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Etre soi mais impérativement s’unir pour rassembler le peuple

Posté par jacques LAUPIES le 22 septembre 2016

Il m’est difficile d’aborder le problème de l’Union, du Rassemblement de cette gauche opposée aux orientations du Parti Socialiste qui ne démord pas de son soutien (certes pas unanime) à celles de François Hollande et du gouvernement conduit par Manuel Valls.

Une réflexion me vient à l’esprit après avoir lu l’entretien avec Jean Luc Mélenchon publié par l’Humanité et reproduit ci dessous.

En premier lieu il ne croit pas en la possibilité de rassemblement en prenant appui sur les directions de partis ou de courants de cette gauche d’opposition et considère qu’il faut gagner le rassemblement populaire autour de sa candidature fort de ce qu’il a obtenu  avec la stratégie du Front de Gauche. Ce n’est pas irréalisable mais cela demeure un pari : celui de voir les électorats renoncer à des courants divers auxquels ils étaient attachés, c’est à dire balayer d’un revers de main l’influence que peuvent avoir les leaders des frondeurs, les verts, le Parti communiste lui-même et l’extrême gauche qu’il en vient à imiter dans sa démarche.

La plupart des commentateurs ne croient pas ou font semblant de ne pas croire en la force des partis dont la droite et le PS ont provoqué l’affaiblissement depuis qu’ils exercent le pouvoir de manière alternative, se soumettant aux exigences du libéralisme mondial (financiarisation de l’économie, recherche du travail pas cher, pillage des pays relativement pauvres et au développement économique politique et social hypothéqué).

Cependant ces partis, ces courants de pensée existent de même qu’existe le FN pour capter ce qu’il reste de français qui n’ont pas sombré dans l’abstention et ces derniers sont sous dominante médiatique de la grande bourgeoisie française et de ses accointances internationales.

Ce libéralisme  mise sur la marginalité du FN bien que celui-ci influence un quart des votants et sur l’éparpillement de la gauche pour, bon an mal, an maintenir avec les réformistes de droite et de gauche la continuité de son pouvoir.

Peut-on considérer qu’il est possible de reconstituer une force à gauche sans donner une perspective unitaire et en se basant chacun sur la possibilité de constituer cette force en dépit des tentatives de recompositions politiques à partir même des partis traditionnels, si dévalués soient-ils ?

La droite et la social démocratie ont des moyens pour cela (en quelques mois elles « fabriquent » des candidats : Bayrou en 2007, Macron en 2016) et montent en épingle ses vieux chevaux et ses jeunes poulains (Sarkozy, Juppé, Fillon, Lemaire, etc.) pour la droite et en faisant la main à la social démocratie (je ne donnerai pas de nom excepté peut-être celui du premier ministre, excellente réserve après une tentative de retour des « ultra libéraux ») Mais toutes deux ne renoncent pas à recourir aux partis instruments nécessaires pour accéder au pouvoir !

Il en va autrement à gauche au sein de laquelle la division est entretenue sur le plan politique et sur le plan syndical. Est donc nécessaire, qu’on le veuille ou non de rétablir la cohésion d’un peuple qui souffre.  Un peuple dont les plus fidèles défenseurs, dans leur diversité veulent lui donner la parole et la souveraineté et  créer une force à la mesure de cette tâche. Une tâche qui doit prendre appui sur un existant. Cela passe par une démarche unitaire et de rassemblement.

Cela n’a rien de contradictoire avec la prise en compte de l’apport de chaque courant ou famille politique dont la capacité d’analyse, d’organisation et d’action, d’influence et de représentation doit-être prise en compte. Comment le faire si ce n’est en élaborant un programme commun (peu importe le nom qu’on lui donne)

 

Jean-Luc Mélenchon : «Le rassemblement de la gauche empêcherait le peuple de se fédérer»

 

 

présidentielle
Entretien réalisé par Sébastien Crépel et Julia Hamlaoui
Mardi, 20 Septembre, 2016
L’Humanité

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Photo : JulienJaulin/HansLucas

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise n’attend rien des frondeurs du PS ni des Verts qui «sont engagés dans des primaires internes». Il estime qu’il faut « gagner ses galons soi-même ». Entretien.

