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Ménard pov type : le symbole d’une décadence politique et « intellectuelle »

Posté par jacques LAUPIES le 14 octobre 2016

Depuis que j’entends ce bonhomme à la télé il me répugne et pourtant je me garde généralement  de transposer les idées sur la personnalité  d’un individu pour  le juger moralement. Mais cette obsession à stigmatiser une population qui, que Ménard le veuille ou non, est globalement en situation de souffrance et de pauvreté

Il y a dans l’assiette du Maire de Béziers ou dans le logement, que je présume confortable et qu’il occupe, une part de travail, de sueur, d’un travailleur immigré. Musulman ou relevant d’une autre confession. Il s’en fout. C’est son problème ! C’est son problème. Le nôtre est de ne rien laisser passer de son discours d’exclusion.

(Le débat des primaires de la droite m’occupe trop pour que je puisse poursuivre ce commentaire. D’autant que les candidats placés pour l’emporter se livrent à une attaque en règle contre les organisations syndicales dont les membres ou sympathisants devraient prendre note et en conséquence réfléchir à leur nécessaire engagement politique.)

 

Mercredi, à Béziers.

 

Beziers : La surenchère dans l’ignoble nous conduit dans une spirale dangereuse (Fabienne HALOUI)

Offensives hystériques pour refouler des hommes et des femmes qui fuient des guerres ; propositions électorales en violation du droit républicain et des droits de  l’homme ; instrumentalisation de la laïcité et du féminisme à des fins islamophobes : la course à l’échalote entre une partie de la  droite et l’extrême droite nous conduit dans une voie dangereuse.

 La liste de ces faiseurs de haine s’allonge d’autant que la médiatisation de leurs méfaits, à l’exemple de Béziers, semble plus forte que celle des actes de celles et ceux qui organisent l’accueil et la solidarité et qui cherchent des réponses dans la dignité.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, avec une délégation de parlementaires communistes s’est rendu, lundi 10 octobre, à Calais, pour rencontrer les acteurs locaux et trouver des réponses à la situation de crise : renouer avec une politique d’accueil digne, traiter en urgence le problème des mineurs isolés, mettre en œuvre des moyens, car le démantèlement qui doit se faire dans des conditions acceptables ne signifie pas la fin de la présence des migrants à Calais.

 Les saillies des uns et la « com » ignoble des autres font le buzz médiatique. Elles  deviennent le jeu politique de ceux qui, porteurs du même programme de casse économique et sociale,  font le choix dangereux d’exacerber la tendance ethnocentrique de leurs électeurs sur le terrain identitaire.

 L’affiche municipale diffusée à Béziers sur les terres de Robert Menard est une abomination !

 Le copié collé de l’extrême droite conduit cette dernière à une radicalisation pour conserver son label raciste et xénophobe.  

Cette spirale est dangereuse, il faut la stopper !

 Fabienne HALOUI, Responsable nationale de la lutte contre le racisme et pour l’égalité au PCF,

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Communiqué de l’OLPRPA

Posté par jacques LAUPIES le 13 octobre 2016

Communiqué de l'OLPRPA dans POLITIQUE clip_image001OBSERVATOIRE DE LA LAICITE DE PROVENCE RHÔNE PAYS D’ARLES.

Ensemble, défendons la laïcité avec humanisme et tolérance dans l’esprit de la loi du 9 décembre 1905.

 Siège social: 7, bd Desanat. 13150-Tarascon.

Tél: 04 90 96 09 80.

Courriel : laicitearles13@yahoo.com

CONFERENCE DU SAMEDI 22 OCTOBRE 2016.

Une conférence publique, avec diaporama, sera présentée par monsieur Robert Lazennec sur le sujet:

les rapports église-état, de l’alliance du trône et de l’autel à la séparation de 1905. 

Panorama de 2000 ans de relations entre l’église et l’état jusqu’à la loi du 9 décembre 1905, en relation avec  l’actualité.

Un débat suivra la conférence. 

SALLE RICHELIEU A TARASCON

 A 15h00.

