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Moyen – Orient : une poudrière

Posté par jacques LAUPIES le 17 juillet 2016

Malade mental ou pas (avouons que quel que soit son état psychologique cet homme a procédé à un véritable massacre l’a l’accompli dans un contexte donné et bien précis : des conditions d’embrigadement liées à l’existence de réseaux terroristes, soutenus idéologiquement, matériellement par un état proclamé islamiste.

La dégradation sociale, l’entretien des haines raciales et xénophobes, les manipulations sectaires sont autant de facteurs qui favorisent le passage à des actes de violences des centaines voire des milliers d’individus abandonnés et déséquilibrés.

Si bien entendu se trouver sans travail, jeune, en manque de valeurs de justice, de reconnaissance en tant que citoyen, qui font la force d’une société, ne conduit pas nécessairement à des attitudes extrêmes, cela favorise des attitudes de révoltes qui peuvent conduire à la délinquance, à des formes de repli sur soi, à des violences de comportement. Pour le moins cela peut conduire à la soumission, à l’abandon, au déni de soi, ce qui devient fréquent en l’absence de soutien, d’échange, d’action citoyenne même, d’accès à  la culture.

Pour sortir de cet engrenage destructeur d’une grande partie de la jeunesse il n’y a d’autres solutions que de les appeler à s’organiser dans la lutte pour défendre pied à pied des droits acquis mais aussi des  revendications légitimes.

Sans porter un jugement sur la nature des évènements de Turquie (dont je ne connais pas du tout les origines) il apparaît clairement que l’intervention populaire, la mobilisation, est souvent déterminante dans le sort des nations.

Nos démocraties européennes n’ont de possibilité de se prémunir des manipulations des classes dominantes que dans l’action politique structurée avec le débat d’idée et l’action permanents.

 

 

Attentat de Nice, les avancées de l’enquête

Samedi, 16 Juillet, 2016
Humanite.fr

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Moyen - Orient : une poudrière dans POLITIQUE

reuters

Quatre hommes ont été arrêtées à Nice dans l’enquête sur l’attaque perpétrée jeudi soir sur la promenade des Anglais par un homme au volant d’un camion frigorifique. L’enquête progresse et essaye de déterminer si Mohamed Lahouaiej Bouhlel a agi seul. Un bref communiqué d’une agence de presse de l’organisation Etat Islamique a revendiqué l’attentat ce samedi matin, désignant Bouhlel un « soldat ». Les équipes médicales sont mobilisées pour éviter que le bilan, 84 morts, ne s’alourdisse.

Le point sur l’enquête

« Il semble qu’il se soit radicalisé très rapidement. En tous les cas, ce sont les premiers éléments qui apparaissent à travers les témoignages de son entourage », a déclaré le ministre de l’Intérieur au sortir d’une réunion à l’Elysée. « Des individus sensibles au message de Daesh (le groupe Etat islamique) s’engagent dans des actions extrêmement violentes sans nécessairement avoir participé aux combats, sans nécessairement avoir été entraînés ».
« La modalité de la commission de son crime odieux est elle-même nouvelle, puisqu’il n’y a eu l’utilisation ni d’arme lourde ni d’explosif et, par conséquent, le traumatisme occasionné par la manière dont ce crime extrêmement violent a été commis choque profondément les Français. Et, en même temps, nous montre l’extrême difficulté de la lutte antiterroriste », a expliqué Bernard cazeneuve.

L’agence Amaaq, liée à l’Etat Islamique a revendiqué l’attaque, qui a fait 84 morts et plus de 200 blessés, dans un bref communiqué, décrivant Mohamed Lahouaiej Bouhlel comme un « soldat ». Un terme utilisé pour les terroristes qui agissent au nom de Daesh, mais qui ne combattent pas en Syrie.

 

communiqe dans POLITIQUE

 
 

« L’auteur de l’opération (…) menée à Nice en France est un soldat de l’Etat islamique. Il a exécuté l’opération en réponse aux appels lancés pour prendre pour cible les ressortissants des pays de la coalition qui combat l’EI »  

« Ce type d’action correspond très exactement aux appels permanents aux meurtres des ces organisations terroristes, tels qu’elles le prescrivent notamment dans leurs revues ou vidéos », avait expliqué le procureur de la république devant la presse à Nice, ajoutant que l’enquête s’attacherait à déterminer « les éventuels liens » du tueur avec des groupes « terroristes islamistes ».

Les enquêteurs cherchent à déterminer si Mohamed Lahouaiej Bouhlel, , a pu bénéficier de complicités.  Les arrestations de samedi ont eu lieu dans deux endroits distincts de la ville, précise-t-on de source policière.
Parmi les quatre hommes placés à leur tour en garde à vue, dont l’identité n’a pas été précisée par la source judiciaire, un a été interpellé vendredi et les trois autres samedi matin.
Son ex-épouse était en outre toujours en garde à vue samedi matin.
Un des officiers de police présent sur place a précisé qu’il s’agissait de « l’entourage proche » du tueur.

Le procureur a confirmé l’identité de l’auteur de l’attentat: Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Il aurait tiré « à plusieurs reprises sur trois policiers ».
L’homme, un chauffeur-livreur, en instance de divorce, était « totalement inconnu des services de renseignement (…) et n’avait jamais fait l’objet de la moindre fiche ni du moindre signalement de radicalisation », a-t-il déclaré. Il était en revanche connu de la justice pour des « faits de menaces, violences, vols et dégradations commis entre 2010 et 2016″.
« De 2002 à 2004, il a eu des problèmes qui ont provoqué une dépression nerveuse. Il devenait colérique, il criait, il cassait tout ce qu’il trouvait devant lui », a déclaré Mohamed Mondher Lahouaiej-Bouhlel, le père de l’auteur de l’attentat. Il raconte que la famille avait alors emmené Mohamed Lahouaiej-Bouhlel chez le médecin qui lui avait prescrit des médicaments pour lutter contre ces crises nerveuses. Il a décrit un homme « toujours seul, toujours déprimé » et qui ne voulait pas parler. Attentat à Nice: ce que l’on sait sur son auteur

Mobilisation et journées de deuil

La France entame samedi trois jours de deuil national décrété vendredi par le président de la république. Une minute de silence sera observée lundi à 12H00 dans le pays en hommage aux victimes.

