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« Nuit debout » se décentralise

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2016

 

Les opposants à la loi travail à nouveau dans la rue

  • Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez a appelé à « remettre les compteurs à zéro pour un vrai code du travail qui permette de protéger les salariés ».

  •  dans POLITIQUE

    Pour Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, ce mois de mobilisation «sonne une alerte sociale sur la loi travail, mais pas seulement».

  • Les jeunes toujours motivés contre le projet de loi travail.

  • Les cortèges de samedi ont rassemblé près de 200 000 personnes dans tout le pays. Entre la place de la République et celle de la Nation, ils étaient 110 000 personnes a défilé.

  • Document indispensable pour comprendre les méfaits de la loi El Khomri, le hors-série de l’Humanité sur la casse du Code du travail…

  • Au secours, Jean Jaurès…

  • Les journalistes en nombre contre la loi travail.

  • Après la manifestation, direction place de la République pour rejoindre la Nuit Debout…

Des dizaines de milliers de personnes ont de nouveau manifesté samedi 9 avril contre la loi Travail partout en France. Reportage en images dans le cortège parisien du photographe de l’Humanité, Joël Lumien.

A l’issue de la manifestation contre la loi El Khomri, les Grenoblois vont vivre leur première nuit debout

Eugenie Barbezat
Samedi, 9 Avril, 2016
Humanite.fr

 

Environ 8000 personnes ont pris le départ de la place Victor Hugo à Grenoble afin de manifester en nombre contre la loi El Khomri. Malgré le début des vacances scolaires, la mobilisation ne faiblit pas et la ville s’apprête à vivre sa première nuit debout. Reportage.
Sous un ciel gris, mais dans une chaude ambiance, la manifestation grenobloise s’est ébranlée vers 15h ce samedi 9 avril. Derière les banderoles de la CGT, du PCF, de FO, Sud Solidaires, de la JC etc… les millitants sont déterminés. De simples sitoyens, des retraités et des familles ont rejoint le mouvement. Au delà du retrait de la loi travail, la colère gronde au lendemain des révelations de fraude fiscale massive par « Panama Papers » et les aspirations à une société plus juste et solidaire se font de plus en plus pressantes. Témoignages : Pour Laurent, syndicaliste CGT à l’université de Grenoble, la loi El Khomri vise les salariés du secteur privé mais aussi, à terme les fonctionnaires dont le statut reste à défendre.

Ghislaine, de la CGT-intérim se bat pour ses camarades intérimaires qui vont souffrir encore davantage si cette loi est votée.

Pour Katia, syndicaliste Sud-Solidaires, la loi El khomri est un boulevard vers la précarisation croissante de tous les salariés, particulièrement les femmes.

Malgré le début des vacances scolaires, la jeunesse étudiante et lycéenne de Grenoble est dans la rue. Après la manifestation ils ont la ferme intention de passer leur première nuit debout. Au programme : des assemblées citoyennes, la projection du film de François Ruffin, Merci patron, et des concerts. Clara, étudiante à Sciences Po Grenoble y sera !

 

Il n’y a pas d’âge pour manifester. La défense de ses droit commence tôt … (un hommage à l’ex-patron d’Air France qui se montrait plutôt ouvert au travail des enfants ?) Retraitée, Annick trouve que le monde va mal, elle est dans la rue pour rejoindre le nombre de ceux qui souhaitent le changer en se réappropriant la politique.

 

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Violences dans la rue : à qui profitent-elles ?

Posté par jacques LAUPIES le 10 avril 2016

  Quand masqués, casqués et munis de barre de fer ou autre objet de ce type, des individus viennent manifester, ils ont des intentions bien claires : en découdre. Avec la police ou avec des manifestants venus très pacifiquement.

Ces « casseurs » comme on les appelle de nos jours, l’histoire permet de les identifier et que dans une agglomération de 12 millions d’habitants il s’en trouve quelques centaines n’a rien de surprenant. Peut-on parler de provocation ?

Assurément ! Toute la question est de savoir de qui et contre qui ? On nous dit que la police était visée ? Possible mais en fin de compte c’est la manifestation « officielle » et ses organisateurs qui se trouvent visés. Classique !

A qui profite la violence dans un tel contexte de lutte contre des atteintes aux droit du travail que constitue une proposition de loi portée par un gouvernement qui depuis belle lurette s’est coupée de la population, a choisi le camp de la finance et du patronat ! La droite et l’extrême droite ainsi que les initiateurs d’une politique contraire à l’intérêt du peuple risquent bien d’y trouver leur compte.   

