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Aujourd’hui et hier

Posté par jacques LAUPIES le 9 septembre 2016

Après tout parler d’aujourd’hui  est fort intéressant et je m’emploi chaque jour à évoquer un évènement, sans prétention, et surtout pour me distraire, sauf que cela n’intéresse pas nécessairement les autres. L’avantage tout de même est que les médias n’interprétant que très rarement l’actualité et les faits qu’elle met en avant, d’une manière qui me convient, j’ai toujours quelque chose à redire. Mais je devrais dire NOUS

« On n’a pas tous les jours vingt ans » dit la chanson qui poursuit bêtement, « cela n’arrive qu’une fois seulement ». Mais après tout pour trouver la rime on peut parfois exprimer des regrets autant que des espoirs. des joies autant que des peines, l’allégresse autant que la mélancolie. C’est tout le charme de la poésie que nous n’entendons ou ne lisons que trop peu, moi le premier !

Qu’est ce que le passé a à voir avec le présent ? Enormément de choses et hélas à vingt ans on en fait souvent peu de cas ! A fortiori on ne tire pas toujours les enseignements du monde que l’on découvre et pourtant il y a des ressemblances. Car la vie sociale n’échappe pas à de nombreuses contradictions accompagnées d’affrontement pour tenter de les résoudre. Et il en est une qui perdure particulièrement depuis que le chasseur cueilleur s’est sédentarisé et que  la terre et les richesses qu’elle contient pour notre survie sont devenues propriété privée.

Cette fameuse propriété dont Proudhon disait qu’elle est le vol. Le monde a changé depuis, la propriété, celle qui permet d’exploiter le travail aussi mais la base, comme dit l’internationale doit changer aussi.

Les scientifiques ont beau nous expliquer cela, l’expérience montrer que  ,quasiment une règle contre laquelle s’insurgent les philosophes, les politiques, parfois les religieux et les victimes elles-mêmes, ça continue, et les oasis de raison, les tentatives  d’y remédier, qui ne sont pas négligeables n’aboutissent qu’à force compromis, de durs affrontements qui s’effacent, sont remis en cause d’une génération à l’autre !

Cependant l’avancée en dent de scie s’opère car il est un élément plus fort que tout, c’est cette obstination séculaire à vouloir transformer, adapter la nature, à nos besoins , et produire grâce à la recherche, aux sciences, aux techniques, les biens nécessaires à la vie.

Mais au stade ou elle en est l’humanité répète les erreurs passées en ne corrigeant pas ce défaut essentiel qui contrarie son évolution : l’établissement de rapports sociaux fondés sur l’exploitation des individus constitués en classes antagonistes. Elle ne contrôle que partiellement l’exploitation de la nature au risque de perdre demain les ressources nécessaires à sa marche en avant.

Ceux qui ont le savoir et veulent changer le monde, rétablir le partage des richesses, condition de paix, peuvent lancer des alertes mais sans l’appui des peuples eux même ils ne feront rien. Cependant les peuples ne sont pas spontanément révolutionnaires. Il leur faut acquérir la conscience de leur force dont l’histoire prouve qu’elle leur permet de se libérer.

A suivre

 

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Bel exemple de la liberté façon 5ème république : gagner sa vie en faisant l’acrobate devant un feu rouge : l’ubérisation poussée à l’extrême…

 

 

 

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La honte pour l’humanité !

Posté par jacques LAUPIES le 8 septembre 2016

 C’est bien connu l’humain est capable du meilleur comme du pire. Il suffit de suivre les médias pour le constater. Etant entendu que ceux-ci sélectionnent le pire pour nous faire peur mais rarement nous donnent le causes du mal et les remèdes possibles. Entre les deux il y a beaucoup de bavardages, de coups de com. ou d’effets d’annonce comme ils disent !

On ne peut pourtant pas dire que l’indifférence règne. Chaque citoyen pris à part vous dira sa tristesse, sa compassion face à ces enfants qui souffrent dans le monde, tout simplement parce qu’il est père ou grand père mais aussi parce qu’il sait voir tout ce que l’enfant porte en lui de pureté, de naïveté, et d’espoir en même temps. Mais combien mesurent que par delà ce sentiment naturel qui nous conduit à vouloir protéger les enfants il y a nos querelles d’adultes, nos petits ou grands ressentiments, qu’ils perçoivent bien que nous tentions de leur dissimuler. Autant de comportement qui d’abord les heurtent mais qui en même temps forgent les adultes de demain dans cette indifférence.

On dira que les mères en général sont plus protectrices plus réactives quand on porte atteinte à l’enfant. Surtout s’il s’agit de protéger leur enfant.

Et pourtant les uns et les autres sortis de la famille, de l’entourage immédiat, à de rares exceptions, ne fait  socialement de la protection de l’enfance son souci majeur dans son comportement de citoyen sauf à défendre ses revenus, ses droits ce qui passe obligatoirement par l’action collective. Mais la question de la paix, des causes de guerres dont ils ne sont pas à l’abri, ne devrait-elle pas prendre la première place ?

