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Vu de loin : de la farce passons aux choses sérieuses…

Posté par jacques LAUPIES le 23 juin 2016

Si l’affaire n’était pas aussi sérieuse : le respect du droit  manifester, qui plus est, pour des organisations représentative du monde du travail, on pourrait se demander où commence la farce ? A Matignon, à l’Elysée ou dans quelque cercle occulte du pouvoir où se côtoient hommes politiques, collaborateurs et pourquoi pas membres du patronat et des syndicats amateurs de la collaboration de classe qui se sont mis en tête de trouver là la meilleure formule pour garantir le passage bien compromis de leur loi. En tout cas le téléphone a du fonctionner pour en arriver à une solution où personne ne perde la face.

Mais à quoi bon extrapoler, voire fantasmer, puisque la réalité est bien là : quand le monde du travail salarié (autrefois on disait le prolétariat) se mobilise celui du capital et de tous ses suppôts pense au compromis .

Ce « jeu » n’est pas sans risque politique dans un contexte flou où l’on voit la droite s’agiter et se diviser, un FN plus malin, qui ne s’est pas particulièrement distingué jusqu’ici dans un soutien aux organisations syndicales, faire dire par l’un de se dirigeants très en vue, que la majorité de français est contre cette loi et qu’il faut la retirer, s’opposer à l’interdiction du droit de manifester. Parallèlement des ministres socialistes s’opposent à des députés du même parti, pour persévérer dans l’interdiction de manifester.

Si nous savons bien que le mouvement social est déterminant dans la prise de conscience populaire nous ne pouvons ignorer les risques de manipulation de l’opinion pour la détourner des forces politiques qui le soutiennent et plus particulièrement du Parti Communiste dont on se garde bien dans les médias d’évoquer le rôle déterminant au parlement et dans les instances élues et surtout dans les entreprises et les villes !

Il faut évidemment mettre en garde contre les récupérations, dans un sens ou dans l’autre, qui ne vont pas manquer et rappeler le côté éminemment positif des luttes contre la loi El Khomri lesquelles devraient être une forte étape, certes non mécanique dans le rassemblement auquel nous aspirons pour en finir avec la politique d’austérité dans notre pays mais aussi en Europe !

 

 

Loi «travail». Les syndicats obtiennent finalement l’autorisation de manifester demain à Paris

avec agences
Mercredi, 22 Juin, 2016
Humanite.fr

Les syndicats opposés à la loi travail ont finalement « obtenu le droit » de manifester jeudi à Paris sur un parcours défini avec le ministre de l’Intérieur. Ils demandent à François Hollande de les recevoir « très rapidement ».

