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Justice de classe ?

Posté par jacques LAUPIES le 28 septembre 2016

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Rencontre dans les jardins de la Fontaine à Nîmes

 

La justice peut-elle échapper au rapport de force existant entre les différentes classes de la société ? Question à laquelle on ne peut répondre positivement car la justice est là pour appliquer la loi, tout comme la police est là pour la faire respecter et donc tout dépend du législateur émanation en principe d’une volonté populaire. Mais la volonté populaire est le résultat d’un rapport de force entre classes.

La justice comme la police sont elles-mêmes traversées par les influences culturelles  émanant pour une bonne part de la position sociale des personnes en charge d’appliquer la loi.  Est aussi à prendre en compte l’opinion publique sous tutelle des traditions et des mœurs, des systèmes d’enseignement et des médias.

Les partis politiques qui doivent produire les faiseurs de loi, organiser le fonctionnement de la justice, de la police, de l’éducation nationale n’échappent pas à toutes ces contradictions et contraintes et se comportent en fonction des classes qu’ils représentent par delà la diversité de leurs composantes sociologiques.

Dans un pays où le parlement est essentiellement choisi à partir d’un système privé de représentation proportionnelle, sous le poids d’une idéologie dominante, la justice est précisément expression des intérêts des classes dominantes. Dès que se manifeste la moindre prise en compte des intérêts des classes dominées (sous l’impulsion simples des valeurs républicaines) on voit la répression l’emporter sur la prévention des transgressions.

Les propositions de durcissement de la répression par exemple hier les tentatives de Sarkozy de mettre en cause l’individualisation des peines pour sanctionner la récidive, aujourd’hui un ministre de gouvernement socialiste n’a d’autre réponse pour mettre un terme au surbooking des prisons que de proposer d’en construire d’autres. Tous avec en tête l’extrême droite réclament la punition stupide !

Même moderne la prison est la prison. Elle est avilissante et ne règle rien surtout pour les petits délits. Bien au contraire ! Comme ce fut le cas pour l’abolition de la peine de mort, il faut oser aller à l’encontre d’idées reçues sur son efficacité.

Sans doute s’il est un domaine ou le principe de classe doit s’alimenter d’une forte réflexion empreinte d’humanisme, de la prise en compte des sciences humaines, c’est bien celui de la justice. Y compris quand il s’agit de sanctions à l’encontre de militants agissant pour l’intérêt collectif contre l’intérêt privé de quelques actionnaires.

 

La justice : encore un domaine qui peut durement souffrir des tentatives de mettre les électeurs en voie de garage  une fois de plus. Prenez le temps de prendre connaissance des propositions des communistes.

 

 

 

Air France : l’action syndicale en procès pour une chemise…

Mardi, 27 Septembre, 2016
L’Humanité

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Justice de classe ? dans POLITIQUE

Photo Patrick Nussbaum

Près d’un an après l’épisode de la chemise arrachée, quinze salariés ou ex-salariés de la compagnie, presque tous syndiqués à la CGT, comparaissent devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour violences ou dégradations en réunion. Un procès hautement politique. Lire la suite

«Je sais ce que j’ai fait, ce que je n’ai pas fait, je suis droit dans mes bottes. Ce procès, je suis pressé d’y être, pressé d’entendre ce que va demander le procureur », expliquait Vincent Martinez, la semaine dernière, à quelques jours de l’audience qui s’ouvre ce matin devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

L’ex-magasinier d’Air France et délégué CGT, licencié fin août par la compagnie avec l’aval du ministère du Travail, tente de croire en la justice : « Il me tarde de voir comment les juges vont nous percevoir : comme des voyous ou comme de simples citoyens ? Est-ce qu’ils vont se baser sur les faits ou arriver avec l’envie de nous savater parce qu’on est d’anciens délégués CGT ?

» Questions cruciales qui taraudent tout autant ses ex-collègues d’Air France qui comparaissent à ses côtés pour les faits survenus lors de ce fameux comité central d’entreprise (CCE) du 5 octobre 2015 qui a vu deux dirigeants de la compagnie aérienne bousculés et dépouillés de leur chemise. Au total, cinq salariés, licenciés depuis, sont poursuivis pour « violences en réunion », tandis que dix autres, qui ont écopé de mises à pied de quinze jours, sont accusés de « dégradations en réunion » pour avoir forcé la grille qui empêchait les manifestants d’accéder au bâtiment où se tenait le CCE. Sur les quinze prévenus, quatorze sont syndiqués à la CGT, un à Force ouvrière. Lire la suite

 

 

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