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Ceta : attention danger !

Posté par jacques LAUPIES le 26 octobre 2016

 

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@Dartigolles « le #PCF est le seul parti à ne pas rajouter une candidature aux candidatures » #LeTalk

Posté par jacques LAUPIES le 25 octobre 2016

 

@Dartigolles avec #LeTalk du lundi 24 octobre… les phrases dîtes, les phrases
chocs …

Dartigolles Olivier ‏@DartigollesO il y a 1 heure

Nous souhaitons vraiment une discussion positive et constructive avec @JLMelenchon et la #FranceInsoumise. @Dartigolles #LeTalk

La politique menée par #Hollande lors de ce quinquennat est une politique de droite.

#Valls n’est pas crédible pour appeler au rassemblement, c’est le diviseur en chef !

Nous assistons à une recomposition politique, c’est une très bonne chose. Il existe une vraie gauche dans ce pays.

#Hollande et #Valls ? C’est Dupont et Dupont ! Ils sont comptables de la situation actuelle

Nous souhaitons une discussion positive avec la #FranceInsoumise.

Pour le @CNPCF nous voulons absolument éviter le drame d’un second tour droite / #FN

Pour l’instant le @CNPCF est le seul à avoir eu la sagesse de ne pas rajouter une candidature.

Avec @JLMelenchon, nous avons des batailles et des valeurs communes issues du Front de gauche.

Notre objectif : faire émerger un espoir de gauche pour une vraie politique de gauche dans ce pays.

Nous maintiendrons toujours ce qui peut permettre de converger vers une candidature commune.

Il y a des millions de gens avec des valeurs de gauche qui sont écœurés par ce quinquennat !

Un acteur important, qu’on oublie trop souvent, c’est le peuple de gauche ! Il souhaite le rassemblement.

La vraie porosité c’est celle qui existe entre la droite et le #FN.

À l’heure du #démantèlement de la jungle de #Calais, j’ai une pensée pour ces hommes, femmes et enfants.

L’immigration est une chance pas un problème. @Dartigolles #LeTalk #refugeeswelcome #Calais

Le @CNPCF maintient sa ligne, les valeurs de solidarité l’emporteront.

Le @CNPCF continue de conjuguer un projet d’émancipation, de progrès social, de vision internationale et européenne.

Je suis fier de ce que nous avons porté depuis des années sur le solidarité aux plus démunies avec le @CNPCF .

Ce que nous portons au quotidien c’est de pouvoir rêver à autre chose, qu’un autre monde est possible.

Si @montebourg gagne la primaire ce sera quelque chose de nouveau dans le paysage politique. Quelque chose de positif.

Le prix du pain au chocolat de @jf_cope ? Il fallait l’interroger sur le prix d’un pain aux raisins.

Le @CNPCF a, dans la période à venir, un rôle important à jouer dans la recomposition de la gauche.

Dartigolles Olivier ‏@DartigollesO 1 hil y a 1 heure

Fin du #livetweet du talk Orange / @Le_Figaro. Merci de nous avoir suivi. #LeTalk

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Comment émerger dans le débat politique en cours ?

Posté par jacques LAUPIES le 25 octobre 2016

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Il y a plein de bons chevaux…Ce n’est pas un problème je vous le dis…

Ce qui se passe en Angleterre devrait susciter l’espoir et inspirer la gauche française car les forces progressistes relèvent la tête. La France n’est certes pas l’Angleterre, ni la Grèce, ni l’Espagne, ni le Portugal.

Il serait grand temps qu’émerge dans la vie politique de notre république les mêmes forces progressistes

Le Parti Communiste peut jouer un grand rôle dans cette émergence

Nous savons bien que tout est fait, notamment sur le plan médiatique, pour le tenir hors combat et que cela ne se maitrise pas facilement.

Encore faut il que ce parti ne se prive pas de prendre la parole ou plutôt d’imposer son existence dans le débat. En l’état actuel d’une campagne électorale déjà entamée il y a deux handicaps de taille : un programme mal connu et soumis à d’hypothétiques discussions et consultations populaires et l’absence d’un porte parole qui ne peut trouver de forme que dans la déclaration d’une candidature proposée à la présidentielle, sans pour autant rejeter un programme et une candidature communs.

