Conférence de Section des communistes de Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 24 mai 2016

Les communistes de Tarascon ont tenu leur Conférence de Section dans le cadre de la préparation du Congrès départemental les 27, 28 et 29 mai et du 37ème Congrès National les 2,3 et 4 juin.

Extrait du rapport d’activité

CONFERENCE DE SECTION DE TARASCON 23 mai 2016 – 35 RUE MONGE

   » Bien que notre Section, au fil des années ait été frappée par une réduction de nos effectifs due à trois facteurs essentiels :

  • Un contexte général qui a frappé le développement du parti à tous les échelons du national au local
  • Des divisions internes importantes au cours des quinze dernières années se traduisant par des départs de militants, ayant tenté des opérations électorales avec l’appui d’autres organisations de gauche ou ayant intégré ces partis
  • Des départs d’adhérents dus à l’âge et non compensés.

Nous avons cependant depuis trois ans un regain d’activité, et dans la dernière période (depuis 2014) un léger redressement avec 4 adhésions.. C’est peu mais cela est appréciable d’autant que parmi ces recrutements une intégration s’opère et nous permet d’espérer de renforcer notre travail.

Premier effet, nous avons dans une courte période pu mener une campagne électorale qui si elle nous a stabilisé localement, a permis, sur le nouveau canton, de recueillir un pourcentage appréciable et de mettre en avant notre identité de communiste.

Cela grâce au concours des adhérents et élus présent sur ce nouveau territoire qui englobe Tarascon, Noves, Chateaurenard et Cabannes qui constitue une entité dont il faudrait se préoccuper dans les mois et années à venir.

Nous aurions souhaité que ce processus électoral s’enclenche à nouveau pour les élections régionales qui, il faut bien le dire n’ont pas toujours permis, d’apparaitre en tant que PCF comme nous l’aurions souhaité.

Nos relations au sein du Front de Gauche local se sont dégradées depuis les élections municipales au cours desquelles les positions extrêmes et opposées du PS et du PG ont nui à notre tentative de rassemblement, permettant au PS de se désolidariser sous la pression de dirigeants locaux et départementaux de ce parti.

Le PG lui-même se désolidarisant de toute entente en mettant en avant une candidature (tête de liste) et par la suite  en affirmant son soutien par l’intermédiaire de certains de ses adhérents (parfois publiquement) au candidat de la droite dès le premier tour ce cette élection.

Malgré cela nous avons malgré tout développé une activité cohérente et renforcée qui, si elle  se poursuit en direct avec la population, devrait rapidement porter ses fruits. Nous devons continuer ainsi avec en priorité une action directe au sein de la population pour à la fois recueillir ses besoins et parallèlement apporter nos propositions.  

Cela n’interdit pas à chaque communiste de s’engager à titre personnel dans le mouvement syndical et associatif. De plus nous devons développer des formules telle que celle de consult-acteur (syndicalistes, militants laïques, dans la culture, etc.) en invitant des responsables ou non d’autres organisations à titre individuel ou autres à participer épisodiquement à nos réunions.

Mais la priorité des priorités reste le renforcement de notre parti et la «reconquête»  d’influence,  par son expression bien identifiée,  d’une masse considérable d’abstentionniste déçus de la gauche et d’électeurs égarés dans des votes de droite ou d’extrême droite. »

 

Une large discussion a fait apparaître la vitalité politique des adhérents de la Section et surtout leur attachement à un parti dont ils sont conscients qu’il a dans la période présente, faite de luttes sociales grandissantes, un grand rôle à jouer tout autant qu’une grande responsabilité.

 

La Conférence a procédé à l’élection d’un collectif de 4 militants à parité homme-femme chargés de l’exécutif : Jacques LAUPIES Secrétaire de Section et Leila JERROUDI Secrétaire Adjointe, Thierry ALEXIS Trésorier et Brigitte BERNARD Trésorière Adjointe. L’ensemble des adhérents étant associé de manière permanente aux décisions de cet exécutif.

 

Deux amendements concernant les paragraphes sur l’élection résidentielle et les élections législatives seront proposés au Congrès départemental. et au Congrès national.