Ce samedi matin François Hollande tient un nouveau conseil de sécurité et de défense restreint. Il est suivi par un conseil des ministres.
Le chef de l’état a préalablement annoncé une prolongation pour trois mois supplémentaires de l’état d’urgence qui devait s’achever le 26 juillet.  Il en a aussi appelé à la réserve opérationnelle, c’est-à-dire à tous ceux qui à un moment ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes.

Le bilan pourrait s’alourdir. Dix enfants et adolescents ont été tués, a précisé le procureur Molins. Le bilan total de 84 morts pourrait encore s’alourdir avec « 202 blessés, dont 52 en état d’urgence absolue » qui sont « entre la vie et la mort », selon lui.
Au moins 17 étrangers ont trouvé la mort dans l’attaque, dont trois Allemands, deux Américains, trois Tunisiens et trois Algériens.

Déroulé du carnage

C’était la nuit du jeudi au vendredi, peu avant 23 heures. A Nice la Promenade des Anglais à Nice était encore fermée à la circulation.  Le feu d’artifice du 14 juillet venait d’être tiré et la foule déambulait  après le spectacle. Un camion blanc a foncé sur les promeneurs  parcourant environ deux kilomètres et provoquant un carnage  avant que le conducteur ne soit abattu par la police. Sur son passage, il a laissé 84 corps selon un bilan encore provisoire, dont 10 enfants et plus de 200 blessés. 

Une fois sur le front de mer, le poids lourd a suivi la courbe de la baie de Nice, en faisant toutefois des zigzags pour faucher en chemin le maximum de passants, au milieu des cris et du tumulte provoqué par cette irruption soudaine. « Il y a eu brusquement un bruit qui ne m’était pas familier. Je me suis retourné et j’ai vu arriver ce camion à dix mètres de nous. J’ai dit à tout le monde ‘Courez! Courez!’ », se souvient Laurent un témoin. 

Au bout de sa course, Mohamed Lahouaiej Bouhlel ouvre le feu avec son pistolet automatique sur trois policiers au niveau de l’hôtel Negresco, où descendent habituellement les touristes fortunés.  Les policiers répliquent et une brève poursuite s’engage. Puis la trajectoire folle du camion s’arrête définitivement 300 mètres plus loin, devant un autre établissement de luxe, le Palais de la Méditerranée. Les policiers encerclent le poids-lourd, pare-brise criblé de balles, pneus crevés. Le chauffeur est mort sur le siège passager.
Dans la cabine du camion ont été découverts un pistolet automatique de calibre 7.65 mm, un chargeur, des cartouches, des armes factices, une grenade percée, un téléphone portable qui est en cours d’exploitation et divers documents. L’enquête sur cet attentat a été confiée à la section antiterroriste du parquet de Paris.

Turquie. Un putsch déjoué, Erdogan promet le nettoyage de l’armée

Samedi, 16 Juillet, 2016
Humanite.fr

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Reuters

Des militaires, avec des chars d’assaut et des avions de chasse, ont tenté un coup d’Etat pendant la nuit de vendredi à samedi dans les villes d’Istanbul et d’Ankara en Turquie. Erdogan semble avoir repris le contrôle, les autorités ont arrêté plus de 1500 membres des forces armées. Au moins 104 personnes ont été tuées et plus de 1150 blessées, au cours de véritables scènes de guerre. Les putschistes accusent le président de porter atteinte à la démocratie et à la laïcité.

Des putschistes de l’armée ont tenté de prendre le pouvoir en Turquie avec des avions de chasse et des chars, entraînant samedi une violente riposte d’Ankara et le retour précipité de vacances du président Recep Tayyip Erdogan, qui semble avoir repris la main. Les groupes de soldats qui avaient pris position dans des endroits stratégiques déposent un à un les armes et se rendent. 
Les affrontements, qui ont donné lieu à des scènes de violences inédites à Ankara et Istanbul depuis des décennies, ont fait au moins 90 morts, dont de nombreux civils, et plusieurs centaines de blessés a annoncé un responsable turc. 1500 militaires ont été arrêtés, dont cinq généraux et 29 colonels, selon l’agence progouvernementale Anadolu. Après que son Premier ministre Binali Yildirim a assuré que tout était « largement sous contrôle », le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré samedi avant l’aube qu’il « y a en Turquie un gouvernement et un président élus par le peuple » et que « si Dieu le veut, nous allons surmonter cette épreuve ».
Accueilli à l’aéroport d’Istanbul en provenance de Marmaris (ouest) par une foule compacte de sympathisants, Erdogan a adopté une attitude de défi, prédisant l’échec de la rébellion et assurant qu’il continuerait à assumer ses fonctions « jusqu’à la fin ». « Ceux qui sont descendus avec des chars seront capturés car ces chars ne leur appartiennent pas », a ajouté le président. Il a félicité les Turcs pour être descendus « par millions » dans les rues, notamment sur l’emblématique place Taksim à Istanbul, noire de manifestants conspuant les putschistes.
Dans la nuit, des militaires ont fait irruption au siège de la TRT, la télévision publique, dont un présentateur a lu un communiqué accusant le gouvernement de porter atteinte à la démocratie et à la laïcité. Le pays sera dirigé par un « conseil de paix » qui garantira la sécurité de la population, a-t-il poursuivi, annonçant l’instauration d’un couvre-feu national et de la loi martiale.

La TRT a ensuite cessé d’émettre mais les émissions ont repris aux premières heures de samedi après ce que le personnel a qualifié de prise d’otages.