Alstom, loi travail… l’actualité sociale reprend le dessus. Comment éviter la surenchère identitaire qui a marqué l’été ?

Jean-Luc Mélenchon La question identitaire est une diversion. C’est une vieille ruse des importants. Le quotidien des gens, c’est la question sociale et la question écologique. Notre tâche consiste donc à ramener ces questions dans l’appétit des premiers concernés. Car, alors, quelle que soit l’entrée, on arrive au même point : la défense de l’intérêt général humain se confronte soit à la cupidité de l’intérêt capitaliste, soit à la logique anti-écologique de la politique dite de l’offre. Face au mur médiatique, je crains que nous ne soyons obligés d’introduire ces grandes questions par effraction pendant toute la campagne.

Vous dites, dans votre livre le Choix de l’insoumission (Seuil, 18 euros), avoir tourné le dos à la stratégie qui consiste à rassembler la gauche de « Macron à Mélenchon ». Qu’en est-il de la gauche en rupture avec la ligne gouvernementale ?

Jean-Luc Mélenchon Le rassemblement de la « gauche » empêcherait le peuple de se fédérer. À la première réunion de la fameuse primaire de la gauche, il y avait au premier rang madame Cosse. Dix jours après, elle était au gouvernement. Ce n’est pas un fait individuel, cela révèle une ligne politique. Que me demande-t-on ? Unir « l’opposition de gauche » ? Mais ils ont déjà dit non aux élections locales ! Par conséquent, je dis aux camarades : il n’y a pas de raccourci. Il faut gagner ses galons soi-même. Aujourd’hui, les frondeurs au PS et chez les Verts sont engagés dans des primaires internes. À la sortie, des centaines de milliers de gens qui ont confiance en eux et qui pensent changer la donne avec eux seront orphelins. Mais pas abandonnés. Pour les gens qui veulent la VIe République, une autre répartition entre le capital et le travail et la planification écologique, ma candidature sera leur point d’appui. C’est ça qui change tout.

2017 se présente dans une configuration différente de 2012. Le FN a marqué des points…

Jean-Luc Mélenchon En 2012, on aurait pu dire : pour vaincre Sarkozy, mieux vaudrait un candidat unique. On ne l’a pas fait. Pourquoi ? On se disait : telle qu’est devenue la social-démocratie européenne, tels que sont les traités européens, François Hollande ne fera jamais ce qu’il promet. Cet homme, en mentant et en trahissant la parole donnée, a désorienté des millions de gens qui ne savent plus ce que veulent dire gauche et droite. Dans cette faille, le FN s’est faufilé. L’autre cause, c’est notre incapacité à apparaître comme une alternative. Il faut y répondre. Comment ? Primo, assez de cartels de partis. Les alliances et les combines de terrain, le refus obstiné de label commun aux élections, la privatisation du sigle Front de gauche nous ont fait énormément de tort. Je propose un mouvement dans lequel les gens peuvent individuellement prendre leur part, comme ils veulent. Je n’ai pas dit qu’il faut dissoudre les partis, je dis : créons un mouvement. La continuité, c’est le programme l’Humain d’abord. On ne peut pas repartir de rien. Ce n’est pas le choix qu’a fait le PCF. Je le respecte. Mais je ne me résigne pas. J’organise une campagne qui vise à fédérer le peuple. Les communistes y sont déjà engagés par milliers et ils sont les bienvenus.

En reprochant, la semaine dernière, au secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, de faire du « trotskisme des années 70 », ne versez-vous pas dans la polémique inutile ?

