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Des propositions pour eviter le pire

Posté par jacques LAUPIES le 30 juillet 2016

Aborder la question des jeunes et plus particulièrement celle des 13 / 14 ans dans les milieux populaires n’est pas sans intérêt eu égard à ce qui se prépare si des mesures urgentes ne sont pas prises pour enrayer leur embrigadement  dans le pire en  l’absence d’offre  de perspectives positives pour leur avenir.

Je reproduis ci-dessous des propositions pour lutter contre le terrorisme publiées dans l’Humanité qui se distinguent des discours et commentaires médiatiques

Relevé sur MSN : peut-on cacher une catastrophe?

Pour la présidente de l’association « La Brigade des mères », le religieux a pris « toute la place » dans les quartiers en France.Terrorisme : "les 13-14 ans qui arrivent, ce sont des bombes à retardement"© Fournis par Lagardère Active Digital Terrorisme : « les 13-14 ans qui arrivent, ce sont des bombes à retardement »« Je voulais tirer la sonnette d’alarme ». Nadia Remadna est la présidente de « La Brigade des mères », une association qui lutte contre la radicalisation dans les quartiers et qui aide les parents à y faire face. « Tout le monde a une mère, et quelle qu’elle soit, on la respecte », assure-t-elle sur Europe 1 vendredi matin.« Le religieux est partout » Dans sa ville de Sevran, en Seine-Saint-Denis, Nadia Remadna a vu au fil des années la radicalisation gagner du terrain. « Dans les quartiers malheureusement, le religieux a pris la place, il est partout », constate la mère de famille. « C’est le religieux qui emmène en vacances, c’est le religieux qui fait le CV… Et les élus font appel aux religieux dès qu’il y a un problème. Mais on ne fait jamais appel aux mères. Pourtant, elles sont les premières concernées », déplore-t-elle. Dans ce contexte, mère de famille se dit « très pessimiste ».  »Les enfants de 13-14 ans qui arrivent, ce sont des bombes à retardement, parce qu’ils n’ont rien à côté ».La difficulté d’alerter

 Selon elle, l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray « aurait pu être évité » si on avait écouté la famille d’Adel K., qui a alerté sur la radicalisation de son enfant. « Quand on alerte, on nous dit que le salafisme n’est pas un délit« , témoigne-t-elle. Nadia Remadna dénonce par ailleurs les dissimulations malhonnêtes de certains mentors radicaux. « Tout le monde sait que, sous couvert d’associations – par exemple des cours d’arabe – ce sont en fait des cours coraniques », atteste celle qui se considère comme « une lanceuse d’alerte ». 

Des menaces contre ses enfants

 A cause de son combat contre la radicalisation dans les quartiers, Nadia Remadna est menacée au quotidien, tout comme ses enfants. Pour autant, elle ne bénéficie « d’aucune protection policière ». « J’ai dû arrêter de travailler, je n’ai plus de ressources, je n’ai pas le droit au RSA », raconte-t-elle.

Nadia Remadna est l’auteure de l’ouvrage Avant, on craignait que nos enfants tombent dans la délinquance. Maintenant on a peur qu’ils deviennent des terroristes. Comment j’ai sauvé mes enfants

       

DES PROPOSITIONS

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Refuser le choc des civilisations et la guerre des religions

adrien rouchaleaou
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

«Il est urgent de réaffirmer nos principes républicains, laïques et démocratiques »

Jusqu’ici, tout le monde s’accordait à dire qu’au-delà de quelques sorties de route nauséabondes, la société française avait plutôt bien réagi à la suite d’attentats qui a frappé le pays, cherchant l’union et l’apaisement plutôt que la tension et la vengeance. Avec l’attaque de Nice, puis celle de Saint-Étienne-du-Rouvray, quelque chose s’est cassé dans une fraction importante de la société française, et notamment dans tout un pan de sa représentation politique. Au-delà de la polémique sur le dispositif policier à Nice, certains responsables politiques jouent avec le feu, laissant entendre que ce serait un choc des cultures (pour ne pas dire des civilisations), voire une guerre de religions qui se jouerait.

On a pu ces dernières heures lire le député LR Éric Ciotti condamner les appels à refuser les amalgames entre islam et terrorisme, Nicolas Sarkozy estimant qu’en s’en prenant à l’Église catholique, ce serait « l’âme de la France » qui serait « touchée » (Marine Le Pen dit la même chose presque mot pour mot), et même Bernard Cazeneuve, ministre socialiste de l’Intérieur envisager en Conseil des ministres un concordat avec l’islam, laissant craindre un contrôle de l’État sur le culte musulman.

