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Ô fronts où faussement la sagesse des rides…

Posté par jacques LAUPIES le 19 octobre 2016

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Nous sommes tous là devant nos écrans qui nous relatent une bataille en son début et qui va obligatoirement se traduire par la morts de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

Nous sommes devant ce qu’il y a de plus terrible que chacun de nous redoute : la mort ! Plus terrible encore nous en sommes des programmeurs passifs !

Indifférents et blasés, inquiets et apeurés, parfois mais plus rarement traumatisés et choqués, encore moins révoltés devant ce spectacle (cela devient un spectacle hélas) qui devrait nous faire hurler de colère, chercher des coupables (il y en a)

Mais non et pour nous rassurer nous faisons semblant de croire en l’impuissance, la fatalité. Nous mettons nos convictions pacifiques au placard. Nos idéaux, nos croyances deviennent des les alibis de notre silence : les uns trouvent une explication rationnelle (les rapports d’exploitation entre les hommes) d’autres un mal qui nous possède et se perdent en prières justes mais stériles, à l’adresse de ce Dieu a qu’ils implorent vainement :

  • « Seigneur faite de moi un instrument de votre paix
  • La où il y a la haine que je mette l’amour.
  • Là où il y a l’offense que je mette le pardon.
  • Là ou il y a la discorde, que je mette l’union.
  • Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
  • Là où il y a le doute, que je mette la foi.
  • Là où il y a le désespoir que je mette l’espérance.
  • Là où il y a les ténèbres que je mette votre lumière
  • Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

(prière pour la paix qui selon Ludovic Viallet auteur d’un livre sur Saint François d’Assise a été composée par un prêtre français Esther Bouquerel et attribuée au Saint)

Qui ose leur dire vous êtes aussi coupables, nous sommes tous complices, tous des assassins.

Un poème d’Aragon me vient à l’esprit je le cherche sur le net car il me (vous – nous) interpelle

 

Un revirement de la politique est possible en France.

O fronts où faussement la sagesse des rides
N’inscrit que le banal rendez-vous du tombeau
Sourcils levés crânes hochants cervelles vides
Le néon dans la nuit trace des mots stupides
Et l’enfer a le pas moutonnier du troupeau

Que pouvez-vous comprendre à ce que l’on vous chante
Bouchés à l’émeri de l’oreille et des yeux
Beaux enfants machinaux de la pensée courante
Vous pour qui le soleil tombe comme des rentes
Et que n’étonne rien ni la couleur des cieux

Vous passez sans les voir au milieu des mystères
Comme le pied du somnambule au bleu des toits
Ou comme Assuérus entre les bras d’Esther
A cent lieues de savoir qu’elle s’obstine à taire
Un peuple ensanglanté dans la couche du roi

Je peux m’exténuer sur le peigne magique
Des harpes que pour moi font les malheurs du temps
Je peux souffler sur vous les tempêtes lyriques
Et déchirer mon cœur qu’en sorte la musique
Le cygne meurt canard dans vos cafés-chantants

J’ai fait pour vous des vers comme des escarbilles
Vous n’avez pas cligné vos paupières de plomb
Ni tourné vers le feu parallèle vos billes
Les étoiles pour vous c’est de la camomille
La gifle de lueurs mourait à reculons

Une absence de l’âme a peint votre figure
Gens de confection sourires mannequins
Que faut-il pour qu’un jour au fond des devantures
Quelque chose du ciel en vos yeux s’aventure
Exorcisant vos cœurs de leur démon mesquin

Pour qu’un jour oublieux des gestes automates
Vous redécouvriez la bonté de vos mains
Et vos doigts fatigués de nouer des cravates
Se sachant ouvriers de ce que vous aimâtes
Se halent à nouveau dans les juillets humains

Pour qu’un jour chaque chose ait à nouveau sa place
Pour qu’un jour chaque enfant ait son lot dévolu
Que la mort ne soit plus ton reflet dans la glace
Et puissent les amants lorsqu’ils se désenlacent
Tendrement repenser à ceux qui ne sont plus