Des scènes de guerre

La situation était toutefois loin d’être réglée au petit matin, huit heures environ après l’anonce de la tentative de coup d’Etat. Un avion a largué tôt samedi une bombe près du palais présidentiel à Ankara, et des avions de chasse F-16 ont bombardé des chars de rebelles aux abords du palais présidentiel, a indiqué la présidence.
Samedi matin, des élus étaient toujours retranchés dans le Parlement, sur lequel des chars ont ouvert le feu. Selon l’un d’eux, le bâtiment a été touché par trois tirs, qui ont fait plusieurs blessés. D’après un officier, l’aviation a abattu un hélicoptère utilisé par les putschistes à Ankara et l’agence de presse Anatolie fait état de 17 policiers tués dans l’attaque de leurs locaux, toujours dans la capitale. D’autres appareils pris par les rebelles continuaient en outre à tirer et des avions ont été dépêchés pour les intercepter, selon le Premier ministre Binali Yildirim.
La tentative de coup d’Etat a débuté avec l’arrivée d’hélicoptères et d’avion de chasse dans le ciel d’Ankara, tandis qu’à Istanbul, des militaires fermaient l’accès aux deux ponts qui enjambent le Bosphore, dont l’un est toujours illuminé en bleu, blanc, rouge, en hommage aux victimes de l’attentat commis jeudi soir à Nice. Selon l’agence de presse Anatolie, le quartier général des services de renseignements a été visé.
Le trafic aérien a été momentanément interrompu dans tous les aéroports et les réseaux sociaux étaient inaccessibles. L’agence de presse Anatolie a par ailleurs annoncé que le chef d’état-major avait lui aussi été pris en otage au quartier général de l’armée, avant d’être libéré ce samedi matin.
 

Appel au calme 

L’Union européenne (UE) a appelé samedi à un « retour rapide à l’ordre constitutionnel en Turquie », après la tentative de putsch, le président du Conseil européen Donald Tusk martelant que les difficultés persistantes du pays « ne pouvaient être résolues par les armes ».  Face à la tentative de coup d’Etat en Turquie, « l’UE soutient totalement le gouvernement démocratiquement élu, les institutions du pays et l’Etat de droit », ont asséné dans un communiqué commun Donald Tusk, le président de la Commission Jean-Claude Juncker, et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.  Ces déclarations ont fait écho à d’autres responsables comme le président américain Barack Obama ou le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, mais également à celles de plusieurs chefs d’Etat ou de gouvernement des 28. Le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a ainsi affirmé que « l’ordre démocratique doit être respecté en Turquie ». 
John Kerry a téléphoné à son homologue turc pour lui exprimer « le soutien absolu (des Etats-Unis) au gouvernement civil démocratiquement élu et aux institutions démocratiques ». A Paris, le ministère des Affaires étrangères a plaidé pour le respect de « l’ordre démocratique ». Le quai d’Orsay a en outre invité les Français présents en Turquie à ne pas sortir de chez eux.

Attentat de Bagdad : Apporter aux forces démocratiques et progressistes irakiennes le soutien dont elles ont besoin pour ouvrir une perspective de paix en Irak. »

 

L’attentat de Karrada, quartier de Bagdad, du dimanche 3 juillet a fait 250 morts et plus de 200 blessés. Près de 150 corps ne sont pas encore identifiés.

Ce massacre, revendiqué par l’Organisation de l’État islamique, n’a toutefois suscité aucun réel mouvement de solidarité internationale de la part de tous ceux qui, lorsqu’un tel événement ensanglante une capitale européenne, sont prompts à solliciter le soutien de chefs d’États et gouvernements à travers le monde.

Depuis 1991, le peuple irakien paie pourtant au prix le plus fort et le plus tragique les politiques d’ingérences bellicistes coalisées par les États-Unis qui, après les décennies de guerre, ont imposé, avec le consentement d’une partie des élites irakiennes, un système politique verrouillé fondé sur le principe du partage de pouvoirs entre les entités ethniques et confessionnelles du pays, aggravant le dépeçage de l’économie nationale irakienne, le développement fulgurant de la corruption et l’aggravation dramatique de l’insécurité, de la pauvreté et de la violence politique.

Daesh, en 2014, s’est engouffré dans cette brèche d’un pays mis à genou par ses propres dirigeants, à l’organisation étatique quasi inexistante et livrant les populations à elles-mêmes, à la misère et aux filières mafieuses. Aujourd’hui en très sérieuse difficulté sur le plan militaire, Daesh est repassé ces derniers jours à l’offensive meurtrière à Istanbul, en Arabie saoudite, notamment à Médine, et en Irak, à Bagdad, qui figure déjà parmi les 5 pays les plus touchés – au quotidien – par les attaques-suicides et meurtres de masses.

Depuis près d’un an, les Irakiens pourtant plongés dans la guerre sont mobilisés sur l’exigence de profondes réformes démocratiques, économiques, sociales, judiciaires et législatives. Le gouvernement irakien n’a rien trouvé de mieux que de réprimer les manifestations hebdomadaires organisées par les forces citoyens sociales et démocratiques du pays. Ces mêmes forces, et toute la population du pays, sont la cible de Daesh. Elles sont prises entre les méfaits de l’incompétence du gouvernement irakien et la violence sans borne des obscurantistes.

La colère du peuple irakien a poussé à de premières démissions.

Ce dont le peuple irakien, dans toutes ses composantes, a besoin, c’est de véritables politiques de solidarité et de coopérations internationales qui lui permettent de reprendre le contrôle du pays, de ramener la paix, et d’engager des processus de développement économique, sociale et écologique fondé sur un dialogue national et l’égalité entre les citoyens.

Il est de la responsabilité du gouvernement français, qui a engagé notre pays dans des opérations militaires en Irak et en Syrie contre Daesh, d’apporter aux forces démocratiques et progressistes irakiennes le soutien dont elles ont besoin pour ouvrir une perspective de paix en Irak.

Le Parti communiste français continuera d’agir pour que la politique internationale de la France change d’orientation et s’inscrive dans une démarche multilatérale capable de garantir au peuple irakien, et aux peuples de la région, le retour à la stabilité et la sécurité en tout domaine.