Voue me répondrez « bien sur que oui » ! Alors que fait-on ? Il y a une marche pour la paix le 24 septembre, si on y allait ! 

 

28 millions d’enfants déplacés de force

Mercredi, 7 Septembre, 2016
Humanite.fr

Près de 50 millions d’enfants à travers le monde vivent « déracinés » a dénoncé ce mercredi l’Unicef. 28 millions d’entre eux ont fui des violences et des persécutions.

Entre 2005 et 2015, le nombre d’enfants réfugiés relevant du mandat du HCR a plus que doublé. Pendant la même période, le nombre total d’enfants migrants a augmenté de 21 %. Fin 2015, environ 31 millions d’entre eux étaient des réfugiés et 17 millions étaient déplacés à l’intérieur de leur pays.
Sur les quelque 50 millions d’enfants déracinés dans le monde –une évaluation « prudente », selon l’Unicef– 28 millions ont été chassés de chez eux par des conflits, et déplacés à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. Ils ont urgemment besoin d’assistance humanitaire et d’un accès à des services vitaux.  Par ailleurs, environ 20 millions d’enfants ont quitté leur foyer pour diverses raisons dont l’extrême pauvreté et les violences perpétrées par des gangs.  En 2015, environ 45% des enfants réfugiés placés sous la protection de l’ONU étaient originaires de Syrie et d’Afghanistan.

Le rapport souligne très justement que la population de réfugiés est beaucoup plus jeune que la population de migrants. Si la vaste majorité des migrants sont des adultes (1 migrant sur 8 est enfant), la moitié des réfugiés sont des mineurs. « Beaucoup risquent particulièrement d’être maltraités ou détenus, étant donné qu’ils ne possèdent pas de papiers, ne disposent pas d’un statut juridique précis et ne font l’objet d’aucun suivi systématique de santé », s’alarme l’Unicef.

 

Face à cette situation, l’Unicef a appelé les autorités à mettre fin à la détention des enfants migrants ou demandant le statut de réfugiés, à ne pas séparer les familles, à permettre aux enfants réfugiés et migrants d’avoir accès aux services de santé et à promouvoir la lutte contre la xénophobie et la discrimination.  En marge de son Assemblée générale annuelle, l’ONU doit accueillir fin septembre deux réunions au sommet sur les migrations.  Selon son directeur adjoint Justin Forsyth, l’Unicef espère « des engagements clairs et des mesures pratiques », comme « des alternatives à la détention des enfants », des solutions « pour préserver la cohésion des familles » et pour assurer l’accès des enfants migrants à l’éducation.  M. Forsyth a aussi souligné que « la répartition du fardeau » de l’accueil des réfugiés et migrants « est injuste » car elle repose surtout sur les pays voisins (comme le Liban ou la Turquie dans le cas des Syriens) ou des pays pauvres (République démocratique du Congo, Pakistan, Ethiopie).

Anthony Lake, directeur général de l’Unicef : « Les images indélébiles d’enfants victimes –le petit corps d’Aylan Kurdi rejeté sur le rivage après sa noyade en mer ou le visage hébété et ensanglanté d’Omrane Daqneesh assis dans l’ambulance après la destruction de sa maison– ont choqué le monde entier. Chaque photo, chaque garçon ou chaque fille symbolise des millions d’enfants en danger et il faut que la compassion que nous ressentons pour les victimes que nous voyons se traduise par une action en faveur de tous les enfants. »

 

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Pierre Laurent sur Franceinfo

Posté par jacques LAUPIES le 7 septembre 2016

http://www.dailymotion.com/video/x4saa9o

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Rassembler et rester ce que nous sommes…

Posté par jacques LAUPIES le 7 septembre 2016

Les communistes ont toujours œuvré pour de larges rassemblements pour combattre les politiques libérales qui d’une manière constante mettent en cause les acquis sociaux et basculent vers des réponses économiques favorables aux classes possédantes. Depuis presque un siècle d’existence le PCF n’a cessé d’appeler à l’Union.

Il l’a fait dans  un souci d’efficacité  sans jamais renoncer à ce que ce rassemblement se fasse sur des objectifs permettant de répondre aux aspirations populaires essentielles qui sont du domaine de l’amélioration du bien être social et de la paix. C’est une constante et l’histoire prouve qu’ils ont souvent réussi.

Bien entendu les forces économiques, politiques et médiatiques contrôlées par des adversaires de tout progrès s’y sont farouchement opposé avec obstination. Et s’en suit à chaque étape la nécessité d’un effort de réflexion, d’actions pour convaincre le peuple et élever la conscience de classe de l’immense majorité.

