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Posté par jacques LAUPIES le 11 novembre 2016

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La longue marche

Posté par jacques LAUPIES le 11 novembre 2016

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Il est frais mon poisson Madame – Marseille ce 10 novembre
Difficile  à digérer quand un peuple se trompe. Je pèse mes mots. D’autant que notre peuple s’est souvent trompé ! Certes cela ne se vient pas seul. Les puissants et exploiteurs savent faire. Cela dure depuis des siècles et se répète malgré les bonnes résolutions qui suivent la réparation de ses ignorances. Et  en colère ce peuple est prêt à se tromper à nouveau. A oublier le passé dans un présent qui ne peut au mieux que semer des perspectives pour l’avenir.
Un présent qui doit donner de l’espoir. Beaucoup d’Américains ont cru au mensonge qui donne l’espoir. Ce n’est même plus de la démagogie. Plus nécessaire : on annonce ouvertement la couleur ! Les remèdes sont des poisons et le peuple malade est prêt à les ingurgiter.
Il veut la paix et la prospérité. On lui sert la pauvreté et la guerre. Oh certes l’offre est toujours enveloppée car celui (ou celle) qui va déclencher le cataclysme ne sait pas lui-même qu’il est un fossoyeur. Il s’entoure d’apparences humaines, se fond dans la foule bien pensante. Trump n’est pas seul au monde. Il a des émules.
Le poids de la lente marche vers l’humanité est là pour endiguer les folies exploiteuses et violentes. Rien de sur ni de mécanique mais on peut s’efforcer d’agir et de croire que cette marche aboutira !

Danger à tous les étages de la tour Trump

présidentielles États-Unis
Bruno Odent
Jeudi, 10 Novembre, 2016
L’Humanité

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Supporters of U.S. Democratic presidential nominee Hillary Clinton react at her election night rally in Manhattan, New York, U.S., November 8, 2016. REUTERS/Lucas Jackson TPX IMAGES OF THE DAY

Supporters of U.S. Democratic presidential nominee Hillary Clinton react at her election night rally in Manhattan, New York, U.S., November 8, 2016. REUTERS/Lucas Jackson TPX IMAGES OF THE DAY
Lucas Jackson/Reuters

La violence sourd de chaque chapitre du programme annoncé par le futur président élu. Au plan intérieur il veut réduire les droits sociaux et les impôts des entreprises, supprimer l’Obamacare et libéraliser l’accès aux armes. Quand il menace la Chine ou l’Iran au plan extérieur et entend agrandir le format de l’armée.

L’impensable est devenu réalité hier aux premières heures de la matinée : Donald Trump sera le 45e président des États-Unis. Devant ses supporters comblés il est apparu étonnamment tranquille et calme, appelant le « peuple américain à se rassembler et à ne faire qu’une nation ». Il s’est payé le luxe de féliciter la perdante, Hillary Clinton, publiquement ; elle qu’il dénonçait encore quelques heures auparavant comme « la plus corrompue » des dirigeantes, qu’il promettait de « jeter en prison ». « Nous devons lui être reconnaissants pour tout ce qu’elle a fait pour nous », a-t-il osé sans trahir une pointe ironie. La victoire du milliardaire, qui s’exprimait non loin de l’une des tours de Manhattan au sommet de laquelle il a installé son palais dans un luxueux triplex, marque un basculement dans l’histoire du pays. Tant ce séisme politique est d’abord le signe d’un formidable échec pour le clan Clinton au sein du Parti démocrate et plus généralement d’un désaveu pour l’« élite » politique traditionnelle et son inflexible foi dans la mondialisation libérale.

Donald Trump s’est adressé au cœur de son électorat : ces millions de citoyens accablés par la montée de la précarité ou taraudés par l’angoisse d’être aspirés à leur tour par la machine à précariser et à produire des souffrances ou des angoisses sociales. Il leur a promis de « reconstruire les ponts, les autoroutes, les hôpitaux, les écoles », ces infrastructures qui ont beaucoup souffert de l’austérité au cours des deux dernières décennies. Comme tout au long de sa campagne, il a plaidé pour une réhabilitation du « rêve américain », assurant que l’avenir serait « radieux ». Car chaque citoyen « aura l’occasion de réaliser tout son potentiel ».

Un démagogue de la trempe de Donald Trump, qui a misé sur l’exaspération de tout un peuple pour entrer à la Maison-Blanche, sait qu’il doit rapidement montrer sa détermination à agir. Et sur ce point l’examen de ses intentions ne fait que souligner la taille des dangers que recouvre son arrivée aux affaires. Dans un contexte où il aura les coudées franches puisqu’il a réalisé le « grand chelem » au Congrès, les républicains confortant leur position à la Chambre des représentants et conservant finalement la majorité au Sénat.

