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On a déjà vu ça : un « socialiste » contre les grévistes. Cela ne vous rappelle rien ?

Posté par jacques LAUPIES le 16 juin 2016

 

Je devais avoir dix ans, je me souviens des affrontements entre mineurs en grève face à un Jules Moch, Ministre de gouvernement socialiste et, combien de fois l’ai je ici répété, mon grand père communiste qui me disait  parlant de ses adversaires politiques : « les pires de tous sont les socialistes car on les croit avec nous et ils sont contre »

Paroles excessives et sans nuance qui bien entendu ne concernaient qu’une poignée de dirigeants soumis et cédant aux intérêts du grand patronat et de sa bourgeoisie.

Ce serait ignorer qu’il ne faut pas tous les confondre – les socialistes - et ignorer aussi que les électeurs, les citoyens qui par tradition familiale ou corporative soutiennent ce parti, éclaté en tendances et à la merci des manipulations de la classe dominante, ne le suivent plus lorsqu’il a des égarements semblables à celui d’un Président de la République issu de ses rangs.

C’est exactement ce qui se passe actuellement avec ce gouvernement que j’aurais presqu’envie de traiter de « gamins » si je ne savais qu’ils mettent tout leur savoir et leur intelligence à servir en définitive une bourgeoisie qui les a formés, voire formatés à cet effet. Si tant est que l’on puisse parler d’intelligence. Ils ne sont pas dans l’erreur mais bien dans leur rôle !

Car la ficelle est bien grosse quand on  laisse des casseurs venir, bien organisés perturber des manifestations qui tôt ou tard feront tomber ce gouvernement lequel selon ses propres soutiens aurait les mains dans le cambouis et que nous communistes préfèrerions ne pas nous salir. L’histoire ne tardera pas à nous dire qui manipule ces individus qui en toute impunité tentent de briser les manifestations !

Mais ce n’est plus dans le cambouis que nos gouvernants ont les mains, c’est dans la merde car quant on les voit des heures entière à la télé jouer avec l’émotion des français et aller entonner des Marseillaises et des minutes de silence, en veux tu en voilà, je le dis c’est une sorte d’indécence et presque une insulte à ceux qui souffrent et pleurent leurs morts et aux morts eux même.

Des victimes qui, quelles que soient leurs convictions (peut-être radicalement opposées aux miennes) ont donné  leur vie pour défendre une République en laquelle ils  croyaient probablement plus que ces forces impérialistes qui tentent d’en détruire les valeurs les plus grandes. Et les responsables sont les valets de ces oligarchies qui ont déclenché les haines que nous subissons tout autant que les peurs qui en résultent. De l’Afghanistan à la Syrie en passant par l’Irak et la Lybie  dont le Mali subira les effets les conditions ont été créées pour que naisse un fascisme islamiste dont, comme à l’habitude est victime le peuple.

Et de tout cela comme toujours  résulte une situation trouble, exploitée, un procès fait à ceux qui luttent  pour défendre un siècle d’acquis sociaux et sur qui l’on fait peser une menace sur les seules armes dont ils disposent : le droit de manifester quand on ne menace pas, par la réquisition, leur droit de grève.

Au coin de la rue droite et extrême droite attendent leur heure. L’histoire ne se répète pas mais si je vous parlais de 38 vous me diriez qu’il y a des ressemblances ! N’est ce pas ?

 

Eliane Assassi : Hollande porte atteinte « au droit constitutionnel de manifester »

L’Humanité.fr avec l’AFP
Mercredi, 15 Juin, 2016
Humanite.fr

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On a déjà vu ça : un

« J’envisage de demander une commission d’enquête sur les faits qui se passent en marge de la manifestation », a aussi annoncé la sénatrice.
Photo : Patrick Nussbaum

Pour la présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat, le chef de l’État « porte atteinte au droit constitutionnel de manifester » quand il annonce qu’il n’y aura plus d’autorisation de manifester si les « biens et des personnes » sont menacés. La CGT estime de son côté que « menacer d’interdire les manifestations était le signe d’un gouvernement aux abois ».