Les français qu’ils en soient convaincus ou non sont prisonniers d’une constitution qui, sur le plan électoral notamment, est antidémocratique et dont l’effet est de faire élire un Président de la République, au suffrage universel certes, mais en éliminant de fait durant cinq ans les trois quarts d’entre eux de toute possibilité de contestation de sa politique, si ce n’est par la force des luttes sociales. Même le parlement ne peut, à moins d’une censure de la propre majorité élue sous son égide, ne peut en contester les aspects les plus impopulaires (voyez la loi travail)

L’une des conditions essentielles de la réalisation du rassemblement est donc d’inscrire une modification de la constitution dans ses objectifs. Il est clair que cela est lié à des propositions  fortes dans le domaine économique et social permettant une meilleure redistribution de la richesse produite par les travailleurs de ce pays. Et, dans la situation  de conflits extérieurs que nous vivons avec leur conséquence sur notre propre territoire, un changement de cap de notre politique étrangère s’impose.

Bien sur le PCF travaille à cela, bien sur il n’en sera pas pour autant crédité en cas de succès, bien sur les médias comme ils le font actuellement les ignoreront et encenseront plutôt ses alliés tout en donnant largement la parole à nos adversaires !

Mais y a t il une autre issue que de rassembler sur de bonnes bases qu’en mobilisant la population dans sa diversité et en prenant en compte les réalités que sont différents courants politiques d’opposition à la politique actuelle de Hollande et Valls.

J’entends bien les communistes qui disent soyons nous même et plus tard l’histoire nous donnera raison. La question est aussi de savoir comment nous pouvons être nous même dans le contexte actuel, sinon en prônant l’Union et en restant ce que nous sommes. Ce qui met la question de notre renforcement au premier plan !

 

 

Pierre laurent. la priorité, c’est « zéro jeune au chômage »

entretien réalisé par cédric clérin et stéphane sahuc
Vendredi, 2 Septembre, 2016
Humanité Dimanche

Rassembler et rester ce que nous sommes... dans POLITIQUE

afp

Après un été dominé par les questions identitaires, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, refuse la division du peuple et appelle à la construction de la France de la fraternité. Face à la multiplication des candidatures d’alternative à gauche, il défend un rassemblement« nécessaire » pour sortir le pays de l’impasse.

HD. Que vous inspire le climat politique de l’été ?

Pierre Laurent. Beaucoup d’inquiétude face à la volonté délibérée de la droite sarkozyste, du FN, de Manuel Valls, d’attiser la haine et de casser la société française. Mais aussi beaucoup de détermination pour aider nos compatriotes à tenir bon contre la haine. Nous avons entendu après le carnage de Nice et à propos du burkini des paroles irresponsables. Face aux crimes qui nous ont frappés, la France a plus que jamais besoin de montrer la force de sa fraternité, et sa volonté d’ouvrir ensemble le chemin d’une société de paix et de justice.

J’appelle le peuple de France à la vigilance. Ceux qui prônent la haine et la guerre veulent nous diviser pour masquer les projets de régression sociale extrêmement violents qui figurent dans tous leurs programmes. Au moment où Nicolas Sarkozy ne parle que du burkini, on oublie de dire ce qu’il propose : supprimer l’impôt des plus riches, l’ISF, doubler le CICE qui n’a servi à rien sauf à gonfler les dividendes, porter la retraite à 69 ans, aller encore plus loin que la loi El Khomri dans la casse sociale. Ce que vise la droite avec le burkini est clair : désigner un ennemi, un danger, les musulmans de France, et pendant ce temps-là, on ne parle plus des vraies raisons de la crise. Nous ne l’accepterons pas. Les musulmans de France sont nos soeurs et frères de citoyenneté. Nous avons grandi et nous vivons ensemble dans les mêmes quartiers et nous avons tous droit à l’égalité. Bien sûr, il y a une bataille dans l’islam entre des forces de progrès et des forces rétrogrades, voire criminelles comme Daech. Ces forces obscurantistes travaillent à tirer en arrière notre société. Mais pour les combattre, nous devons unir les Français de toutes conditions, de toutes confessions, dans unw projet de justice commun, et non mettre à l’index une partie de la communauté nationale.

Mais de cet été, je veux aussi retenir la France de la fraternité que nous avons continué d’entendre malgré ce climat nauséabond. Je pense aux propos du maire communiste de Saint-Étienne-du-Rouvray, dont les paroles ont eu beaucoup d’écho après les polémiques indignes entendues à Nice.

Je pense à nos champions aux jeux Olympiques, ces jeunes venus de nos quartiers qui ont souvent commencé le sport dans des villes comme Aubervilliers ou Champigny. Je pense aux initiatives de solidarité prises par les communistes cet été. Nous avons emmené à la mer 10 000 personnes, des familles et leurs enfants privés de vacances. Nous, les familles populaires, nous les emmenons à la mer, nous ne les chassons pas des plages.

 

HD. Mais le durcissement permanent sur les questions d’identité et d’immigration, à droite comme à gauche, ne traduit-il pas une demande des Français ?