 

(page 133 – tome XI œuvres poétiques d’Aragon)

 

La mécanique des flux : des visages et des histoires contre la déshumanisation

 

Aux frontières de l’Europe, des hommes et des femmes, déterminés, se battent pour surmonter les barrières que l’UE leur oppose. Face à cette réalité, la réalisatrice Nathalie Loubeyre nous propose dans son film « la mécanique des flux », un  regard, à la fois proche, sensible et cinématographique, sur ces héros qui, avec pour seules armes la force de leurs rêves et leur vitalité, affrontent une violence qui ne dit pas son nom, décidant ainsi de leurs vies, envers et contre tout.

 

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Un texte trouvé au hasard dans mes archives : sur le populisme

Posté par jacques LAUPIES le 18 octobre 2016

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Tout le monde se défend d’être populiste ou à la rigueur indique que ce n’est pas un défaut

Si je me rallie à l’opinion qu’expriment les couches populaires prises globalement, sans trop de discernement et souventes fois conditionnées par les médias et de surcroit si je les flatte en leur servant leur propre pensée, je suis un farouche populiste.

Si au contraire je prends l’expression populaire (ou le ressenti) comme un élément d’analyse de ma réflexion, que je l’insère avec force critique dans la construction de mes propositions et qu’en retour je porte mes propositions au cœur du débat populaire, y compris à contre courant des idées dominantes, je ne suis pas populiste.

Mais les populistes, qui ont plus d’une corde à leur arc, vous diront évidemment que la réaction populaire, même la plus malsaine, est nécessairement le fruit d’une réalité indiscutable et ils vous ressortiront tout un arsenal idéologique et toutes les vieilleries les plus éculées qu’il iront chercher dans la religion ou même une quelconque pseudo science, pour l’étayer théoriquement

C‘est pour cela d’ailleurs que le populisme n’est pas l’apanage de l’extrême droite, et qu’il se retrouve au sein d’organisations politiques qui fondent leur discours sur de fausses réalités et les enveloppent d’une réponse à l’avantage de leur doctrine, soit en stigmatisant, soit à l’inverse en jouant les humanistes au nom des bontés divines ou des paternalismes qui ont généralement leur source dans notre culture judéo-chrétienne.

Autrement dit et pour ne prendre que le problème des populations immigrées qui fait couler plus d’encre qu’il n’en faut pour l’expliquer, soit on l’enrobe au final de tous les épiphénomènes qu’il génère (incivilité, délinquance ou tout simplement provocation identitaire de l’exclu), soit on pleurniche sur le sort de celui qui est différent, n’est injustement pas admis et on l’entoure d’actions  matérielles charitables, ou de complaisance morale, pour l’aider à une intégration à grands coups de défense des valeurs de la république. On sait ce que vaut la charité !

En aucun cas, on entreprend la seule démarche qui par delà sa culture, sa religion ou non, et surtout sa condition sociale, peut aider l’immigré à comprendre, même s’il la subit, une exploitation en tant que catégorie sociale, d’une grande utilité globale au développement de la société qui l’accueille.

Il ne faut surtout pas le mettre au rang de ceux qui sont victimes d’un système marchand dominant, faisant de lui, homme comme les autres, un vendeur de force de travail dévalorisée, dont on tire profit par mille artifices dont évidemment le salariat parce que la salariat  a une apparence d’équité.

Ce serait tout simplement développer sa conscience de classe et du coup celle des autres travailleurs qui peuvent se considérer en concurrence avec lui.

Si j’entre dans ce discours, vis-à-vis de l’immigré, je suis également dans le même discours qu’à l’égard de celui qui ne l’est pas. J’efface la contradiction que l’on tente de faire naître entre eux et le reste de la population. Tâche plus difficile qu’on ne le croit.

Mais c’est la seule chose qui me permet de dire je ne suis pas populiste. A savoir prôner la lutte contre l’exploitation organisée et soutenue par la politique d’austérité.

