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Ô fronts où faussement la sagesse des rides…

Posté par jacques LAUPIES le 19 octobre 2016

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Nous sommes tous là devant nos écrans qui nous relatent une bataille en son début et qui va obligatoirement se traduire par la morts de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

Nous sommes devant ce qu’il y a de plus terrible que chacun de nous redoute : la mort ! Plus terrible encore nous en sommes des programmeurs passifs !

Indifférents et blasés, inquiets et apeurés, parfois mais plus rarement traumatisés et choqués, encore moins révoltés devant ce spectacle (cela devient un spectacle hélas) qui devrait nous faire hurler de colère, chercher des coupables (il y en a)

Mais non et pour nous rassurer nous faisons semblant de croire en l’impuissance, la fatalité. Nous mettons nos convictions pacifiques au placard. Nos idéaux, nos croyances deviennent des les alibis de notre silence : les uns trouvent une explication rationnelle (les rapports d’exploitation entre les hommes) d’autres un mal qui nous possède et se perdent en prières justes mais stériles, à l’adresse de ce Dieu a qu’ils implorent vainement :

  • « Seigneur faite de moi un instrument de votre paix
  • La où il y a la haine que je mette l’amour.
  • Là où il y a l’offense que je mette le pardon.
  • Là ou il y a la discorde, que je mette l’union.
  • Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
  • Là où il y a le doute, que je mette la foi.
  • Là où il y a le désespoir que je mette l’espérance.
  • Là où il y a les ténèbres que je mette votre lumière
  • Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

(prière pour la paix qui selon Ludovic Viallet auteur d’un livre sur Saint François d’Assise a été composée par un prêtre français Esther Bouquerel et attribuée au Saint)

Qui ose leur dire vous êtes aussi coupables, nous sommes tous complices, tous des assassins.

Un poème d’Aragon me vient à l’esprit je le cherche sur le net car il me (vous – nous) interpelle

 

Un revirement de la politique est possible en France.

O fronts où faussement la sagesse des rides
N’inscrit que le banal rendez-vous du tombeau
Sourcils levés crânes hochants cervelles vides
Le néon dans la nuit trace des mots stupides
Et l’enfer a le pas moutonnier du troupeau

Que pouvez-vous comprendre à ce que l’on vous chante
Bouchés à l’émeri de l’oreille et des yeux
Beaux enfants machinaux de la pensée courante
Vous pour qui le soleil tombe comme des rentes
Et que n’étonne rien ni la couleur des cieux

Vous passez sans les voir au milieu des mystères
Comme le pied du somnambule au bleu des toits
Ou comme Assuérus entre les bras d’Esther
A cent lieues de savoir qu’elle s’obstine à taire
Un peuple ensanglanté dans la couche du roi

Je peux m’exténuer sur le peigne magique
Des harpes que pour moi font les malheurs du temps
Je peux souffler sur vous les tempêtes lyriques
Et déchirer mon cœur qu’en sorte la musique
Le cygne meurt canard dans vos cafés-chantants

J’ai fait pour vous des vers comme des escarbilles
Vous n’avez pas cligné vos paupières de plomb
Ni tourné vers le feu parallèle vos billes
Les étoiles pour vous c’est de la camomille
La gifle de lueurs mourait à reculons

Une absence de l’âme a peint votre figure
Gens de confection sourires mannequins
Que faut-il pour qu’un jour au fond des devantures
Quelque chose du ciel en vos yeux s’aventure
Exorcisant vos cœurs de leur démon mesquin

Pour qu’un jour oublieux des gestes automates
Vous redécouvriez la bonté de vos mains
Et vos doigts fatigués de nouer des cravates
Se sachant ouvriers de ce que vous aimâtes
Se halent à nouveau dans les juillets humains

Pour qu’un jour chaque chose ait à nouveau sa place
Pour qu’un jour chaque enfant ait son lot dévolu
Que la mort ne soit plus ton reflet dans la glace
Et puissent les amants lorsqu’ils se désenlacent
Tendrement repenser à ceux qui ne sont plus

 

(page 133 – tome XI œuvres poétiques d’Aragon)

 

La mécanique des flux : des visages et des histoires contre la déshumanisation

 

Aux frontières de l’Europe, des hommes et des femmes, déterminés, se battent pour surmonter les barrières que l’UE leur oppose. Face à cette réalité, la réalisatrice Nathalie Loubeyre nous propose dans son film « la mécanique des flux », un  regard, à la fois proche, sensible et cinématographique, sur ces héros qui, avec pour seules armes la force de leurs rêves et leur vitalité, affrontent une violence qui ne dit pas son nom, décidant ainsi de leurs vies, envers et contre tout.

 

 

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