P. L. Je ne le pense pas. La vérité, c’est que certains ont décidé d’instrumentaliser toutes les peurs. L’attitude de Manuel Valls, par exemple, est extrêmement préoccupante. Qu’un premier ministre prenne la responsabilité de poursuivre la polémique après la décision du Conseil d’État montre que la logique de division est pour eux un choix délibéré. Ils ne veulent pas apaiser mais inquiéter. C’est très dangereux car, dans la société française, il existe une vraie fragilité, une profonde interrogation sur l’avenir de notre pays et du monde. Il faut répondre à cette question. Mais certains veulent masquer la vérité aux Français. Les guerres qui inquiètent les Français, les crimes qui ont été commis sur notre sol par les forces les plus obscurantistes engagées dans ces guerres trouvent leurs racines dans des politiques de domination, d’exploitation, d’inégalités au niveau mondial. Voilà ce qu’il faut remettre en cause au lieu d’expliquer tous les matins que nous sommes en guerre. La guerre n’est pas une fatalité. La France est une société multiculturelle. Elle a toujours construit la force de sa République sur le respect des libertés, des croyances, des opinions et sur la capacité à conjuguer cette liberté avec le droit à l’égalité. Les trois termes de la devise républicaine n’ont de sens que s’ils sont conjugués ensemble.

La France, qui est un grand pays, membre du Conseil de sécurité de l’ONU, doit porter un grand projet de paix et de fraternité. J’appelle d’ailleurs à engager toutes nos forces dans la réussite des grandes marches pour la paix qui sont organisées par les mouvements pacifistes de notre pays le 24 septembre dans 15 grandes villes. Nous devons reprendre le chemin d’un grand mouvement pour la paix, contre le commerce des armes, contre les logiques de guerre.

HD. Dans votre intervention à l’université d’été des communistes, vous parlez de société bienveillante par opposition à la société de surveillance actuelle, ne craignezvous pas d’être taxé d’angélisme ?

P. L. Je ne fais preuve d’aucun angélisme vis-à-vis des forces djihadistes et de ceux qui veulent étendre leur logique criminelle à la France en nous entraînant dans le choc des civilisations. Ces forces sont des forces néofascistes qui visent des projets d’asservissement de leurs propres peuples. Nous ne devons pas oublier qu’au MoyenOrient, les attentats tuent chaque jour des centaines de musulmans de toutes obédiences. Le combat contre ces forces doit être constant et déterminé.

Mais nous refusons qu’au nom de ce combat on nous impose un terrorisme plus soft, politique et idéologique, qui nous interdise de penser les causes et les racines de cette situation. Manuel Valls avait dit « expliquer, c’est commencer à excuser » pour justifier sa logique de guerre. Nous, nous disons qu’après un an d’état d’urgence et de mobilisation générale de nos forces de sécurité, il faut réfléchir à de nouvelles manières d’agir. Surtout lorsqu’on constate que ce terrorisme endosse de nouvelles formes et recrute des jeunes Français en travaillant dans les plaies béantes de notre société en crise. La mobilisation de sécurité indispensable doit se déployer sur des terrains nouveaux. Nous avons besoin d’un renforcement massif des services publics d’éducation, de culture, de prévention et de sécurité sur tout le territoire. C’est incompatible avec les politiques d’austérité et de retrait des services publics. Il faut par exemple des moyens et une rénovation des politiques pénitentiaires, puisque la prison est l’un des principaux lieux de radicalisation. Il faut des politiques de protection judiciaire de la jeunesse, et dans tous ces domaines les moyens humains manquent. Mais il faut plus que cela. La République pour tous ne peut pas rester un mot d’ordre vide de sens quand tant de quartiers, de territoires restent désertés par les services publics. La France doit réellement faire de la jeunesse la priorité en faisant le serment que plus aucun jeune de France ne doit rester sur le bord du chemin. Je suis consterné par la décision du gouvernement de placer la rentrée scolaire sous le signe de la sécurité. Nous ne pouvons pas offrir à nos enfants, comme entrée dans le système scolaire, des exercices de confinement face aux risques d’attentats. La rentrée scolaire doit être une fête. Il faut dégager des moyens considérables pour permettre à la jeunesse d’espérer et de construire ensemble un avenir meilleur. La priorité que nous voulons donner à la lutte contre le chômage, c’est ce mot d’ordre : « Zéro jeune au chômage. » Chaque jeune doit pouvoir entrer à la sortie de ses études, ou pendant ses études s’il décroche, dans un système national de sécurité d’emploi et de formation qui lui assure un revenu ou une allocation d’autonomie pour accéder à l’emploi ou à la formation qualifiante.

HD. Ces propositions sont-elles issues du questionnaire « Que demande le peuple ? », que le PCF a lancé au printemps ?