Le mépris bien réel que Trump porte aux « petites gens »

L’imposteur vomit « l’establishment » depuis les hublots de son Boeing 757 privé ou des fenêtres de ses tours de Manhattan, lui qui a fait fortune dans l’immobilier à l’ombre de son papa promoteur, qui lui accorda jadis un « prêt » d’un million de dollars pour « (s)e lancer ». Ses envolées électorales contre le système ne sauraient cacher le mépris bien réel qu’il porte aux « petites gens ordinaires » en mal d’accéder à un emploi et la conception toute particulière qu’il a du « rêve américain », lui qui s’est fait connaître du grand public entre 2004 et 2010 grâce à The Apprentice, une émission de télé-réalité diffusée par la chaîne NBC dont la règle était très simple : un groupe de postulants à l’emploi était mis à l’épreuve devant les caméras. Et à chaque étape Donald sélectionnait et tranchait d’un retentissant : « Vous êtes viré. » Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, recruté à un poste important au sein de la Trump Company.

Ainsi le futur président élu pourra être amené d’autant plus fort à donner le change à ses électeurs qu’il ne voudra pas toucher aux règles sélectives impitoyables du capital financier. C’est ainsi qu’il faut prendre très au sérieux les diatribes xénophobes qu’il a formulées durant la campagne, contre les migrants mexicains « violeurs et voleurs » ou les musulmans globalement soupçonnés de complicité avec le terrorisme, ou encore les hommes d’affaires chinois accusés de dérober « l’emploi des Américains ». L’expulsion des migrants sans papiers et la construction promise d’un mur à la frontière sud du pays font partie de ces boucs émissaires qu’il entend livrer rapidement à ses supporters. À défaut de changer réellement leur situation. Ce qui ne manquerait pas d’attiser les haines et les violences au sein d’une société déjà fracturée.

Le milliardaire n’a jamais fait mystère qu’il considérait, à l’instar de nombre de patrons, les droits sociaux comme des freins à la prospérité. En ligne de mire, de nouvelles restrictions des acquis sociaux, voire une chasse ouverte aux syndicalistes, pénalisant systématiquement les salariés désireux de s’organiser, comme l’a fait, il y a quelques années, le gouverneur républicain du Wisconsin, Scott Walker. C’est dire combien la résistance va constituer, dans les tout prochains mois, la tâche essentielle des mouvements sociaux et des syndicats qui avaient placé tant d’espoir dans la candidature de Bernie Sanders lors de la primaire démocrate. Eux qui visaient réellement le système, jusqu’à prôner – première dans la vie publique états-unienne – une « alternative socialiste », ont été pris dans un terrible piège. Ils ont dû se résoudre à jouer la carte du « moindre mal » face au danger d’extrême droite. Mais avec une Hillary Clinton détestée de la population, au point que nombre de citoyens n’ont pu se résoudre à voter pour elle tant elle incarne fort le lien du monde politique traditionnel avec Wall Street.

Une nouvelle libéralisation de l’accès aux armes à feu

Au chapitre de la régression sociale programmée par l’avènement d’un président Trump, il faut ajouter la promesse d’abroger ce qu’il est convenu d’appeler « l’Obamacare ». Aussi imparfaite et limitée que soit cette tentative d’instaurer une couverture maladie pour tous, elle a ouvert l’accès à la protection sociale à des millions de personnes, promises donc à replonger dans leur statut de laissés-pour-compte du… système. De quoi renforcer la violence déjà endémique au sein d’une société de plus en plus inégalitaire. La poursuite du processus de « re-ségrégation » des Africains-Américains s’inscrit dans la même logique. Le nouveau chef des États-Unis n’a-t-il pas fait part, à maintes reprises, de son « souci d’équilibre et de compréhension » quand il est interrogé sur la terrifiante prolifération de cette épidémie de meurtres de policiers blancs sur des citoyens noirs de peau ?

Très perméable au lobbying de la National Rifle Association (NRA), le nouveau président s’est prononcé pour une nouvelle libéralisation de l’accès aux armes à feu et a promis de rayer les quelques timides réglementations instaurées sur ce point par l’administration Obama à la suite des derniers massacres des innocents perpétrés par des déséquilibrés.

Cette foi dans « l’autodéfense » n’a d’égal qu’un scepticisme affirmé à l’égard des enjeux climatiques. Pour le futur président Trump, le réchauffement de la planète n’est au mieux qu’un aléa météorologique, au pire un complot de la puissance concurrente chinoise pour dissuader les États-Unis de fabriquer chez eux toute une série de productions réputées trop polluantes.