Mais alors les autres ceux qui ne tiennent pas ce discours que sont-ils ? Poser la question c’est y répondre ! Même si les nuances existent !

Il n’est dans ces conditions pas étonnant que le populisme progresse ou se maintienne sous des formes insoupçonnées y compris parmi ses prétendus adversaires.

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Démantèlement de Calais : le Conseil de l’Europe contredit Hollande

Posté par jacques LAUPIES le 17 octobre 2016

 

Jean-Jacques Régibier
Samedi, 15 Octobre, 2016
Humanite.fr

Dans un rapport publié vendredi, le Conseil de l’Europe s’inquiète du fait que rien de précis n’a été prévu par la France pour prendre en charge les occupants du camp de réfugiés de Calais qui va être démantelé. Un constat qui va à l’encontre des propos tenus trois jours avant par François Hollande devant le même Conseil de l’Europe.

Mardi dernier, devant les parlementaires des 47 pays états membres réunis en session parlementaire au Conseil de l’Europe, François Hollande s’était montré catégorique: toutes les personnes installées dans le camp de Calais ( 7 000 selon ses chiffres ) se verront proposer une solution d’hébergement quand le camp sera démantelé, c’est-à-dire avant la fin du mois d’octobre.
Le président français en avait donné « l’assurance », expliquant que ces hébergements dignes et décents leurs seraient attribués pendant tout le temps que demanderait l’instruction de leur dossier de demande d’asile. « Toute personne du camp se verra proposer une solution », avait-il déclaré. Il avait ajouté que selon lui d’ailleurs, l’essentiel des migrants actuellement installés à Calais, relevaient du droit d’asile, dressant ainsi un tableau quasiment idyllique de sa politique en faveur des migrants de Calais.
 
Ce n’est pas l’avis du Conseil de l’Europe.
 
A l’issue d’une mission effectuée sur place les 12 et 13 septembre, le représentant spécial du Secrétaire Général sur les migrations et les réfugiés, Tomas Boček, fait le constat inverse : pour lui, rien de suffisamment précis n’a été prévu par la France pour accueillir les migrants, un fois le camp de Calais rasé. Dans un long rapport extrêmement documenté, Tomáš Boček,  se dit « préoccupé de voir que les autorités françaises n’ont pas encore publié de plans détaillés pour accueillir et prendre en charge tous les occupants de la « jungle de Calais », en particulier les mineurs isolés étrangers et les familles avant la fermeture imminente du camp. »
Il constate notamment qu’aucun recensement n’aurait été effectué pour faciliter l’exercice d’évacuation, ce qui selon les organisations spécialisées est pourtant un préalable. « Un recensement actualisé et précis est particulièrement important compte tenu des divergences entre les chiffres officiels et les chiffres non officiels et de l’absence de registre vérifiable des résidents du camp, » explique le représentant spécial sur les migrations et les réfugiés.
Si des assurances lui ont été données sur le fait que des solutions d’hébergement seraient bien proposées à chaque migrant dans des Centres d’Accueil et d’Orientation ( CAO ), Tomáš Boček, affirme qu’en revanche, « les autorités n’ont pas été en mesure de lui donner des détails précis sur ce qui est envisagé ni sur les modalités de démantèlement du camp. »
Ces remarques, faites à un moment où le gouvernement français parlait de raser le camp de Calais avant la fin de l’année, prennent un caractère d’urgence accrue maintenant que l’on sait que l’opération d’évacuation serait imminente : « ce délai risque d’être trop court, et d’empêcher les pouvoirs publics de prendre les mesures nécessaires pour que tous les résidents aient un hébergement adéquat », explique le rapport, constatant par ailleurs que certains maires résistent aux appels en faveur de l’ouverture de davantage de CAO, et qu’ « on ne connaît donc pas encore le nombre de places qui seront disponibles. »
Le représentant du Conseil de l’Europe, sur la base de l’avis d’experts, doute par ailleurs du « caractère approprié » des Centres d’Accueil et d’Orientation. Selon lui, les Centres d’Accueil de demandeurs d’asile ( CADA ) seraient «  mieux équipés pour faire face aux besoins des demandeurs d’asile et favoriser l’intégration », notamment parce qu’ils dispensent très rapidement des cours de langue et coopèrent avec les organisations non gouvernementales.
Autre difficulté soulevée par le rapport : quel travail a été effectué pour convaincre les migrants de rejoindre les centres d’accueil ? S’il semble qu’aujourd’hui un peu plus de migrants souhaitent s’y rendre, soit pour effectuer une demande d’asile afin de faire leur vie en France, soit pour bénéficier des voix légales d’accès à la Grande Bretagne ( bien que là encore, aucune assurance n’existe que leur demande ait des chances raisonnables d’aboutir ), aucun élément ne permet d’affirmer qu’une fois le camp de Calais rasé, tous les migrants se retrouveront dans des structures d’accueil plus dignes.
La promesse faite par le gouvernement de suspendre les renvois effectués dans le cadre du Règlement de Dublin ( renvoi dans le premier pays d’arrivée ) pour ceux qui acceptent de se rendre dans un CAO, a peu de chance d’avoir les effets incitatifs escomptés. Cette promesse a en effet été « accueillie avec un certain scepticisme par les migrants et les organisations non gouvernementales, car toutes les préfectures n’ont pas respecté une promesse analogue qui avait été faite pendant l’évacuation de la zone sud du camp. »
Le rapport conclut qu’on ne sait donc pas « ce qu’il adviendra des personnes qui refusent de quitter la côte. Certains craignent qu’elles soient simplement transférées dans d’autres camps de la région ou déplacées le long de la côte en direction de la Belgique. »
 