 POUR PLUS D’INFORMATION CONTACTER JEAN-MARIE QUAIREL 

AU 06 77 46 34 01

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L’alternative de gauche : une histoire de train dans une pente

Posté par jacques LAUPIES le 13 octobre 2016

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Prenez un peu de hauteur, ne faites pas comme les candidats aux primaires…

 

Comme il fallait s’y attendre les français n’ont pas la mémoire courte concernant le parcours de Mélenchon, du moins sur le court terme. Ce qui ne veut pas dire pour autant que cela leur soit bénéfique car si une bonne mémoire est nécessaire il faut savoir la confronter avec un plus lointain passé comme avec présent.

Le Parti communiste, plutôt expert en matière d’analyse politique n’est donc pas nécessairement en phase avec l’opinion des français sur Jean Luc Mélenchon, opinion qu’il a contribué à façonner. Ce qui pose la question de la capacité à vite se faire comprendre pour ne pas être la victime de la pesanteur d’une idée qui s’empare des « masses » dès lors que cette idée perd toute valeur dans le présent.

Simplement parce que la réalité change, que les comportements politiques extérieurs à l’organisation (mais aussi intérieurs) changent aussi. Et ce pendant que le peuple commence à avoir une lueur d’espoir fondée sur un changement possible, d’abord dans le doute qui se transforme ensuite en une réelle possibilité.

En 2012 Mélenchon, qu’on le veuille ou non, réveillant ce qui pour l’essentiel fut une grande partie de l’électorat communiste fut cette lueur d’espoir et ce ne sont pas seulement ses qualités de tribun (dont il faut aussi percevoir la théâtralité) qui en furent la base. L’idée d’une transformation profonde inspirée par une dosage savant de pensée marxiste et de retour aux lumières et à la révolution française a soudain ré émergé dans la gauche « révolutionnaire » et il y a contribué avec un certain talent !

Dans ces situations les méfiances, les alertes n’ont que peu d’effet. Mélenchon n’avait rien, « on » lui a donné la possibilité de tout avoir, ne serait-ce que parce que le caractère individuel des élections présidentielles offre cette opportunité.

La machine se met en route.

Il est le mécanicien, nous sommes le chauffeur de la locomotive, le fret ce sont les électeurs répartis en diverses voitures dont la mieux remplie soutien le chauffeur. Une pente (celle d’un système politique en crise) est là qui s’amorce mais n’est pas suffisamment forte pour un grand élan. Dans la plaine qui suit, mécanicien et chauffeur en divergence se voient orientés par des aiguilleurs mal intentionnés dans des voies de garage.

Mais voila qu’une pente nouvelle apparaît plus importante. Le convoi sous l’effet de l’élan prend de la vitesse. Le mécanicien n’écoute plus son chauffeur car ce dernier craignant qu’il ne seront pas assez de deux pour alimenter la chaudière veut renforcer l’équipe et accrocher de nouveaux wagons.

Cependant le convoi demeure et de nouveaux voyageurs le rejoignent et prend de la vitesse avec un mécanicien grisé et des aiguilleurs qui lui ouvrent la voie. Ces aiguilleurs acceptent contraints et forcés de remettre sur voie principale le convoi qu’ils ne peuvent pas contrôler, mais ils sont aux commandes et vivent dans des postes surélevés !

Se pose la question pour le chauffeur : soit il laisse rouler avec un mécano grisé par la vitesse d’un convoi mu par une force d’inertie , soit il quitte la machine et protège la principale voiture du convoi en la détachant.

Dans tous les cas notre chauffeur devra expliquer aux voyageurs qu’ils risquent la déconvenue de rester dans un train avec  mécanicien qui conduit seul, soit d’un changement avec un train plus sécurisé. Tâche on ne peu plus délicate quand le convoi est ébranlé !