Loi Travail. Nouvelles mobilisations le 26 mai et le 14 juin

Humanite.fr

 

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Conférence de Section des communistes de Tarascon dans POLITIQUE

Manifestation à Lille, jeudi 19 mai
Photo : AFP
Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Toujours déterminé-es : Amplifier la mobilisation, faire respecter la démocratie !

Après plus de deux mois de mobilisation des salarié-es, des jeunes, des privé-es d’emploi et des retraité-es, la mobilisation se poursuit et s’amplifie comme le montre cette journée du 19 mai. Cette semaine, le développement d’actions, de grèves dans de nombreux secteurs et de blocages pour obtenir le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, montre que la détermination reste intacte. L’opinion publique reste massivement opposée à cette loi Travail et à l’utilisation autoritaire du 49.3 par le gouvernement.

 

Le gouvernement n’a pas d’autre issue que celle du dialogue avec les organisations qui luttent pour le retrait de ce projet de loi et pour être écoutées sur les revendications qu’elles portent. C’est pourquoi les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL en appellent solennellement au Président de la République.

 

Des secteurs professionnels sont engagés dans un mouvement de grève reconductible, d’autres vont entrer dans l’action. Les organisations appellent le 26 mai prochain à une journée nationale de grève, manifestations et actions. Les organisations décident de renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat.

Elles appellent à multiplier d’ici là, sur tout le territoire, des mobilisations sous des formes diversifiées.

Elles décident également une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire afin de poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité.

 

La loi doit notamment préserver la hiérarchie des normes, élément protecteur pour tous et toutes les salarié-es. Cette votation sera remise lors d’un nouveau temps fort qu’elles décideront prochainement. Les organisations invitent leurs structures à poursuivre la tenue d’assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction. Elles se retrouveront rapidement pour assurer l’organisation et la réussite de ces mobilisations et initiatives.

 

Les Lilas, 19 mai 2016

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Le seul langage compris par ceux qui gèrent les affaires du capitalisme : la grève

Posté par jacques LAUPIES le 23 mai 2016

 

Combien d’exemple faudrait-il rappeler pour démontrer que les peuples, et plus particulièrement leur classe ouvrière doivent recourir à la grève et aux manifestations de rues pour défendre leurs droits et en acquérir de nouveaux ?

 

Le seul langage compris par ceux qui gèrent les affaires du capitalisme : la grève dans POLITIQUE

Jean Ortiz
Mercredi, 18 Mai, 2016 – 15:55

On bloque tout ?

On bloque tout. Imaginons le pays bloqué, les salariés occupant les usines, le drapeau rouge aux grilles, les prolétaires organisant des conseils ouvriers, les tracteurs et les camions barrant les routes, les trains à quai, les étudiants sur les barricades, le Medef réfugié dans des grottes aveyronnaises, les policiers l’arme au repos… 

L’essence a disparu, remplacée par le sens. Des AG partout. Et des millions de manifestants qui scandent : « Se va a caer !! », « se va a caer !! », « il va tomber » le gouvernement… Toutes les conditions sont réunies, mais « la CGT freine ». Elle recule devant la lutte des classes…
 
Combien de jeunes, de nouveaux militants, de légitimement révoltés, reprennent naïvement ce discours seriné, matraqué de tous les bords. Ne soyons pas des perroquets malgré nous.
 
On peut souhaiter une CGT comme ils la souhaitent, certes… Mais dans les AG, on entend peu de mises en cause des syndicats « jaunes », de collaboration de classe. Ce sont ceux-là à qui il faut botter les fesses et les dénoncer comme tels… Dans une lutte frontale pour défendre des acquis sociaux fondamentaux, contre le Medef et ses petits télégraphistes, la barricade n’a que deux côtés…
 
Ceux qui veulent « bloquer le pays » ont raison. Ils veulent changer la vie. Comme Ph. Martinez, ils pensent que seule une grève nationale « reconductible », « générale » , pourra faire plier les élèves zélés du thatchérisme et leur système. Philippe Martinez l’a déclaré devant « Nuit debout ». Tel est l’objectif à atteindre. La CGT et quelques autres « Sud, Solidaires », etc. l’ont mis dans le paysage, à l’ordre du jour. Cela fait du bien…
 