Les enfants en situation critique
 
Toujours selon le rapport du Conseil de l’Europe, le démantèlement du camp de Calais effectué à la va-vite et sans préparation suffisante, risque d’être particulièrement grave pour les mineurs et les enfants, déjà en une situation critique.
Il y aurait actuellement entre les camps de Calais et de Grande-Synthe 1000 mineurs non accompagnés. « Rien n’est actuellement prévu pour leur offrir un hébergement et des services appropriés », note Tomáš Boček, qui regrette l’arrêt des travaux du centre qui avait été prévu à Calais, et constate que « faute d’hébergement approprié pour ces mineurs et en l’absence de tout système d’enregistrement, des enfants sont souvent portés disparus. »
Une situation que risque d’aggraver le démantèlement du camp de Calais quand on sait que plus de 100 enfants auraient déjà disparu lors de la démolition de la zone sud du camp en mars dernier.
« La démolition de la zone nord fait craindre des disparitions tout aussi nombreuses », explique le représentant du Conseil de l’Europe qui note que « rien n’a encore été dit sur ce qui sera fait pour les mineurs non accompagnés présentes dans le camp », ajoutant : « lors des discussions que j’ai eu à Paris, j’ai appris que des plans devaient être annoncés au début du mois d’octobre, mais à ce jour, aucun plan n’a été dévoilé. »
Si l’on en croit le très officiel rapport diligenté par le Conseil de l’Europe des deux côtés de la Manche, l’opération du démantèlement du camp de Calais annoncé par François Hollande à grand renfort de moulinets médiatiques, risque donc de se solder, comme les précédents, par un retentissant fiasco.
Les conclusions du rapport sont, sur ce point, sans ambigüité :
« Il existe de toute évidence un risque, plus ou moins grand selon les personnes auxquelles j’ai parlé, de voir les migrants revenir rapidement à Calais même si le camp est démantelé avec succès », juge Toma Bocek, qui ajoute : « Les autorités ont considéré que le renforcement de la sécurité à la frontière dissuaderait fortement les futurs arrivants. Mais cette supposition est largement  gratuite et n’est pas confirmée par les tendances observées. Il n’existe pas, à ma connaissance, de plan clair pour que le camp ne soit pas reconstitué, soit sur le site actuel, soit ailleurs, dans les mois à venir. »

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L’argent, les partis, les élections…

Posté par jacques LAUPIES le 16 octobre 2016

DSC_0934 Après les orages…

 

Demain les français vont devoir choisir un Président et des Députés.