Le PCF présente aux familles des victimes ses plus vives condoléances, s’incline devant la mémoire des disparus et exprime son soutien au peuple irakien tout entier.

Le PCF adresse également à la direction et aux membres du Parti communiste irakien dont trois de ses militants ont trouvé la mort dans ce lâche attentat l’expression de sa solidarité la plus totale.

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Terrorisme et union sacrée !

Posté par jacques LAUPIES le 16 juillet 2016

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Des candidats qui font feu de tous bois, même lorsqu’ils l’ont mis dans un récent passé !

 

Personne ne semble vraiment poser les vraies questions que soulève ce dernier attentat comme les précédents.

Les spéculations vont bon train sur ce qui semble être la préoccupation essentielle des hommes politiques en responsabilité de tous bords et qui ont la possibilité de s’exprimer dans la plupart des médias, à savoir juger de la mise en œuvre des moyens « techniques » (policiers, militaires, des services de renseignement) susceptibles de stopper les attentats.

J’ai évidemment eu le  réflexe de rechercher une déclaration du PCF  et donc ai trouvé celle de Pierre Laurent essentiellement marquée par un soutien aux familles et proches des victimes et appelant au rasseùblement. Une première déclaration qui est justifiée mais ne saurait évidemment suffire pour répondre à l’attente d’une réponse politique plus complète que peuvent espérer les militants communistes !

Dire que nous devons rester unis pour faire reculer les violences est une exigence quand la nation est ouvertement menacée. D’autant que les initiateurs du terrorisme espèrent en la division pour atteindre leurs objectifs. Mais ces objectifs ne revêtent pas qu’un aspect religieux, comme voudrait nous le faire croire la droite et l’extrême droite. Ils sont fondés sur des intérêts économiques derrière lesquels se profilent  des contradictions de classe. Ce qui ne peut échapper aux communistes.

De  notre côté nous n’échappons pas à des intérêts économiques auxquels ont tente de substituer des valeurs propres à notre société (démocratie, liberté, laïcité, etc.)

Ainsi avec l’utilisation du dogmatisme religieux d’un côté et le recours à nos « valeurs républicaines » de l’autre disparaît dans le débat sur le conflit la raison fondamentale de son existence : la question de la possession de la maitrise et de l’exploitation de richesses ?

Et dans les deux camps sous le coup des émotions provoquées par les souffrances et les peurs on en vient à seulement stigmatiser la violence que nous fait subir l’adversaire !

Des adversaires qui ne manquent pas de détourner les méfaits de l’état de pauvreté dans lequel sont maintenues leurs populations vers une révolte dont il est facile de nous rendre responsable (puisque nous sommes, dans nombre des cas,  impliqués dans le développement  de régimes à forme néocoloniale)

Nous (occidentaux) en trouvant dans la menace terroriste la possibilité de mettre au second plan les exigences de maintien et de développement de nos droits sociaux.

Le recours aux conflits d’ordre religieux d’un côté, à la défense de « valeurs républicaines » de l’autre deviennent prétexte à un développement du conflit et donc à appel à la guerre ! S’effacent les fondements économiques et la cause profonde du conflit : le système d’exploitation capitaliste générant des intérêts de classe opposées irréconciliables !

Peut on de ce fait accepter dans les camps qui s’opposent, oublier, effacer, des siècles de colonialismes, des décades de néocolonialisme, des pratiques nationalistes, toutes inspirées par l’exploitation de l’homme par l’homme et appeler ainsi comme sont tentés de le faire certains à l’union sacrée entre possédants et prolétaires, entre exploiteurs  et exploités et taire la responsabilité des fauteurs de guerre, fussent-ils d’ancien ou d’actuels chefs d’état, fussent ils coupables ou seulement responsables ?

Agir ainsi en ignorant les aspects économiques et sociaux du conflit, permet à notre propre bourgeoisie de falsifier les enseignements de l’histoire et induire en erreur notre peuples et sa jeunesse en particulier.

Pas de compromis avec les fauteurs de guerre. Dénonçons les manœuvres politiciennes de partis, de clans, qui ne manqueront pas de tenter de jouer avec nos colères et nos émotions devant l’horreur, hélas bien réelle des massacres. Qu’ils soient à l’initiative de réseaux organisés ou relèvent de déséquilibrés particulièrement manipulables ces actes monstrueux n’ont qu’un fondement : l’injustice sociale dans toute sa dimension planétaire

 

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Attentat de Nice : « Ensemble nous ferons reculer les violences aveugles, les haines, la peur » (Pierre Laurent) 

Notre pays tout entier vit des heures douloureuses après le massacre de 84 femmes, hommes et enfants perpétré à Nice par un homme au volant d’un semi-remorque lancé en trombe sur la Promenade des Anglais alors que tant de familles, de jeunes, d’enfants des quartiers populaires et de toute la ville, des touristes, étaient venus fêter ensemble la Fête de la Fraternité, notre fête nationale. Notre nation endeuillée, profondément choquée, est saisie d’effroi et de chagrin. La solidarité des habitant-e-s de Nice et des environs, la réactivité des forces de l’ordre et des services de secours sont remarquables : aucun d’entre nous n’est prêt à céder à la peur ni à la haine.

Je veux m’incliner devant la mémoire des disparu-e-s, présenter à leurs familles et amis les condoléances du Parti communiste français, et les assurer de notre soutien, de celui de nos élus et de nos militants. Mes pensées se tournent vers les 18 blessés qui sont encore dans un état d’extrême gravité et les dizaines de blessés qui ont été atteints en souhaitant que leur vie soit sauvée, et leur dire que nous sommes tous à leurs côtés dans cette épreuve aussi tragique que profondément injuste. Comme tous nos concitoyens et tou-te-s celles et ceux qui ont choisi la France pour y vivre, j’ai le coeur brisé par cette abomination. Il n’y a aucune justification, et encore moins de fatalité, aux meurtres de masse quels qu’en soient les motivations et mobiles.

L’heure n’est pas aux polémiques politiciennes stériles mais à l’enquête et à l’aide aux victimes, à la solidarité et la fraternité.