« Les attentats, assassinats et actes de barbarie qui se succèdent sont perpétrés pour diviser notre société et pour diffuser la peur, la haine et le rejet de l’autre », analyse le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier. « Ces barbares tentent de nous emmener dans une guerre civile, prévient-il. Il est donc urgent de réaffirmer nos principes républicains, laïques et démocratiques. » Un point de vue qui rejoint celui du député non inscrit Pouria Amirshahi, pour qui « la société française est disponible pour prendre sa part dans l’effort (…) Mais quand vous figez par un discours de peur une société qui est déjà traversée de multiples fractures cela complique la tâche ». À l’inverse, l’élu préconise de « très vite sortir des discours de tribune parlant de nos banlieues pour mettre dès maintenant autant de créations de postes nouveaux pour les politiques publiques de la ville, de l’action sociale, de l’éducation que nous en mettons dans la police et l’armée – sans regarder jamais à la dépense, comme si c’était plus important ».

Renforcer les moyens de la justice, pas l’arsenal judiciaire

Florent Le du
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

«Il faut augmenter les mesures éducatives»

L’assassinat du prêtre Jacques Hamel a donné lieu, à droite, à une nouvelle course à l’échalote sécuritaire, avec en point de mire un nouveau renforcement de l’arsenal judiciaire en matière de lutte antiterroriste. Pourtant, selon la grande majorité des magistrats, la législation en la matière est déjà suffisamment fournie. « Depuis 1986, elle est renforcée tous les ans et à tous les niveaux, détaille Serge Portelli, président de chambre à la cour d’appel de Versailles. Oser dire que cet arsenal est insuffisant est une erreur historique et juridique. On ne peut pas aller plus loin, à moins de sortir de l’État de droit… »

Selon les professionnels, le problème se situe ailleurs. Les moyens alloués à cette justice, conséquents en matière terroriste, sont bien trop insuffisants pour enrayer la mécanique de la délinquance, terreau fertile de la radicalisation. « Il faut prendre le problème en amont, dès les petits délits, considère Pascale Loué-Williaume, secrétaire nationale de l’Union syndicale des magistrats. Nos moyens ne permettent pas de réel suivi et empêchent une bonne réinsertion dans la société. » Pour la magistrate, c’est notamment en matière d’assistance éducative, décidée par le juge des enfants, que le manque de personnel se fait sentir. « Pour prévenir la radicalisation, il faut augmenter les mesures éducatives, insiste-t-elle. Mais il y a une telle pénurie d’éducateurs que le suivi des jeunes ne suffit pas à les réhabiliter. » Le manque de places en foyers est également pointé du doigt : « Certains ados doivent attendre plusieurs mois avant d’être placés, explique Pascale Loué-Williaume. En attendant, ils sont souvent livrés à eux-mêmes… »

La réinsertion, chez les adultes, notamment en prison, manque également de moyens. « Les agents de probation et d’insertion qui en sont chargés sont beaucoup trop rares, ce qui est incompréhensible étant donné l’importance de leur mission », souligne Serge Portelli. Chaque agent suit, en moyenne, 120 personnes en France, contre 60 en Allemagne et 30 au Canada. « Comment pourraient-ils être efficaces dans ces conditions ? » interroge Pascale Loué-Williaume. Pour rappel, malgré les efforts de ces dernières années, la France se situe au 37e rang européen (sur 45 pays), en termes de budget alloué à la justice par habitant.

 

Impulser une politique d’égalitéau Proche et au Moyen-Orient

Gaël De Santis
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

Accorder une place à tous

L’organisation de l’« État islamique » (EI) doit être combattue sur deux fronts : en Europe, mais surtout au Moyen-Orient, où il faut revenir à une politique de paix. Car, dans cette région, les grandes puissances ont joué un rôle néfaste quand elles ont provoqué l’effondrement de certains États (l’Afghanistan en 2001 en tentant de chasser les talibans, l’Irak en 2003 en démettant le président Saddam Hussein, la Syrie en soutenant la rébellion armée à partir de 2011).

L’heure est aujourd’hui à la reconquête du territoire conquis en 2014 par Daech (acronyme arabe de l’»EI»). L’armée irakienne a repris Falouja, ville située à 50 kilomètres de Bagdad. Et l’offensive sur Mossoul se prépare. Elle est « en vue » selon Brett McGurk, représentant américain au sein de la coalition internationale. François Hollande vient d’annoncer que la France enverrait de l’artillerie et des conseillers.

