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Conquérir et reconquérir le progrès social avec les communistes dont le passé témoigne de leur contribution aux acquis

Posté par jacques LAUPIES le 1 mai 2016

 

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 Deux figures modernes de l’apport politique et syndical dans la défense des travailleurs, il y en à d’autres. Ne cherchons pas trop ailleurs parmi ceux qui n’ont pas cette envergure

Alors que les regards se portent sur 2017 et la future élection présidentielle se dessinent des mouvements sociaux dont évidemment le développement va peser sur cette élection, si développement il y a !

Pour ce qui est du parlement le rapport des forces pour ou contre la loi El Khomri fluctuera en fonction de cette pression populaire. Le patronat ne trouve pas son compte dans cette loi mais évidemment il prendra ce qui reste en sa faveur. La droite enfonce le clou et politise l’affaire en misant pour son succès à la présidentielle. Avec l’opération Macron,  de type centre gauche (à peine) et les raccommodages sur sa gauche (verts et probablement « frondeurs ») le PS compte constituer une bonne base centré sur le Eh Ho clamé par Le Foll.

En l’état il paraitrait que les dés sont pipés si le FN maintien son influence et qu’un duel catastrophique entre forces de droite préparerait de bien mauvaises perspectives pour les 99 % dont on parle beaucoup.

Quant à la gauche de la gauche (on ne sait plus comment l’appeler !) elle est dans une bien mauvais état et récolte ce qu’elle a semé en 2012 : 

- un Mélenchon qui joue solo et s’efforce de s’entourer d’une garde rapprochée mais  donne dans l’opportunisme électoral de la présidentielle, placé par les sondages dans une situation relativement favorable avec un certain intérêt des médias et donc de ceux qui les contrôlent. Préoccupant cependant de voir qu’il ne s’inscrit pas dans la discussion d’un projet commun de toutes les forces susceptibles de le soutenir ! Adepte de Mitterrand il est dans cette logique où les alliés laissent des plumes !

- des prétendants divers que le PCF s’efforce de rassembler, oubliant parfois que cela passe par un rapport de force qu’il doit créer à partir de sa spécificité, de son histoire et surtout de propositions programmatiques qu’il faut faire émerger dans le domaine économique, social et en politique internationale (notamment par rapport à l’Europe) Ceci devant déboucher sur une primaire à risque !

- enfin une extrême gauche (LO et NPA) qui n’a pour objectif que de discourir sur sa vision de la conquête du pouvoir, comme d’habitude et espère le grand soir.

Mais n’oublions pas cependant que, très approximativement à ce jour, les 99 % se perdent pour moitié dans l’abstention et que le restant s’égare  pour moitié à droite et à l’extrême droite, l’autre moitié dans une gauche divisée, ce qui devrait, avec un peu d’audace politique, permettre à une force véritablement transformatrice de la société française d’émerger.

Nous avons « la faiblesse » de croire que c’est cela qu’il faut mettre à l’ordre du jour et que le Parti Communiste est le seul parti capable de procéder à cette conquête qui en fait est pour une bonne part une reconquête ! En plaçant ses perspectives unitaires et de rassemblement  au bon moment. Un Congrès en préparation nous en dira plus.

D’aucuns diront que le danger est immédiat, mais en politique l’immédiat doit être examiné avec la perspective du moyen et du long terme.

André Chassaigne : « On peut faire autrement. Nous porterons les alternatives »

 

Entretien réalisé par Benjamin König
Jeudi, 28 Avril, 2016
Humanité Dimanche

 

Alors que le texte de la loi El Khomri sera examiné en séance publique à l’Assemblée dès le 3 mai, le groupe des députés du Front de gauche s’apprête à ferrailler dans l’Hémicycle. Tout en étant force de propositions, comme le rappelle le président du groupe, André Chassaigne.

HD. L’examen du texte débute le 3 mai, quels sont les objectifs des députés du Front de gauche ?

André Chassaigne. Ce qui est important, c’est d’être clair sur ces objectifs : d’abord, en aucun cas on ne se place dans la discussion avec la volonté de négocier le niveau de précarité. Il n’y a pas de débat sur une possible amélioration du texte. Cependant, nous voulons être les porteurs de propositions alternatives : il s’agit de reprendre des points pour montrer qu’il est possible de faire autrement, en puisant dans le travail du groupe de recherche pour un autre Code du travail (à lire sur pact2016.blogspot. fr – NDLR) et dans notre proposition de loi relative à la mise en conformité du Code du travail avec le droit européen. Nous allons également reprendre le travail réalisé par la commission économique du PCF. De façon générale, nous nous ferons le relais de toutes les propositions qui formulent une progression, des avancées pour le Code du travail.

HD. Quel est le plan de bataille prévu lors de cet examen ?

