un sentiment d’altérité. Très souvent, ce malaise se traduit par un rejet des parents, coupables de leur avoir collé sur le dos une tunique de Nessus dont ils n’arrivent pas à se défaire. Dans les années 70, il n’était pas rare de voir dans les métros parisiens une vieille Algérienne reconnaissable à son costume traditionnel, assise seule sur une banquette, ses enfants se tenant le plus loin possible d’elle et faisant mine de ne pas la connaître, allant jusqu’à quitter le métro par des portes différentes. Ces enfants ont grandi avec un sentiment de honte. Ils ont tenté de s’en défaire en ressemblant le plus possible à leurs compatriotes du même âge. Ils n’ont pas réussi à se fondre dans le moule et ont fini par constituer, nolens volens, une communauté à part. Cette « ostracisation »de fait, associée à l’injonction à l’assimilation a créé ce mouvement de retour vers des racines, réelles ou supposées, des identités de substitution. Pour l’écrasante majorité d’entre eux, ce transfert s’est fait sans violence. Ils se sont replongés dans l’univers vécu par leurs aïeux, univers que le silence obstiné du huis clos familial maintenait dans un inconnu total. Ils ont ainsi découvert la colonisation, l’esclavage, le déni de justice subi par leurs aïeux. Une petite minorité a basculé dans la haine et la violence. 
Il faut évidemment préserver cette majorité en quête de paix et de reconnaissance du danger de radicalisation. Des mesures symboliques très simples à mettre en œuvre auraient un effet bénéfique. Il est aujourd’hui de notoriété publique que le Musée de l’Homme renferme dans ses sous-sols des crânes de résistants Algériens tués, puis décapités par l’armée de la France coloniale en 1849. L’historien Algérien Farid Belkadi avait alerté, dès 2011, les autorités algériennes sur leur existence et leur présence en France. Ce scandale n’avait guère eu d’écho. Une pétition, lancée en 2016 à destination du Musée de l’Homme, a recueilli près de trente-mille signatures. Elle a eu un retentissement suffisamment large pour faire l’objet d’une couverture médiatique très importante, en France et en Algérie bien sûr, mais aussi aux Etats-Unis, en Turquie, en Afrique et en Grande-Bretagne. Ces crânes ont ainsi accédé à une notoriété publique. L’opinion sait aujourd’hui que la France détient des « reliques » de son passé colonial. Ces reliques sont des restes humains. Ils méritent une sépulture en Algérie, la patrie pour laquelle ils ont fait le sacrifice de leurs vies. La France tergiverse…
Comme le souligne l’historien Pascal Blanchard, la haine séculaire qui a conduit la France et l’Allemagne à des guerres terriblement massacrantes n’a conduit à aucune décapitation de soldats allemands ou français. Aucune tête de Teuton n’a été exposée dans un musée français. Aucune tête française dans un musée berlinois. En revanche, il y a profusion de têtes d’Algériens ou d’Africains à Paris et un bon millier de têtes de Hereros à Berlin, victimes namibiennes du premier génocide du Vingtième siècle perpétré par l’Allemagne. La vision essentialiste, jamais vraiment remise en cause, ne met pas les Algériens et les Hereros sur le même plan que leurs bourreaux…
En finir avec le terrorisme, c’est d’abord en finir avec tout ce qui peut contribuer à accréditer l’inégalité de fait entre les hommes. Il faut revisiter les collections patrimoniales et revoir le statut des éléments de ces collections qui constituent autant de rappels obsédants de la permanence du regard colonial. C’est ce regard, ce mensonge qui prétend recouvrir la réalité de la barbarie coloniale, qu’on exige de cette population à la mémoire blessée d’endosser !

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Meilleurs voeux

Posté par jacques LAUPIES le 1 janvier 2017

A toutes celles et tous ceux qui consultent ce blog j’adresse mes meilleurs vœux de bonne année

En espérant que la solidarité l’emportera sur l’égoïsme, l’amour sur la haine et l’indifférence, l’espoir sur la résignation, etc.

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  • « Resistancia » : un extrait inédit de « Neruda »

    En exclusivité, un extrait inédit du film Neruda, de Pablo Larraín, en salles le 4 janvier prochain, qui rend compte des choix  vie du poète, homme politique et penseur chilien, mort le 23 septembre 1973, peu après la chute de Salvador Allende.

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