Les sept syndicats mobilisés contre le projet de projet de loi «Travail» ont obtenu l’autorisation de manifester jeudi à Paris, épilogue d’une matinée confuse qui a débuté avec un communiqué de la préfecture de police annonçant une interdiction. Les opposants au projet de loi pourront défiler sur un parcours plus court qu’habituellement, une boucle partant et arrivant place de la Bastille, dans l’est de la capitale.
La CGT et Force ouvrière (FO), qui souhaitaient à l’origine aboutir place de la Nation, environ deux kilomètres plus loin, sont parvenus à ce compromis avec le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui semble ainsi désavouer la préfecture.  »Le gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin », a déclaré le Secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, lors d’une conférence de presse.  »Cette décision représentait une remise en cause grave d’une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester », a-t-il ajouté, aux côtés de représentants des six autres organisations coalisées contre le projet gouvernemental.
« Le service d’ordre sera renforcé » a insisté Philippe martinez
La poussée de fièvre a été déclenchée tôt dans la matinée matin par un communiqué de la préfecture de police annonçant la signature, qui devait intervenir dans la journée, d’un arrété d’interdiction de tout cortège à Paris.
La préfecture expliquait alors ne pas avoir « d’autre choix », compte tenu des difficultés à assurer la sécurité du cortège, après les violences qui ont éclaté en marge de précédentes manifestations, et de l’état de fatigue des policiers. Devant le refus des centrales syndicales d’organiser un rassemblement statique comme elle le proposait, des tractations se sont engagées mais, selon la préfecture, elles ont échoué parce que les conditions de sécurité n’étaient pas réunies.
Une telle interdiction aurait été une première depuis 1962.
« C’est une déclaration de guerre, bien sûr qu’on ira manifester demain », avait aussitôt réagi sur BFM TV Benjamin Amar, un responsable de la CGT Val-de-Marne. Le député Christian Paul, l’un des chefs de file des « frondeurs » socialistes, avait dénoncé une « faute historique » et jugé que le chef du gouvernement, Manuel Valls, prenait là une « lourde responsabilité ».  »On sent bien qu’il y a depuis huit jours de la part du Premier ministre une volonté de durcissement. Et c’est d’autant plus paradoxal qu’on est à un moment où un compromis pourrait être trouvé sur la loi Travail », avait-il dit sur BFM TV.
Saluant « une victoire de la démocratie », le Secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez,  a appelé les salariés « à manifester massivement ». Selon lui, « le président n’a d’autre issue que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement » pour trouver une sortie de crise. Le cortège partira de la place de Bastille, puis fera le tour du bassin de l’Arsenal, avant de retourner à Bastille, a précisé Jean-Claude Mailly (FO), tout en annonçant qu’une « réunion » se tiendrait mercredi « après-midi à la préfecture sur toutes les modalités pratiques de la manifestation ».
Selon M. Mailly, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a jugé que ce parcours, d’une longueur de 1,6 kilomètre, était « plus sécurisé ». Tous les leaders syndicaux de l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL) seront présents, ont-ils indiqué, y compris Philippe Martinez, initialement attendu à Bordeaux.  »Le principal, c’est qu’il y a le respect de la liberté de manifester, c’est un point clef », a estimé Jean-Claude Mailly.
Eliane Assassi, présidente du groupe des sénateurs communistes et Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF ont annoncé leur présence aux côtés des manifestants demain.

 

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Solutionner la question des migrants : une affaire de volonté politique

Posté par jacques LAUPIES le 22 juin 2016

Dans une discussion avec des personnes  pour le moins sympathisantes du FN, mais je pense que cela n’est pas spécifique aux personnes de cette « sensibilité » politique, je me suis vu apostropher lorsque je leur ai fait part de ce qui selon moi était une honte pour notre pays : ne pas régler la question des migrants. Mes interlocuteurs on tout de suite ironisé sur la question en m’indiquant que beaucoup de ceux qui sont sur mes positions se gardent bien d’accueillir chez eux des familles à la rue et au fond s gargarisent seulement de mots ! Et bien entendu m’ont demandé si j’étais prêt à le faire.

C’est le genre de question à laquelle je préfère ne pas répondre tellement je la trouve stupide. Pour la simple raison que répondre positivement  pour un simple citoyen dépend des moyens dont il dispose pour accueillir des personnes en de telles difficultés. Sans compter les risques encourus sur le plan judiciaire. Mais si d’aventure, et cela m’est déjà arrivé, quelqu’un se présente chez moi sans abri et affamé je vais faire le nécessaire pour qu’il mange et ne dorme pas dehors.

Mais assurément la réponse n’est pas là et il est nécessaire de mettre en place des dispositifs d’accueil à charge de la collectivité qui dispose toujours de moyens pour régler cette question sans que soit bouleversés les équilibres budgétaires.

Laisser des familles comme c’est actuellement le cas vivre, souvent avec des enfants, dans la précarité de campements quant ce n’est pas dans la rue ou dans les bois, dans un pays comme le nôtre dont l’économie peut largement supporter une aide longue durée pour aider les migrants, relève pour le moins d’une inqualifiable indifférence, pour ne pas dire de cruauté.

Il faut solutionner dans l’immédiateté mais également agir pour que vienne à tout cela la réponse politique.

J’en viens à mes interlocuteurs qui ne savent parler que d’expulsions, de frontières étanches, d’envahissements, de perte de notre identité en accueillant des étrangers : leur langage est un encouragement au rejet, à la division, à la haine de l’autre et le cultiver ne fait que les mettre un peu plus en dépendance d’un système dont ils se disent parfois adversaires. Alors qu’ils le servent sans même s’en rendre compte !