Pour ceux qui écoutent, regardent ou lisent les principaux médias de l’audio visuel et de la presse écrite la mise en  condition pour ne pas percevoir les origines de leurs difficultés : la mauvaise répartition des richesses et le mauvais usage qu’en font ceux a qui échoit le rôle de les utiliser, ne sont que rarement évoqués.

Les actionnaires des entreprise, les banques et pour une bonne part l’état et les collectivités locales qui perçoivent l’impôt sont donc concernés et coupables si les résultats ne sont pas bons.

Mais de cela ce sont bien en premier lieu les élus politiques qui sont responsables car dans une république digne de ce nom ils sont la pour gouverner et légiférer. Et si rien de va il faut choisir des femmes ou des hommes capables de changer un état de chose qui dure depuis des décades dans notre pays.

Si les citoyens  ne sont pas en mesure de trouver les élus susceptibles d’en finir avec un système qui ne répond pas à leurs aspirations alors ils ont eux aussi leur part de responsabilité et il est particulièrement inconséquent pour eux de s’abriter derrière le « ce sont tous les mêmes » quand ce n’est pas « le tous pourris » qui prend le dessus.

On a beau être conscient que l’opinion est fabriquée, que la manipulation règne, cela n’excuse pas les amalgames ou les oublis concernant l’action des partis politiques. A moins de considérer que ces partis politiques – ce qui est la cas pour certains – sont artificiellement créés à grands coups médiatiques et n’ont d’expression que celle de leur leaders il n’y aurait plus de moyens d’intervenir.

Que des forces occultes fassent d’un parti un outil de plus pour détourner l’opinion (opération Macron qui n’a d’explication que par l’intervention de la finance et du patronat) n’exclut pas fort heureusement des partis où l’on élabore où, pour le moins, on discute au plus près de ce que pensent les citoyens. Se pose alors le problème de l’adhésion et de l’engagement du plus grand nombre et ce en évitant les pièges du clientélisme, du suivisme et parfois de l’ambition à des fins personnelles.

Dès lors qu’un individu est animé du désir de liberté, de justice, que généralement détermine sa position sociale mais aussi son regard sur ce qui l’entoure, hors parfois même son propre confort, rien de ce qui touche à sa vie n’est étranger à la nécessité de l’engagement politique.

Si l’on est convaincu de cela rester en dehors est une souffrance plus grande que s’impliquer ! Car lorsque l’on s’implique la première conséquence est la rencontre, le débat qui place le militant non pas en situation de supériorité mais en capacité de ne pas rester figé dans ses convictions et de progresser comme il se doit en prenant en compte la réalité dans son mouvement. Et peut-être d’échapper aux pièges que constituent les idées dominantes…

Définir des programmes,  une stratégie et la mettre en œuvre ne peut être l’apanage de quelques uns qui se donnent le temps de la réflexion, débattent  et d’autres qui ponctuellement se transforment en exécutants de cette réflexion. Le parti politique s’il fonctionne comme il se doit permet de palier à ce qui tue actuellement la vie politique : la représentation établie pour un temps déterminé, sans implication et participation permanente !

Des aspects qu’il ne faudrait pas oublier dès lors qu’il faut choisir des candidats.

 

Banques et biens communs !

Patrick Le Hyaric
Jeudi, 13 Octobre, 2016
Humanité Dimanche

L'argent, les partis, les élections... dans POLITIQUE

Il faut reprendre le pouvoir sur l’argent par des réappropriations sociales et citoyennes des banques comme des assurances et la création d’un pole financier national.

