• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2016

La foire d’empoigne

Posté par jacques LAUPIES le 3 octobre 2016

Les spéculations vont bon train à propos de l’élection présidentielle. A tel point que l’autre jour ma voisine m’apostrophe et me dit :  « cela devient honteux de les entendre tous à la télé » Je n’ai évidemment pas eu à lui demander de qui il s’agissait ! Mais cependant j’ai eu le plaisir de lui répondre : « Les communistes sont à l’aise, ils ne se prononceront qu’en novembre et donc n’entrent pas dans le cirque médiatique »

Je pense que la précision était nécessaire même si je ne suis pas convaincu que le silence organisé sur notre positionnement, à savoir d’abord tenter de rassembler sur un projet commun, ne soit pas un facteur négatif pour nous !

En tous cas au stade actuel de la foire d’empoigne on ne peut qu’y trouver un certain confort. Celui de l’observateur qui espère qu’on n’en restera pas là.

 

Quant à Michel Onfray il y va de sa prédiction, lui aussi. Elle en vaut bien d’autres mais il devrait plutôt s’attacher à travailler pour le rassemblement de ceux qui pour une bonne part aiment l’entendre cisailler tous les prétendants depuis Sarkozy jusqu’à Macron et Hollande en passant par Bayrou lui-même.

ade actuel de la foire d’empoigne on ne peut qu’y trouver un certain confort. 

Invité de BFM Politique ce dimanche, l’intellectuel Michel Onfray s’est livré à une charge en règles contre Nicolas Sarkozy. Il en a également profité pour faire quelques conjonctures sur la présidentielle à venir.La foire d'empoigne dans POLITIQUE© Fournis par BFMNewsMichel Onfray, auteur du Miroir aux alouettes et de Penser l’islam, était sur le plateau de BFM Politique ce dimanche. Il a commencé par donner une vision contrastée du clivage droite-gauche en France.Il analyse ces deux pôles comme « deux blocs, mais partagés de la même manière avec des libéraux de gauche et de droite qui pensent et défendent la même chose, et des antilibéraux, des souverainistes de droite ou de gauche qui pensent aussi beaucoup de choses en commun. » 

Cependant, l’écrivain est catégorique: « Je n’ai jamais voté à droite de ma vie, je n’ai même jamais voté Chirac », y compris au second tour de l’élection présidentielle 2002, face à Jean-Marie Le Pen. 

Mais à droite, un homme concentre tout particulièrement l’agacement de Michel Onfray: l’ancien chef de l’Etat et candidat à l’actuelle primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy.

« Sarkozy fera tout, je dis bien tout, pour être désigné »

Selon le philosophe, Nicolas Sarkozy est le favori de ce scrutin, peu importe ce que disent les sondages:

« La présidentielle se jouera essentiellement aux primaires. Et Sarkozy fera tout, je dis bien tout, pour être le candidat désigné par cette primaire. Ceux qui sont élus se sont ceux qui ne s’interdisent rien. »

L’intellectuel entretient tout de même une vision plus flatteuse d’une référence de droite, le général De Gaulle. Mais il le voit comme l’anti-modèle des ténors de l’opposition présente: « Parmi le personnel politique, il y a des gens d’un cynisme absolu, on le voit avec le livre de Patrick Buisson sur Nicolas Sarkozy. Si c’est Nicolas Sarkozy qui est élu aux primaires, on voit bien que Juppé n’y sera pas. C’est pas dans son style, il n’a jamais été capable d’agir en gaullien. C’est même l’un des fossoyeurs du gaullisme. Le gaullisme c’est la souveraineté, un gaulliste ne dirait pas on va abandonner la souveraineté pour faire l’Europe libérale. »

Un second tour Bayrou-Le Pen ?

Si Michel Onfray enterre les chances d’Alain Juppé, il ne prédit pas non plus un grand avenir à Nicolas Sarkozy après la primaire. Au jeu des spéculations autour du suffrage de 2017, l’écrivain sort un atout imprévu de sa manche.