Les discours sur la « trahison » de la CGT sont par conséquent hors réalité et affaiblissent, divisent un mouvement inédit depuis des années. Ne nous trompons pas de cible. On a le droit et même le devoir d’interpeller « les nôtres », les plus combattifs, de leur demander de ne pas lâcher, mais de les cartonner en permanence, on se tire une balle dans le pied. Et puis cela traduit une conception verticale, anachronique, du syndicalisme : des généraux et des troupes obéissantes, hors sol. Il suffirait donc de commander ou de presser sur un bouton pour qu’elles se mettent en mouvement. Si cela était si simple… Une grève générale suppose une patiente construction, beaucoup et beaucoup d’explications, de sacrifices, de convergences à travailler, d’alternatives à proposer…
 
Combien de déserts syndicaux en France ? Septième journée d’action nationale contre un gouvernement de droite dans les faits, dans son autisme, dans sa brutalité, et qui se dit « de gauche »… Mesure-t-on assez ce que représentent trois ou quatre journées de grève sur des petits salaires ? Et la peur de se faire lourder, les menaces, les matraques, les lacrymos, les chantages, la propagande de guerre sociale, l’angoisse de la précarité, du chômage, des fins de mois agoniques ?
 
Ceux qui ont trahi, ce sont le président, le gouvernement, les dirigeants socialistes, les syndicalistes de salon, les toujours qui vont à la soupe ; et si nous n’avions pas la CGT, telle qu’elle est, il faudrait la rêver !

 

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Le capitalisme pille et fait la guerre : au besoin…

Posté par jacques LAUPIES le 22 mai 2016

 

 Impatience ou pillage dit le titre ci dessous !

Les deux mon colonel ! Impatience avec les bons coups sur les  marchés financiers et pillage avec leur utilisation à la recherche du travail pas cher. Pendant que l’artisan ou le paysan rament pour un prêt qu’il ne sont pas sur de pouvoir rembourser, les multinationales ou les grandes nationales disposent de quoi s’en mettre plein les poches et même parfois de gaspiller dans l’incertain. Chacune d’elles a ses représentants, parfois en contradiction entre eux.

Il parait ainsi logique qu’il y ait en politique les nationalistes et les internationalistes du fric et de l’entreprise. Sans quoi on ne comprendrait pas trop l’existence des variantes de l’extrême droite et de la droite (ou de la social démocratie) Difficile de comprendre que des électeurs  ne perçoivent pas qu’on  les manipule dangereusement en enrobant les projets des uns et des autres de « valeurs » aussi respectables que le républicanisme, la démocratie, la liberté, la laïcité, et j’en passe ! Tout ça en  flirtant avec la xénophobie, les extrémismes religieux tout autant que les modérés ! 

Ainsi l’hypothèse guerrière apparaît : inter impérialiste, entre totalitarisme (fascisme) d’essence bourgeoise et démocratie bourgeoise. Mais attention il n’y a plus d’états antidotes. Reste les peuples pour éviter la catastrophe !

 

Impatience ou pillage ?

 

Vendredi, 20 Mai, 2016
L’Humanité

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Le capitalisme pille et fait la guerre : au besoin... dans POLITIQUE

Photo : AFP

Les mots qui fâchent par Philippe Torreton. «Nous n’avons rien à attendre d’une liberté d’entreprendre débridée et ne rendant compte qu’à elle-même.»

Le think tank Terra Nova a qualifié récemment le capitalisme que nous subissons d’impatient. C’est mignon, et Bachar Al Assad est sans doute un peu taquin avec son opposition. Force est de constater que ce capitalisme pratique un pillage consciencieux et systématique des richesses du monde, et des États. Le libéralisme est devenu la vitrine légale de ce pillage, un peu comme l’optimisation fiscale est la face polie de l’exil fiscal. Nous n’avons rien à attendre d’une liberté d’entreprendre débridée et ne rendant compte qu’à elle-même. La liberté d’entreprendre n’a jamais eu le souci de l’autre, mais elle a toujours tenté de donner à sa quête effrénée de richesse une parure sociale, le « je donne du travail » comme excuse.

Le prétendu effet de ruissellement qui consiste à dire qu’il faut laisser les riches s’enrichir afin d’améliorer la vie des plus pauvres a été infirmé récemment par le FMI, en revanche une hausse même minime des salaires les plus bas augmente le PIB, dixit toujours le FMI. Derrière chaque grande fortune actuelle se cache donc plus ou moins subtilement de l’exploitation humaine.