« François Hollande a dépassé un point très grave et porte atteinte au droit constitutionnel de manifester dans notre pays », a déclaré Elianne Assassi, au lendemain d’une nouvelle journée d’action contre le projet de loi sur le travail actuellement en discussion au Sénat, émaillée de violences. « Nous pensons que cette journée fut une démonstration de force de l’intersyndicale, et non un baroud d’honneur », a souligné la sénatrice de Seine-Saint-Denis, affirmant que « cette réalité a échappé au gouvernement ». Pour elle, « la réponse du pouvoir à l’exigence populaire de retrait du texte est terrible ». « Quand Manuel Valls dit qu’il ne veut pas rediscuter de l’article 2, il fait le choix de l’affrontement ». Et « s’il fait le choix de rester droit dans ses bottes, nous serons droits dans nos bottes », a-t-elle prévenu. « J’envisage de demander une commission d’enquête sur les faits qui se passent en marge de la manifestation », a-t-elle aussi annoncé.

« La petite musique où on essaie d’amalgamer la CGT, Daech, le terrorisme est scandaleuse », a jugé de son côté Jean-Pierre Bosino. Le sénateur CRC de l’Oise a souligné que les auteurs des troubles étaient au début de la manifestation « encadrés par deux rangées de policiers et à la fin il y a eu des incidents. On peut s’étonner ».

François Hollande a annoncé ce mercredi en Conseil des ministres qu’il n’y aurait plus d’autorisation de manifester si la préservation des « biens et des personnes » ne pouvait être « garantie ». De son côté, Manuel Valls a déclaré, ce matin sur France Inter que « le gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat d’un compromis avec les syndicats réformistes il y a plusieurs mois ».

« C’est aux pouvoirs publics d’assurer la sécurité dans les manifestations ». La CGT a estimé mercredi que « menacer d’interdire les manifestations était le signe d’un gouvernement aux abois », en dénonçant les accusations « inacceptables » du Premier ministre Manuel Valls qui a évoqué une attitude « ambiguë » du syndicat à l’égard des casseurs. La CGT a souligné qu’il incombait « aux pouvoirs publics » dont Manuel Valls « a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre », au lendemain de violences intervenues lors d’une manifestation nationale. La CGT « tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la Préfecture de police ». Elle assure avoir pris « les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive ». « Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société » conclut la CGT, en référence à la loi travail.

 

 

 dans POLITIQUE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Interdiction des manifestations : François Hollande et le gouvernement perdent leur sang froid (Pierre Laurent)

Hier, un magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse a montré l’isolement du gouvernement sur la loi El Khomri. Son acharnement à imposer cette loi sans la rediscuter et sans majorité législative pose un grave problème démocratique.

En marge de cette manifestation, des bandes de casseurs ont de nouveau pu semer la violence en s’attaquant, notamment, à l’hôpital Necker. Le gouvernement utilise ces faits condamnables et que nous condamnons pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats organisateurs.

Avec les parlementaires communistes, présents sur le point fixe du PCF situé boulevard de Port-Royal, j’ai pu constater, une nouvelle fois, que ces bandes de casseurs agissaient à l’écart de la manifestation.

Alors qu’ils sont parfaitement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas interpellés et comment peuvent-ils continuer à agir à chaque manifestation ? Alors que les pouvoirs publics savent interdire aux hooligans d’accéder aux enceintes sportives, pourquoi ces bandes de casseurs peuvent, en toute impunité, venir semer le désordre et le chaos ?

La menace d’une interdiction de manifester, exprimée ce jour par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre République doivent affirmer avec force leurs principes et leurs valeurs essentielles.

Nous appelons donc le pouvoir à ne pas perdre son sang froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester. Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s’attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre dans l’unité et sans violence le rejet de la loi El Khomri.