Il y a quelque chose d’indécent à voir les banques ponctionner de plus en plus d’argent sur nos comptes au prétexte de frais liés à leur tenue ou à des retraits en dehors de leur réseau d’établissements. Ceci s’apparente à un pillage en silence alors que boucler la fin du mois devient toujours plus difficile pour des millions de nos concitoyens. Leur salaire mensuel ou leur retraite déposé automatiquement à la banque permet à cette dernière de dégager des profits grâce au placement au jour le jour sur les marchés financiers. Cet argent « gagné en dormant » est parfois déposé dans des paradis fiscaux pour échapper à l’impôt. Aujourd’hui, les banques en sont au point de privatiser une part de plus en plus importante de notre propre argent. La justification de ce vol et des scandaleuses 20 000 suppressions d’emplois annoncées la semaine dernière dans ce secteur d’activité serait la baisse des taux d’intérêt, qui fait diminuer leur taux de profit. Or, pour une part essentielle, les établissements financiers se nourrissent chaque mois des 80 milliards d’euros que leur fournit la Banque centrale européenne, à taux nul voire parfois négatif, pour être ensuite prêtés à des particuliers ou à des entreprises à des taux évidemment positifs. Si de ce côté le bénéfice n’est pas assez juteux, les prêts de la BCE sont remis dans le circuit des marchés financiers. Et vogue la galère !

Or, dès lors qu’une bonne partie de ces sommes ne sert pas à l’économie réelle, à l’investissement dans le développement humain, dans l’indispensable mutation environnementale de l’économie, se crée une nouvelle bulle financière grosse de dangers. On parle de plus en plus d’une possible nouvelle déflagration financière et bancaire, plus violente encore que celle de 2008.

Le combat unitaire pour que cette création monétaire serve d’abord l’emploi, le développement des services publics, des projets structurants de la transition écologique est un enjeu d’intérêt public. Au lieu de cela, les taux d’intérêt historiquement bas sont le prétexte pour faire la poche des déposants avec l’augmentation considérable des frais bancaires.

Ces tumultes sont des signes avant-coureurs extrêmement inquiétants. Ils indiquent l’urgence à combattre la financiarisation des économies par la maîtrise publique du crédit, par l’appropriation démocratique et sociale d’une partie du système bancaire et des compagnies d’assurances, autant d’éléments qui devraient être considérés comme des biens communs et non comme des outils au service d’une caste. Leur utilisation mène à la catastrophe. Les secousses se ressentent avec vigueur sur le continent européen. En Italie, 360 milliards d’euros de créances douteuses, c’est-à-dire non remboursées ou remboursables, traînent dans les coffres de quelques-unes des plus importantes banques du pays. La situation est tout aussi alarmante au Portugal ou en Irlande.

En Allemagne, pourtant gouvernée par les apôtres de l’orthodoxie budgétaire, la Deutsche Bank, principale banque du pays et l’une des plus importantes au monde, est à deux doigts de la faillite. Quelques jours après l’amende infligée à Apple par la Commission européenne et l’arrêt impulsé par l’Allemagne des négociations sur le traité transatlantique, la justice états-unienne a – comme par hasard – requis une amende record de 12,5 milliards d’euros à la Deutsche Bank pour la punir du rôle joué dans le krach de 2008. Cette somme correspond à plus du double des provisions inscrites pour faire face à cette sanction. Si la banque allemande venait à tomber, l’effet domino serait dévastateur pour tous les peuples européens et sans doute au-delà du continent.

Certes, cette banque est un parangon de voracité financière et son rôle dans le krach de 2008, comme celui de bien d’autres banques européennes, doit être fermement condamné. Mais cette affaire a également tout du règlement de comptes géopolitique, avec pour décor la féroce guerre économique intracapitaliste qui se déploie sur la planète, pour maintenir des positions hégémoniques. Les requins s’entre-dévorent dans le marigot financier et il est sûr qu’une fois encore les peuples en feront douloureusement les frais.