« François Bayrou ira à la présidentielle. Et on peut penser un second tour Marine Le Pen-François Bayrou avec un score de maréchal pour Bayrou. »

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Face au privé, l’État pigeon consentant

Posté par jacques LAUPIES le 2 octobre 2016

pia de quatrebarbes
Jeudi, 29 Septembre, 2016
Humanité Dimanche

Autoroutes, ligne Charles-de-Gaulle Express, privatisation des aéroports… L’argent public coule à flots au profit d’entreprises du privé. Incompétence de l’État ou, dans l’opacité la plus totale, stratégie de cadeaux aux copains ? L’intérêt général y perd, les usagers en font les frais, mais les sociétés autoroutières,les grosses entreprises du BTP, elles, y gagnent. Démonstration en trois exemples.

Ce n’est pas la peine de négocier avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes, ça « prendrait trop de temps » ! C’est ainsi que le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, a justifié, le 18 septembre, le lancement de « 30 opérations » sur les autoroutes. Pour ces raccordements ou aménagements d’aires, Vinci et Eiffage, mastodontes du BTP, et l’espagnol Abertis, qui exploitent le réseau, ne mettront pas la main à la poche. La facture de 1 milliard sera à la charge des collectivités et usagers, qui verront encore les péages augmenter (de + 0,3 % à + 0,4 % entre 2018 et 2020).

Sur les autoroutes, les aéroports ou les partenariats public-privé (PPP), les gros du BTP font toujours plus de cash, au détriment des contribuables. Le cas des autoroutes est particulièrement caricatural (lire encadré). Ce système ne « permet pas de garantir que les intérêts des usagers et de l’État sont suffisamment pris en compte », assénait la Cour des comptes. L’ARAFER, la nouvelle autorité de transports, se plaignait en juillet de ne pas avoir accès à tous les documents, et donc de ne pouvoir exercer un réel contrôle.

L’État défend jalousement le secret qui entoure ses relations avec ces entreprises privées. Raymond Avrillier en sait quelque chose. Cet écologiste, ex-adjoint au maire de Grenoble, s’est intéressé au plan de relance autoroutier, signé en avril 2015. Le gouvernement a bien publié les avenants aux contrats, mais pas les annexes dans lesquelles se cachent les détails financiers… « le nerf de la guerre », explique-t-il. Le 13 juillet, le tribunal administratif a donné trois mois au gouvernement pour les publier. Mais Bercy s’est pourvu en cassation.

Idem pour la privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac, où le gouvernement a conclu un « pacte d’actionnaires secret » avec l’investisseur minoritaire (49,9 %), le chinois Casil (lire encadré). Dans les partenariats public-privé, « à chaque fois, est invoqué le secret industriel ou commercial. Pourtant, il n’y a pas d’innovation technologique pour construire une piscine. Il s’agit seulement d’organiser l’opacité », explique Nicolas de La Casinière, qui a enquêté sur Vinci et les PPP (1).

Pourquoi ces arrangements ? La mission parlementaire, réunie en 2014 sur les autoroutes, parlait d’un « entre-soi d’ingénieurs ». Même formation, même classe sociale, même logiciel libéral. Les allers-retours entre privé et public sont légion. Le conseiller aux transports de Manuel Valls est Loïc Rocard, fils de Michel, mais surtout ex-directeur de Cofiroute, SCA de Vinci. Le PDG de Vinci, Xavier Huillard, a commencé au ministère de l’Équipement. Bref, dans les ministères, les gros du BTP ont de solides relais.

Ils en sont tous convaincus : le privé fera mieux et l’État doit se concentrer sur quelques missions régaliennes. En asséchant les finances publiques, la crise leur a ouvert la voie. À chaque fois, il n’y aura pas d’argent public, promettent-ils… quitte à bricoler (lire ci-dessous l’encadré sur la ligne Charles-de-Gaulle Express). Ou à ce que, au final, ça coûte bien plus cher à la puissance publique comme avec les PPP.

Raymond Avrillier y voit aussi une sorte d « impôts cachés » au profit des gros du BTP. « On maintient des entreprises françaises qui se font du profit en France pour aller remporter des marchés à l’international. L’économie de ces entreprises est portée par des impôts payés par les usagers. » C’est cadeau !

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1...45678
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...