L’inquiétude quant à une explosion des violences ne concerne pas seulement les fractures intérieures. Sur le front de la politique extérieure il est souvent convenu de présenter Donald Trump comme un « isolationniste ». Cette caractérisation ne résiste pourtant pas à un examen un peu attentionné de son programme sur le plan militaire. Le futur nouveau commandant en chef de la plus puissante armée du monde souhaite en agrandir le format en y ajoutant quelque 50 000 soldats d’active, en créant 13 nouveaux bataillons de marines et en augmentant de près de 20 % le nombre de navires de guerre, engins indispensables par définition à l’organisation d’interventions lointaines.

Des velléités d’entente avec Vladimir Poutine

Quant aux intentions du nouveau président élu sur des enjeux internationaux plus immédiats, elles contiennent elles aussi de bonnes doses d’agressivité. Comme cette programmation planifiée du renforcement de la ceinture de bases militaires états-uniennes à proximité des rivages chinois pour placer Pékin sous surveillance, en clamant le souhait de « punir » ses comportements commerciaux déloyaux. Au Moyen-Orient, derrière les velléités d’entente avec cet autre potentat nationaliste qu’est Vladimir Poutine, le prochain locataire de la Maison-Blanche affiche sa volonté de jeter aux poubelles de l’histoire l’accord sur le nucléaire passé par les grandes puissances avec l’Iran. Et il jure au premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, qu’il lui assurera un soutien sans faille après les subtiles dissensions apparues avec l’administration Obama.

Prises au dépourvu, les places financières ont connu un vent de panique

Tokyo, Bombay, Hong Kong, Sydney, Londres, Paris… Avant même l’officialisation de la victoire de Donald Trump, les places enregistraient des baisses comprises entre 2 et 6 %. Les Bourses asiatiques accusaient le coup, provoquant une réunion d’urgence du ministère japonais des Finances, de l’Agence des services financiers et de la Banque du Japon (BoJ). Au cours de la campagne, le milliardaire élu à la Maison-Blanche a menacé de remettre en cause plusieurs accords de libre-échange multilatéraux et d’imposer des barrières douanières aux importations américaines en provenance de pays comme le Mexique ou la Chine, ce qui pourrait peser sur le commerce international et donc sur la croissance mondiale. Outre les actions, le dollar, mais surtout la monnaie mexicaine, baromètre de l’opinion des marchés ces dernières semaines sur le scrutin américain, a également dévissé. Seuls les marchés russes sont passés dans le vert en fin de matinée. « La Russie est peut-être le marché émergent considéré comme devant le plus bénéficier d’une présidence de Trump, avec l’espoir qu’il pourrait assouplir les sanctions visant la Russie en 2017 », a relevé Charles Robertson, économiste de la banque Renaissance Capital.

CI-GîT LE PARTI CLINTONIEN

La carte électorale se rougissait petit à petit sur l’écran géant de CNN et il était clair que Trump allait devenir président des États-Unis. Hillary Clinton n’avait pas encore bu le calice jusqu’à la lie mais un éditorialiste maison anticipait : l’heure était venue pour l’axe Sanders-Warren. Conséquence assez secondaire au regard du prix à payer : une présidence Trump. À l’heure où ces lignes étaient écrites, « Bernie » n’avait toujours pas réagi. Pas plus que la sénatrice du Massachusetts Elizabeth Warren. Personne ne sait s’ils conjugueront leurs forces pour s’emparer du Parti démocrate, mais une chose est certaine après le désastre du 8 novembre : le parti des « nouveaux démocrates » clintoniens est mort et enterré. Né dans les années 1990 sous Bill, adepte de la troisième voie, il a dû composer en 2016 avec l’émergence politique de Bernie Sanders mais est revenu à ses tropismes « centristes » lors de la campagne d’Hillary. Cette dernière a flirté avec des républicains de l’establishment dès le mois d’août avant de lancer une offensive dans des États républicains, délaissant son flanc gauche et les États industriels. La principale priorité, pour l’instant, de l’axe présumé Sanders-Warren, devrait être de définir une stratégie d’opposition au nouveau président qui dispose, de plus, d’une majorité dans les deux chambres.

Une « Nation plus divisée que nous le pensions »

Hillary Clinton aura laissé passer de longues heures avant de prendre la parole. Contrairement à la tradition, elle n’a pas reconnu immédiatement sa défaite publiquement, laissant ses partisans seuls face au séisme provoqué par la victoire de Donald Trump. Après un coup de téléphone quasi immédiat au nouveau président des États-Unis, la candidate démocrate aura attendu 11 h 30 (heure locale) pour sortir de son silence. « Je lui ai proposé de travailler avec lui », a dit l’ancienne secrétaire d’État. Hillary Clinton a commencé son discours par un constat qui interroge sur la campagne menée depuis un an et demi : « Notre nation est plus divisée que nous le pensions. » Citant la Bible, comme son colistier, elle s’est employée à prononcer un discours tourné vers le futur : « Si cette défaite est douloureuse, le combat vaut d’être mené. (…) Nous devons défendre l’État de droit et la liberté de culte, ces principes selon lesquels nous sommes tous égaux. » En appelant à une participation citoyenne régulière, qui ne se contente pas de prendre la parole tous les quatre ans, elle a réaffirmé le besoin d’unité et de solidarité auprès des migrants et de toutes les minorités après une campagne marquée par la peur et le rejet : « Nous pensons que le rêve américain est pour tout le monde », a-t-elle dit.

