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La police elle aussi ?

Posté par jacques LAUPIES le 22 octobre 2016

 

 

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Pour une police au service des citoyens et de la république, ne faudrait-il pas combattre les causes du malaise politique dans ce pays, plutôt que de se faire piéger par une fuite en avant dans une politique sans issue démocratique et sociale

Ce n’est pas d’aujourd’hui que la police que la police manque de moyens et s’en plaint.

Mais évidemment les réductions d’effectifs opérées du temps de Sarkozy auxquelles se sont ajoutées des tâches nouvelles provoquées par la montée du terrorisme ont rendu leur fonction encore plus difficile. Certains mettent en avant les manifestations syndicales, comme si cela était un phénomène nouveau !

D’autres spéculent sur une pseudo contradiction entre le travail de la police et celui de la justice. Ce fantasme réapparait souvent et l’on veut en faire un prétexte généralisé pour une justice souhaitée plus répressive ! A y regarder de plus près ce n’est certainement pas le cas et fort heureusement la raison prend souvent le pas sur la passion en ce domaine, notamment quand il s’agit de jeunes délinquants.

Nous serions tentés de dire qu’il y a beaucoup à faire encore pour ne pas sombrer dans des  pratiques judiciaires de nature à remplir les prisons et, de ce fait, à vouloir en construire d’autres. Et cela ne concerne pas que les jeunes dans la mesure ou l’internement préventif est considéré comme facilitant la tâche à la police et à l’instruction de certaines affaires. Peu importe les dégâts inutiles que cela va provoquer.

Ce qui peut déranger sur l’action engagée par les policier c’est qu’au delà de leur légitime combat pour de meilleures conditions de travail, certains de leurs dirigeants  déplacent cette question en formulant des concepts sur les pratiques judiciaires  en s’y opposant. La question est trop délicate pour se permettre de mettre en cause des juges ou des magistrats qui ont à dire la loi, ce qui n’est pas toujours facile, et  sujet à des erreurs et des insuffisances qui souvent ne sont pas à l’avantage du mis en cause ! Et de son entourage…

Que les policiers laissent ce travail au législateur et qu’en tant que citoyen et individu, engagé ou pas, ils entrent dans le combat politique pour infléchir dans le sens qu’ils souhaitent. Bien sur loin de nous l’idée de rétrécir le domaine de l’expression syndicale mais le fait que dans le contexte actuel des futures élection, les partis de droite et d’extrême droite enveniment l’affaire doit les interroger et les faire réfléchir.

Le droit et le devoir de désobéissance, s’il doit exister, ne saurait mettre en cause la souveraineté populaire !

 

« Viry fait déborder la colère. Ça fait des mois qu’on n’en peut plus »

Ixchel Delaporte
Vendredi, 21 Octobre, 2016
manifestation nocturne de policiers, mercredi, à tou louse, en soutien à leurs collègues gravement blessés à viry (essonne). photo Éric cabanis/afp<br /><br /><br /><br />
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<p><span style=Une série de manifestations non autorisées et asyndicales ont eu lieu depuis la violente attaque subie par deux policiers dans une voiture à Viry-Châtillon. Les policiers se rassemblent à Paris, Marseille, Évry pour dénoncer le manque d’effectifs et de considération. Hier, ils étaient 500 sur la place de la République. Lire la suite

Il est 22 h 30, mercredi, sur la place de la République, à Paris. Trois voitures de police, gyrophares allumés et sirènes hurlantes, font des ronds. Les cinq cents policiers en civil, massés au pied de la statue, applaudissent. « Ce sont des collègues en service qui sont solidaires », explique Arnaud, manifestant et membre de la police judiciaire. À la question de sa présence sur cette place, il s’emporte : « C’est par solidarité d’abord avec ce jeune adjoint de sécurité brûlé à Viry-Châtillon, qui est toujours à l’hôpital. Il gagne 1 230 euros par mois. Qu’est-ce que va faire l’administration pour lui ? Une médaille ? Sa vie est détruite. Ce que Falcone (le patron de la police depuis juin 2014 – NDLR) ne comprend pas, c’est qu’on est des ouvriers de l’État et qu’on aimerait rendre service aux gens. Les chefs, les ministères et les syndicats sont déconnectés de la réalité du terrain. »

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Le gouvernement tente de calmer la grogne des policiers

Face à une mobilisation qui s’étend en province, le gouvernement a appelé hier les policiers à « continuer le dialogue ». La veille, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a promis aux syndicats policiers qu’une concertation serait lancée dès lundi dans les départements, venant compléter un plan « de sécurité publique » prévu en novembre. Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a,lui, promis « la plus grande fermeté » envers ceux qui s’en prennent aux fonctionnaires de police. Mais les syndicats réclament désormais d’être reçus par François Hollande. Et demandent la révision des règles de la légitime défense et le retour des peines planchers pour les agresseurs de policiers et gendarmes, créées par la droite et supprimées par la gauche.

Cet article a été publié le Samedi 22 octobre 2016 à 00:33 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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