Conférence de Section des communistes de Tarascon
Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2016
Les communistes de Tarascon ont tenu leur Conférence de Section dans le cadre de la préparation du Congrès départemental les 27, 28 et 29 mai et du 37ème Congrès National les 2,3 et 4 juin.
Extrait du rapport d’activité
CONFERENCE DE SECTION DE TARASCON 23 mai 2016 – 35 RUE MONGE
» Bien que notre Section, au fil des années ait été frappée par une réduction de nos effectifs due à trois facteurs essentiels :
- Un contexte général qui a frappé le développement du parti à tous les échelons du national au local
- Des divisions internes importantes au cours des quinze dernières années se traduisant par des départs de militants, ayant tenté des opérations électorales avec l’appui d’autres organisations de gauche ou ayant intégré ces partis
- Des départs d’adhérents dus à l’âge et non compensés.
Nous avons cependant depuis trois ans un regain d’activité, et dans la dernière période (depuis 2014) un léger redressement avec 4 adhésions.. C’est peu mais cela est appréciable d’autant que parmi ces recrutements une intégration s’opère et nous permet d’espérer de renforcer notre travail.
Premier effet, nous avons dans une courte période pu mener une campagne électorale qui si elle nous a stabilisé localement, a permis, sur le nouveau canton, de recueillir un pourcentage appréciable et de mettre en avant notre identité de communiste.
Cela grâce au concours des adhérents et élus présent sur ce nouveau territoire qui englobe Tarascon, Noves, Chateaurenard et Cabannes qui constitue une entité dont il faudrait se préoccuper dans les mois et années à venir.
Nous aurions souhaité que ce processus électoral s’enclenche à nouveau pour les élections régionales qui, il faut bien le dire n’ont pas toujours permis, d’apparaitre en tant que PCF comme nous l’aurions souhaité.
Nos relations au sein du Front de Gauche local se sont dégradées depuis les élections municipales au cours desquelles les positions extrêmes et opposées du PS et du PG ont nui à notre tentative de rassemblement, permettant au PS de se désolidariser sous la pression de dirigeants locaux et départementaux de ce parti.
Le PG lui-même se désolidarisant de toute entente en mettant en avant une candidature (tête de liste) et par la suite en affirmant son soutien par l’intermédiaire de certains de ses adhérents (parfois publiquement) au candidat de la droite dès le premier tour ce cette élection.
Malgré cela nous avons malgré tout développé une activité cohérente et renforcée qui, si elle se poursuit en direct avec la population, devrait rapidement porter ses fruits. Nous devons continuer ainsi avec en priorité une action directe au sein de la population pour à la fois recueillir ses besoins et parallèlement apporter nos propositions.
Cela n’interdit pas à chaque communiste de s’engager à titre personnel dans le mouvement syndical et associatif. De plus nous devons développer des formules telle que celle de consult-acteur (syndicalistes, militants laïques, dans la culture, etc.) en invitant des responsables ou non d’autres organisations à titre individuel ou autres à participer épisodiquement à nos réunions.
Mais la priorité des priorités reste le renforcement de notre parti et la «reconquête» d’influence, par son expression bien identifiée, d’une masse considérable d’abstentionniste déçus de la gauche et d’électeurs égarés dans des votes de droite ou d’extrême droite. »
Une large discussion a fait apparaître la vitalité politique des adhérents de la Section et surtout leur attachement à un parti dont ils sont conscients qu’il a dans la période présente, faite de luttes sociales grandissantes, un grand rôle à jouer tout autant qu’une grande responsabilité.
La Conférence a procédé à l’élection d’un collectif de 4 militants à parité homme-femme chargés de l’exécutif : Jacques LAUPIES Secrétaire de Section et Leila JERROUDI Secrétaire Adjointe, Thierry ALEXIS Trésorier et Brigitte BERNARD Trésorière Adjointe. L’ensemble des adhérents étant associé de manière permanente aux décisions de cet exécutif.
Deux amendements concernant les paragraphes sur l’élection résidentielle et les élections législatives seront proposés au Congrès départemental. et au Congrès national.
Loi Travail. Nouvelles mobilisations le 26 mai et le 14 juin
Toujours déterminé-es : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie !
Après plus de deux mois de mobilisation des salarié-es, des jeunes, des privé-es d’emploi et des retraité-es, la mobilisation se poursuit et s’amplifie comme le montre cette journée du 19 mai. Cette semaine, le développement d’actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte. L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l’utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.
Le gouvernement n’a pas d’autre issue que celle du dialogue avec les organisations qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu’elles portent. C’est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.
Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d’autres vont entrer dans l’action. Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions. Les organisations décident de renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat.
Elles appellent à multiplier d’ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.
Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité.
La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es. Cette votation sera remise lors d’un nouveau temps fort qu’elles décideront prochainement. Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d’assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction. Elles se retrouveront rapidement pour assurer l’organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.
Les Lilas, 19 mai 2016
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