Aujourd’hui, sûrement poussé par une conscience d’une fin probable d’un certain ordre des choses, le capitalisme pratique une razzia des États et de leur organisation pour contrer les injustices. Le langage économique a remplacé les mots de tous les jours, le citoyen est devenu consommateur,

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« Les petits soins » à votre bon coeur

Posté par jacques LAUPIES le 21 mai 2016

 

S’il est un domaine où apparaît la décadence de notre système de santé c’est bien celui des soins dentaires (voir ci dessous). J’en sais quelque chose puisque me voici sans dents avec un appareil dentaire que je ne supporte guère. Il m’en a cependant couté une somme que bien des retraités et autres assurés sociaux ne peuvent pas débourser. Pour un résultat bien insatisfaisant au regard des possibilités offertes par les nouvelles techniques, notamment celle des implants.

Une technique quasiment inabordable sur le plan financier.

Je n’incriminerai  ni les dentistes ni les praticiens et s’il y a ici ou là, de scandaleuses pratiques médiatisées et donc révélatrices, elles ne font que mettre en opposition, comme cela existe dans d’autres domaines de la santé une profession et des usagers (devenus de véritables clients prisonniers de la concurrence par la force des choses) Que le corps médical soit perturbé dans sa mission, au point de mettre en cause une déontologie qui en a toujours globalement fait sa réputation, est une évidence. Ce n’est pas nouveau mais cela prend des proportions inquiétantes.

Certains craignent la médecine à deux vitesses ? Mais nous y sommes et si le pire est parfois évité cela repose sur une bienveillance dont se réclament un peu trop souvent des praticiens qui croient préférable, en cas de pauvreté extrême, utile de pratiquer des actes gratuits par charité plutôt que d’être soumis à des règles strictes de droit, tel que le tiers payant.

Mais encore une fois ce n’est pas eux qu’il faut incriminer mais bien ceux qui de plus en plus maitrisent les offres de soins et les politiques qui les soutiennent.   La préférence des investissements, donnée à la pratique des interventions les plus couteuses, est signe de la pénétration de la finance dans l’hospitalisation privée qui place les professionnels sous tutelle. Ces derniers trop souvent se pliant aux exigences de banques.

La pratique des dépassements d’honoraires, autant que le privilège accordé par des consultations plus rapides en hôpital public, si elles relèvent du secteur libéral, est également une démonstration d’inégalité frappant les plus en difficultés.   Ce système trouve dans la population des patients une quantité suffisante d’entre eux piégés dans un rapport de force contraignant , où la rapidité des interventions pèse lourdement, s’ils veulent une meilleure garantie de consultation et de soins.

Combien d’entre eux vont subir pour une simple biopsie* de la prostate, une opération de la cataracte ou des soins dentaires, ces dépassements d’honoraires, véritable ponction dans les catégories dites abusivement « moyennes » quand ce ne sont pas les plus pauvres que l’on plume impitoyablement ! Que ces populations ne résistent pas à de telles pratiques, voire en soient des incitateurs en leur qualité de consommateurs conditionnés, comme c’est le cas dans les offres de prothèses diverses en optique, en orthophonie, en dentaire, est une réalité qui ressemble à celle de la vente des frusques en boutique.

Le domaine de l’offre des  »petits soins » souvent déterminants pour prévenir la maladie plus grave sont abandonnés à une commercialisation insidieuse et échappent à une prise en charge par les caisses maladies. Les officines pharmaceutiques consacrent une bonne par de leur activité à la vente de produits, cependant efficaces et irremplaçables  pour des soins, totalement à charge de celui qui veut se prémunir et se protéger de certaines pathologies.

Les assurances et les mutuelles se disputent un marché qui se tarit avec la baisse des prestations maladie du régime général et l’appauvrissement général des assurés.   Inutile de recourir à des statistiques élaborées pour mesurer l’impact de ces désengagements de la sécurité sociale en matière de santé,  pour affirmer que cela s’est traduit par une baisse considérable du pouvoir d’achat des français ces dernières années.

