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Et si nous étions candidat ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 novembre 2016

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Aux puces on a encore plus le choix

 

La dernière trouvaille de la bourgeoisie, par médias interposés est de sortir du chapeau François Fillon. Quoique le mérite de ce dernier est d’y être resté en bonne posture  dans quelque manche de ce prestidigitateur  collectif que sont les chaînes télévisées

Si j’osais je dirai que c’est le fin du fin de l’art et la manière de nous prendre pour des imbéciles. En plus de ceux qui le sont déjà !

Sarko : on l’a vu venir pour se tirer de quelques mauvais pas dans les soupçons d’inextricables affaires que ces même médias véhiculent ici où là malgré ses dénégations pas toujours convaincantes

Juppé : un peu différent et (re) virginisé par son électorat bordelais a la casserole moins bruyante mai elle est là.

Dans un pays ou même avec un casier judiciaire vierge il faut si l’on n’est pas puissant subir le sort du misérable. Il est toujours étonnant de voir un prétendant à la fonction suprême assumer d’avoir eu  une interdiction d’éligibilité et quatorze mois de prison avec sursis. Une réputation que semblerait effacer ses succès électoraux ultérieurs. Le peuple a toujours raison. Bof…

Mais est-ce bien là le sujet qui doit préoccuper les électeurs ? Trop attaché au respect de l’individu qui dès lors qu’il a « payé » ses fautes, doit pouvoir être reconnu dans l’intégralité de ses droits et devoirs, ce qui importe est de le  juger sur ses intentions et la politique qu’il propose.

On a de ce point de vue une petite idée ce que nous promettent les différents candidats qui se sont prononcés comme tels.

Et les choses sont très claires à droite : austérité accrue, cadeaux aux entreprises, injustice fiscale accrue ‘avec notamment suppression de l’ISF et menace d’instauration d’un TVA sociale, âge de départ à la retraite retardé, les 35 heures remises en cause, les dépenses publiques réduites, etc.

Mais bien sur tout cela ne va pas de soi et même la base rechigne et les divisions s’accentuent dans l’électorat de droite pour une primaire qui commence à agacer l’opinion.

A gauche cela ne va pas mieux. Difficulté à faire émerger une candidature commune sur un programme commun qui donnerait aux partisans d’une alternative à la politique de Hollande, particulièrement discrédité ! Et Le camp majoritaire du PS voit fleurir les inquiétudes malgré la montée en ligne de quelques fidèles (espèce rare en politique)

Du coup on se demande si de nos jours chacun , un tantinet instruit en sciences sociales ne devrait pas construire un programme et le proposer.

Avec un bon expert en comptabilité publique, histoire de faire un budget équilibré et présentant l’essentiel des dépenses que représenterait les exigences légitimes des français, quelques experts en politique étrangère faciles à repérer, le premier couillon venu pourrait en une feuille avec ses deux pages dire ce que la France veut et peut.

Evidemment cela écourterait les interminables débats sur l’aptitude à gouverner de cette série d’hommes pseudos irremplaçables et laisserait un peu plus de place aux créations intellectuelles et artistiques. Et surtout à des confrontations de vrais philosophes, de sociologues, de psychologues, là pour corriger nos copies et dire si nous sommes vraiment des couillons !

 

 

 

 

Droite : beaucoup de tribunes médiatiques pour un programme commun

gérard le puil
Lundi, 14 Novembre, 2016
Humanite.fr

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D'après le sondage du Figaro, Alain Juppé recueillerait 36% des suffrages contre 26% à Nicolas Sarkozy et 20% à François Fillon.

D’après le sondage du Figaro, Alain Juppé recueillerait 36% des suffrages contre 26% à Nicolas Sarkozy et 20% à François Fillon.
Photo : AFP

A une semaine du premier tour, peu de choses différencient  les sept mercenaires de la droite en quête de revanche au profit des nantis. Un premier tour désignera le dimanche 20 novembre les deux finalistes. Selon les sondeurs, Juppé et Sarkozy font toujours la course en tête dans une campagne médiatisée où la réflexion prospective liée aux grands enjeux planétaires est totalement absente chez les candidats comme chez les journalistes qui les font parler.