Jean-Luc Mélenchon Il s’agit ici d’un propos de couloir rapporté contre mon gré (prononcé à la Fête de l’Humanité, devant les micros de BFMTV, France 5, i-Télé, LCP et C8 – NDLR). De leur côté, les porte-parole du PCF me dénigrent sans relâche depuis sept mois. Je n’ai jamais répondu. Un fossé a été creusé. Mais notre divergence est politique. Le PCF a voulu les primaires de toute la gauche, cela n’avait pas de sens. La vie a tranché. La vérité, c’est que la direction communiste a pris sa décision depuis longtemps de ne pas me soutenir. Le 5 novembre (date de la conférence nationale du PCF – NDLR), le PCF ira de son côté. Le seul résultat de sa campagne aura été de me rendre la tâche plus difficile. Mais d’autres communistes m’ont aidé de toutes leurs forces. Le bilan reste positif.

Les communistes soulèvent le problème de la multiplicité des candidatures à gauche…

Jean-Luc Mélenchon La direction communiste embrouille tout. Certes, il y a une pluralité de candidatures, mais à l’intérieur de primaires, à l’intérieur de partis. À la fin, il y aura un seul candidat socialiste, un seul candidat écologiste, et une candidature, la mienne, à la suite de 2012. Ce sera donc la même situation qu’en 2012. Sauf que je m’y trouve infiniment plus fort au départ qu’alors ! Mettre au pied du mur des candidats internes à la primaire d’un autre parti ne mène nulle part. Voilà pourquoi j’ai parlé de « trotskisme des années 70 ». Où est l’offense ? Je rappelle que j’ai été trotskiste, et que le trotskisme est un communisme. Pour apaiser, on va dire : la stratégie de la mise au pied du mur est en échec depuis soixante-dix ans.

Certains vous reprochent de trop vous focaliser sur la question de la nation, avec la formalisation d’un « nouvel indépendantisme français ». Que leur répondez-vous ?

Jean-Luc Mélenchon La nation est un mot qui appartient au camp progressiste. Il a été récupéré par la droite. J’appelle donc à une réflexion sérieuse et non pulsionnelle. En France, c’est la République qui fonde la nation, et non l’inverse. La nation fait partie de la stratégie révolutionnaire que je défends en tant que cadre dans lequel s’exerce la démocratie et comme point d’appui de la volonté populaire. Une certaine gauche est en panne de réflexion, elle ne tient aucun compte de la nature du capitalisme financier international, ni des points d’appui que sont l’ONU ou l’OIT, des organisations fondées sur les nations. Je suis prêt à participer à tout débat théorique. La stratégie de la Constituante, qui est le moment où se combinent la formation du peuple en tant qu’acteur politique et la refondation de la nation, mérite mieux que des procès d’intention.

Vous évoquez également dans votre livre la question des réfugiés. Vous invitez à « partir d’objectifs et de méthodes de travail rationnels », puisque, dites-vous, « là-dessus on peut s’accorder ». Quels sont-ils ?

Jean-Luc Mélenchon Notre tradition internationaliste interdit de se réjouir de l’émigration. Le plus souvent, il s’agit d’ailleurs des êtres les plus jeunes, les plus dynamiques et les mieux formés qui quittent leur pays. Personne ne peut non plus accepter les ignobles trafics auxquels cela donne lieu, ni les conditions dans lesquelles les gens sont accueillis. Il faut agir sur les causes du départ : la guerre, les traités inégaux et un modèle d’agriculture productiviste qui vide les campagnes. Les trafics, nous pouvons les combattre, non en payant des pays comme la Turquie, ou la France pour qu’elle garde la frontière anglaise. C’est pourquoi je dis si les gens à Calais veulent aller en Angleterre, il faut les laisser passer. Enfin, l’accueil, ça ne peut pas être la jungle, le modèle, c’est plutôt Grande-Synthe (commune du Nord en pointe dans l’accueil des réfugiés – NDLR). S’agissant des travailleurs détachés, le mode d’expression oral qui était le mien fait que l’on n’a pas entendu les guillemets (dans ses propos rapportés par le Monde au Parlement européen, le 5 juillet – NDLR). Cela m’a valu un déchaînement politicien. Mais ceux-là ont oublié de dénoncer le FN, le PS et les Verts qui ont pourtant voté la nouvelle directive prévoyant que le régime social reste celui du pays d’origine, c’est-à-dire confirmant le dumping social dans toute l’Europe. Sur l’émigration, mes positions sont donc claires, et elles correspondent à la tradition jaurésienne.