P. L. La grande consultation ci-toyenne que nous avons lancée confirme que la lutte contre les inégalités, la lutte contre la finance et la lutte pour le droit à l’emploi restent les véritables priorités des Français. Nous proposons d’ailleurs de mettre au coeur du prochain quinquennat, à l’opposé de la loi El Khomri sur le travail, la construction d’une nouvelle sécurité sociale. Une sécurité d’emploi et de formation qui permettrait à chacun d’accéder à l’emploi et à la formation nécessaires pour évoluer tout long de la vie. Ce projet de civilisation, à l’égal de ce qu’a été la création de la Sécurité sociale à la Libération, est une avancée dont la société a besoin pour s’extirper de la société de chômage qui la mine en profondeur aujourd’hui.

HD. Une journée d’action est prévue le 15 septembre contre la loi El Khomri, n’est-ce pas vain de lutter contre une loi déjà votée ?

P. L. La loi votée est politiquement illégitime. Puisqu’elle a été imposée grâce au 49-3 alors qu’il n’existait pas de majorité ni dans le pays pour la soutenir, ni à l’Assemblée pour la voter. C’est dans ce contexte que les organisations syndicales ont décidé une journée d’action à la rentrée. Nous accueillerons l’ensemble de ces organisations à la Fête de l’Humanité. Je souhaite également que l’ensemble des parlementaires qui ont combattu cette loi travail puissent débattre ensemble, à la Fête, des moyens d’amplifier ces nouvelles mobilisations. Il s’agit tout à la fois pour nous de combattre la loi, d’empêcher son application concrète en se mobilisant par exemple contre la publication des décrets d’application. Mais nous devons conjointement amplifier la bataille pour un autre projet de sécurisation de l’emploi. Nous avons mis en débat un projet de loi de sécurisation de l’emploi et de la formation et nous allons amplifier cette bataille pour en faire un axe essentiel des prochaines échéances politiques. Nous serons des prochaines mobilisations avec la volonté de construire, avec les forces sociales engagées, une réponse politique à la hauteur pour les échéances de 2017. Il est absolument nécessaire que dans les futurs hémicycles siègent beaucoup plus de parlementaires communistes et de gauche décidés à combattre ces projets. Ces candidatures aux élections législatives pour porter des lois de progrès social doivent être construites dès aujourd’hui avec tous les acteurs de ces mouvements sociaux.

HD. Dans le cadre institutionnel actuel, les législatives sont intimement liées à la présidentielle. Le PCF a lancé un appel au rassemblement, or les candidats portant une alternative à gauche se multiplient…

P. L. Je ne me résous pas à la disper-sion actuelle des forces de gauche alternatives. On ne peut pas accepter un scénario dans lequel droite et extrême droite imposent tous leurs thèmes et en face une candidature gouvernementale, François Hollande ou équivalent, qui ne leur opposerait que le fiasco du quinquennat actuel. La démission d’Emmanuel Macron est le signal que les libéraux veulent se donner toute liberté pour recomposer le paysage politique. C’est une preuve de plus du fiasco sur lequel débouche le quinquennat Hollande. Il a nourri au sein du gouvernement les ferments de sa propre défaite. La construction d’une grande candidature de gauche, émancipée de cet échec, est encore plus utile après cette annonce.

Cette candidature doit être belle, forte, porteuse d’un projet offensif pour la justice, la paix et la fraternité. Nous sommes dans une situation paradoxale : les candidatures issues de forces qui ont combattu la loi El Khomri et les dérives gouvernementales se multiplient mais je constate en même temps beaucoup de propositions communes, d’objectifs communs affirmés par ces candidatures. Bien entendu, il y a des différences, des débats mais il y a du commun sur l’essentiel : la priorité sur la jeunesse, l’éducation, la culture ; l’abrogation de la loi travail et la construction d’un autre projet de sécurisation de l’emploi ; le refus des politiques de division du peuple français et la défense d’une nouvelle République démocratisée pour avancer vers une VIe République ; une maîtrise nouvelle publique du secteur bancaire et une lutte déterminée contre l’évasion fiscale, au service du développement de l’emploi et des services publics. Je suis d’ailleurs certain que le livre d’Alain et Éric Bocquet contre l’évasion fiscale (« Sans domicile fisc », éditions le Cherche

Midi) va connaître un grand écho dans le pays. Il y a également du commun pour avancer vers un nouveau combat européen de la France pour sortir des logiques d’austérité et refonder un projet de progrès et de paix, ainsi que pour une transformation écologique de la société. Nous devons mettre en avant ce chemin commun possible et mobiliser les forces citoyennes, de gauche, politiques qui ont envie d’avancer vers cela. Je suis certain que des millions et des millions de femmes et hommes de gauche continuent d’attendre ce cheminlà. Les communistes devront prendre leurs responsabilités sur le soutien à une candidature au mois de novembre. Mais quel que soit le choix que nous ferons, une voix forte des communistes continuera de se faire entendre pour un projet de transformation sociale ambitieux et pour la convergence nécessaire de ces forces.

HD. Qu’est-ce qui vous fait encore croire que c’est possible ?