Le Parti communiste français et ses militants seront vigilants et mobilisés pour qu’à Nice comme partout en France, la solidarité avec les victimes et leurs familles et le soutien dont les habitant-e-s de Nice et des Alpes Maritimes ont besoin soient sans faille.

C’est dans le rassemblement des femmes et hommes de paix de notre pays qu’ensemble nous ferons reculer les violences aveugles, les haines, la peur.

 

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Les oeufs et les paniers pour les dominants et quoi pour les dominés ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 juillet 2016

C’est bien connu la bourgeoisie française, comme nombre de bourgeoisies du monde, n’a jamais misé, dans le temps en particulier, sur les mêmes représentations politiques. Chacun sait, enfin devrait savoir, que nos hommes politiques, nos chefs d’état que l’on glorifie ou à l’inverse parfois que l’on assassine ne sont pas nos véritables gouvernants. Hier je parlais de pantins : c’est nettement mieux approprié car leur attribuer un pouvoir excessif hors de celui de ceux qui les manipulent, relève de la plus pure naïveté.s

J’entendais récemment dans une évocation de la vie de George Simenon, une citation de lui  exprimant cette idée que les véritables gouvernants sont les trusts et la finance. Mais l’affaire ne date pas du 19ème  ou du 20ème siècle et même sous l’ancien régime, avant la révolution française, les banquiers tenaient entre leurs mains nobles et rois ! Et on pourrait chercher plus loin car ce n’est pas d’aujourd’hui que l’exploitation du travail des uns agrandit la fortune des autres.

Cette « subtilité » échappe  à une grande partie de l’opinion qui préfère regarder le bout du nez ou s’agitent des boucs émissaires qu’on lui fabrique plutôt que d’aller voir derrière l’écran ce qui se passe réellement.

Bien qu’il paraisse à certains, impensable que les hommes politiques puissent n’avoir aucune marge de manœuvre sauf celle que leur accordent les forces économiques et financières qui les portent au pouvoir, la réalité est bien là cependant pour le prouver. Il n’est pas un chef d’état qui puisse s’y soustraire sauf à s’appuyer de manière permanente sur un peuple éclairé.

Mais les peuples sont dans notre humanité souffrante soumis à toutes sortes d’obscurantismes, d’intérêts contradictoires qui les divisent et dans ces conditions on peut penser que seule les dictatures peuvent-être une issue ! Dictature qui se réclameront toujours de lui pour servir une classe, une caste bureaucratique dogmatique et que sais-je encore !

Même les régimes, ou règne la réduction des libertés au nom de la liberté et du bien être  social pour demain, ne peuvent échapper aux pressions extérieures et seule la confiance populaire peut les sauver ! Un confiance renouvelée par l’usage de la démocratie est incontournable mais à condition qu’il s’agisse d’une vraie démocratie à instituer à tous les niveaux : économique, social et culturel en impliquant les citoyens le plus largement. Ce qui parallèlement exige des institutions appropriées, une éducation populaire formant à la notion d’intérêt général et au respect de libertés individuelles. Mais est-ce possible sans en préalable poser la question d’une substitution à la propriété des moyens de production essentiels, une propriété sociale gérée démocratiquement.

Peut-on en arriver là sans intervention populaire consciente  de l’enjeu et prête à se prolonger pour soutenir les réformes à engager ? Peut-on de ce fait prendre seulement appui sur des mouvements spontanés, hétéroclites souvent manipulables par les adversaires, les conservateurs de l’ordre existant disposant de moyens considérables sur le plan de l’éducation, de l’information et des services d’ordre ? Assurément non et c’est pourquoi  sont indispensables des organisations politiques, syndicales et associatives, capables de définir les besoins, les objectifs pour les satisfaire ?

Les classes dominées, que ce soit pour détruire le système qui les opprime et les exploites, les instrumentalise, ont besoin d’une grande et force  politique organisée capable de synthétiser les aspirations de tous (le fameux 99  %°) pour mettre un terme à la puissance écrasante et toujours plus grande d’une minorité (le 1 %) Cette grande force politique n’existe pas depuis l’affaiblissement du PCF qui demeure cependant le germe de sa constitution pour au mois deux raisons essentielles :

- ses principes d’analyse prennent appui sur l’expérience du courant socialiste français depuis la révolution de 1789 avec les apports théoriques du marxisme et les enseignements nés des expériences du mouvement communiste international avec ce qu’elles comportent de positif mais aussi de relativement négatif résultant d’un détournement total de la pensée communiste

- son organisation née de la nécessité d’une rupture avec la faillite des concepts réformistes  de collaboration de classe  qui ont vu le peuple français entrainé dans des guerres et donc conduit à des expériences issues des luttes anticoloniales, patriotiques, politiques et sociales en France depuis bientôt un siècle. Un organisation largement inspirée également des expériences révolutionnaires de la Commune  de la révolution russe d’octobre 1917 mais aussi des différentes implications  positives dans des soutiens et alliances au sein de la gauche française.

Et ce n’est pas parce que des erreurs stratégiques ont pu être commises, dont évidemment ce recours à des candidatures extérieures  au PCF aux présidentielles et des alliances confuses dans certaines élections lesquelles, même inspirées par nos craintes d’affaiblissement constant subi comme une épée de Damoclès, qu’il nous faut considérer que le peuple de notre pays n’aspire pas à une véritable force de changement porteuse des valeurs sociales et républicaines,

La constitution de cette force que nous pourrions incarner et que nous avons donné l’impression d’abandonner n’aurait-t-elle  pas permis d’éviter l’inflation de l’abstention et peut être même la grimpée du Front National ?

Si la bourgeoisie ne met pas tous ses œufs dans le même panier et est fort capable d’utiliser les trois que constitue le FN, LR et sociaux libéraux du PS, en fonction de ses besoins, elle peut fort bien en constituer un quatrième dans lequel nous pourrions être confondus. A éviter sans pour autant ne pas rassembler ! Soyons nous mêmes en préalable pour éviter le piège !