 

 

 

Ken Loach : « Ils veulent faire croire aux pauvres qu’ils sont des incapables »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MICHAËL MELINARD
Vendredi, 21 Octobre, 2016
Humanité Dimanche

Comment émerger dans le débat politique en cours ? dans POLITIQUE

Photo : Silverhub Médias/Sipa

Comme ces athlètes qui effectuent un come-back victorieux, Ken Loach a annoncé sa retraite en 2014 avant de revenir récolter une deuxième palme d’or pour Moi, Daniel Blake. Pourtant, à 80 printemps, le cinéaste britannique conserve une timidité et une humilité non feintes. Avant de répondre à la moindre question, il s’inquiète de la santé de « l’Humanité » et de l’« HD », comme on demande des nouvelles à un vieux camarade. Rencontre avec le cinéaste qui porte la classe ouvrière à l’écran pour en faire une héroïne.

HD. Pourquoi avoir décidé de raconter l’histoire de cet ouvrier sexagénaire aujourd’hui ?

Ken Loach. Il fait partie de ce groupe de personnes vulnérables. Il a travaillé dans l’industrie puis dans l’artisanat traditionnel. Il ne maîtrise pas les nouvelles technologies. Il a des problèmes de santé, mais ne réclame jamais rien. C’est tout à fait le type de personne que le gouvernement britannique veut exclure des listes du chômage.

HD. Comment expliquez-vous qu’un gouvernement dirige le pays contre son propre peuple ?

Ken Loach. Les dirigeants le font consciemment. Ils se servent de la santé des citoyens pour faire baisser les statistiques. Ils savent que les gens malades qui font appel de leur radiation des listes de chômage gagnent. Mais beaucoup sont démoralisés ou se sentent trop faibles pour faire appel. Les tentatives de suicide augmentent. Mais le gouvernement gagne puisque ces gens perdent leurs allocations. Le problème est idéologique. Ils veulent faire croire aux pauvres qu’ils sont des incapables et feignent d’ignorer que près de 2 millions de personnes sont sans emploi. « Si vous n’avez pas de travail, c’est parce que votre CV n’est pas bon, parce que vous êtes arrivé en retard à un rendezvous, parce que vous ne maîtrisez pas la technologie ou parce que vous n’avez pas postulé pour tel travail. Quelle que soit la raison, vous avez échoué par votre propre faute. » Si les gens n’admettent pas qu’ils sont responsables, ils vont s’en prendre au système. Ce que les dirigeants veulent éviter puisqu’ils sont là pour le protéger et l’étendre. Il y a toujours eu cette conscience, si l’on se réfère à l’ère élisabéthaine et aux lois sur les indigents, que les mendiants devaient être conduits hors de la paroisse. À l’ère victorienne, l’idée était de différencier les « pauvres méritants » des autres, de voir qui mérite de l’aide et qui n’en est pas digne.

HD. Pourquoi vous est-il si nécessaire de montrer la classe ouvrière à l’écran ?

Ken Loach. La présence physique des gens montre leur histoire. Les rides, le maintien, leurs mains, leur alimentation indiquent leur classe sociale, la vie qu’ils mènent. On peut voir la pauvreté sur la texture de la peau.

Nous essayons toujours de privilégier l’authenticité. Quand j’ai filmé la queue devant la banque alimentaire, j’ai tourné en décors réels avec des bénéficiaires… payés au tarif syndical. Car on ne peut pas faire un film sur l’exploitation en exploitant les gens.

HD. Que vous inspire le Brexit ?

Ken Loach. C’était un débat compliquépour toute la gauche. L’Union européenne est une organisation néolibérale. Elle promeut la privatisation, la sous-traitance dans les services publics. La manière dont elle a traité la Grèce pour permettre aux entreprises privées de racheter les services publics est une politique de classe en faveur de la finance. Mais sortir de l’UE est aussi l’assurance que le gouvernement conservateur supprime le minimum de protection pour les travailleurs et l’environnement. Les investisseurs préfèrent être dans l’Union (pour bénéficier du dumping social).

Pour rester compétitifs et rendre le travail moins cher, les salaires vont baisser. Les impôts vont diminuer, mais cela va réduire les moyens pour la santé, l’éducation, la protection sociale. Les attaques contre les personnes v ulnérables, comme Daniel Blake, vont se multiplier. C’est pourquoi j’ai voté pour le Remain (maintien dans l’UE ­ NDLR), même si je ne soutiens pas l’Union européenne comme organisation économique.

HD. Quel regard portez-vous sur le vote d’une partie des classes populaires pour l’extrême droite ?