Il y aura une convention des Insoumis, les 15 et 16 octobre. Quel en est l’objectif ?

Jean-Luc Mélenchon Nous sommes en retard par rapport à 2011, où j’ai présenté le programme sur la scène de la Fête de l’Humanité. Cependant, nous n’avons pas perdu de temps. La discussion sur le programme a été ouverte en même temps que ma proposition de candidature, il y a eu trois mille contributions, nous avons fait l’audition d’experts, visible en ligne. Puis celle des groupes politiques qui ont rejoint la campagne sur la base d’un pacte simple : la présidentielle et les législatives, c’est la même campagne, le même programme ! Il faut maintenant que le document entre dans un débat de masse. La convention va transmettre ce document au peuple tout entier pour en débattre. À partir de cette étape, des livrets spécialisés vont être mis en route, sur l’agriculture, l’espace, l’éducation, etc. C’est la phase suivante, avec les ateliers législatifs dont le but est de transformer en textes de loi cette matière. Pour moi, la convention permettra de donner à voir, pendant le chaos politicien des primaires, les préoccupations populaires. Ce n’est pas un congrès, nous ne fondons pas un parti ! C’est un cadre de travail, tout comme le mouvement la France insoumise lui-même.

Quelles seront les principales novations programmatiques par rapport à 2012 ?

Jean-Luc Mélenchon Beaucoup de choses ont été affinées. Mais on retrouvera l’organisation des chapitres de l’Humain d’abord, avec deux de plus qui portent sur la logique du progrès humain, et de la France aux frontières de l’humanité, introduisant les questions de la mer, de l’espace et du virtuel, trois secteurs dans lesquels l’investissement d’État peut relancer une activité écologiquement responsable. Mais on ne va pas réinventer un programme à chaque élection. Les fondamentaux du programme l’Humain d’abord sont à l’ordre du jour pour au moins vingt ans, parce qu’ils correspondent à des tâches historiques que le peuple français doit accomplir : changer sa Constitution et les processus de production et d’échange, organiser un partage massif de la richesse, récupérer son indépendance.

 

 
Le « bobard » des Parrains FN

Nouvelle manœuvre au FN pour se parer d’atours démocratiques : plusieurs de ses dirigeants se sont dits prêts à parrainer la candidature de Jean-Luc Mélenchon « s’il en a besoin ». Un « bobard (qui) permet de reprendre pour la énième fois la thèse de la “porosité” de nos électorats » et « une louche de plus pour servir la soupe de la dédiabolisation du FN », dénonce Jean-Luc Mélenchon sur Facebook, s’en prenant aussi à ses potentiels partenaires : « Ils (les journalistes – NDLR) n’iront pas non plus demander à ceux qui bloquent les signatures s’ils ne se sentent pas honteux de permettre ainsi au FN de se donner à si peu de frais des mines de démocrate ? »

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La laïcité au coeur de la cité…

Posté par jacques LAUPIES le 21 septembre 2016

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On peut certes s’étonner que la rencontre  avec Pierre Dharéville, auteur d’un excellent livre sur la laïcité et intitulé « La laïcité n’est pas ce que vous croyez » n’ait pas déplacé la foule et plus grave nombre de personnes en charge de responsabilité élective ou dans la fonction publique dans une période ou les médias « nous bassinent » sur le sujet, à leur manière.

Cependant ceux qui avaient répondu à notre attente (le PCF soutenait l’initiative de l’OLPRPA, association méritante qui se donne pour objectif de faire connaître et de défendre la laïcité) ont permis un riche débat qui n’est pas sans faire apparaître qu’il est nécessaire de l’élargir et de le développer.