Est ce à dire que la France est la plus mal lotie en la matière ? Bien sur que non ! Dans le monde il y a des pays d’Afrique, d’Asie, d’Amérique et même d’Europe avec leurs misères. Il y a aussi les pays dits riches qui ont leurs milliardaires et leurs pauvres assistés. Tout cela n’est pas particulièrement exemplaire et peut contenir nos exigences au prétexte qu’il y a plus malheureux que nous. Des enfants y sont exploités pas éduqués pas soignés au sein de populations qui souffrent du manque d’écoles, d’hôpitaux, de logement, de travail, ne disposant d’aucune protection sociale.

C’est précisément pour cette raison que nos réalisations sociales ont valeur d’exemple pour eux et que nous devons inscrire dans notre combat, non seulement une meilleure et juste répartition des richesses pour nous. mais tout faire pour que progressivement ils accèdent aux mêmes droits sociaux que nous.

Dans ces conditions les français ont intérêt à se ressaisir sur le plan politique et surveiller de très près les propositions qui seront faites par les candidats futurs à la présidentielle et à devenir  plus acteurs de leur devenir car la droite et la social démocratie brandissant la menace du FN entendent bien continuer à grignoter la protection sociale.

Mais il y a une autre voie qui devrait intéresser les trois quart de français qui s’éloignent du débat politique…Tout simplement celle que proposent les communistes…

 

Soins dentaires en France et à l’étranger, les remboursements

Daniel Roucous
Jeudi, 19 Mai, 2016

 

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AFP/Philippe Huguen

Se faire soigner les dents en France, ce n’est pas donné et peu ou pas remboursé. Le point sur la prise en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles. 

 L’affaire « Dentexia » dont vous pouvez prendre connaissance ici http://www.humanite.fr alerte sur le coût exorbitant des consultations, soins et prothèses dentaires par rapport à leur prise en charge par la sécurité sociale et les mutuelles.

Elle révèle aussi que de plus en plus de patients se déplacent à l’étranger pour se faire soigner les dents et faire des implants à moindre coût. On peut avoir une idée de l’ampleur du tourisme dentaire ici http://www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr (source Centre national des soins à l’étranger – CNSE).

Pour comprendre ce besoin de soins dentaires « low coast », voici les montants des remboursements par l’assurance maladie et les mutuelles ainsi que les règles relatives au dépassement d’honoraires. Ainsi quand on ajoute honoraire + soins + prothèses dentaires ça donne une note salée et peu remboursée surtout que les tarifs des prothèses sont libres.

 Le remboursement des consultations

Les consultations chez un chirurgien-dentiste y compris spécialisé en ODF (orthopédie dento-faciale) sont remboursées par l’assurance maladie 70% de 23 euros = 16,10 euros.

 Le remboursement des soins dentaires

Les soins dentaires sont remboursés par l’assurance maladie (pour les personnes de + de 13 ans) :

- 70% de 28,92 euros = 20,24 euros pour un détartrage,

- 70% de 16,87 euros = 11,80 euros pour une carie une face,

- 70% de 28,92 euros = 20,24 euros pour une carie deux faces,

- 70% de 40,97 euros = 28,67 euros pour une carie trois face set plus,

- 70% de 33,74 euros = 23,61 euros pour une dévitalisation d’une incisive ou une canine,

- 70% de 48,20 euros = 33,74 euros pour une dévitalisation d’une prémolaire,

- 70% de 81,94 euros = 57,35 euros pour une dévitalisation d’une molaire,

- 70% de 16,72 euros = 11,70 euros pour l’arrachage d’une dente de lait,

- 70% de 33,44 euros = 23,40 pour l’arrachage d’une dent permanente.

 Le remboursement des prothèses dentaires

Contrairement aux consultations et aux soins dentaires dont les tarifs sont conventionnés (sauf dépassement autorisé pour les consultations), les tarifs des prothèses dentaires sont libres et remboursés (quel que soit le prix proposé par le dentiste) par l’assurance maladie :

- 70 % de 107,50 euros = 75,25 euros pour une couronne,

- 70% de 122,55 euros = 85,78 euros pour un Inlay-core (Pièce en métal coulé, scellée dans la racine d’une dent excessivement délabrée servant de support à la future prothèse),

- 70% de 144,05 euros = 100,83 euros pour un Inlay-core à clavette,

- 70% de 64,50 euros = 45,15 euros pour un appareil dentaire (1 à 3 dents),

- 70% de 182,50 euros = 127,75 euros pour un appareil dentaire complet (14 dents),

- 70% de 279,50 euros = 195,65 euros pour un bridge de trois éléments.

