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Impossible de renvoyer à demain

Posté par jacques LAUPIES le 21 octobre 2016

J’ai pour habitude de commenter les articles parus la veille sachant bien que la plupart de mes lecteurs ne lisent sans doute pas l’Humanité ou même la presse en général !

Sans doute est-ce bien dommage de ne se fier qu’à des informations émanant d’internet ou de la télé. Dans un cas come dans l’autre on se voit imposer les évènements sur lesquels nous recevons à peu près la même analyse.

Il est à craindre que cela ne fasse pas progresser l’esprit critique et naturellement contestataire des jeunes qui ont globalement une préférence pour l’audio visuel.

 

Les Hommes de l’ombre. Chronique du désenchantement

Télévision
Caroline Constant
Vendredi, 21 Octobre, 2016
L’Humanité

La troisième saison des Hommes de l’ombre débute ce vendredi à 20h55 sur France 2. Elle résonne de manière impressionnante avec la réalité, tout en se voulant une réflexion sur le pouvoir.

Une station de radio, un débat, un matin. Rien que de très banal. Deux hommes politiques qui s’affrontent, comme ils le font en campagne préélectorale : rien que de très convenu. Et d’un coup, le cauchemar absolu commence : un homme entre dans le studio et tire. Seul le candidat de l’extrême droite est tué. Simon Kapita (Bruno Wolkowitch), héros de la série, communicant du président de la République en place, présent dans le studio, est ébranlé. Comme l’une des ministres d’Alain Marjorie (Nicolas Marié), ­Clémence Parodi (Rachida Brakni). ­Laquelle va se retrouver au cœur d’une affaire de corruption, alors qu’elle est rapporteuse d’un projet de loi très controversé. Trahisons, scandales, corruption : la fin de règne d’Alain Marjorie est plutôt houleuse. Surtout, cette troisième saison des Hommes de l’ombre fait écho de manière impressionnante à l’actualité de notre pays. Et pas seulement parce que nous sommes entrés dans une campagne présidentielle qui voit se multiplier les coups bas et le racolage indigne. En commençant le premier épisode de la série par un attentat, les scénaristes Didier Lacoste et Sylvain Saada font ­directement appel à ce qui préoccupe les Français depuis dix-huit mois. En poussant le bouchon jusqu’à imaginer des suites, qui n’ont rien à voir avec Daech, dans cet attentat, ils posent la question de l’extrême droite et de ses mauvaises fréquentations. Quand ils imaginent même un premier ministre qui trahit pour mieux entrer en ­campagne, on ne peut s’empêcher de penser à certains rebondissements ­récents de l’actualité…

Mais la bonne trouvaille de cette saison très foisonnante, c’est le duo Kapita-Élisabeth (Carole Bouquet), la femme du président. Dès le premier épisode, le personnage se pose comme celle qui reste fidèle à ses convictions, quand son président de mari a abdiqué dans tous ses combats. En face d’elle, Kapita, très touché par l’attentat dont il a été témoin, se demande pourquoi il est en vie… et pourquoi il défend des gens dont les convictions, d’évidence, sont de plus en plus éloignées des siennes. Le duo ­désenchanté qu’il forme avec Élisabeth se renforcera au troisième épisode. Quand Kapita, pour des questions personnelles, va devoir faire abstraction de ses propres réserves sur la politique en cours pour tenter de sauver un proche des griffes de Daech. Au passage, il montre, et ce n’est pas forcément rassurant, à quel point avoir le bras long peut aider à obtenir des résultats tangibles.

La corruption touche jusqu’à la sphère de l’intimité

Bien sûr, tout ceci n’est qu’une fiction. Trépidante, certes, comme peut l’être l’actualité à l’époque d’Internet. Mais, au final, cette saison est surtout une superbe réflexion sur le pouvoir, et la façon dont il corrompt. Jusqu’ici, Kapita avait poussé ses poulains à la présidence, puis les avait soutenus, même dans leurs erreurs. Là, il se rend compte que cette corruption de l’âme touche même la sphère de l’intimité. Cette chronique du désenchantement prend d’autant plus de crédibilité que le héros perd de sa superbe et de ses certitudes. Pourtant, la série n’est absolument pas manichéenne. Elle montre plutôt comment le bien et le mal se côtoient à chaque moment en chaque individu. Une vraie réussite.

Cet article a été publié le Vendredi 21 octobre 2016 à 18:45 et est catégorisé sous POLITIQUE. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil Flux des commentaires. Les commentaires et trackbacks sont fermés pour cet article.

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