P. L. Ce qui m’anime, ce n’est pas la foi du charbonnier. Je pense que si nous voulons faire bouger la situation actuelle, il faut que les millions de gens qui aspirent à cette solution politique commune entrent dans le débat politique. Ils ne doivent pas regarder de loin le spectacle politique dans lequel ils se reconnaissent de moins en moins. Je les appelle à se rassembler, dans leurs communes, leurs entreprises, pour dire le projet qu’ils veulent et avec qui ils veulent le construire. Nous allons amplifier notre démarche de prise de parole citoyenne avec notre grande consultation, notamment à la Fête de l’Humanité, et nous rendrons publics ces résultats dans quelques semaines. Nous allons organiser au mois d’octobre une votation citoyenne pour que des dizaines de milliers de personnes supplémentaires puissent dire leurs exigences et leur volonté que les forces convergent. Ceux qui vont reprendre les chemins de la mobilisation sociale en cette rentrée ­ les jeunes, les salariés, les paysans ­ doivent exiger publiquement sous toutes les formes possibles cette convergence.

La situation politique n’a pas dit son dernier mot. Si les militants de gauche dans leur diversité qui vont s’engager derrière telle ou telle candidature le font avec la volonté de dire à chaque fois : « Ceci nous est commun », « nous voulons renforcer notre unité pour gagner » ; si cette logique de convergence l’emporte sur la logique de concurrence de nos forces, je crois que l’espoir de l’unité se lèvera et la raison l’emportera. Je veux être certain d’aller aux batailles politiques de 2017 en ayant tout fait pour rendre possible ce chemin qui est le seul qui peut nous conduire à la victoire et que je sais attendu par des millions de Français.

HD. Jean-Luc Mélenchon appelle à un rassemblement à la Bastille, le 18 mars 2017, en écho à la campagne présidentielle de 2012 du Front de gauche…

P. L. J’espère également que nousserons capables de mettre ensemble sur les grandes places de France l’ensemble des forces de gauche dont le rassemblement est nécessaire pour construire des victoires en 2017. L’arc des forces est d’ailleurs assez simple à définir : l’ensemble des forces qui ont lutté contre la loi travail, ont refusé la déchéance de nationalité et refusent aujourd’hui les dérives anti-musulmanes dans lesquelles la droite veut nous conduire. Il est constitué de ces forces qui se sentent solidaires des forces grecques, portugaises ou espagnoles qui cherchent, comme nous, à sortir l’Europe de l’austérité. Je souhaite donc que ces forces se retrouvent au mois de mars prochain. D’ici là nous devons constr ui re c e chem i n. D’ailleurs, en 2012, ce qui était frappant, c’était que notre parole était entendue chez tous les citoyens de gauche et c’est ce qui portait notre élan. Il faut reconstruire cet élan. Je ne prononcerai aucune parole d’hostilité à l’égard d’aucune des candidatures déclarées dans l’espace que je souhaite faire converger et rassembler, mes adversaires ne sont pas là. J’entends dans le discours de Jean-Luc Mélenchon, de Cécile Duflot, de Benoît Hamon ou d’Arnaud Montebourg, au-delà de nos différences, la possibilité de ce chemin commun que nous voulons ouvrir. Je continuerai ce travail en espérant avec tous qu’ils construisent des rendez-vous d’espoir au printemps prochain.

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Jean-Claude Mailly : « Les questions identitaires servent à occulter le débat économique et social »

Posté par jacques LAUPIES le 6 septembre 2016

 

Entretien réalisé par Pierre henri Lab
Jeudi, 1 Septembre, 2016
Humanité Dimanche

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Jean-Claude Mailly : « Les questions identitaires servent à occulter le débat économique et social » dans POLITIQUE

Julia Rostagni

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, se rendra à la Fête de l’Humanité. Une première. Le syndicaliste, qui participera à un débat sur la loi travail au forum social, veut poursuivre la mobilisation. Il s’inquiète de la montée des questions identitaires dans le débat public et de la stigmatisation d’une partie de la population française.

HD. Vous êtes le premier secrétaire général de Force ouvrière à vous rendre à la Fête de l’Humanité. Qu’est-ce qui a motivé votre décision ?

Jean-Claude Mailly. Je me suis déjà rendu à la Fête de l’Humanité à titre personnel. Étudiant, j’y ai vu des concerts. Cette année, la proposition m’a été faite de participer à un débat avec les six responsables des organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens opposés à la loi travail. Il est tout à fait logique d’accepter. Force ouvrière tient sa place… Quand on a des convictions, on les défend partout.

HD. Compte tenu de l’histoire du mouvement ouvrier et syndical, votre présence est tout de même un symbole…

J.-C. M. On peut y voir un sym-bole. Pour moi, ce n’en est pas un. Depuis le début de ce conflit, l’unité d’action a bien fonctionné. Cet été encore, nous avons pris des initiatives communes. La lutte contre la loi travail n’est pas terminée.

HD. Que répondez-vous à ceux qui s’interrogent sur la poursuite de la mobilisation alors que la loi a été adoptée et promulguée ?