Après cette métaphore plutôt tirée par les cheveux rappelons que le Conseil national du PCF indique trois directions possibles :

- prendre de nouvelles initiatives de rassemblement sans faire de choix  de candidat au 5 novembre

- un appel à voter Jean Luc Mélenchon en affirmant l’autonomie du PCF, sa démarche de rassemblement

- Engager une candidature du PCF, porteuse de ses idées et de sa démarche de rassemblement

Signé  Le militant, cheminot retraité qui se gardera bien de conclure bien qu’il eut toujours une préférence pour la troisième hypothèse, sauf bien entendu si un accord de programme et de rassemblement « consistant » est rapidement trouvé !

 

Article paru sur le site MSN

Mélenchon au plus haut, Sarkozy au plus bas 2/13

Quatrième de l’élection présidentielle en 2012, Jean-Luc Mélenchon devient l’une des cinq personnalités politiques les plus appréciées par les Français selon le baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud-Radio. L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy retrouve lui son niveau le plus bas depuis 2012.
 
Mélenchon au plus haut, Sarkozy au plus bas
© AFP (Montage Paris Match) Mélenchon au plus haut, Sarkozy au plus basC’est à la fois une première et un sérieux avertissement pour François Hollande. En entrant dans le top 5 des personnalités préférées par les Français, selon notre baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio, Jean-Luc Mélenchon crée la surprise passant de la onzième à la cinquième place, juste derrière Martine Aubry. Jamais un leader de l’ultra gauche n’était monté aussi haut.
En gagnant deux points, l’ancien patron du Parti de gauche échappe à l’impopularité quasi générale qui touche ce mois-ci 43 des 50 hommes et femmes politiques du baromètre soumis par l’Ifop aux Français.Mélenchon bénéficie d’une certaine bienveillance de la droite (37% de bonnes opinions), séduite par une sorte d’effet Georges Marchais, truculent leader communiste des années 1980. Il recueille surtout 90% de suffrages auprès des sympathisants du Front de gauche, qui se contrefichent des réticences du patron du PCF. (souligné par nous)
Enfin, il est majoritaire au PS (52%) et fait presque jeu égal avec François Hollande qui obtient seulement 58 % d’opinions positives. Il devance enfin Arnaud Montebourg (48%, -3) et plus largement Emmanuel Macron (45%, -4). A 200 jours de la présidentielle, voilà Jean-Luc Mélenchon qui se pose en sérieux challenger à gauche surtout dans la perspective d’un embouteillage en 2017 sur cette partie de l’échiquier politique.
Juppé s’effrite, Sarkozy s’enfonce
A droite, la confrontation entre les deux favoris de la primaire de la droite et du centre tourne à l’avantage d’Alain Juppé. Si la cote du maire de Bordeaux s’effrite (-2) -culminant toujours à 61 %-, celle de Nicolas Sarkozy chute de six points. Plus embarrassant, l’ex-président perd aussi chez les sympathisants LR — son cœur de cible — 10 points en deux mois. Avec 29 %, il atteint son plus mauvais score depuis son départ de l’Elysée.
Dans le duel de popularité entre les deux hommes testé par l’Ifop, le match est plié puisque 51 points les séparent (72/21).Cerise sur le gâteau, l’ancien Premier ministre domine aussi son rival chez les sympathisants de droite. Ni François Fillon (-3) ni Bruno Le Maire (-1) ne bénéficient de la chute de Nicolas Sarkozy. Idem pour Nathalie Kosciusko-Morizet. Seul Jean-François Copé, en panne dans les sondages pour la primaire, remonte (+4). Il gagne 7 points à droite et 5 à gauche. Preuve que le maire de Meaux est perçu, selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, comme «celui qui gêne Nicolas Sarkozy».
Tous les ministres en baisse
Le gouvernement n’est pas en forme. Rien d’encourageant à sept mois de l’élection présidentielle. Les mauvais résultats sur le front du chômage, les images de policiers attaqués à Viry-Châtillon ou encore la polémique avec le Pape font plonger la cote des ministres. Bernard Cazeneuve, jusque-là relativement épargné par l’impopularité de l’exécutif, passe de 51 à 46 % (-5). Ségolène Royal recule de 2 points. Michel Sapin décroche de 6 (35 %) et Najat Vallaud-Belkacem paie sa réponse virulente au Pape sur la théorie du genre (-5). Même le populaire Jean-Yves Le Drian, qui vient encore de décrocher un contrat pour la vente de Rafale, est touché (-3). A l’image du gouvernement, Manuel Valls continue de baisser (-3) tandis que François Hollande est stable malgré une intense activité sur le terrain depuis deux semaines.