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Olivier Favier : « Il faut créer du lien avec les migrants »

19 juin 2016

Olivier Favier, reporter indépendant a passé trois ans au contact des migrants. Il a réuni dans son  livre « Chroniques d’exil et d’hospitalité. Vies de migrants, ici et ailleurs » (éditions le Passager Clandestin) des analyses, des entretiens, des reportages, des portraits, nourris d’une insatiable curiosité pour ces hommes, femmes et enfants trop souvent réduits à des statistiques.

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Déclaration du Conseil national du PCF – 20 juin 2016

Posté par jacques LAUPIES le 21 juin 2016

 

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu’ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement.

Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l’on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.

La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux mobilisations des 23 et 28 juin prochains et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes. Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l’utilisation du 49-3 pour empêcher le débat. L’opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l’opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manoeuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d’abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des anifestations. C’est inacceptable.

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats.

D’autres choix sont possibles. Nos parlementaires, au Sénat et à l’Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C’est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d’une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation, d’une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu’élaborent les parlementaires communistes.

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancoeur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit.

L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrêmisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en oeuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables.

Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l’autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d’espoir pour la défense des principes d’égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l’exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l’action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C’est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

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Stratégies des uns et stratégies des autres ? chacun s’accroche et cherche le moyen de gagner (ou de perdre)

Posté par jacques LAUPIES le 21 juin 2016

 

Ce n’est pas tant de sauver le soldat Hollande qu’il s’agit, mais de sauver une orientation politique que l’on baptisera « social démocrate » ou « social libérale », comme vous voudrez, dont l’essentiel de la grande bourgeoisie s’accommode fort bien en attendant de trouver un relais politique vraiment à droite, ce qui n’est pas aussi simple qu’il y parait avec le LR de Sarkozy, Juppé, Lemaire et les autres. Et ils sont nombreux mais un seul suffira après les primaires pour distancer la gauche et talonner le FN à la présidentielle !

Ceci évidemment si on pratique une arithmétique basée sur les sondages ou les résultats des élections partielles. Pour inverser ou modifier ce rapport de force virtuel, pas d’autre possibilité  que de « réveiller » des millions d’abstentionnistes et de ramener à la raison les votes égarés à l’extrême droite ou dans l’entêtement à faire confiance à un moindre mal que constituerait l’arrière garde du PS.

Cette dernière frange de l’électorat ayant quelque similitude avec celle qui s’obstine dans le vote à droite mais au total ne fait même pas avec elle une majorité de français. C’est dire si notre système électoral devient un déni de démocratie !

Il ne reste que ceux qui boudent les urnes et ceux qui s’y rendent convaincus par leur télé qu’il faut choisir dans le trio PS/LR et FN. 

Tous vont enterrer un peu plus cette République qui n’a plus guère pour être une et indivisible que les commémorations d’attentats terroristes et les matchs de foot où quelques braillards entonnent La Marseillaise pour défendre des couleurs qui n’ont rien de tricolore mais sont bien à l’image du fric dominant ! (soyez rassurés j’aime ce sport et ne rechigne pas au spectacle qu’il m’offre mais comme on se laisse séduire par un bon film on n’en est pas moins conscient de son caractère fictionnel)

Alors que faire ? Comme disait le grand homme que l’un de mes lecteurs ne semble guère apprécier et encore moins comprendre dans un des commentaires qu’il fait sur un article paru en 2011 dans mon blog.

Le PCF lors de son dernier Congrès propose de mettre en consultation par un questionnaire un certain nombre d’idées et de propositions pour sensibiliser les français et leur permettre de s’exprimer, de donner ainsi les éléments nécessaires à la construction d’un programme à laquelle devraient contribuer toutes les forces politiques opposées aux politiques d’austérité dont celle suivie par le gouvernement actuel.

Le choix du candidat s’effectuant par la suite dans le cadre de l’acceptation par lui de ce programme et faisant éventuellement l’objet d’une consultation.