 

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF

Paris, le 15 juin 2016

 

 

 

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Malgré un échos limité par les médias tout axés sur le triste dernier attentat, ceux ci doivent convenir du succès des manifestations

Posté par jacques LAUPIES le 15 juin 2016

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Ce pape me plait de plus en plus…

Posté par jacques LAUPIES le 14 juin 2016

 

Le pape dénonce la libre circulation « insolente » des armes, attentat orlando

 

Lundi, 13 Juin, 2016
Humanite.fr

 

Ce pape me plait de plus en plus... dans POLITIQUE

Le pape François a dénoncé lundi au siège du Programme alimentaire mondial (PAM) à Rome la contradiction choquante entre la libre circulation « insolente » des armes et les nombreux obstacles freinant l’accès aux aides humanitaires.

« Tandis que les aides et les plans de développement sont contrecarrés par des décisions politiques compliquées et incompréhensibles, par des visions idéologiques biaisées ou par des barrières douanières infranchissables, les armes ne le sont pas. Elles circulent avec une liberté insolente et presque absolue dans de nombreuses parties du monde », a dénoncé Jorge Bergoglio.  »Ce sont les guerres qui se nourrissent et non les personnes, et dans certains cas, la faim elle-même est utilisée comme une arme de guerre », s’est-il insurgé devant l’assemblée de cet organe de l’ONU chargé de la distribution des aides humanitaires.
La prépondérance des armes « empêche la distribution de nourriture dans les zones de guerre », au mépris « des principes et des directives les plus fondamentaux du droit international, en vigueur depuis plusieurs siècles », a insisté le pontife argentin.  »Il est urgent de débureaucratiser tout ce qui empêche les plans d’aide humanitaire d’atteindre leurs objectifs », a-t-il martelé. Le pape a encore estimé que « l’information excessive » à disposition générait forçait chacun à s’habituer à la misère des autres: « Peu à peu, nous sommes immunisés contre les tragédies des autres et nous les considérons comme quelque chose de « naturel » », a-t-il regretté.
Devant la direction du PAM, et en premier lieu sa directrice exécutive, l’Américaine Ertharin Cousin, le premier pape de l’hémisphère Sud a estimé que cela ne suffisait pas d’ »élaborer de longues réflexions ou de s’adonner à d’interminables discussions ».  »La misère a un visage. Elle a le visage d’enfants, elle a le visage de familles, elle a le visage de jeunes gens et de personnes âgées. Elle a un visage dans le manque d’opportunités et de travail chez de nombreuses personnes, elle a le visage de migrations forcées, de maisons vides ou détruites », a-t-il expliqué.
Le pape François effectuait sa première visite au PAM, après celle qu’il avait effectuée à la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) en novembre 2014. Basé à Rome, le PAM apporte chaque année une assistance alimentaire à quelque 80 millions de personnes dans près de 80 pays. Très chaleureusement accueilli, le pape a remercié des centaines de membres du personnels du PAM rassemblés à l’extérieur du bâtiment: « Merci pour tout le travail caché que vous accomplissez, merci pour votre courage ».

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La violence partout, mauvais présage.

Posté par jacques LAUPIES le 13 juin 2016

 

Je me souviens d’une conversation à Paris, il y a à peu près 20 ans de cela avec un gars qui devait avoir une vingtaine d’année et habitait une ville de la petite couronne ? Nous avions abordé la question de la violence dans les banlieues. Je me souviens lui avoir répondu lorsqu’il m’indiquait que le armes circulaient dans son quartier,  que la révolte des jeunes ne pouvait aboutir à une révolte en laquelle il semblait croire bien que n’étant engagé nulle part. Sans perspective révolutionnaire qu’il n’envisageait même pas, n’étant absolument pas motivé politiquement. Je n’avais pas tout à fait raison…

Les émeutes de 2005 n’avaient pas eu lieu mais dix ans plus tôt point n’était besoin d’être grand clerc pour les prévoir  et nombre de commentateurs  se contentèrent de développer le sujet se hasardant tout de même à évoquer les échecs scolaires,  le malaise social, le chômage  frappant en particulier les jeunes d’origine immigrée.