Considérer l’argent comme un outil d’échanges, une valeur d’usage pour le bien commun humain et environnemental et non plus comme une valeur marchande, devient une question d’ordre civilisationnel. Ceci implique de reprendre le pouvoir sur l’argent et passe par des réappropriations sociales et citoyennes des banques, et des assurances, le développement du mutualisme, la création d’un bras financier national autour de la Caisse des dépôts et de la Banque publique d’investissement fédérant les banques publiques et coopératives pour des projets nouveaux combinant réindustrialisations, transition environnementale, développement numérique, revitalisation des campagnes avec une agriculture à base paysanne soucieuse de la qualité alimentaire et de l’environnement ; un combat à l’échelle européenne pour sortir de la domination financière sur l’économie avec un changement des statuts et missions de la Banque centrale européenne.

Un fonds consacré au développement humain, social et environnemental devrait être créé, accompagné d’une lutte conséquente contre l’évasion fiscale. Une conférence européenne pour annuler des dettes illégitimes, des lois pour que les salariés acquièrent des pouvoirs nouveaux dans les banques et les entreprises viendraient compléter un processus pour mettre la finance au service des activités humaines et de la préservation de la planète.

Autant d’enjeux qui devraient être placés au cœur des débats et des combats pour une alternative progressiste et humaniste.

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La musique populaire récompensée

Posté par jacques LAUPIES le 15 octobre 2016

Qu’est ce que la bonne littérature, qu’est ce que la bonne poésie  Il y a la de quoi disserter…Et sans doute rappeler à des esprits académiques qu’elles peuvent être présentes dans les expressions populaires les plus « simples » lesquelles d’ailleurs sont souvent les plus riches, les plus bouleversantes et parfois les plus choquantes et dont les auteurs n’ont pas nécessairement emprunté les formations, les parcours les plus classiques.

Des expressions artistiques qui nous parlent !

Ceux qui grognent  sur le fait que des récompenses comme le prix Nobel ne soit pas accordé à des auteurs aux œuvres plus marquantes dans le monde de la création intellectuelle (c’est quoi ?) mais à un chanteur qui  a bousculé à la fois la musique et les mots et nous a tout simplement enchanté dans une simplicité apparente, devraient revoir un peu leur vision, dans ce monde où la médiocrité de certaines pensées enrobées d’emballages pseudo « intellectuels », largement diffusées, polluent une jeunesse qui fort heureusement rencontre des expressions populaires plus vraies !

Le prix Nobel de littérature décerné au chanteur Bob Dylan

avec afp
Jeudi, 13 Octobre, 2016
Humanite.fr

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Bob Dylan à Stockholm le 28 avril 1966

Bob Dylan à Stockholm le 28 avril 1966
Photo Hasse Persson / TT News Agency / AFP

Le chanteur et compositeur Bob Dylan, 75 ans, qui vient d’être honoré du prix Nobel de littérature est une légende vivante de la musique populaire américaine du XXe siècle aux textes poétiques et engagés qui a influencé des générations d’artistes.