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Jean-Pierre Kahane « La science pour lutter contre les obscurantismes » entretien

Posté par jacques LAUPIES le 12 octobre 2016

Je ne l’ai pas lu cet entretien, je vous le conseille quand même, et je vais acheter « mon » HUMA 

Entretien réalisé par Anna Musso
Mercredi, 12 Octobre, 2016
La Fête de la science attire l’attention du grand public, des jeunes et des médias et elle oblige les scientifiques à sortir de leur coquille. PHOTO GILLES ROLLE/REA<br /><br /><br />

Jean-Pierre Kahane, mathématicien de renommée mondiale, académicien des sciences et militant communiste, analyse les liens entre science, société et politique. Il nous livre des pistes pour améliorer leur synergie dans une démarche progressiste.

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Comment expliquer la non révolte face aux voleurs institutionnels ?

Posté par jacques LAUPIES le 12 octobre 2016

Pour qui sait que des individus dans notre société s’en mettent plein les poches et qui, ce qui est encore plus grave, par le biais de leur richesse décident de ce qui doit-être produit, comment cela doit l’être, pour qui, au moyen de quoi, on a de la peine à comprendre que cela ne suscite pas plus de révolte.

Bien non il faut croire que au moins la moitié des électeurs trouvent cela normal ! La preuve : les hommes politiques de droite (et certains de gauche qui n’en pensent pas moins) battent campagne pour nous expliquer qu’ils vont prendre un peu plus aux pauvres et donner un peu plus aux riches.

Comment expliquer, que la France que l’on dit attachée à des religions qui prêchent la défense des pauvres par charité et amour, que celle  que l’on dit plutôt athée ou agnostique qui devrait être inspirée par  l’égalité et la raison, tolère qu’un individu puisse être considéré  et mériter cent, mille, dix mille fois de plus patrimoine et de revenu qu’un autre ? Et surtout que ce triste individu seul ou acoquiné à d’autres décide ainsi de notre avenir, de notre travail, de notre consommation et même de ce que doivent être nos mœurs ?

Comment expliquer ce vol institutionnel, légal de notre bien et de notre esprit qui dure depuis des millénaires puissent perdurer et résister à moult révolutions ?

L’ignorance n’est plus un alibi soutenable car les médias étalent la souffrance, la faim dans le monde et les coins de rues sont remplis de sdf ! Sans grande conséquence autre que rassurer celui qui tièdement sans trop de faim, trop heureux d’être un peu moins démuni, apeuré et incertain pour demain.

Est ce notre instinct animal, un conditionnement naturel qui nos conduit à considérer qu’il est inutile d’accuser les autres de cupidité puisque nous même sommes soumis à cette intuition possessive qui nous fait dire : « A leur place nous ferions pareil ! »

A peine sommes nous capable de gratter une pièce au fond de notre porte monnaie, rarement de faire un chèque dont les deux tiers nous sera retourné pourtant en réduction d’impôts ou ce qui devient assez fréquent de militer dans quelque association humanitaire pour distribuer nourriture et vêtements dont sont bien forcés de se débarrasser, par manque de place, ceux qui s’encombrent de vêtements inutiles.

Il y bien des explications à cela : la peur en est une ! Peur de quoi  : de la perte de liberté, de la perte de la vie (la nôtre et celle de ce que nous aimons) la crainte de souffrir dans le combat pour un monde meilleur ? Yen aurait-il d’autres, par exemple l’imbécilité, la naïveté, l’indifférence, la manque d’imagination, l’habitude, le poids du passéisme et que sais-je encore ?