Les tarifs des prothèses dentaires étant libres, le dentiste doit établir un devis préalable et détaillé.

Pour le remboursement de l’orthodontie cliquez sur  http://www.ameli.fr

 Les dépassements d’honoraires

Ils sont autorisés pour les honoraires et les soins dentaires en cas d’exigence particulière du patient, chez les dentistes qui disposent d’un droit permanent de dépassement (DP) et bien évidemment chez ceux qui pratiquent les honoraires libres (médecins stomatologistes du secteur 2).

Les dépassements d’honoraires n’étant pas pris en charge par la sécurité sociale, vous serez remboursé aux tarifs indiqués ci-dessus quel que soit le montant de l’honoraire ou des soins ou des prothèses.

Ils peuvent être pris en charge en tout ou partie par la mutuelle ou la complémentaire santé de votre entreprise.

Rappelons que depuis le 1er janvier 2016 (article 1 de la loi du 14 juin 2013 de sécurisation de l’emploi) les garanties proposées par les mutuelles d’entreprise doivent prévoir un remboursement des frais dentaires (prothèses et orthodontie comprises) d’au moins 125% du tarif de base de l’assurance maladie.

La convention que les dentistes ont signé avec l’assurance maladie précise bien que les dentistes et médecins stomatologistes doivent informer le patient au préalable du dépassement d’honoraires qu’ils doivent fixer avec « TACT et MESURE ». Ne pas hésitez à le leur rappeler.

 Le remboursement des implants dentaires

L’assurance maladie ne rembourse pas la pose d’implants dentaires parce qu’ils sont considérés comme « hors nomenclature ». De ce fait leurs prix sont libres.

Par contre l’assurance maladie rembourse 70% de 107,50 euros = 75,25 euros chaque couronne fixée sur chacun des implants.

Les mutuelles peuvent prévoir un montant forfaitaire de remboursement des implants y compris pour ceux posés à l’étranger (voir avec elles).

 Le remboursement des soins à l’étranger

En 2014, le CNSE (Centre national des soins à l’étranger) a recensé plus de 24 500 demandes de remboursement de soins dentaires réalisés à l’étranger. Cela donne une idée du nombre de « touristes dentaires » qui se fait à 92% en Europe, le Portugal et l’Espagne ayant détrônés la Hongrie de la première destination (voir tableau au début de cet article).

Venons-en au remboursement des soins effectués à l’étranger (Union européenne, espace économique européen + Suisse). Pour bénéficier de la prise en charge par l’assurance maladie, il n’est pas nécessaire d’avoir une autorisation préalable de votre caisse d’assurance maladie (CPAM) pour les soins buco-faciaux.

Il est conseillé d’avoir une carte européenne d’assurance maladie (CEAM) que l’on peut se procurer ici http://www.ameli.fr

Les soins dentaires sont remboursés aux mêmes tarifs qu’en France (lire ci-avant) à condition d’en faire la demande un imprimé spécial disponible ici  http://www.ameli.fr/formulaires

Il faut joindre au formulaire :

- la radio panoramique dentaire avant les soins,

- la radio panoramique dentaire après les soins,

- la facture

- les cotations Sécurité sociale française (à demander à la CPAM ou au Centre national des soins à l’étranger (CNSE) qui siège à la CPAM du Morbihan en appelant le 3646 puis choisir le 56 (département du Morbihan) puis demander le CNSE.

Envoyez le tout (formulaire rempli, daté et signé et les documents) à votre CPAM qui les transmettra au CNSE. Faites-en une photocopie en réserve.

Ne pas oublier de se renseigner auprès de sa mutuelle pour les prises en charge notamment d’implants dentaires et de greffes osseuses qui eux ne sont pas remboursés par l’assurance maladie (hors nomenclature).