Comment considérer que l’évolution de la situation au Moyen Orient et les implications de la France dans certains conflits (Koweït  et guerre du golfe) seraient  sans conséquences sur l’évolution que nous connaissons dix ans plus tard avec les engagements aux côtés des terroristes et l’utilisation des armes.

On peut disserter sur les attitudes d’incompréhension, les frustrations, voire les persécutions policières (contrôle au faciès) qui frappent les populations des banlieues, la question du contrôle  des ressources de ces pays, par la bourgeoisie internationale, les oligarchies financières et industrielles, succédant aux colonialismes et néo colonialismes mais également sur les appétits des bourgeoisies nationalistes, les castes quasi féodales qui règnent dans ces pays, tout est là pour nous ramsener à la véritable cause : un libéralisme mondial porteur de conflits et générateurs de toutes les dérives guerrières.

L’urgence est bien d’en finir avec ce système qui nous prépare le pire avec son armada idéologique, ses manipulations médiatiques, ses quelques pantins de la politique   qui font du spectacle au détriment de ceux qui tentent d’expliquer les causes avant les effets qui nous pètent au nez chaque jour qui passe !

Et si vous en doutez dites vous bien que quelque part les hordes de supporters abrutis elles aussi ont à voir avec ce système pourri qui fait d’une partie des « clients des stades » de bons et loyaux serviteurs de cette violence banalisée avant le grand chambardement  où plus personne ne rigolera ou ne gémira devant de tels spectacles.

De retour de Paris ce samedi j’étais dans un TGV à proximité d’une demi douzaine de personnages qui parlant anglais ont du considérablement réduire là réserve de pack de bière du bar au point de susciter la fréquente visite d’une hôtesse venu récupérer les canettes vides. Cela dit ils n’avaient rien de hooligans mais je présume que leur consommation excessive, si elle devait se poursuivre dans la soirée, n’était pas de nature à en faire de calmes et sereins spectateurs.

De quoi réjouir cependant les gestionnaires du  bar du TGV qui ne cessaient défaire appel aux voyageurs pour proposer leur service !

Qu’importe l’ivresse pourvu qu’on vende.

Quant au massacre des homos d’Orlando évidemment rien de comparable mais c’est de la même veine : celle d’un capitalisme du pire.

 

A lire avec modération !

http://www.revolutionpermanente.fr/L-explosion-a-venir-Dix-ans-apres-la-revolte-des-banlieues

 

Euro 2016. Hooliganisme, une menace bien réelle

Nicolas Guillermin
Mercredi, 8 Juin, 2016
L’Humanité

Varsovie, Euro 2012. Affrontements entre la police et des supporters lors du match Pologne-Russie.

Photo : AFP

Les débordements de supporters violents pourraient gâcher l’Euro 2016. Les autorités ont mis au point un dispositif, mais le nombre limité de policiers étrangers pour accompagner les fans pose question.

Parmi toutes les menaces qui pèsent sur l’Euro 2016, il en existe une, moins médiatisée que le terrorisme, mais tout aussi réelle : le hooliganisme. Près de 8 millions de personnes sont attendues en France durant la compétition et seulement 2,5 millions sont détentrices de billets. Premier Euro à vingt-quatre équipes (seize auparavant – NDLR), ce tournoi va accueillir dans les dix villes hôtes de nombreux supporters des pays de l’Est, mais aussi d’Allemagne, d’Angleterre ou de Turquie dont certains dérapent régulièrement lors des déplacements de leurs équipes nationales.

Conscientes du problème dans un contexte sécuritaire exacerbé, les autorités ont mis au point un dispositif censé « répondre à ce défi ». « Cela fait trois ans qu’on prépare l’Euro de façon intensive, explique à l’Humanité le commissaire Antoine Boutonnet, chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH), rencontré lors d’une conférence à l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques). On a travaillé en amont avec nos homologues étrangers pour lutter contre les éléments malveillants et encadrer les supporters. »