Journaliste

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Christophe Deroubaix : « « L’Amérique qui vient  » s’est abstenue »

Posté par jacques LAUPIES le 10 novembre 2016

Dès la confirmation de la victoire de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, le journaliste de l’Humanité qui a couvert la campagne américaine nous livre son analyse de l’échec d’Hillary Clinton, qui n’a pas su mobiliser le peuple.

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« La Sociale » : un film sur la vraie histoire de la Sécurité Sociale

Posté par jacques LAUPIES le 9 novembre 2016

N’allez pas croire que les fondateurs de la Sécu étaient à droite. Ils l’ont combattue comme de nombreuses institutions l’ont fait à l’époque. Ce film est à voir et nous espérons le proposer bientôt  à nos lecteurs locaux !

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resolution adoptée par les communistes le 5 novembre 2016

Posté par jacques LAUPIES le 8 novembre 2016

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Port sur le Rhône : petit pour un grand fleuve mais utile

 

Je publie la résolution adoptée par les communistes lors de la Conférence nationale du PCF du 5 novembre 2016. Un vote a adopté l’option 2 qui propose une candidature communiste et les adhérents du PCF auront à se prononcer de la même manière fin novembre
Uni-e-s pour l’humain d’abord,  les communistes en campagne Les communistes ont mené ces dernières semaines des débats approfondis, dans le respect et l’unité, sur l’évaluation de la situation politique en vue des échéances de 2017. Sur la base de cette discussion, la Conférence nationale, réunie le 5 novembre à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris-La Villette, a pris des décisions sur l’engagement des communistes dans les campagnes de la présidentielle et des législatives.

Elle l’a fait en considérant :

* que notre peuple est en attente de changements très profonds et qu’il peut faire le choix d’y répondre sur la base de valeurs progressistes si un projet de gauche alternatif à l’austérité et aux logiques libérales lui est proposé, comme l’a confirmé la grande consultation citoyenne engagée par les militant-e-s communistes et les mobilisations sociales contre l’austérité et pour la défense des droits sociaux ;

* que tout est fait, après deux quinquennats catastrophiques qui provoquent aujourd’hui le rejet de notre peuple, pour le priver une nouvelle fois de ce choix progressiste, en l’enfermant dans un choix présidentiel piégé : ou un représentant des mêmes politiques libérales (Sarkozy ou Juppé à droite, Hollande ou Valls ou Macron côté gouvernemental), ou le Front national ;

* que, dans ces conditions, seul un très large rassemblement de toutes les forces prêtes à s’engager clairement pour une nouvelle politique de progrès, de justice et de solidarité peut éviter ce piège, répondre à l’attente populaire de mieux vivre et sortir notre pays de la crise actuelle.

Ce rassemblement, ce nouveau Front populaire et citoyen que nous nous engageons à construire, doit avoir un double objectif :

* Combattre la droite et l’extrême droite et les empêcher de conquérir le pouvoir en 2017. Pour mener cette bataille, dénoncer le programme de la droite et démontrer l’imposture du FN, le Parti communiste éditera, début janvier, un argumentaire national : « Droite-FN, un piège mortel pour la France », et se dotera des outils nécessaires, notamment numériques, pour cette campagne.

* Porter au pouvoir au printemps une nouvelle majorité politique de gauche alternative à l’austérité, au service des luttes sociales, pour ouvrir un espoir de progrès et de solidarité pour la France. Les communistes s’engagent dès maintenant dans la construction de ce rassemblement en proposant un pacte d’engagements communs pour une nouvelle politique de progrès social, démocratique, écologique.
Que demande le peuple ?

La consultation inédite par sa nature, menée dans tout le pays par les communistes, montre le désir d’être entendus : près de la moitié des Français-e-s estiment ne pas être correctement pris en compte dans notre démocratie. Un premier enseignement est frappant : la convergence des aspirations qui s›expriment. Le grand nombre de personnes interrogées, la diversité des profils ayant répondu, l’image politique détériorée de la gauche, tout cela pouvait conduire à des résultats clivés, révélateurs d’opinions concurrentes et fragmentées.