J.-C. M. Ce n’est pas parce qu’une loi est adoptée qu’on n’a plus le droit de la contester. Cette loi est une loi néolibérale. L’acte fondateur du quinquennat de François Hollande a été l’acceptation sans discussion du pacte budgétaire européen. Qui a enfermé la politique économique de la France dans un carcan libéral. Dans un premier temps, le gouvernement a abordé la question de la compétitivité sous l’angle quantitatif avec le crédit d’impôt aux entreprises du CICE, puis le pacte de responsabilité. L’objectif était d’alléger « le coût du travail ». Dans un second temps, le gouvernement s’est attaqué à l’aspect qualitatif de la compétitivité. D’abord avec le fameux accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi de 2013 qui a donné lieu à une loi, puis la loi travail. Nous continuons à nous opposer à de nombreux aspects comme le licenciement économique ou l’inversion de la hiérarchie des normes, qui donne la priorité aux accords d’entreprise sur les accords de branche. Aujourd’hui, celle-ci concerne uniquement le temps de travail, mais je rappelle que le processus de transformation du Code du travail doit durer 2 ans. Le risque existe que l’inversion de la hiérarchie des normes s’applique demain au contrat de travail ou aux salaires.

HD. Par quels moyens comptez-vous continuer à vous opposer?

J.-C. M. D’abord, il y a les décrets d’application dont le premier ministre a dit qu’ils seraient tous publiés d’ici 3 mois. La mobilisation peut influencer leur contenu. À FO, nous allons nous doter d’un système de veille interne. Il s’agit d’être vigilant sur la façon dont la loi va entrer en vigueur. Ensuite, des recours juridiques sont toujours possibles. Premièrement, le Conseil constitutionnel n’a pas validé l’ensemble de la loi. Contrairement à son habitude, il n’a examiné que les points précis sur lesquels il a été saisi et n’a pas élargi son examen à l’ensemble du texte. Il laisse la possibilité de déposer des questions prioritaires de constitutionnalité. Deuxièmement, la mise en place de la loi va générer des contentieux. FO accompagnera les salariés concernés jusqu’en Cour de cassation si nécessaire. Troisièmement, nous sommes en train de vérifier si les dispositions de la loi sur les congés payés ou la triannualisation du temps de travail ne sont pas contraires au droit européen. Nous allons continuer aussi à nous mobiliser sur le terrain. D’ores et déjà un meeting commun est prévu avec Philippe Martinez à Nantes le 7 septembre prochain à l’initiative de nos unions départementales respectives de Loire-Atlantique. Il y a enfin la journée d’action du 15 septembre.

« Nous continuons à mobiliser contre la loi travail avec un meeting commun le 7 septembre à Nantes avec la CGT. » HD. Quelle forme prendra-t-elle?

J.-C. M. Manifestations, rassemblements… tout est envisageable. Nous devons prochainement nous réunir en intersyndicale pour en décider. La mobilisation va se poursuivre. Probablement sous d’autres formes que celles du printemps. Mais une chose est sûre, nous ne lâcherons rien sur ce dossier.

HD. Comment expliquez-vous la détermination des salariés à obtenir le retrait du texte?

J.-C. M. Loin de la décourager, le passage en force du gouvernement a dopé la mobilisation. C’est la première fois qu’un gouvernement essaie d’imposer un texte multiminoritaire. Ce texte est minoritaire parmi les syndicats puisque les deux organisations qui l’ont soutenu ne représentent que 35 % des salariés. Il est minoritaire parmi le patronat au moins sur la question de la hiérarchie des normes. L’UPA y est hostile et la CGPME aussi d’une certaine façon. Ce texte est minoritaire parmi les députés au point que le gouvernement a dû recourir au 49-3. Enfin il est minoritaire dans la population. Les sondages ont montré que 7 Français sur 10 y sont opposés. Certes la grève ne s’est pas généralisée mais les manifestations ont duré 4 mois. C’est inédit sous un gouvernement de gauche et surtout dans un contexte particulièrement difficile avec les violences en marge des cortèges. D’ailleurs, jamais, je n’aurais imaginé que nous aurions à nous battre pour préserver la liberté de manifester. Nous y sommes parvenus. Je dois dire que le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a eu une attitude républicaine dans ce dossier.

HD. La baisse de 0,3 % du taux de chômage au sens du BIT marque-t-elle le début de l’inversion de la courbe?

J.-C. M. Non, nous sommes au mieuxdans une phase de stabilisation. Beaucoup des emplois créés sont des emplois précaires. N’oublions pas non plus le phénomène du halo du chômage, c’est-à-dire les 1,5 million de demandeurs d’emploi qui, parce qu’ils n’ont droit à rien, renoncent à s’inscrire à Pôle emploi. Il faut aussi prendre en compte les effets statistiques des mises en formation qui font sortir les demandeurs d’emploi de la catégorie A. On ne parviendra à faire reculer véritablement le chômage qu’avec une croissance d’au moins 1,6 %. Or, les économistes doutent maintenant que la prévision de 1,5 % soit atteinte.