Bob Dylan écrit une poésie pour l’oreille », a fait valoir jeudi la secrétaire générale de l’Académie suédoise des prix Nobel, Sara Danius. Du troubadour folk des cabarets de Greenwich Village à New York, à l’aube des sixties, jusqu’à la superstar décorée en mai 2012 par un de ses « fans », le président américain Barack Obama, Robert Allen Zimmerman de son vrai nom a toujours suivi son propre chemin de génie musical, rebelle et imprévisible.
Ce petit-fils d’immigrants juifs russes né à Duluth (Minnesota) continue de promener son harmonica et sa guitare aux quatre coins de la planète même s’il s’est fait plus rare ces dernières années sur scène et dans les médias. Il s’est produit le week-end dernier et doit encore jouer vendredi au festival des légendes du rock Desert Trip, en Californie. Le chanteur des Rolling Stones Mick Jagger lui a rendu hommage et le guitariste s’est surtout mis au piano, terminant avec « Masters of War », son titre de 1963 sur les prémices de la Guerre Froide.
Bien qu’il n’ait signé qu’un petit nombre de grands albums après l’apothéose créative des années 1965-1975, il reste, au même titre que le tandem Lennon-McCartney, l’un des chanteurs-auteurs-compositeurs les plus influents de l’histoire de la musique, maintes fois recopié, jamais égalé. Dans sa jeunesse, à l’instar de la plupart des adolescents américains, Bob tombe sous le charme du rock avec Elvis Presley et Jerry Lee Lewis avant de former son propre groupe.
En 1959, étudiant à l’Université de Minneapolis, il découvre les pionniers du blues, du country et du folk: Robert Johnson, Hank Williams et Woody Guthrie. A cette époque, il adopte le nom de scène de Bob Dylan. Abandonnant les études, il déménage à New York en 1961 pour fréquenter la scène musicale embryonnaire de Greenwich Village.
Son premier album « Bob Dylan » (1962) est un fiasco. La percée se produit en 1963 avec l’album « The Freewheelin’ Bob Dylan » et ses deux titres folk de protestation: « Blowin’ in the Wind », chanson pacifiste qui sera un hymne des années 60 contre la guerre au Vietnam et « A Hard Rain’s A-Gonna Fall ». En 1963, il participe à la Marche sur Washington autour de Martin Luther King.
 
« The Times They Are A-Changin’ » est le morceau qui donne le titre à son troisième album en 1964. Son succès assoit sa réputation, alors qu’il s’éloigne du mouvement contestataire américain. En guise d’adieu, il écrit « It Ain’t Me Babe » dans l’album significativement appelé « Another side of Bob Dylan ». Il se lie avec la chanteuse Joan Baez avec qui il forme un temps le couple du « roi et de la reine du folk ».
En 1965, avec l’album « Bringing It All Back Home » – une collection acoustique et électrique qui choque les puristes du folk – il transforme l’écriture des chansons en fusionnant ses textes poétiques et surréalistes avec le rythme rock. Son chef-d’oeuvre « Highway 61 revisited » (1965) avec la chanson « Like a Rolling Stone » et le double album « Blonde on Blonde » (1966) atteignent les sommets du rock-folk. Ses lunettes noires, ses boucles et son chapeau, le transforment définitivement en icône.
 
En 1966, après un accident de moto, il se retire vivre avec sa femme Sara, épousée l’année précédente. Il revient en 1969, avec l’album purement folk « John Wesley Harding », suivi par « Nashville Skyline » et ses mélodies country en duo avec Johnny Cash. De plus en plus il se détache des fans de folk et des milieux de gauche, refusant d’être l’étendard des contestations et des luttes de l’époque. Après le très critiqué « Self Portrait » réalisé en 1970 avec des reprises, Bob Dylan reste discret jusqu’en 1975 quand paraît « Blood on the Tracks », né durant sa séparation avec Sara.
A la fin des années 70, il découvre le christianisme et déroute une partie de ses fans. Depuis les années 80, son extraordinaire créativité s’est tarie, mais il parcourt la route sans relâche, sans toujours convaincre. Il était l’été 2012 en France au festival des Vieilles Charrues, où sa prestation a déçu. En 2011, il s’est produit pour la première fois dans un concert controversé en Chine, et au Vietnam.
Dans son 37e album studio sorti en mai « Fallen Angels », il interprète des standards américains popularisés par le crooner Frank Sinatra, avec un dépouillement classiquement « dylanien ». Le chanteur-compositeur à eu de nombreux imitateurs dans les années 1970 et influencé de nombreux artistes, Leonard Cohen, David Bowie, Jackson Browne, The Doors, Bruce Springsteen, Talking Heads, The Clash, Nick Cave ou Lenny Kravitz.  »Là où l’on crée de la grande musique rock, il y a l’ombre de Bob Dylan, encore et toujours », affirme Bruce Springsteen.

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