En réalité, des lignes de force apparaissent, définissant un socle commun de préoccupations : pour une vie meilleure (salaires, santé, retraites, éducation, jeunesse…), dans une France refusant les discriminations et œuvrant pour la préservation de l’environnement. L’existence de ce socle commun de valeurs de gauche montre qu’il est possible de contrer les projets réactionnaires d’une droite décomplexée et les dangers que représente une extrême droite dont les idées sont banalisées.

Le second trait marquant est la recherche de sens, la conjonction souhaitée de l’idéal et du réel, la combinaison possible du rêve et des solutions concrètes. Les personnes interrogées s’accordent massivement pour considérer « qu’en France aujourd’hui, on manque de rêves et d’utopies » (65 %), mais appellent en retour des solutions très concrètes, des réponses pratiques en matière de réformes. L’idéal et le réel, à la manière dont Jaurès parlait « d’évolution révolutionnaire », c’est la possibilité d’un chemin d’espoir et de transformation partagée par une large part des sympathisant-e-s de gauche.

Loin des discours fatalistes, 71 % des personnes interrogées estiment qu’il n’y a pas de fatalité aux difficultés actuelles, 71 % également qu’elles peuvent « jouer un rôle pour transformer la société », 59 % que le rôle de la politique est de « construire de l’égalité pour empêcher « la loi du plus fort » ». Toutes les enquêtes d’opinion indiquent que les questions sociales, en particulier celle de l’emploi, sont des préoccupations populaires majeures, la peur du déclassement social la première des angoisses.

C’est sur ces réalités que s’est construit le mouvement contre la loi travail ou encore le front de refus de la déchéance de nationalité, de la prolongation de l’état d’urgence ; elle est encore au cœur des mobilisations sociales de la rentrée, posant l’urgence d’une perspective politique pour y répondre.

Une urgence pour la France : une nouvelle politique  de progrès social, démocratique et écologique

Nous entrons en campagne en soumettant au pays un pacte d’engagements pour une nouvelle majorité.

Pour construire la politique et le rassemblement dont la France a besoin, nous nous adressons à toutes les citoyennes et tous les citoyens qui partagent notre ambition, aux syndicalistes, aux militantes et militants associatifs, aux artistes et aux intellectuel-le-s, aux forces du Front de gauche, à la France insoumise, aux socialistes qui veulent retrouver le chemin de la gauche, aux écologistes. Nous leur proposons de débattre de ce pacte d’engagements pour construire le socle d’une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale qui soit formée par les forces de la gauche d’alternative.

Nos propositions sont construites sur la base de L’Humain d’abord, de notre contribution « la France en commun », de notre texte de congrès « Le temps du commun », du travail de nos groupes parlementaires et de nos élu-e-s locaux, de la grande consultation citoyenne.

Nous proposons sept axes de campagne : 1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses ; 2. De la nouvelle République, au renouveau de la politique ; 3. Investir pour demain ; 4. L’égalité femmes-hommes maintenant ! 5. Une France protectrice et solidaire 6. Produire autrement et protéger la planète 7. A l’offensive pour changer l’Europe. Pour chacun de ces axes, nous présentons aujourd’hui des premières mesures d’un programme de gouvernement (cf. document annexe : Un pacte d’engagements communs pour la France) qui constituent un socle que nous mettrons en débat dans tout le pays, à travers une nouvelle étape de notre démarche citoyenne.

Du pacte d’engagements à une nouvelle majorité législative

La construction de cette nouvelle majorité politique en 2017 passe tout autant par l’élection présidentielle que par les élections législatives.

Toute l’attention des médias, de la majorité des partis, des citoyen-ne-s est concentrée sur l’unique élection présidentielle, alors même que le présidentialisme est au cœur de la crise politique des deux derniers quinquennats. Le peuple se sent mis à l’écart, abandonné par un pouvoir de plus en plus éloigné et monarchique. La reconquête d’une République démocratique passe par la revalorisation du Parlement et des élections législatives.

Le calendrier électoral et l’évolution de nos institutions ont réduit l’enjeu de ces élections à donner une majorité au Président de la République et un bonus à son challenger. Devant la gravité de la crise politique actuelle, nous appelons les Françaises et les Français à reconsidérer toute l’importance de ce scrutin. La France a besoin qu’une majorité des député-e-s élu-e-s en juin prochain s’engage à porter pendant cinq ans, au sein de l’Assemblée, des propositions de lois qui répondent aux exigences populaires.

« De quel-le député-e de gauche, ai-je besoin dans ma circonscription, pour me défendre, qui connaît mes difficultés, qui m›écoute, m’associe, crée de l›espoir en commun, et agit avec moi ? »

Les communistes sont dès maintenant au rendez-vous de ce scrutin, forts du bilan du groupe des députées communistes-Front de gauche, qui ont été de toutes les luttes sociales, ont porté de nombreuses propositions de lois novatrices et n’ont cessé d’agir avec pour seule boussole les intérêts populaires, l’éthique et la participation active des citoyen-ne-s au travail législatif.