HD. Comment, selon vous, atteindre les 1,6 % de croissance nécessaire à la baisse du chômage?

J.-C. M. Au niveau européen, il fautrompre avec la logique du pacte budgétaire et des politiques d’austérité dont on mesure qu’elles nuisent à l’idée européenne elle-même. Plus ça va, plus les citoyens considèrent l’Europe, non plus comme un facteur de paix ou de progrès social, mais comme un instrument de remise en cause des acquis sociaux. À l’inverse, il faut mettre en oeuvre le plan d’investissement dans les infrastructures de 260 milliards d’euros par an sur 10 ans que propose la Confédération européenne des syndicats. Au plan national, il faut soutenir le pouvoir d’achat. Non pas par des mesures fiscales comme une nouvelle réduction du nombre de salariés soumis à l’impôt sur le revenu. L’impôt sur le revenu est l’impôt le plus juste. Tout le monde doit le payer même si c’est symbolique. Augmenter le pouvoir d’achat passe par la question salariale. Il faut augmenter le SMIC. Il faut arrêter avec les aides comme le pacte de responsabilité ou le CICE. Il faut recibler les aides aux entreprises. Une aide ciblée, c’est comme un contrat. Il s’agit de conditionner l’aide à des investissements. Et si les engagements ne sont pas tenus, alors les entreprises doivent rembourser. Il faut une réforme fiscale car le système actuel est de plus en plus injuste et inefficace. Le consentement à l’impôt en dépend. Les citoyens acceptent de payer l’impôt quand celui-ci est juste. Pas quand ils ont le sentiment qu’ils paient, alors que d’autres, en particulier des multinationales, y échappent. Il faut enfin soutenir la dépense publique et sociale. C’est bon pour l’activité tandis que la fermeture des services publics sur les territoires remet en cause l’égalité républicaine. Elle nourrit un sentiment d’abandon qui favorise le développement des mouvements de rejet de l’autre.

HD. Après la polémique sur le burkini, êtes-vous inquiet du climat délétère qui s’installe ?

J.-C. M. Le climat est pesant après l’attentat terroriste de Nice. Cela a conduit à lever le pied sur les actions revendicatives que nous avions prévu de mener contre la loi travail. Cela dit, on en fait beaucoup sur le burkini. À titre personnel, je n’y suis pas favorable. Cela ne fait pas avancer la condition féminine. Mais je crains que les questions identitaires deviennent un marqueur de la campagne présidentielle alors que les questions de fond sont économiques et sociales. Il y a un risque que cela se répercute dans l’entreprise. Pour FO, l’entreprise n’est ni un lieu d’expression politique ni un lieu d’expression religieuse. Chacun est libre de ses opinions ou de ses convictions religieuses. La laïcité affirme juste que celles-ci doivent rester privées, mais la laïcité c’est la tolérance. Ce que je crains le plus, c’est que les questions identitaires nourrissent amalgames et tensions. Il y a un risque de stigmatisation. Or, j’ai le sentiment que, tant du côté de l’opposition que du président de la République, l’on met les questions identitaires en avant.

HD. Afin d’écarter les questions économiques et sociales ?

J.-C. M. Lors de la conférence sociale de 2015, François Hollande avait pointé le risque politique et démocratique que représentaient les élections régionales. Je suis intervenu pour dire que ce risque était réel et que le meilleur moyen d’écarter la menace était de s’attaquer aux problèmes économiques et sociaux. Partout en Europe, les mouvements de rejet de l’autre prospèrent en effet sur la crise économique et sociale. Le président de la République m’a répondu que cela n’était pas essentiel et que l’essentiel, ce sont les questions identitaires. Je ne dis pas que les questions identitaires ne sont pas réelles. Je pense qu’elles ne doivent pas être utilisées pour occulter les questions économiques et sociales et l’absence de positions réellement différentes entre les uns et les autres. Je n’ai entendu personne ni du côté de l’opposition, ni du côté du gouvernement prendre position par exemple contre la règle des 3 % de déficit budgétaire. Si les candidats à la présidentielle ne débattent que de la question identitaire, cela veut dire que, sur le reste, c’est la pensée unique.

HD. D’où la crainte que vous avez exprimée que le prochain président de la République tape vite et fort ?

J.-C. M. Vu la réduction de la duréede l’état de grâce, les nouveaux élus agissent de plus en plus vite. Quels que soient les résultats de l’élection. Je m’attends, dès l’élection du futur président, à des mois difficiles. Cela dit, FO ne donne aucune consigne de vote ni au premier, ni au second tour.

Rendez-vous au Forum social

Cgt, FO, FSU, Solidaires, uneF, unl et Fidl : l’intersyndicale pour le retrait de la loi travail vous donne rendez-vous le samedi 10 septembre, à 18 heures, au forum social de la Fête de l’Humanité, au parc départemental Georges-valbon de la Courneuve.

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