A une semaine du premier tour de l’élection primaire pour désigner le candidat qui défendra les couleurs de la droite à la présidentielle de 2017, un sondage que publie le Figaro de ce lundi nous dit qu’Alain Juppé fait toujours la course en tête. Dans l’hypothèse d’une large participation en nombre de votants, il recueillerait 36% des suffrages contre 26% à Nicolas Sarkozy et 20% à François Fillon. Dans l’hypothèse d’une participation moyenne, il garderait ses 36%  mais Nicolas Sarkozy monterait à 30%. Enfin, dans l’hypothèse d’une participation restreinte Alain Juppé est encore à 35% de suffrages tandis que Nicolas Sarkozy arrive à 34%.

Seules 714 personnes sur 8 019 pensent aller voter

En réalité, la grande inconnue concerne le taux de participation à cette élection. Alors que l’étude réalisée par Kantar Sofres-OnePoint a interrogé un échantillon de 8 019 personnes représentatives de la population en âge de voter, seules 714 d’entre elles se disent certaines d’aller voter. Or, les trois hypothèses retenues par les sondeurs tablent sur 6,3 millions de votants en cas de participation large, sur 3,9 millions en cas de participation moyenne et sur 2,3 millions en cas de faible participation. Cela fait beaucoup de monde dans toutes les hypothèses. Mais, hormis la progression de François Fillon qui gagne entre 7 et 10 points en quelques semaines, le dernier sondage confirme la marginalité de Nathalie Kosciuscko-Morizet entre 5% et 2% , de Jean-François Copé entre 1% et 0,5% , de Jean-Frédéric Poisson entre 3% et 0,5%.

Bruno Le Maire comptait sur sa relative jeunesse pour devancer ses trois aînés que sont Juppé, Fillon et Sarkozy. Au lieu de progresser, il a reculé ces dernières semaines dans les intentions de vote pour plafonner à 9% dans les trois hypothèses de participation évoquées plus haut. Faut-il s’en étonner ? Comme eux, Le Maire veut faire payer le peuple pour améliorer la situation des nantis et des ménages les plus aisés en général. Comme eux, il veut une baisse des droits de succession, supprimer les charges patronales sur les emplois à domicile, fait reculer à 65 ans l’âge de la retraite dès 2014, supprimer les 35 heures, baisser de 30% les impôts sur les sociétés, transformer le CICE en baisse permanente des charges patronales.

Les idéées réactionnaires, résurgentes chez Bruno Le Maire

Hier soir, sur BFMTV, Le Maire s’est de nouveau prononcé pour que quiconque le souhaite puisse de présenter aux élections professionnelle dans son entreprise dès le premier tour. Il promet donc de modifier la législation actuelle qui réserve ce droit aux candidats présentés par des syndicats représentatifs. Ce serait, selon l’énarque qui veut aussi supprimer l’ENA, une avancée démocratique. Ce serait surtout le moyen pour le patronat de pousser des hommes et des femmes sur qui il aurait une véritable emprise à mettre en place un syndicalisme « maison». Avec ses hommes de main et autres nervis tels qu’ils existaient naguère chez Citroën et chez SIMCA. Comme renouveau,  on voit que les idées réactionnaires- fortement mises en cause par la grève de 1968 dans deux grandes marques de l’industrie automobile- sont résurgentes chez Bruno Le Maire.

La CGT dans le viseur de Copé

Mais il n’est pas seul. On sait que la CGT est dans le viseur de Jean-François Copé comme dans celui de Nicolas Sarkozy et de François Fillon. Quant à Alain Juppé, il a à plusieurs reprises défendu cette proposition figure dans son le livre Cinq ans pour l’emploi (1) : « Pour que les représentants des salariés ne perdent pas le contact avec leur métier d’origine, une limitation à deux mandats consécutifs sera instituée, et le temps consacré à l’exercice de leur mandat ne devra pas excéder  50% du temps de travail … ». Alain Juppé semble ignorer qu’un délégué du personnel est élu pour 12 mois. Le personnel vote ainsi tous les ans et chaque salarié peut approuver ou sanctionner un élu sortant selon l’appréciation qu’il porte sur la manière dont il a défendu ses collègues de travail. Quiconque  a exercé ce type de mandat sait cela et sait aussi que deux mandats d’un an sont un peu courts pour acquérir l’expérience dont est  porteur un élu, ou une élue, efficace. Ces choses là s’apprennent sur le terrain, pas à l’ENA. A 71 ans, l’énarque Juppé ne semble toujours pas savoir cela. Mais au fait, depuis combien d’années cumule-t-il les mandats politiques ?

(1) Aux éditions JC Lattès

Journaliste et auteur
 

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