Pour autant, les politiques de domination ne semblent pas révolues. Les puissances occidentales, avec des pays de la région (Arabie saoudite, Qatar, Turquie) semblent continuer à envisager un redécoupage de la carte moyen-orientale. Dans un entretien à l’Humanité, le 21 juin dernier, le dirigeant du Parti communiste irakien, Raid Fahmi, dénonçait des réunions de forces sunnites iraniennes à Doha au Qatar, et même à Paris. Des initiatives critiquées par le pouvoir irakien.

La question est, dans cette région, de parvenir à sortir de la logique d’opposition d’une communauté contre une autre. En d’autres termes, une politique de paix devrait contribuer à dépasser le clivage entre chiites et sunnites, deux branches de l’islam instrumentalisées par les puissances régionales. Cette exigence semble être de plus en plus prise en compte par les chancelleries, mais la tentation reste grande de perpétrer les politiques de division.

Car il faut rappeler que c’est en appuyant sur le clivage sunnites-chiites que l’« EI» s’est implanté dans les zones sunnites de l’Irak, où le pouvoir central irakien – et singulièrement son premier ministre Nouri Al Maliki installé par les Américains – menait une politique de répression. Les puissances occidentales ne sont pas les seules à devoir changer de politique. Les États de la région également doivent trouver les modalités pour accorder une place à tous leurs citoyens, dans leur diversité.

Redonner du sens et de la force à la cohésion sociale

Kareen Janselme et Laurent Mouloud
Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

Un chantier toujours grand ouvert

Ne pas répondre avec la démagogie du tout-sécuritaire, triste reflet d’une impuissance, mais apporter au contraire de la sécurité à travers la protection sociale, la santé, l’éducation, la culture, la justice… « Il n’y a pas de raccourcis magiques : le sécuritaire ne l’est pas. Il ne protège pas, estime le sociologue Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic. La guerre et le sécuritaire, en France, ne peuvent se faire qu’au détriment des politiques sociales. Alors que c’est, pour une bonne part, la casse des protections sociales qui produit la possibilité des crimes du “djihad de l’intérieur”. »

Suivi psychiatrique, exclusion scolaire, difficulté d’insertion : le parcours d’Adel Kermiche, le jeune homme de 19 ans responsable du terrible assassinat à Saint-Étienne-du-Rouvray, a été particulièrement accidenté. « Le djihad semble une transcendance qui transmue en dignité par le meurtre l’indignité sociale qui a socialement tué certains jeunes pauvres parmi les plus gravement fragilisés », explique Willy Pelletier. Les services publics sont partout empêchés d’aider, de lutter contre le chacun-pour-soi. Or, il faut recréer la cohésion en intégrant dans l’école, en garantissant un même accès pour tous au logement, à l’emploi, aux transports pour désenclaver. Relier et non isoler. Redonner l’existence à la communauté nationale, combattre le chacun-pour-soi.

« Un des défis à relever, estime le sociologue Michel Wieviorka, est de parvenir à réhumaniser la société civile. On doit s’interroger sur les raisons qui ont fait que cette société a pu enfanter ou accueillir des personnes en rupture aussi radicale, qui ont le sentiment que leur existence n’est pas prise compte, si ce n’est en effectuant ces meurtres abominables. » La question des discriminations, à la fois sociales, territoriales et raciales, reste un chantier toujours grand ouvert. « Débattre de ce qu’il s’est passé dans la France depuis les années 1960 vis-à-vis des populations immigrés est essentiel. Une société qui n’arrive pas à projeter son passé ne peut pas se projeter dans l’avenir, estime Michel Wieviorka. Mais pour ça, il faut que notre pays, trop présidentiel, réapprenne à débattre, à transformer nos crises profondes en “conflit institutionnalisable”. »

Médias : « anonymiser » les auteurs d’attentat

Jeudi, 28 Juillet, 2016
L’Humanité

Les victimes des précédents attentats avaient regretté que les médias accordent une trop grande place aux bourreaux

Lors des travaux de la commission d’enquête parlementaire de lutte contre le terrorisme, des victimes des précédents attentats avaient regretté que les médias accordent une trop grande place aux bourreaux. Après l’attentat de Nice, une pétition a été lancée pour demander de ne plus diffuser l’identité des auteurs d’attentat pour éviter d’ « en faire des héros ». Hier, plusieurs médias leur ont emboîté le pas en ne diffusant plus que de façon parcellaire les identités des terroristes et en s’abstenant de publier des images d’eux.

 

 

 

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