Si la démarche est juste et si nous allons nous employer, à la faire aboutir, elle se heurte cependant à la concurrence des candidatures annoncées qui traduisent sans doute des ambitions personnelles mais surtout tendent à figer chacun dans ses priorités programmatiques. Rendant ainsi les conditions du rassemblement plus difficile et soumises nécessairement à un rapport de force entre les alliés potentiels : PCF, autres composantes du FDG, Verts, Frondeurs etc.

L’initiative des socialistes concernant les primaires tend à regrouper ses tendances autour de la candidature Hollande  et enfermer d’éventuelles forces qui pourraient être tentées de la rejeter.

Dans un tel contexte il est grand temps que le Parti Communiste s’affirme comme force incontournable aujourd’hui et demain et recherche des ententes électorales utiles pour aller de l’avant ?

  

Olivier Dartigolles : « Le seul objectif de la primaire du PS est de sauver le soldat Hollande »

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Dimanche, 19 Juin, 2016
Humanite.fr
Le porte-parole du PCF estime que le « dispositif cadenassé jusque dans le calendrier » présenté par la direction du PS en vue de 2017 vise à « imposer coûte que coûte » la candidature du président de la République. En retour, le PCF entend  « maintenir de manière résolue l’idée que rassembler la diversité à gauche pour une politique de transformation est la meilleure manière de ne pas se voir imposer un second tour droite-FN ».
Comment percevez-vous la décision du conseil national du PS finalement favorable à une primaire pour 2017 ?
Olivier Dartigolles C’est à nouveau l’illustration d’une direction du PS et d’un clan gouvernemental aux abois. Ils ont été obligés de reconnaître qu’existe la demande d’un autre chemin que celui pris par la politique actuelle. Mais leur réponse consiste à présenter, plus qu’une primaire, un dispositif non seulement interne au PS et à ses deux satellites (les radicaux et les écologistes pro-gouvernement, NDLR) mais aussi cadenassé, jusque dans le calendrier qui renvoie à janvier 2017,  pour imposer coûte que coûte François  Hollande à la prochaine présidentielle malgré le rejet, partout dans le pays,  à la fois de sa politique et de sa candidature. La direction du PS a soufflé le froid puis le chaud, avant de tenter ce dispositif de la dernière chance dont le seul et unique objectif est de sauver le soldat Hollande.
L’annonce de cette primaire a-t-elle un impact sur la démarche de rassemblement que vous avez-vous-même engagée ?
Olivier Dartigolles Cela ne peut que nous encourager, après nos décisions de congrès, à une mise en mouvement très offensive ces prochaines semaines. Le PS avec son dispositif entend accréditer l’idée des « deux gauches irréconciliables » (avancée à plusieurs reprises par Manuel Valls, NDLR) selon laquelle l’une, défendant l’orientation politique actuelle, serait apte à gouverner tandis que l’autre, la gauche de transformation, aurait pour seul horizon de manifester et de s’opposer. Or nous, nous voulons une politique de transformation qui accède au pouvoir. C’est pourquoi nous lançons la rédaction d’un pacte d’engagements communs avec toutes les forces disponibles pour définir les grands axes d’une politique de gauche de transformation à vocation majoritaire. La clé de l’avenir réside dans l’intervention directe du peuple, des femmes et des hommes  mobilisés contre la loi El Khomri , du bataillon des abstentionnistes, de celles et ceux qui ont partagé et animé l’espoir incarné par le Front de gauche,  des électeurs de François Hollande du premier tour de 2012 qui cherchent une issue à gauche, des écologistes . Alors que Jean-Christophe Cambadélis a fait l’aveu coupable qu’il ne voulait pas d’une primaire citoyenne mais recroquevillée sur les sympathisants PS en annonçant une participation bien en deçà de celle de 2011, nous, nous voulons que le peuple s’empare pour de vrai des échéances de 2017, législatives et présidentielle. Nous allons nous investir fortement dans notre Grande consultation (un questionnaire que le PCF souhaite soumettre à 500 000 personnes et dont les réponses doivent contribuer à la rédaction du ‘’pacte d’engagements’’ pour 2017, NDLR), et dans l’organisation d’une votation citoyenne avec un haut niveau de participation une fois que ce pacte d’engagements communs sera couché sur le papier, début octobre.
 