Pierre Dharéville assurément a suscité la réflexion et apporté, ce qui nous semble être de bonnes réponses. Jean Marie Quairel qui l’accompagnait à la tribune comme l’avait fait Frédéric Amblard Président de l’association chargé d’accueillir le conférencier, apportèrent une contribution, indiquant par ailleurs qu’ils entendent poursuivre ce type de manifestation avec d’autres conférenciers.

Evidemment de la salle sont « sorties » des questions, des remarques, des points de vue que suscite l’actualité au quotidien chacun exprimant de manière nuancée les « règles à respecter » en matière de laïcité, tout le monde étant d’accord avec le principe de séparation des églises et de l’état, certains plus réservé sur les questions en débat concernant le vestimentaire, cependant conscients qu’il fallait comme l’a indiqué le conférencier ne pas vouloir interdire des comportement qui ne relèvent pas tous  de la provocation ou même d’une manifestation de soumission de la femme.

D’autres ont rappelé que les polémiques déclenchées ne devaient pas faire oublier qu’elles ont pour fondement une situation sociale dégradée qui donne à ceux qui tentent d’instrumentaliser les religions un aliment à leur extrémisme politique, à leur intégrisme religieux.

Au bout du compte un débat qui compte et devrait permettre d’aller au devant des premiers concernés,  tous les citoyens constituant le peuple souverain qui ne peut tolérer des atteintes à la laïcité ou une interprétation qui consisterait à stigmatiser l’une ou l’autre des diverses religions ou courant de pensée, constitué de croyantsou non, dont la liberté de pratiquer et défendre leurs convictions doit être respecté hors des domaines relevant du commun et soumis à l’autorité de l’état républicain.

Une belle rencontre avec un homme, avec un journaliste, un écrivain mais aussi un militant qui vient de publier un nouvel ouvrage intitulé « Un printemps pour la République », que chacun peut par ailleurs se procurer à la librairie « les lettres vives » 60 rue des Halles à Tarascon.

Nous ne saurions trop recommander ces deux ouvrages.

Nous ne saurions trop recommander de prendre en compte la nécessité de se rassembler car le vivre ensemble dans le bien être et la paix passe aussi par le débat et l’action pour défendre et faire progresser la laïcité, élément essentiel d’une république vraiment populaire

 

 

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Décès de Michel Vaxes : « il avait mis ses mandats au service des gens » (Pierre Laurent-PCF)

Posté par jacques LAUPIES le 20 septembre 2016

La mort de Michel Vaxes nous plonge dans une grande tristesse. Nous le savions malade. Il combattait avec courage son cancer. Il est l’une des figures politiques des Bouches du Rhône les plus appréciées de la population, élu communiste de proximité, il fut conseiller municipal de sa ville de Port de Bouc, adjoint, conseiller général, Maire, député-maire. Proche des gens il était de tous les combats pour sauver une usine de la fermeture, auprès des marins pêcheurs, des agriculteurs, pour empêcher une expulsion locative, pour aider celles et ceux qui souffrent, ses mandats d’élu, il les avait mis au service des gens, au service de sa ville. Il portait en lui les combats antiracistes jusqu’à proposer de retirer le mot « race » de la Constitution. Militant, élu, communiste, il cherchait à produire du commun, à développer des projets pour sa ville, sa circonscription, son département.

 

En mon nom et en celui des communistes, je présente à Erick et Yann, ses fils, à Renée, sa femme, à toute sa famille, ses amis, ses proches, à Pierre Dharreville, secrétaire fédéral du PCF avec qui, il avait écrit un livre sur sa vie, aux communistes du département, à Patricia Fernandez-Pédinielli, maire de Port de Bouc et à l’ensemble de son équipe municipale et la population, à Gaby Charroux député-maire de la 13ème circonscription toutes nos sincères condoléances et toute mon amitié dans ce moment si difficile.