A. C. Nous déposerons des amendements de suppression sur tous les articles problématiques, et ils sont nombreux, mais aussi des amendements de propositions, par exemple sur l’article sur le périmètre des licenciements. Nous avons la volonté d’être toujours présents en séance et d’être nombreux, comme lors du débat sur les retraites ou sur la loi sur la sécurisation de l’emploi de 2013. Nous allons également nous appuyer sur des exemples concrets à partir de situations rencontrées dans nos circonscriptions. Dans ma circonscription, j’ai un exemple d’une entreprise locale pour qui cette loi n’apporte aucune avancée, bien au contraire.

HD. Est-il possible que le gouvernement tente de réduire le débat ? Par exemple en introduisant la procédure du temps programmé (1) ?

A. C. Il n’y aura pas de temps programmé, car les délais d’examen décidés pour ce texte ne permettent pas au gouvernement d’y avoir recours. Néanmoins, nous serons vigilants, car l’on sait d’expérience que le gouvernement ne se privera pas de toutes les possibilités offertes pour mettre un terme anticipé au débat.

HD. À propos, quelle analyse faites-vous de la position du gouvernement et de ce qu’il est possible de gagner ?

A. C. Il a déjà été obligé de revoir le texte, mais on ne va pas se laisser avoir par de soi-disant avancées, qui ne sont d’ailleurs pas financées. Ce ne sont que des paroles qui ne remettent pas en cause la philosophie générale, notamment le problème fondamental de l’inversion de la hiérarchie des normes. C’est tout le fond du texte qui pose problème. En commission, on a vu que le débat était quand même fermé. Le rapporteur (Christophe Sirugue) a introduit de nombreux amendements. L’article 30, celui sur les licenciements économiques, a par exemple été entièrement réécrit. Au fond, la situation est assez comparable à la révision constitutionnelle et à la déchéance de nationalité : il y a une volonté de la droite de remettre le texte comme il était à l’origine, et rien n’est acquis.

HD. Le contexte va également jouer, ce n’est pas la même chose avec un mouvement social…

A. C. Par rapport au contexte, on se sent beaucoup plus fort ! Lors de la réforme des retraites ou de la loi sur la sécurisation de l’emploi, c’était différent : cette fois, il y a des manifestations, la jeunesse est mobilisée, il y a Nuit debout, une forme nouvelle de mobilisation, qui participe grandement au rapport de forces. C’est pourquoi nous allons travailler avec tous les députés qui comptent s’opposer à ce texte régressif pour les droits des salariés afin de relayer à l’Assemblée la mobilisation populaire. Plus la pression sera forte, plus nous aurons de chances que le gouvernement le retire.

(1) Il s’agit d’un dispositif propre à l’Assemblée nationale qui permet de fixer à l’avance la durée de l’examen d’un texte en séance. Un temps de parole global est ainsi attribué aux groupes parlementaires, qui l’utilisent à leur convenance.
 

C’est la mobilisation qui donnera le ton du débat parlementaire :

Les députés entameront l’examen du projet de loi El Khomri le 3 mai. Les débats, qui pourraient durer une dizaine de jours, porteront sur le texte adopté par la commission des Affaires sociales le 7 avril dernier. Inversion de la hiérarchie des normes et suppression du principe de faveur obligent, la mise en œuvre d’accords d’entreprise dérogeant à la loi de façon défavorable au salarié en reste la clé de voûte, tandis que, sur certains points, le projet de loi a été sensiblement aggravé. Ainsi, en ce qui concerne le licenciement économique, il suffira au minimum d’un seul trimestre de baisse du chiffre d’affaires pour une entreprise de moins de 11 salariés et quatre pour une entreprise de plus de 300 pour justifier de « difficultés économiques ».

La dangerosité accrue du texte a semble-t-il échappé au rapporteur du texte, le député socialiste Christophe Sirugue. Un temps opposé au projet de loi, ce dernier estime désormais que « démonstration a été faite qu’il y avait de la place pour les initiatives parlementaires ». Une appréciation rejetée par les députés du Front de gauche, qui continuent d’exiger le retrait du texte (voir entretien avec André Chassaigne page 15), et par les députés « frondeurs » du PS. Parmi ceux qui, sans exiger le rejet du texte, demandaient des modifications, l’heure n’est pas au satisfecit. Le député PS Jean-Marc Germain estime que « le texte, non votable en l’état, doit encore évoluer », en particulier sur la question du licenciement économique et de l’inversion des normes. François Hollande a donc annoncé de nouvelles « corrections » lors de l’examen du texte afin de tenter de rassembler une majorité. Y parviendra-t-il ? « Tout dépendra de la mobilisation. Si elle est forte, elle peut faire basculer dans le camp du rejet les députés aujourd’hui indécis », expliquait récemment la députée du Front de gauche Jacqueline Fraysse.

Même analyse de l’intersyndicale CGT, FO, SUD rail, FSU, UNEF, FIDL et UNL, qui a appelé à « se mobiliser massivement » le 28 avril. Et dans la foulée le 1er Mai.

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