Mais pour l’écriture de ce « pacte d’engagements communs » comme pour trouver une candidature de rassemblement, vous vous adressiez également aux frondeurs du PS…
Olivier Dartigolles Le PCF maintient de manière résolue l’idée que rassembler la diversité à gauche pour une politique de transformation est la meilleure manière de ne pas se voir imposer un second tour droite-FN.  On ne lâchera rien sur l’interpellation et l’invitation au débat de l’ensemble des forces et des personnalités disponibles, selon nous, pour une gauche de transformation au pouvoir.  Nous maintiendrons une main tendue et une proposition de construction politique commune. Nous l’avons dit au congrès nous voulons travailler avec les courants de transformation sociale et les courants réformistes s’ils sont d’accord pour une rupture avec la politique actuelle. Nous continuerons.  Mais, encore une fois, ce qui semble être la clé de l’avenir, par delà cette interpellation, c’est l’intervention populaire et citoyenne. Si l’idée d’une convergence  du plus grand nombre , de la diversité à gauche, autour de propositions en rupture avec la politique actuelle disparaissait totalement des radars, c’est à coup sûr un second tour droite-FN. Seul le PCF est en mesure aujourd’hui de parler et d’échanger avec des forces politiques et sociales très larges, comme on a su le faire avec les « lundis de gauche ». On va donc avancer dans cette direction et le faire vraiment, partout dans le pays

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Valls le casseur

Posté par jacques LAUPIES le 20 juin 2016

La grande bourgeoisie française, entendez par la ceux qui détiennent l’essentiel des moyens de production et sont aux postes de commandes des grandes entreprises publiques et de l’appareil d’Etat, fabrique ses leaders politiques. On peut supposer qu’elle est de mèche avec les grands groupes industriels et financiers de la planète, fluctuant au gré des besoins des uns et des autres, entrant parfois en contradiction avec eux  mais toujours disposée à en découdre avec les peuples pur accroitre ses profits.

Ce qui laisse peu de marge à des chefs d’état dont on pourrait croire qu’ils ont pour certains de bonnes intentions en recherchant les compromis  entre capital et travail (socio démocrates), pour d’autres qu’ils sont l’avant garde des bourgeoisies les plus réactionnaires.

La liste serait longue de ces élus de peuples préalablement conditionnés. Depuis les Etats Unis, champions en la matière jusqu’à notre continent européen combien ont accédé au pouvoir pour que triomphe le libéralisme se prévalent d’une légitimité républicaines ?

Il y a eu les pires de Reagan à Thatcher qui marquent un tournant radical du libéralisme soumis à des politiques de la demande (trente glorieuses)  et qui  enclenchent une nouvelle ère qui sera marquée par les enjeux énergétiques (pétrole) et les conflits qui en ont résulté que n’ont pu contenir les pays socialistes (URSS et Europe centrale) avec les échecs des économies inadaptées et surtout contrariées par des politiques de défense imposées par la menace bien réelle des puissances occidentales. Ces dernières libérées par l’effondrement de régimes sous tutelle des Partis Communistes ont vu fleurir une adaptation du libéralisme économique et la constitution de nouvelles oligarchie prenant appui sur les nationalismes.

Les réformismes de droite ou de gauche, souvent appelés à la rescousse dans tous les pays capitalistes se sont inscrits dans un social libéralisme mortifère avec de nouvelles générations de dirigeants (Blair en Grande Bretagne, Schroeder en Allemagne, Jospin en France, etc.) qui ont symbolisé la soumission aux marchés financiers, les  privatisations, les tentatives de mise en cause des systèmes de protection sociale. Bien que se parant des concepts de gauche. D’autres leur ont succédé et l’on a vu alterner droite et gauche pur quasiment appliquer les mêmes politiques basées sur l’offre donc sur le soutien au capital !