3000 interdictions de territoire

Concrètement, « pas moins de 2 355 fiches d’interdiction du territoire ont été inscrites dans le fichier des personnes recherchées », a souligné hier le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et ce chiffre devrait atteindre les 3 000. « On a défini les moyens de transport utilisés pour venir jusqu’en France, puis pour se déplacer, le nombre de supporters et leur qualité, souligne Antoine Boutonnet. De nombreux contrôles seront effectués pendant toute la durée du tournoi. Nous sommes en lien permanent avec la police de l’air et des frontières (PAF), qui est en contact avec la structure internationale de la police des frontières. »

Six policiers étrangers observateurs par équipe accompagnent leurs supporters en France et sont chargés d’identifier les éléments à risques. « Parmi ces policiers étrangers, il y aura aussi des physionomistes en uniforme et d’autres en civil », précise le patron de la DNLH. Des effectifs insuffisants pour Nicolas Hourcade, spécialiste des supporters et sociologue à l’École centrale de Lyon : « La présence de policiers étrangers s’inscrit dans la continuité des dispositifs expérimentés lors des derniers grands tournois européens. Mais il y a un décalage entre le discours officiel insistant sur la coopération et la réalité de terrain, ce qui se caractérise notamment par un nombre plus limité de policiers étrangers qu’en Allemagne pour le Mondial 2006 où 72 policiers anglais et 76 Polonais avaient, par exemple, fait le déplacement. »

Les forces de l’ordre surmenées

Durant le tournoi, les informations transiteront par le Centre de coopération policière internationale (CCPI), basé à Lognes (Seine-et-Marne), « où siégeront deux policiers pour chaque pays et où il sera procédé à l’évaluation des risques », confie Antoine Boutonnet. « Trois grands risques existent, détaille Nicolas Hourcade. Ce sont les bagarres entre hooligans purs et durs, le match Allemagne-Pologne sera par exemple à surveiller ; les affrontements de supporters d’une équipe avec la population locale (en 1998, les fans anglais avaient affronté des jeunes des quartiers à Marseille. Pour l’Euro 2016, l’Angleterre jouera dans la cité phocéenne contre la Russie – NDLR) ; enfin la gestion des supporters par la police. »

Sur les trente-six rencontres du premier tour, quinze sont considérées comme « sensibles ». Cinq sont classées niveau 3 (hauts risques de troubles à l’ordre public) et dix au niveau 2 (risques de débordements). « Les policiers vont-ils être capables de gérer les flux et avoir le comportement adapté pour éviter l’escalade de tensions ? s’interroge Nicolas Hourcade. Déjà qu’elles sont surmenées par l’état d’urgence, les forces de l’ordre n’ont, en plus, pas l’habitude de gérer les déplacements de supporters car, dès qu’il y a le moindre microrisque en championnat, les autorités ont l’habitude de prononcer des interdictions administratives de déplacements… »

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Inondations

Posté par jacques LAUPIES le 12 juin 2016

La gestion de telles crises et les investissements nécessaires pour les éviter ne peuvent être de la seule responsabilité des communes

Inondations -

Par / 9 juin 2016

 
 http://groupe-crc.org/activite-des-senateurs/les-questions-au-gouvernement/les-questions-d-actualite/article/la-gestion-de-telles-crises-et-les-investissements-necessaires-pour-les-eviter
 
 
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La gestion de telles crises et les investissements nécessaires pour les éviter ne peuvent être de la seule responsabilité des communes

Élu d’un département qui a été particulièrement touché, je veux exprimer toute notre solidarité aux victimes des inondations de ces derniers jours, et saluer le formidable dévouement des agents des services publics dans les 1 300 communes sinistrées, de leurs élus de proximité, des services de secours, des bénévoles associatifs et des simples citoyens qui ont répondu présent.

Après l’urgence, il faut faire face aux conséquences immédiates. Je pense en particulier au relogement de nombreuses familles qui ont tout perdu, aux solutions qu’il va falloir trouver pour toutes ces victimes peu ou pas assez assurées, pour qui la déclaration de catastrophe naturelle ne réglera pas tout.

Ces inondations nous rappellent que, face à de tels cataclysmes ce sont toujours les plus démunis qui subissent les plus lourdes conséquences.