Infos +

- démarches pour se faire rembourser les soins effectués à l’étranger en vidéo http://www.66millionsdimpatients.org

- le site du Centre national des soins à l’étranger http://www.fiv.fr/centre-national-des-soins-etranger-cnse

- la carte européenne d’assurance maladie http://www.leciss.org

- les soins des Français à l’étranger http://www.securite-sociale.fr/Les-soins-des-francais-a-l-etranger

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Le PCF : force déterminante pour construire le rassemblement pour une société meilleure

Posté par jacques LAUPIES le 20 mai 2016

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Que l’on considère ou non que la détermination de notre stratégie pour l’élection présidentielle, ou pour le moins que les principes qui doivent  la déterminer, ne sont pas encore à l’ordre du jour, cela ne résiste pas au débat qui prend corps dans la fraction politisée de la population, plus importante qu’on ne le pense. Quand bien même si s’exprime un véritable rejet de la politique dans l’amalgame bien connu du « tous pourris » où grimpe l’abstention aux différents scrutins qui viennent de se succéder.

Il suffit de diffuser un tract sur un marché, engager une discussion à propos de notre initiative « Que demande le peuple » ou tout simplement débattre dans une organisation de communistes pour se rendre compte que chacun y va de son hypothèse concernant ce qui se passe à gauche. Qu’entend on essentiellement : « C’est fini je ne voterai plus socialiste ! « , « Les communistes se sont faits rouler par Mitterrand et par Hollande » et vous n’ont pas encore compris ? »

La question du blocage que provoque la nature des scrutins est rarement abordée et plus particulièrement celle de la présidentielle. Parallèlement, comme il y a toujours une incompréhension pour l’électeur sympathisant que nous avons convaincu de voter pour le candidat d’union, entre ce que nous lui avons demandé dans un contexte donné et ce que nous lui demandons cinq ans plus tard, dans un autre contexte. Le phénomène s’est produit pour la candidature Mitterrand, et il semble jouer de la même manière en faveur de Mélenchon.

Tant que ce candidat « partenaire » n’a pas exercé le pouvoir il demeure un possible même s’il dévie de ses engagements antérieurs. Les électeurs feront les frais des éventuels abandons d’un candidat d’une famille politique encouragée par son renforcement au détriment du PCF.

Il est un principe en matière de pouvoir politique qu’il ne faut pas oublier, qu’il s’agisse de l’individu ou du groupe, c’est que celui-ci est soumis à l’obligation d’être identifié clairement sur les convictions qu’il exprime dans l’espace et dans le temps. C’est à partir de cette reconnaissance que s’établit un rapport de force (en l’occurrence en démocratie avec le soutien électoral) et qu’il va pouvoir rendre déterminantes ses propositions, d’autant qu’il les aura clairement exprimées.

Dans ces conditions, à moins de situations extrêmes et dans l’urgence, la stratégie des ententes au sommet, des cartels ou « mouvements »  contribuent à établir un enfumage des objectifs et plus grave à permettre à des individualités de spéculer sur le flou !

Même si l’on considère prévisible au  deuxième tour un duel droite (LR et divers) contre FN ou encore social-libéraux (PS et divers) contre FN, rien n’est définitivement établi. D’évidence au premier tour : à droite on tentera d’élargir à l’électorat centriste et FN et à gauche d’élargir au centre et à gauche.

Que reste – il à faire pour la gauche : d’abord constituer une force prenant appui sur la tradition républicaine et sociale en politique, ensuite sur les luttes sociales facteur des prise de conscience populaire pour un changement profond de notre société (sur le plan institutionnel, économique, social et sociétal)

Cela ne peut se faire dans la durée sur des regroupements (certes utiles et dont il ne faut pas négliger l’opportunité)  mais bien sur à partir d’une organisation politique bien identifiée, forte et cohérente, déterminée dans l’élaboration et l’application d’un programme et pesant suffisamment sans cependant prétendre à hégémonie, respectueuse des autres formations.

Parce qu’il a joué un rôle essentiel dans les luttes pour l’indépendance nationale de notre pays, qu’il a porté haut les conquêtes sociales des travailleurs, preuve de la justesse de la prise en compte de  l’analyse marxiste, fondement de son action, le PCF peut prétendre être cette force  dont notre société a besoin. La première démarche en l’état est de bâtir un programme  et de préparer une candidature communiste !

Peu importe le temps que demandera la reconstitution de cette force mais tel doit être le cap à atteindre par ceux qui en ont la responsabilité : tous les communistes. Et tant mieux si l’on parvient à y associer de nombreux citoyens : « consult’acteurs » et « consult’actrices » !

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