Ken Loach. La classe ouvrière n’est plus représentée par le Parti travailliste. Elle a été fidèle au Labour, mais, dans toute son histoire, ce parti a toujours soutenu les patrons. En 1926, lors de la grande grève, le leader travailliste a dit qu’il n’avait rien à voir avec ce mouvement. Pendant la grève des mineurs en 1984, son successeur a répété la même chose. Quand les travailleurs font grève, les parlementaires travaillistes sont absents. Le Labour a privatisé, limité les droits syndicaux. Il s’est comporté comme un gouvernement conservateur et a perdu, au fur et à mesure, le soutien des classes populaires. Dans le même temps, toute la presse populaire titrait : « Tu ne peux pas avoir de maison mais cet immigrant le peut » ; « Tu veux travailler mais l’immigré prend ton job pour un salaire moitié moindre » ; « Tu dois travailler pour un salaire de misère et mais regarde toutes les allocations allouées à l’immigré avec tous ses enfants »… Ce poison s’est répandu quotidiennement. Les « anti-immigration » ont grandi. La BBC, toujours polissée, a accordé un immense temps d’antenne à l’extrême droite de Nigel Farage. C’était : « Qu’a dit Nigel Farage aujourd’hui ? » Il le présentait, certes, comme un plaisantin, mais il était omniprésent. On n’a pas entendu la gauche.

Entre ce démagogue très persuasif, cette propagande quotidienne contre l’immigration et ces gens qui se sentent aliénés, les ingrédients du fascisme sont là. C’est comme pour Trump. Il n’y en avait que pour lui, rien pour Bernie Sanders. J’imagine que c’est la même chose pour Marine Le Pen en France.

HD. En France, on est censé respecter l’équité du temps de parole entre les différents candidats…

Ken Loach. C’est la même chose enGrande-Bretagne. Mais ils ne la respectent pas. Vous connaissez Jeremy Corbyn ? Une étude universitaire montre que dans les 10 premiers jours de la campagne de l’élection du dirigeant travailliste, la BBC diffusait 2 fois plus de discours anti-Corbyn que pro-Corbyn, sans tenir compte de toutes les moqueries et critiques des éditorialistes. Voilà l’arrogance de la classe dirigeante.

HD. Avec l’arrivée de Jeremy Corbyn, croyez-vous de nouveau au Parti travailliste ?

Ken Loach. Le Labour a toujours été so-cial-démocrate avec une direction de droite. Ils ont eu une rhétorique sur la classe ouvrière dans le but de protéger les employeurs. Le Parti travailliste a toujours eu un courant socialiste, plus ou moins fort selon les époques, avec parfois de petits éléments de marxisme. Avec Blair, ils ont complètement disparu. Il y a un petit groupe de sociaux-démocrates de gauche, des hommes de principe comme Jeremy Corbyn et John McDonnell, qui se sont opposés partout aux privatisations. Ils ont mené le mouvement antiguerre aux côtés de personnes n’appartenant pas à leur parti. Ces hommes suivent les pas de Tony Benn (1). Grâce à une erreur tactique de l’aile droite du parti, Jeremy Corbyn a été proposé comme candidat.

Ils étaient sûrs qu’il ne serait jamais élu et passaient à bon compte pour démocrates. Finalement 60 % des militants ont voté pour lui. Quand il a gagné, l’aile droite l’a attaqué sur tous les fronts, l’a accusé de diviser le parti. C’est le premier leader du Parti travailliste à s’être rendu, à ce titre, sur un piquet de grève. Aucun ne l’avait fait en plus de 100 ans. Il a proposé, s’il est élu premier ministre, d’éliminer les sociétés privées du service de santé, de renationaliser tous les transports en commun. De grosses multinationales perdraient de leur influence. Il n’a pas pris d’engagement pour les autres services publics comme l’eau, le gaz, l’électricité, l’énergie nucléaire… mais un débat sur la pertinence de les enlever des mains du privé se déroule. Il parle d’investir de l’argent public dans l’industrie et de régénérer des zones où les gens sont aliénés. L’argent du privé serait ratissé. Ce serait une grosse entrave aux entreprises privées qui ont réalisé d’immenses profits sur le dos des services publics. C’est pourquoi il est attaqué. Après, les attaques viendront de la Banque mondiale, de la Commission européenne et sûrement des États-Unis.