Manuel Valls s’inscrit dans cette évolution comme tant d’autres en Europe notamment. Il mérite bien lui aussi le qualificatif de casseur : casseur des acquis sociaux ! D’autres apparaissent, d’autres encre sont en gestation, tentant par de judicieux opportunismes de se donner des allures de sauveurs. Les médias sont là avec une bande de bouffons, de politologues bien rodés au débat creux ou l’on prend soin d’ignorer le PCF et de spéculer sur les manipulables de gauche et d’extrême gauche, s’enfermant dans la fatalité crise / dette / ou encore guerre / terrorisme.

Cela va-t-il durer longtemps ? Le temps que le peuple se fera berner !

 

 

Au sommet de son impopularité Valls fait feu de tout bois pour faire taire la rue

Dimanche, 19 Juin, 2016
Humanite.fr
Evoquant pêle-mêle, « (les) violences qui ont eu lieu, l’attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi la tenue de l’Euro », le premier ministre,  à son plus bas niveau de popularité depuis son arrivée à Matignon, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, estime dans ce même journal que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes » les manifestations des 23 et 28 juin prochains contre la loi El Khomri.
Les préfets diront en début de semaine s’ils autorisent ou interdisent les rassemblements prévus jeudi 23 juin, dans toutes les grandes villes de France, contre la loi Travail. D’ores et déjà, Manuel Valls, évoquant « désaccord de fond » avec les syndicats contestataires (la CGT, F0, la FSU, Solidaires, l’Unef, la Fidl, et l’UNL), estime dans un entretien au Journal du Dimanche que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements » compte tenu du contexte actuel. « C’est du bon sens ! », affirme-t-il.
« Le principe de notre droit, c’est la liberté de manifester », mais « la responsabilité du gouvernement, c’est s’assurer que les conditions de sécurité sont remplies. Or c’est un fait : des syndicalistes peuvent agir avec des casseurs », fabule Valls. Un mélange des genres « inadmissible », pour le chef du gouvernement, qui se déclare prêt à interdire les mobilisations des 23 et 28 juin si elles font « peser de nouveau un danger pour les forces de l’ordre et les biens publics ».
Cet autoritarisme passe mal au près des citoyens comme en témoigne une pétiton intitulée  »Je ne respecterai pas l’interdiction de manifester » mise en ligne par Jean François Téaldi « qui en quelques jours a déjà receuilli près de 120 00 signatures.
Evoquant le projet de loi, discuté et modifié depuis dix jours au Sénat, qui revient à l’Assemblée le 5 juillet, le chef du gouvernement affirme « Maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte »
Pour sa part, Philippe Martinez a répondu au premier ministre ce dimanche matin lors du Grand Rendez-vous Europe 1 – Le Monde – iTélé, déclarant :
« On maintient les journées d’action du 23 et du 28 juin, nous prolongeons la votation citoyenne dans les entreprises.»
« On veut faire porter aux syndicats des violences indépendantes de la mobilisation. On a condamné les violences à chaque fois. Pourquoi des casseurs identifiés, qu’on voit chaque semaine, peuvent-ils continuer alors qu’il a suffi de deux jours pour arrêter les hooligans à Marseille ? Pourquoi ces casseurs, depuis quatre mois, continuent à casser avec ce que nous avons connu le 14 juin -qui est absolument scandaleux- de s’attaquer à un hôpital ? », a risposté le patron de la CGT, rappelant que «toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux »
« le service d’ordre de la CGT assure la protection à l’intérieur des cortèges. A l’extérieur, c’est du ressort de la police, donc du ministère de l’Intérieur et du préfet de police de Paris », accuse-t-il. « La police fait du bon boulot. Le problème, ce sont les ordres de non-intervention qui lui sont donnés », conclut-il.
A propos du projet de loi Travail, Philippe Martinez, accusé de refuser le dialogue a précisé :  « On a repris le dialogue avec le gouvernement vendredi», en apportant une liste de propositions » avant de conclure, « La réponse du Premier ministre dans le JDD c’est on discute pas. Ça servait à quoi, alors, de faire tout ce cinéma ? »

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