Dans l’échange avec toutes les forces disponibles pour construire avec nous une nouvelle majorité politique de gauche alternative à l’austérité, nous désignerons/soutiendrons dans toutes les circonscriptions des candidat-e-s « Uni-e-s pour l’humain d’abord » qui travailleront au rassemblement des Français-e-s dans cette perspective. Les communistes sont disponibles pour construire un label et un socle commun à toutes ces forces, respectueux de la diversité de ces candidat-e-s et de leur décision de rattachement politique.

Nous travaillerons à des candidatures à parité qui ressemblent à notre société, à l’image du monde du travail, de nos communes, de nos quartiers, dans leur diversité, qui permettent le renouvellement de la représentation nationale et l’émergence de nouvelles pratiques politiques éthiques, citoyennes et transparentes.

Nous tiendrons un Conseil national, le 14 janvier, pour valider les candidatures qui auront notre soutien aux législatives. Pour lancer la campagne des élections législatives à égalité avec l’élection présidentielle, nous organiserons fin janvier un grand rassemblement avec tous les candidat-e-s devant l’Assemblée nationale : « Contre la monarchie présidentielle, démocratie citoyenne ! ».

Nos décisions pour la candidature à l’élection présidentielle

Depuis des mois, pour déjouer le piège d’un second tour droite-FN et construire une candidature de gauche qui relève l’espoir du pays, nous agissons pour une candidature commune des forces portant l’alternative à l’austérité à la présidentielle. Après les « Lundis de gauche » organisés en février et mars derniers, nous avons multiplié les échanges avec toutes ces forces, interpellé les consciences et organisé la grande consultation citoyenne. De ces initiatives, nous tirons la conviction qu’une majorité existe dans notre pays pour construire la France de progrès et de solidarité.

Mais la violence des renoncements et trahisons de ce pouvoir, et la logique de la Ve République elle-même, conduisent encore aujourd’hui à la division de ces forces.

Le refus, jusqu’à présent, du Président de la République de renoncer à sa candidature, alors même que son bilan le disqualifie d’emblée pour représenter une nouvelle fois la gauche à l’échéance présidentielle ; l’acceptation par les socialistes critiques d’un processus politique de primaire sans base politique garantissant une rupture avec une politique de régression sociale inédite du pouvoir ; le choix de Jean-Luc Mélenchon d’imposer, en rompant avec le Front de gauche, le seul cadre de la France insoumise en refusant de construire un cadre collectif pour les forces disponibles pour construire l’alternative à l’austérité ; ou enfin la décision d’EELV d’affirmer la nécessité d’une candidature écologiste en toutes circonstances… toutes ces initiatives constituent autant d’obstacles à la construction d’une candidature commune à la présidentielle.

Nous prenons la mesure de ces blocages, que nos efforts n’ont pas permis de dépasser à cette heure, mais nous ne nous y résignons pas. Le danger est toujours là. Depuis septembre 2014, aucun sondage ne place un candidat de gauche au second tour de l’élection présidentielle. Le risque de démobilisation et de désarroi de nombreux électeurs est réel. En même temps, nous mesurons combien nos concitoyen-ne-s sont inquiet-e-s de cette division et souhaitent une union qui ouvre un espoir. Au vu de cette situation, les communistes décident :

* de continuer d’agir jusqu’au bout pour parvenir à une telle candidature commune et empêcher la victoire de la droite et de l’extrême droite. Nous tendrons la main et poursuivrons le dialogue avec toutes ces forces jusqu’au dépôt des candidatures à l’élection présidentielle, pendant et au-delà des échéances de 2017. Nous participerons à toutes les initiatives qui porteront cet objectif, à commencer par celle organisée le 12 novembre prochain par l’Appel des cent.
 * La conférence nationale mandate la direction nationale et le secrétaire national du PCF pour poursuivre ces efforts et organiser, en décembre, une rencontre nationale, avec des déclinaisons locales, pour un pacte politique de majorité, où toutes ces forces continueraient à construire le front élargi nécessaire.

 * de s’engager sans attendre autour d’une candidature. Cet engagement n’est pas le terme de nos efforts de rassemblement. Notre choix de candidature sera mis au service de la poursuite de ces efforts. Conjuguer ces deux dimensions fait le plus large accord des communistes.
Deux options sont en débat :

OPTION 1 :  les communistes décident d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible.

OPTION 2 :  les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu’elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l’exige, sur la base d’un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil national soumettra le choix d’une candidature à la ratification des communistes.

Les communistes seront consulté-e-s sur ce choix les 24, 25 et 26 novembre.