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Il est des jeunesses qui luttent, d’autres qui récoltent, d’autres enfin qui sèment…

Posté par jacques LAUPIES le 20 septembre 2016

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Le théâtre de la Havane

Hier soir je regardais à la télé ce film  »Soy Cuba » de Mikael Kalatozov (Urss) exaltant la révolutions castriste et qui suivait la projection de « Havana », sorti en 1990, plus ambigu et moins lyrique mais qui témoignait d’une vision propre à Sidney Pollak sorti en 1990. Cela m’a rappelé quelque souvenir qui m’avait fait prendre conscience de la manière dont certains ont approché la révolution cubaine.

Je me suis rendu deux fois à Cuba , a peu près à la même période, dans les années 90, en repérage puis en accompagnateur d’un groupe de jeunes adultes parisiens qui se rendait la bas pour y faire un stage de Salsa que j’avais avec un réceptif cubain organisé par des français ayant implanté une agence à La Havane. Bien que brandissant les teeshirt du Ché et portant le béret des révolutionnaires, certains éléments du groupe ne se préoccupaient guère de la révolution cubaine et avaient un tout autre objectif que de se pencher sur la réalité cubaine. D’autant qu’ils semblaient animés plus d’un esprit « bobo » qui faisaient que la lutte des classes n’était pas leur tasse de thé.

Je les ai donc abandonnés à leur frénésie musicale et au maitre de danse qui enseignait la Salsa dans un lieu chargé d’histoire, le théâtre national de La Havane. Une pure merveille. à l’intérieur duquel se côtoyait les écoles de danse fréquentées par les enfants issus et peut être sélectionnés dans les milieux populaires de la ville. 

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Ces énergumènes étaient logés dans un superbe hôtel (Le Sévilla) ou se situait la suite occupée dans le passé par le célèbre Al Capone qui régnait en maitre sur la pègre américaine à son époque. Je crois même que notre Simenon national fréquentait aussi cet établissement.  »Mes vacanciers »  avaient de surcroit le culot de piller le libre service du restaurant pour s’assurer une pension complète qu’ils n’avaient évidemment pas prévue dans leur demande de prestation. Le moins que l’on puisse dire est que le courant ne passait pas très bien avec non pas tout le groupe mais celui qui était censé le représenter lequel ne voulant pas être assisté refusait même qu’on l’accompagnât pour aller prendre les cours de danse !

.Du coup, bien que cela n’ait été une obligation pour moi, je n’étais pas astreint à leur tenir compagnie toute la journée Je me suis offert une location de voiture pour aller voir Trinidad. Avec le regret de ne pas avoir pu visiter Santa Clara dont la prise par les castristes marqua un tournant décisif de la révolution.

La visite de Trinidad petite ville dont  la construction remonte à la période coloniale, située à quelques centaines  de kilomètre au sud est de La Havane  ne pouvait évidemment pas nous laisser indifférent. Mais j’en retiens essentiellement la visite du musée consacré à Che Guevara  ou l’on découvre de nombreux témoignages de ce que les révolutionnaires cubains durent endurer dans la lutte contre Batista interventions militaires pro USA et assassinats fomenté et exécutés par les soutiens du Dictateur à la solde des Etats Unis. « Soy Cuba » illustre bien ce combat de libération qui déboucha sur un régime qu’il ne faut pas juger trop hâtivement, comme on le fait trop souvent sur ceux qui naissent au lendemain des luttes armées et sont des observateurs éloignés et partisans !

 Cuba c’est, au lendemain des échecs de agressions impérialistes, l’école gratuite et l’analphabétisme de 90 % de la population vaincu et un des réseaux de santé de qualité pour tous les meilleurs au monde.

Ceux qui se hasardent en procès contre le régime cubain oublient aussi : la souffrance d’un peuple et particulièrement le sacrifice de ces révolutionnaires dont Fidel Castro demeure la grande figure . Le regard sur les révolutions  devient parfois trouble pour les générations qui ne les font pas et cependant en récoltent les fruits. Il est des jeunesses qui luttent, d’autres qui récoltent leur moisson. Que dire de celles qui ne font que pleurer en glanant ! Cela avant parfois que ne viennent de nouveaux semeurs !

Mais Cuba accablé par l’embargo des Etats Unis  n’a jamais cédé.