Jusque-là, toutes les tentatives de transformer le Labour en parti de masse ont échoué. Là, il vient de passer de 190 000 à près de 600 000 membres. Cet homme présenté par la presse comme impopulaire et pathétique a attiré près d’un demi-million de personnes pour transformer le Labour en plus grand parti socialdémocrate d’Europe. C’est incroyable car ce sont surtout des jeunes. C’est, je l’espère, un mouvement de fond.

(1) Tony Benn est une figure de l’aile gauche travailliste. Il fut ministre de l’Industrie puis de l’Énergie dans les années 1970. Il a milité pour l’abolition de la chambre des lords, contre les guerres des Malouines, d’afghanistan, d’Irak. Il s’est opposé à l’adhésion à l’union européenne et a même proposé de faire de la Grande-bretagne une république. Il est mort en 2014.

 

 

Journaliste à l’humanité dimanche

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La réalité dépasse-t-elle la fiction ?

Posté par jacques LAUPIES le 24 octobre 2016

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L’automne sous un ciel gris ! C’était ce WE du côté de Montfrin (Gard)
 
 On voudrait que la réalité ne dépasse pas la fiction et cependant c’est souvent le cas. Dans la série « les hommes de l’ombre » diffusée sur la 3 sont évoquées des magouilles au niveau le plus élevé de l’état. Je ne me prononcerai pas sur l’efficacité et donc la portée de ce type de feuilleton qui prend des libertés avec le réel mais agence astucieusement la présence des personnages impliqués dans les affaire de l’état.
Cela ne contribuera pas à rapprocher les français de la politique car si évidemment de tels films laissent entrevoir que l’on peut mettre gauche et droite dans le même sac, ils n’évoquent souvent que l’attitude de communicants ou journalistes à la recherche de la vérité. De ceux et ils sont nombreux qui conduisent leur combat politique proche des gens, bien loin des attitudes politiciennes le portrait es absent !
D’après ce qui nous disent les médias quotidiennement, on peut retrouver facilement des comportements de chefs d’état de ministres et autres collaborateurs incarnés par des comédiens dont évidemment le jeu et le physique incite à repérer des personnes ayant existé mais plus souvent existant. Avec cependant suffisamment de précautions pour éviter la caricature.
De Chirac à Hollande en passant par Sarkozy chacun d’eux a droit à sa petite histoire mise en exergue. Et ce n’est pas, par exemple, en substituant  aux attentats terroriste, celui d’un leader d’extrême droite, que l’on modifie pour autant les supposées réaction des hommes au pouvoir, sauf que cela évacue tout possibilité d’évoquer une quelconque mobilisation populaire spontanée mais vite récupérée.
Le président  qui nous est présenté regroupe à lui seul toutes les incartades et mésaventures de celui qui est en exercice et de ses prédécesseurs. Théâtralité oblige !
J’ai trouvé cela amusant et distrayant…Sans plus.

 

« Accusations extrêmement graves de collusion entre des personnalités politiques et le Qatar » (Olivier Dartigolles)

 

 Dans un livre-enquête « Nos très chers émirs », Georges Malbrunot et Christian Chesnot lancent des accusations extrêmement graves de collusion politico-financières à l’encontre de Jean-Marie Le Guen, Secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement, ainsi que de plusieurs personnalités politiques socialistes, des Républicains et du Centre. Contre rétributions financières, des accords et services politiques en tous genres se seraient noués afin de servir les intérêts du Qatar. Ces faits, s’ils étaient avérés, seraient gravissimes et relèveraient des tribunaux.

Face à la gravité des accusations, nous demandons que la justice soit saisie au plus vite.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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Avant de s’indigner sur les combattants il ne faut pas oublier qui les a mis en bataille

Posté par jacques LAUPIES le 23 octobre 2016

DSC_0921On met le taureau dans la place, s’il y a des victimes la croix rouge sera la pour soigner (course libre à Bellegarde (Gard) la foule regarde le spectacle à l’abri derrière les barrières. Quelques intrépides affrontent l’animal…Tout un symbole !

Pour mettre d’accord Mélenchon et Philippe Torreton il faudrait peut-être rappeler qu’il est bien difficile de juger les différents protagonistes sur la manière dont ils font la guerre et de tenter de rendre les uns plus « chevaleresques » que les autres.

Pour qu’elle ne soit pas dégueulasse, et elle l’est toujours, le meilleur moyen est de ne pas faire la guerre est  de ne pas créer les conditions de l’affrontement. Le carnage étant là, le principal coupable des exactions est généralement l’ennemi. Il est souvent très hasardeux de se précipiter dans des jugements moraux.