 

 

Les dessous d’une «macronnerie» jouée sur scène à la Mutualité

gérard le puil
Mercredi, 13 Juillet, 2016
Humanite.fr

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Hier à la Mutualité, Emmanuel Macron a privilégié la forme au fond.

Hier à la Mutualité, Emmanuel Macron a privilégié la forme au fond.
AFP

Deux jours avant l’entretien télévisé que le président de la République accorde à France 2 et TF1 après le défilé du 14 juillet, Emmanuel Macron a tenu devant son fan club « En Marche » un discours de candidat presque déclaré à la présidence de la République. Avec pour programme la « disruption » au service du capital, histoire de ne laisser que la précarité en guise de perspective pour le plus grand nombre.

Il est des coïncidences qui ne relèvent pas du hasard. Le jour où Emmanuel Macron tenait meeting à la Mutualité, paraissaient deux sondages. L’un pour tenter de le mettre en selle, l’autre pour nous rappeler à quel point les Français en ont assez de François Hollande. Réalisé pour Le Parisien, un sondage Odoxa du 7 et 8 juillet auprès de 1008 personnes nous indique que 70% des sympathisants de la gauche – prise dans la globalité des électeurs qui s’en réclament-  ne souhaitent pas que Macron soit candidat à la présidentielle de 2017  tandis que 30% le souhaitent. En revanche, seulement 47% des électeurs de droite ne souhaitent pas que Macron soit candidat alors que 53% souhaitent qu’il le soit.

L’autre sondage, effectué pour le compte de l’hebdomadaire Marianne par Harris Interactive auprès de 3 796 personnes, nous apprend que 32% des personnes interrogées, toutes sensibilités politiques confondues, souhaitent que Macron soit candidat à la prochaine élection présidentielle, alors que 65% sont d’un avis contraire. A la même question posée à propos de Manuel Valls, ils sont 19% à souhaiter qu’il soit candidat en 2017 tandis que 77% sont contre. Mais celui qui s’en sort le plus mal est François Hollande : 82% des Français ne souhaitent pas qu’il soit candidat pour un second mandat et seulement 14% disent souhaiter qu’il le soit. En termes de demande politique, François Holland chemine ainsi entre les deux candidats d’extrême gauche que sont Nathalie Artaud (14% pour et 81% contre) et Philippe Poutou (13% pour et 82% contre).

Savonner la planche de Hollande

C’est donc dans ce paysage politique très défavorable au président de la République et à son premier ministre que Macron a fait sa « Mutu » le 12 juillet au soir. Il s’agissait de savonner la planche à François Hollande en parasitant son traditionnel entretien du 14 juillet à 13H15 accordé aux présentateurs de France 2 et de TF1. Lesquels pourront aussi lui poser des questions sur ses frais mensuels de coiffeur que le Canard enchaîné évalue à 9 895€, facture à l’appui !

A la Mutualité Macron a parlé de rupture et lancé d’emblée : « Imaginez où nous serons dans trois mois, dans six mois, dans un an!» A quoi ses fans ont lancé : »Macron président ! ». A quoi Macron a alors répondu : « je vais prendre tous les risques » en se gardant d’être plus précis. Puis il a poursuivi en ces termes : «J’ai constaté à quel point le système ne voulait pas changer. Je n’ai pas réussi à faire certaines choses. J’ai connu mes échecs. J’ai vu combien  était long le temps de prendre des décisions et de faire voter des lois», avant de considérer que la loi travail El Khomri, pas encore adoptée, était déjà dépassée à ses yeux. Il est vrai que Macron parle surtout de « disruption » et de « destruction créatrice » sans jamais se poser la moindre question sur ce gaspillage permanent de capital puisqu’à ses yeux, cette destruction permanente d’équipements induite par la concurrence de tous contre tous doit être financée par la régression sociale permanente, le statut d’auto-entrepreneur sans droit sociaux étant la dernière trouvaille pour accélérer le processus qui conduit vers l’esclavage pour le plus grand nombre.

Macron a piqué le programme de Valls !

Pour mener cette politique, Macron a commencé par dire qu’il voulait, en guise de projet, « rassembler tous les progressistes autour d’une même vision de la France ». Là il chasse déjà sur les terre de Manuel Valls, qui, furieux, a lâché devant des journalistes un peu plus tôt « il est temps que tout cela s’arrête ». Mais Macron n’a pas arrêtéé. Ce qu’il veut, a-t-il dit à la Mutu , c’est « rassembler des personnes de la gauche et pleinement de gauche, du centre et pleinement du centre, de la droite et pleinement de la droite ». Il a même appelé ça « un rassemblement des progressistes » capable de « prendre les décisions courageuses dont notre pays a besoin. Bref, il a piqué le programme de Valls !

Néanmoins, la démarche de Macron comble d’aise Gérard Collomb, le sénateur-maire socialiste de Lyon, qui s’exprime dans le Figaro de ce mercredi . « Pour le chef de l’Etat, Emmanuel Macron est une sorte de fils, même si c’est un fils prodigue. Hollande me semble avoir de la tendresse pour lui. Mais il peut ressentir, comme tous les pères qui voient leur fils grandir, un pincement au cœur ». Toutefois, le maire de Lyon n’est pas qu’un grand sentimental. Quand le journal de Serge Dassault lui demande ce que Macron peut apporter à Hollande, sa réponse est claire : « Le président peut quelquefois se dire que les sondages ne lui permettront pas d’être candidat. Dans ce cas, Emmanuel Macron est le seul à pouvoir empêcher la défaite. Car il est seul susceptible de rassembler une grande partie de la gauche. Mais aussi ces gens de la droite et du centre  qui veulent dépasser les clivages politiques ».

Bref, comme l’écrit Maud Vergnol dans l’éditorial de l’Humanité de ce jour : « Emmanuel Macron, c’est un peu Bernard Tapie en moins vulgaire. Quoique … ».

 

 

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Macron : Il sert la finance et puis veut servir le peuple Quelle générosité ! Je vais pleurer pas vous ?