Les implications financières de ces décisions sont conséquentes. Elles appellent le déploiement d’une grande bataille financière, notamment au travers de l’animation de souscriptions locales, départementales et nationales.

Les communistes mettent l’un des leurs dans la balance

Julia Hamlaoui
Lundi, 7 Novembre, 2016
L’Humanité

La résolution «	unis pour l’humain d’abord	» a été adoptée samedi, à plus de 90%, par la conférence nationale du PCF.<br /><br /><br /><br />

La résolution « unis pour l’humain d’abord » a été adoptée samedi, à plus de 90%, par la conférence nationale du PCF.
Photo : Julien Jaulin/Hanslucas

La conférence nationale du PCF a voté, ce samedi, majoritairement en faveur de la désignation d’une candidature issue de ses rangs qui pourrait se retirer en cas d’accord pour un rassemblement plus large. Le dernier mot reviendra aux militants, fin novembre.

Mieux se faire entendre, ménager les possibilités de rassemblement, refuser l’attitude de Jean-Luc Mélenchon à leur égard… Les arguments avancés en faveur d’une candidature communiste à la présidentielle – tout comme, d’ailleurs, ceux en faveur d’un appel à voter pour le candidat de La France insoumise – ont été nombreux ce samedi dans l’amphithéâtre de la Cité des sciences, à Paris, où le PCF organisait sa conférence nationale sur 2017. Alors que ces deux hypothèses étaient en balance, c’est celle de la désignation d’un candidat PCF qui a finalement emporté la majorité avec 274 voix (52,8 %), contre 218 voix (42 %) pour l’autre option, soutenue par le secrétaire national du parti, Pierre Laurent, et 27 abstentions (5,2 %). Composée des membres du Conseil national, des parlementaires et de délégués issus des départements, cette conférence nationale n’aura cependant pas le dernier mot, qui revient à l’ensemble des adhérents du PCF, appelés au vote du 24 au 26 novembre.

Si, pour l’heure, l’une des deux options tient la corde, « l’unité des communistes (se fait) autour de (leur) démarche de rassemblement », a relevé Pierre Laurent en conclusion des travaux invitant, un peu plus tôt, à « prendre la mesure de la situation ».

« Le danger n’est pas seulement celui d’une alternance comme on en a connue, ramenant la droite au pouvoir. Ce danger, c’est bel et bien le risque d’une victoire politique, idéologique, électorale conjuguée de forces de droite radicalisées, décomplexées dans leurs choix ultralibéraux et antirépublicains, et de forces d’extrême droite alliées à ce qui se fait de pire en Europe », a précisé le dirigeant communiste, évoquant le risque, dans ces circonstances, d’une « marginalisation des forces de transformation sociale ».

Une résolution, adoptée à plus de 90 % par la conférence nationale, l’engage à la construction d’un « nouveau front populaire et citoyen » autour d’un double objectif : « Combattre la droite et l’extrême droite, et les empêcher de conquérir le pouvoir en 2017 » et « porter au pouvoir, au printemps, une nouvelle majorité politique de gauche alternative à l’austérité, au service des luttes sociales, pour ouvrir un espoir de progrès et de solidarité pour la France ».

Pour les communistes, s’il s’agit de trouver la meilleure voie à ce rassemblement.

Le PCF refuse « d’attendre la fumée blanche des primaires socialistes »

Le contexte est difficile, dans un paysage dévasté par les coups du quinquennat Hollande-Valls. Une partie de la gauche, qui conteste la politique gouvernementale, est engagée dans ses propres primaires, à commencer par les « frondeurs » du PS, au risque d’un ralliement de dernière minute à une candidature contestée. Refusant « d’attendre la fumée blanche des primaires socialistes »,

Pierre Laurent a invité, dès vendredi, les socialistes critiques à quitter le « bateau ivre » de la primaire, tout en se disant favorable à un soutien de Jean-Luc Mélenchon comme « première étape du rassemblement ». « Si un candidat socialiste sortait vainqueur de la primaire en affirmant sa volonté de rompre avec les politiques d’austérité qui ont été menées depuis cinq ans, je pense qu’au minimum, ça mériterait une discussion », a-t-il toutefois ajouté.

Après le vote communiste, Arnaud Montebourg s’est, lui, montré prudent : « Les partis politiques s’autodéterminent librement », a-t-il déclaré, tout en se positionnant comme possible tête de pont de « l’union des gauches », à laquelle il dit travailler.