 

 Vue du centre ville

 Trinidad

 

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La grande illusion des dirigeants du PS

Posté par jacques LAUPIES le 19 septembre 2016

Hollande et la Direction du PS tentent de recoller les morceaux d’un PS qui d’évidence tend à l’effritement et à la division.

Le calcul est simple même si personne ne semble s’aventurer à formuler les hypothèses possibles : soit Hollande parvient au deuxième tour et bien entendu s’il à Marine Me Pen en face de lui on sonne l’alarme du Front Républicain lequel doit assurer le retour du Président sortant. Si l’on s’en tient aux sondages l’hypothèse est peu probable et quelque chose qui ressemblerait à un Macron devient le sauveur et la nouvelle divinité des sociaux libéraux et soutenu par le même front républicain accède au pouvoir suprême avec l’étiquette nouvelle piochée dans les vieilles recettes de la bourgeoisie que le peuple digère, le temps de se rendre compte qu’il va avoir une indigestion.

Le soldat PS est sauvé ! Qui peut croire en cela ? Ce serait oublier que la droite, après s’être un tantinet étripée, va se trouver derrière son candidat et a de fortes chances de le placer en position de présence au deuxième tour et bénéficier dudit Front Républicain. Un front qui même s’il n’atteint pas la dimension dont a bénéficié Chirac, peut assurer encore une élection face à Marine Le Pen.

Pas réjouissant de voir revenir Sarkozy ou Juppé, si l’on se fie aux sondages bien sur, ce qui est une autre affaire ! Mais bon si la catastrophe de l’élection FN n’intervient pas, nous aurons une droite qui ne cesse de se ranger sur certaines de ses positions ce qui pour le moins est loin d’être prometteur.

Alors que faire pour éviter ces scénarios catastrophe.

Tout simplement s’unir sur un programme et sur un nom. Et s’il advient que cela ne soit pas possible, je me garderai d’avoir le moindre respect pour ceux que je considèrerai comme des boutiquiers de la politique ! Mais mon point de vue importe peu, plus important sera celui de millions de républicains de progrès sans grade ni carte en poche qui s’éveilleront tôt ou tard !

 

 

Martine Aubry au pas de l’Élysée

Lionel Venturini
Dimanche, 18 Septembre, 2016
Humanite.fr

La grande illusion des dirigeants du PS dans POLITIQUE

reuters

La maire de Lille épargne François Hollande, accréditant l’idée d’un futur soutien à la réélection du chef de l’État.

Pour la première université de l’engagement, ces rendez-vous censés remplacer l’université d’été de La Rochelle, Martine Aubry a réussi dans la banlieue de Lille, à Lomme, le tour de force de dissocier le tandem exécutif. Autrement dit de critiquer Manuel Valls en épargnant François Hollande. Au premier, elle reproche ses « deux gauches irréconciliables » : « Moi, je ne les ai jamais rencontrées, cela me choque et me blesse profondément. » Oubliée la tribune dans le Monde en février dernier où elle prononçait un réquisitoire sévère contre la politique menée par le tandem François Hollande-Manuel Valls, visant la loi travail et le débat sur la déchéance de nationalité. Tout juste reconnaît-elle à ce titre « une immense erreur ».
Désormais, à François Hollande, la maire de Lille reconnaît son action dans la « lutte contre le terrorisme », la « réforme de la santé », la « politique de l’éducation redevenue une priorité ». Étrange distinguo voulant que Hollande n’y soit pour rien quand elle dénonce « ceux qui pensent que l’identité doit supplanter l’égalité au Panthéon de la République, y compris des socialistes », et qui « se trompent lourdement ». Tout juste concède-t-elle que l’« on aurait pu faire mieux sur le chômage », avant de considérer que les socialistes n’en sont pas « au temps des soutiens », mais au « temps des idées ». Bref, Martine Aubry adopte le tempo de l’Élysée, où l’on entend réhabiliter le quinquennat dans l’opinion, histoire de permettre à François Hollande de rêver à un second mandat.

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