Posté par jacques LAUPIES le 14 juillet 2016

Ce soir « C dan l’air » qui roule pour tout ce qui est susceptible  d’offrir une alternative sans alterner, disons dans la continuité de la pensée unique et se sa traduction politique a convoqué les habituels commentateurs  en l’honneur du jeune vieux le susnommé  »MACRON ».

Bassiné toute la journée par les chaines s’information sur le petit prodige de la politique souhaitée dans des milieux plutôt à l’aise financièrement (son assemblée à la Mutualité n’était pas particulièrement marquée par la présence les citoyens frappés de souffrances de fin de mois difficile)  Le plateau était tristounet te m’inspirait plus une deuxième sieste qu’une écoute attentive. Trouvant cependant que ses fonctions passées de Banquier n’allaient pas jouer en sa faveur. Dont acte !

Mais qu’il soit un ex serviteur de la Finance ne veut rien dire me dirons ces tous ces gens qui croient mordicus au libre arbitre acharné. Depuis des siècles,  à condition qu’ils ne soient pas trop à gauche, la bourgeoisie s’accommode en fonction du moment et du contexte avec des hommes symbolisant et défendant des valeurs telles que l’exploitation du travail, les compromis ou même compromissions de classe, la patrie des dominants, la liberté du renard dans le poulailler.

Et ils sont légion à s’inscrire dans ces « valeurs »

Au fait le peuple, ses partis authentiques, vu le nombre qu’ils représentent ne seraient-ils pas foutu de trouver ceux qui sont contre l’exploitation de l’homme par l’homme,  qui refusent les compromissions, qui mettent des barrières au renard ? Il semblerait que certains en doutent !

Macron, une « denrée périssable »?

Par Maud Vergnol
Mercredi, 13 Juillet, 2016
L’Humanité

L’éditorial de Maud Vergnol. « Encore un accroc à son costume d’homme providentiel. »

Encore un accroc à son costume d’homme providentiel. Après avoir usé toutes les grosses ficelles de la communication politique pour voler la vedette à François Hollande, la veille du 14 juillet, Emmanuel Macron a finalement redescendu une marche, en n’annonçant pas sa candidature à l’élection présidentielle. Son premier meeting, hier soir à la Mutualité, avait pourtant pour objectif de placer le ministre de l’Économie sur « la ligne de départ », de dévoiler sa « vision d’homme d’État »…

Il n’aura offert qu’un médiocre spectacle de tout ce que la communication politique peut faire de pire, summum de novlangue libérale inspirée des travaux de l’Institut Montaigne. Car chez les « marcheurs », on ne convainc pas un citoyen, on « pénètre un marché ». On ne distribue pas de tract, on « diffuse un produit ». On n’est pas adhérent d’un parti (trop ringard!), mais un entrepreneur qui « disrupte » ses concurrents. Bref, on « fait de la politique autrement », c’est-à-dire comme toutes les générations d’énarques qui l’ont précédé, avançant masqués dans un carnaval de renoncement au progrès au social.

Emmanuel Macron, c’est un peu Bernard Tapie, en moins vulgaire. Quoique… Dans un entretien publié dans le Wall Street Journal, le ministre de l’Économie n’a rien trouvé de mieux que de comparer son ancienne activité de banquier d’affaires à de la prostitution. « On est comme une sorte de prostituée. Le job, c’est de séduire », lâchait le champion du mépris de classe, incarnation de la technocratie au service de la finance.

La droite, qui le considère comme l’un des siens, ne s’y trompe pas, tout comme le grand patronat, qui n’hésitera pas à mettre la main au portefeuille pour faire gravir les marches à son « obligé ». Pour garantir la croissance d’En marche !, le ministre de l’Économie s’est tourné vers une agence spécialiste de la publicité alimentaire. Macron, «une denrée périssable» ?

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Eté de fête mais aussi été de luttes

Posté par jacques LAUPIES le 13 juillet 2016

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On peut aimer le passé et réfléchir à l’avenir (Fêtes de la Tarasque)

Les manipulateurs, les ficelles, les pantins et nous

Cela ne me réjouit pas de voir des socialistes encartés, et encore moins de sympathisants de ce parti, durement confrontés à la gymnastique à laquelle se livre les tendances proches du pouvoir actuel symbolisé par Valls, Hollande et Macron. Je ne m’étendrais pas sur le « cinéma » auquel se livrent ces tendances. Il est trop facile de démontrer qu »elles sont instrumentalisées par les tenants d’un capitalisme malins et calculateurs à souhait.

Evidemment ces maitres de l’économie et de la finance n’apparaissent pas et  leur concertation et les stratégies qui en découlent trouvent explication dans les comportements des « pantins » agités par de savantes ficelles ! Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même il suffit d’introduire ses hommes et se femmes formés et fabriqués, hélas dans nos grandes écoles, mais aussi dans tout ce que notre société produit d’institutions économiques, sociales, culturelles et parfois religieuse ou règne la pensée libérale, même s’il arrive par ci par la que des intellectuels, des chefs religieux pleurent sur la pauvreté.

Trouver les manipulateurs et les ficelles  est parfois plus difficile que de voir les pantins s’agiter, qu’ils soient de droite et osent se dire de gauche ! Cela nécessite comme nous le rappelons souvent beaucoup de théorie et de méthode. Pas facile à trouver surtout quand toute une vie a été conditionnée par les incertitudes pour l’avenir liées au travail (chômage et précarité) aux revenus modestes insuffisants (salaires et retraites) pour soi et ses enfants, le tout perturbé par des pressions médiatiques qui encouragent l’abrutissement et parfois même l’imbécilité !

Comme nous le disons parfois ici, il est plus facile de justifier les causes des difficultés en critiquant son voisin immigré ou d’un statut social différent, préférable au nôtre, que de se livrer à l’analyse des mécanismes du système, par exemple en expliquant comment des milliards sont extorqués aux peuples et détournés d’une conduite rationnelle de l’économie. Encore plus compliquéde mettre en garde contre les démagogies des partis, comme celle du FN qui fait semblant de s’offusquer de la mise en cause de la loi de travail.