L’option d’une candidature communiste n’exclut pas cette possibilité, ni celle de s’allier, in fine, à Jean-Luc Mélenchon. « Cette candidature pourrait, si la situation l’exige, sur la base d’un accord politique et après consultation des adhérents, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité », stipule le bulletin de vote sur lequel les militants du PCF auront à se prononcer. Si, pour certains partisans de ce choix, le « tout sauf un candidat issu des primaires socialistes » prime, comme l’a lancé dans le débat le secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais, Hervé Poly, pour d’autres la porte reste ouverte.

« Le rassemblement peut se faire à partir d’un candidat communiste. Ce n’est pas se replier, c’est au contraire ouvrir les bras et porter une conception du rassemblement qui est historiquement la nôtre », a jugé le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne. « Je ne crois pas qu’il y ait deux gauche irréconciliables. Si, dans une forme de glaciation, on considérait que c’est complètement à exclure, ce ne serait pas nous qui serions perdants, en premier, ce serait la population », a ajouté l’élu du Puy-de-Dôme.

Ont sans doute aussi pesé les fins de non-recevoir envoyées par le candidat de La France insoumise aux demandes, notamment des signataires de l’appel. « En 2017, faisons front commun » favorable à sa candidature, de renoncer à imposer le mouvement qu’il a lancé et qui s’est doté de son propre programme, mi-octobre, comme seule bannière du rassemblement. « Ce cadre-là (celui de la France insoumise – NDLR), ils n’arrêtent pas de le répéter, il ne bougera pas. Ils disent bienvenue aux communistes insoumis, mais en aucun cas, ce n’est une démarche de rassemblement », a jugé Pierre Lacaze, responsable du PCF en Haute-Garonne. « La déclaration solitaire de candidature, la création d’un mouvement dont il tente d’imposer les règles à tous les anciens partenaires du Front de gauche, sans succès…

Ce ne sont pas des actes qui ont favorisé le rassemblement. Mais, je le répète, le débat n’est pas clos », a constaté Pierre Laurent à l’issue des débats. Pour ceux qui ont plaidé en faveur d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon, samedi, il est cependant possible de faire entendre la voix du PCF. « La situation économique et sociale implique que les communistes, sans renoncer à ce qu’ils sont, entrent en campagne. Il n’est pas incompatible de faire une campagne communiste autonome et de se servir de l’outil Mélenchon en lucidité, en mesurant ses limites », a expliqué Sébastien Jumel, le maire de Dieppe, proposant de réunir les parrainages d’élus PCF pour qu’ils constituent une « contribution lisible » à la campagne.

D’autant, selon Frédérick Genevée, que « depuis des décennies, notre courant est toujours réduit du fait du vote utile (face à la droite et l’extrême droite – NDLR), pour la première fois on a la possibilité d’inverser » la tendance.

Côté FI, après un silence radio appuyé vendredi et samedi, Alexis Corbière, le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, a estimé que le vote des communistes « ne change rien à la dynamique » autour de son candidat. Et d’ajouter : « Si des gens pensent qu’il faut absolument qu’ils soient présents à cette élection après avoir dit qu’il fallait le rassemblement. Bon courage, ce n’est pas mon problème. »

Reste aussi l’épineuse question des élections législatives. Un scrutin majeur pour le PCF : « Nous appelons les Français à reconsidérer toute l’importance de ce scrutin. La France a besoin qu’une majorité des députés élus en juin prochain s’engage à porter pendant cinq ans des propositions de lois qui répondent aux exigences populaires », est-il écrit dans la résolution. Mais les conditions posées par La France insoumise inquiètent. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a annoncé mi-octobre vouloir présenter des candidats « labellisés » FI dans toutes les circonscriptions. À la clé une « charte » comprenant des conditions politiques et financières à l’obtention de l’investiture.

Pour les législatives, le PCF met sur la table un autre « label »

« S’il est sûr qu’aucun candidat communiste ne ratifiera (cette) charte, nous n’avons aucune garantie que si nous ne le faisons pas, il n’y aura pas partout, y compris là où nous avons des sortants, de candidats de La France insoumise », a relevé Igor Zamichiei, secrétaire du PCF parisien, pointant également des désaccords de fond avec Jean-Luc Mélenchon, notamment sur l’Europe.

« Quel que soit notre choix, l’échéance sera difficile. Si nous provoquons la division nous ne serons pas compris », a argué, pour sa part, Patrice Bessac. Et le maire de Montreuil d’ajouter : « Je n’aime pas les ultimatums et les coups de menton des responsables de La France insoumise mais j’aime encore moins que mon parti sans préparation se lance dans une aventure qui ajoute au désordre. »

Toujours est-il que, pour les législatives, le PCF met sur la table un autre « label », « unis pour l’humain d’abord », dans l’espoir de réunir largement autour d’un « pacte d’engagement pour une nouvelle majorité » . « Aucune force, a insisté Pierre Laurent, ne peut prétendre constituer seule une majorité à l’Assemblée nationale. »

 

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