L’abomination nazie n’est pas sans avoir quelque lien avec les vainqueurs de la première guerre mondiale et les comportement nationalistes français inspirés par une bourgeoisie triomphante qui a propulsé des Clémenceau et autres pour lui faire la main dans la mise à mort des peuples des deux côtés du Rhin.

Nous sommes dans la même logique avec mise en coupe de l’intérêt des peuples autrefois colonisés et des peuples impliqués par force dans cette colonisation. Des peuples qui certes sont manipulés et envers qui les forces progressistes se doivent de procéder à des actes d’éducation et de formation. Ce qui ne saurait être efficace si l’on n’explique pas l’histoire avant de se livrer à des spéculation sur le degré de violence et de haine qui ne manquent pas d’atteindre l’abominable dès lors que des hommes sont amenés à s’étriper.

La paix est d’abord menacée en temps de paix, comme toute chose la guerre germe en elle qui est son contraire.

On pourra toujours rétorquer que dénoncer les crimes de guerre n’est pas à opposer à la mise à l’index des fauteurs de guerre.

Comme on pourra rétorquer que dénoncer la pauvreté n’est pas à opposer à la mise en cause du système d’exploitation capitaliste.

Mais c’est bien cette propension à ne retenir que les effets et à moins insister sur les causes profondes de leur manifestation qui finit par être préoccupante.

 

Bombardement

 

Vendredi, 21 Octobre, 2016
L’Humanité

Avant de s'indigner sur les combattants il ne faut pas oublier qui les a mis en bataille dans POLITIQUE

Photo : AFP

Les mots qui fâchent par Philippe Torreton.

Je suis d’accord avec Jean-Luc Mélenchon, tous les bombardements sont atroces et par cela même condamnables ; il faut donc éviter d’en arriver à ces extrémités guerrières.

Les bombardements sont condamnables et puisqu’ils le sont il faut les condamner, mais pour les condamner efficacement il faut pouvoir les nommer, être capable de dire qui tire sur qui, avec quelle intensité et qui en sont les principales victimes. Répondre immédiatement à une dénonciation de bombardement par la dénonciation d’un autre bombardement, plus lointain et tout aussi atroce, revient à légitimer le premier cité ou tout au moins à le minimiser.

À Alep, les morts s’accumulent, et contrairement à ce que défend Jean-Luc Mélenchon les victimes ne sont pas des extrémistes d’al-Nosra devenu Front Fatah al-Cham mais en premier lieu des civils par centaines, par milliers, jusque dans les hôpitaux. Ils font partis des « dommages collatéraux » que relativise M. Mélenchon car, pour lui, il y a des bombardements au Yémen et ailleurs, alors…

De temps en temps, à Alep, une bombe russe doit bien arriver à tuer des combattants, mais la réalité nous démontre chaque jour que pour un combattant tué il y a plusieurs dizaines voire centaines de civils pulvérisés. Et c’est cela qui est condamnable : la disproportion des moyens par rapport au résultat. Et en disant cela, je ne mets pas mon nez dans les affaires russes, Poutine a le droit de soutenir le régime syrien, Sarkozy en son temps l’a soutenu et respecté comme tout à fait honorable. Jean-Luc Mélenchon a le droit de soutenir Poutine qui soutient le régime syrien, il a le droit sur ce plan d’être parfaitement en phase avec Marine Le Pen, François Fillon et Donald Trump, la question n’est pas là. Je constate un massacre d’êtres humains, un massacre conscient et organisé, sans doute chiffré et froidement analysé lors de réunions stratégiques russes, « pas question d’envoyer des troupes au sol il faut nettoyer la zone par le haut, pas d’autre moyen… à la russe comme à Grozny ».

La guerre et ces fameux dommages collatéraux sont une chose, l’éradication d’une population en est une autre, même au nom des morts de Charlie Hebdo presque systématiquement évoqués par Jean-Luc Mélenchon. Équation insidieuse basée sur le chagrin et flattant le fantasme d’une possible vengeance, Poutine en bombardant Alep tuerait les assassins de Charb et ses amis. Je ne connaissais pas Charb, Bernard Maris, Cabu et les autres qui ne sont plus là, mais je les ai lus et admirés et je ne pense pas qu’ils apprécieraient que l’on évoque leur mort pour tenter de justifier ce massacre de civils à Alep sous des bombes… russes.

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