Il y a cependant un moyen d’y voir plus clair. Tout simplement en débattant de politique régulièrement avec les communistes

Une idée à creuser, notamment par les jeunes !

 

 

Le macronisme, un rocardisme sarko-compatible

Grégory Marin
Mardi, 12 Juillet, 2016
L’Humanité

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Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron au cours de la Cérémonie d’hommage à Michel Rocard, aux Invalides à Paris, le 7 Juillet dernier.

Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron au cours de la Cérémonie d’hommage à Michel Rocard, aux Invalides à Paris, le 7 Juillet dernier.
Photo : AFP

Le ministre de l’Économie a mis son collectif politique, En marche !,au service du dépassement des « vieux clivages ». Un refrain sur l’air du « renouvellement de la vie politique » déjà maintes fois entendu…

Son agenda politico-médiatique ressemble au Bottin mondain. Ces dernières semaines, on a vu le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, suivre une étape du Tour de France, pour y rencontrer l’ancien ministre socialiste de l’Agriculture (1998-2002) Jean Glavany, puis l’ancien candidat centriste aux élections présidentielles de 2002, 2007 et 2012 François Bayrou. On l’a aussi vu dans Gala, le magazine de « l’actu des stars », fêter le 88e anniversaire de la chanteuse Line Renaud aux côtés de Vanessa Paradis, Johnny Hallyday, Muriel Robin et Stéphane Bern. Mais c’est ce soir que se tient le rendez-vous qui compte le plus pour cet ambitieux : le premier grand meeting parisien de son « collectif politique », En marche !, à la Mutualité.

Selon un sondage pour Paris Match publié la semaine dernière, au moment de la mort de Michel Rocard, Emmanuel Macron serait la personnalité politique qui « incarne le mieux l’héritage » de l’ex-premier ministre de François Mitterrand, devant des caciques socialistes, tels Martine Aubry ou Manuel Valls. Un élément supplémentaire qui pourrait pousser sa candidature à la présidentielle 2017. Pour le compte du président sortant ou son intérêt personnel ? La question reste posée, après celle de sa démission, dont plusieurs sources politiques imaginent l’annonce officielle ce soir.

L’association En marche ! reprend des recettes de la «vieille» politique

La seule certitude tient à la méthode Macron, qui sur la forme, sous prétexte de « renouvellement de la vie politique » – le titre officiel de « l’association » En marche ! –, reprend des recettes de la « vieille » politique (porte-à-porte, conférences, formations, séminaires) ; et sur le fond pratique le même « rocardisme » que ses collègues socialistes du gouvernement, le vocabulaire sarkozyste en plus. Il y a beaucoup de maquillage sur ce « nouveau visage » de la politique, mais les idées, elles, datent. Comme celle du mérite individuel, censé dépasser les barrières de classe : « Le plus insupportable, ce n’est pas qu’il y ait des riches et des pauvres, écrit le ministre, c’est que les enfants pauvres aient si peu d’espoir de s’élever au-dessus de leur condition et d’avoir l’opportunité de contribuer à la nécessaire transformation du pays. »

Son opération brouille-t-elle Macron lui-même ? Ainsi affirme-t-il que « la plupart de nos concitoyens » ne réclament « pas plus de protection sociale ». Or, les « marcheurs » qui livrent témoignage en ligne de leur engagement soulignent eux-mêmes comme une « chance » le « système de protection sociale unique » (Sydney), le « système de santé solidaire » (Natacha), le « modèle de protection sociale et de santé dont bénéficie chaque citoyen » (Christophe). Ces « marcheurs », petits soldats recrutés pour « promouvoir » la politique « qui dépasse les vieux clivages », le ministre et ses équipes les ont repérés dans des associations « pour l’éducation, l’agriculture, le logement, l’entrepreunariat »… Pour la communication, le « macronisme » considère que l’engagement transcende les partis. Sur son site, il nuance : la double appartenance est encouragée, « seulement refusée à ceux qui sont déjà adhérents d’une formation dont les valeurs sont manifestement incompatibles avec les nôtres ». Vu l’insipidité des valeurs développées, difficile de refuser l’adhésion d’un militant PS, LR, voire (question européenne mise à part) d’un FN…

Pour qui se souvient de la mandature Sarkozy, ce message « transpartisan » a clairement des accents de droite. Des « valeurs » qu’Emmanuel Macron dit avoir « chevillées au corps », détaillées sur le site Internet de son collectif, « la première c’est le travail », écrit-il. « Source d’émancipation individuelle », « moyen le plus puissant de se libérer du déterminisme » pour Macron, il avait « valeur de libération » pour Sarkozy, qui, pour combattre le « déterminisme », proposait de « supprimer les droits de succession parce que je crois au travail » (1)… Le bégaiement de l’histoire va au-delà, puisque l’essence même d’En marche ! est de combattre les « blocages », détaille Macron, notamment « les normes et les contraintes empilées depuis des décennies ». En 2007, Nicolas Sarkozy dénonçait « contraintes et normes de toute nature ». Troublant parallèle. Il est vrai qu’Emmanuel Macron ne se réclame pas personnellement de la gauche, seuls ses collègues du gouvernement justifient leur propre politique, économique notamment, en l’affublant de cette étiquette…

 

réseaux macron : libéraux, strauss-kahniens, banquiers

En marche ! est présidé par Véronique Bolhuis, compagne de Laurent Bigorgne, directeur du très libéral Institut Montaigne. Son trésorier, Cédric O, ancien conseiller de Pierre Moscovici, comme le secrétaire général, Benjamin-Blaise Griveaux, sont des anciens strauss-kahniens passés au privé (Safran et Unibail-Rodamco). L’association de financement est présidée par Christian Dargnat, ex-DG de BNP Paribas Asset Management. Le trésorier, Emmanuel Miquel, est capital-risqueur chez Ardia. Quant au secrétaire, Stanislas Guerini, directeur client chez Elis, c’est aussi un ancien strauss-kahnien.

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