Aussi, ma question est simple : par-delà les mesures d’urgence déjà prises, quelles sont les dispositions que vous comptez mettre en œuvre, monsieur le ministre de l’intérieur, pour assurer à tous une réelle couverture des risques naturels, pour développer les politiques de prévention nécessaires et pour assurer aux victimes de ces inondations, dans le cadre de la solidarité nationale, une large prise en charge des dégâts qu’elles ont subis ?

En clair, pouvez-vous nous assurer que pas une seule famille ne se retrouvera sans toit à l’issue de ces inondations exceptionnelles ? (Applaudissements sur les travées du groupe CRC.)

M. le président. La parole est à M. le ministre de l’intérieur.

M. Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur. Monsieur le sénateur, vous l’avez rappelé, nous avons connu au cours des dernières semaines des intempéries qui ont frappé plusieurs départements, notamment d’Île-de France, et qui ont occasionné de nombreux dégâts.

Le Premier ministre a eu l’occasion de redire hier, à l’Assemblée nationale, que le bilan était lourd : cinq décès parmi nos concitoyens, quarante et une personnes blessées, des dégâts matériels extrêmement importants pour les collectivités locales et pour les particuliers.

Le Président de la République et le Premier ministre ont donné des instructions très claires au Gouvernement, pour que nous puissions apporter dans les meilleurs délais tout le soutien aux collectivités locales frappées par ces intempéries, en engageant immédiatement le dispositif de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. L’ensemble des dossiers ont été présentés aux préfets au cours des derniers jours et sont remontés très vite au niveau central, ce qui nous a permis d’examiner les dossiers de 862 communes. Il reste à étudier ceux de 138 communes.

Le dispositif de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a été engagé pour l’ensemble de ces communes, ce qui permettra d’enclencher avec les compagnies d’assurance les processus d’indemnisation et de réparation, là aussi dans les meilleurs délais.

Par ailleurs, le Premier ministre a souhaité que nous mettions en place un fonds d’urgence pour les particuliers, afin que, sans attendre le remboursement par les compagnies d’assurance des travaux de réparation des dégâts occasionnés, nous puissions apporter un concours immédiat, notamment aux familles les plus vulnérables. Celles-ci pourront ainsi rentrer dans leur logement et procéder à l’acquisition des biens dont elles ont besoin pour recommencer à vivre normalement.

Pour ce qui concerne les collectivités locales, les fonds de concours dont elles ont besoin pour restaurer leurs ouvrages d’art ou réparer les voiries pourront être immédiatement sollicités. Il leur sera possible d’obtenir des avances qui pourront atteindre 60 % des sommes engagées. Nous pourrons ainsi apporter un soutien très rapide aux collectivités locales.

Vous le voyez, monsieur le sénateur, le Gouvernement, conformément à votre préoccupation, est totalement mobilisé aux côtés des collectivités locales et des Français, afin qu’il puisse être procédé à la réparation des biens endommagés et que la vie puisse reprendre son cours normal. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et républicain.)

M. le président. La parole est à M. Christian Favier, pour la réplique.

M. Christian Favier. Nous ne pouvons que nous féliciter des mesures d’urgence d’ores et déjà prises. Mais nous devons aussi prévoir d’autres dispositifs et nous interroger sur la prévention de tels risques, notamment dans les zones inondables.

En effet, les conséquences de ces crues nous conduisent à nous interroger sur la fragilité de certains de nos territoires. La gestion de telles crises et les investissements nécessaires pour les éviter ne peuvent être de la seule responsabilité des communes. Celles-ci n’en ont pas les moyens aujourd’hui, encore moins qu’hier, du fait des politiques d’austérité qu’elles subissent.

Une intervention forte de l’État reste donc indispensable, à côté de celle des départements et des régions, pour que nous puissions tous vivre dans un environnement sécurisé.

Enfin, à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle : une contribution financière de nos concitoyens les plus fortunés mériterait d’être mise en place immédiatement. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) Je pense tout particulièrement aux cinquante personnes dont on vient d’apprendre qu’elles contournent l’ISF.

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