A vrai dire il suffirait que chacun fasse un retour sur lui-même pour découvrir qu’il a eu son temps de connerie et qu’il risque d’en avoir encore un. Paralysant d’en arriver là ! Mais que cela ne nous fasse pas culpabiliser. L’exemple venant d’en haut observons le pour ne pas tomber si bas ! Et reprenons confiance…

toutou

tirer la langue n rend pas nécessairement le regard lumineux !

 

 

Plafonnement de l’ISF: les Français remboursent plus d’un milliard aux ultra-riches

Mardi, 11 Octobre, 2016
Humanite.fr

Le plafonnement de l’ISF imposé l’année dernière par le Conseil constitutionnel représente un coût toujours plus grand pour les finances publiques. Les ultra-riches ont touché chacun un chèque de plus de 260 000 euros de la part des contribuables…

1,077 milliard d’euros ont été reversés par les finances publiques aux plus riches, un chiffre en hausse de 19% sur un an. La concentration des richesses toujours accrue couplée à la décision malheureuse du conseil constitutionnel en 2015 de plafonner l’ISF en sont la cause. Ce sont les 3590 foyers français disposant d’une fortune supérieure à 10 millions d’euros qui ont profité de ce plafonnement, puisqu’ils en ont capté 87,7% du bénéfice, et se sont fait rembourser par l’Etat 944 millions d’euros sur les impôts de 2015…

Un mécanisme pervers

L’ISF est payé par les foyers possédant plus d’1,3 millions d’euros de fortune personnelle. Il est calculé par tranches, en pourcentage (de 0,5 à 1,5 %) du patrimoine accumulé. Par exemple un ultra-riche possédant 10 millions d’euros de patrimoine devra payer 98.000 euros d’ISF par an.
Sauf que ce montant ne peut pas dépasser, additionné aux autres impôts, 75 % du revenu annuel (déclaré) du foyer. C’est le Conseil Constitutionnel qui l’a décidé, arguant qu’au dessus l’impôt serait confiscatoire. C’est ainsi qu’il suffit à ces quelques milliers d’ultra-riches de faire artificiellement baisser leur revenu déclaré pour bénéficier de ce plafond et gagner des centaines de milliers d’euros de remboursement d’impôts.
Le moyen le plus courant reste évidemment de reverser une grande partie de ses revenus à une holding, une société prête-nom, le plus souvent avantageusement placée dans des îles paradisiaques où l’impôt sur les sociétés n’existe pas. Le riche peut aussi simplement placer ses revenus en assurance vie, dont le taux de rentabilité des placements reste bien supérieur au taux d’imposition. Sans ce plafonnement, le montant moyen de l’ISF des ultra-riches aurait été de 363.000 euros, au lieu des 100.200 euros finalement payés grâce à ce mécanisme.
Le riche va coupler cette esquive fiscale en augmentant son patrimoine, en achetant par exemple des œuvres d’arts hors de prix ou de l’immobilier défiscalisé. C’est tout bénéfice : cela fait baisser l’impôt sur le revenu, et si le patrimoine augmente, comme il est taxé par l’ISF, il est de toute façon plafonné par la baisse artificielle des revenus… Et on n’évoque là que des artifices d’évitement parfaitement légaux.

Le plafonnement de l’ISF représente donc plus d’un milliard d’euros de manque à gagner par an, selon les chiffres de Bercy que le Figaro a obtenu (le gouvernement ne s’en vante pas). « La gauche se retrouve avec un plafonnement de l’ISF qui coûte plus cher que le bouclier fiscal qu’elle dénonçait sous le quinquennat précédent » exulte le président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Gilles Carrez (Les Républicains). La droite s’en amuse, mais le justifie par le pire : sans ce plafonnement, il y aurait encore plus d’évasion fiscale…
Le gouvernement propose dans son projet de loi de finances pour 2017 un mécanisme anti-abus, censé rapporter quelque 50 millions d’euros par an… Une broutille face au manque à gagner.

 

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