Nuit Debout. « Nous sommes en train de faire bouger les choses »

Kareen Janselme
Vendredi, 8 Avril, 2016
L’Humanité

 

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Violences dans la rue : à qui profitent-elles ? dans POLITIQUE

Les nuits s’enchaînent sur la place parisienne, comme ici, le « 32 mars ».
Photo : Magali Cohen
Depuis le 31 mars, ils sont debout : de jour, dans les manifestations lycéennes, de nuit place de la République à Paris, heureux de partager et construire un nouvel espace démocratique.
Timotheo et T. participent à toutes les manifestations et passent leurs nuits debout. Toutes les nuits. Dès le premier soir, ce 31 mars, T. a rejoint la place de la République, après la manifestation parisienne contre la loi travail, prévenu par les réseaux sociaux. Timotheo en a entendu parler le lendemain comme d’une « légende » : « Je ne pensais pas qu’à Paris, il pouvait exister un truc comme ça. J’ai tout de suite trouvé ça génial. » Chemise de bûcheron verte cachant un tee-shirt Bob Dylan, bracelets de festivals élimés autour du poignet, le jeune étudiant de 18 ans découvre l’agora nocturne : « Il y a une espèce d’ambiance. Les gens viennent de partout, discutent de façon impromptue. Les assemblées générales sont super intéressantes, évoquent plein de luttes différentes. Lundi, des Congolais sont venus parler de leur pays. C’était incroyable. Ils chantaient leur mécontentement. »

Trouver de nouvelles formes d’action

T., son grand-frère en politique, mesure plus son enthousiasme : « Ça m’intéresse mais je trouve ça gentillet dans la forme et le fond. Les AG veulent réfléchir à une autre façon de penser la politique, mais ça reste très structuré, dans les normes. Il n’y a pas beaucoup de minorités présentes à République : pas beaucoup de Noirs, d’Arabes, d’Asiatiques. Surtout des petits bobos parisiens avec une conscience politique. Mais ça ne m’empêche pas d’y aller quand même ! » Et de participer sporadiquement à la « commission de vie » pour réveiller cette place occupée ou la « commission d’action » pour trouver de nouvelles formes d’action, sans être spécialement inscrit. « J’avais un regard naïf sur la politique, les manifestations, confesse Timotheo. Je commence à découvrir le gouvernement, ses décisions, la loi travail, les violences policières. À la dernière manifestation, les CRS nous ont bloqués, boulevard Diderot. Les charges étaient super violentes, comme pour nous détruire. On était serré, on ne pouvait pas bouger et ils ont continué à gazer. Il n’y avait pas moyen de respirer. Les CRS rentraient, sélectionnaient au pif des Blacks et des Arabes pour les embarquer. » Le panier à salade lui a donné le goût de retourner en manif. Presque une routine pour T. qui a déjà bloqué des lycées contre la loi Macron, contre les expulsions, en hommage à Rémy Fraisse, le militant écologiste tué par un gendarme à Sivens. « On soutient les lycéens car souvent leurs manifestations s’organisent à l’arrache, sans encadrement, et elles peuvent être violentes. »

Brutalité policière, loi injuste et régressive, prolongement de l’état d’urgence, c’est le ras-le-bol qui les ramène chaque soir sur la place de la Marianne au rameau d’olivier. L’esplanade autrefois « mausolée de la République », selon T., avec ses bougies en hommage aux victimes du 13 novembre, mais aussi aimant de « touristes à selfie », est devenue « un centre de fête, de partage, de discussion, accessible à tous ». 
Mardi soir, les deux étudiants ont battu le rappel sur la place pour aller chercher les migrants de Stalingrad. Arrivés à destination, ceux-ci étaient déjà partis à République ! Un petit raté qui n’entame pas leur envie de participer à la construction « d’une autre démocratie plus participative ».
« On est en train de faire bouger les choses, de bousculer les gens dans leur confort ! s’enthousiasme Timotheo. Tout le monde parle de Nuit debout. Il y en a dans plusieurs villes en France, mais aussi en Espagne, en Belgique. On est en train de faire quelque chose d’important. »
Quand à l’avenir de Nuit debout, si T. vise « dans l’idéal une insurrection », Timotheo espère simplement que ce « mouvement va rester, quoi qu’il se passe ». Et attirer toujours plus d’individus, de citoyens lambda, « de la banlieue, donner envie aux personnes qui vivent de l’autre côté du périphérique de venir ». En attendant, samedi, ils seront « à la manif, aux côtés des lycéens, si on ne se fait pas embarquer » !
 

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Renaud se cherche, a trouvé…

Posté par jacques LAUPIES le 9 avril 2016

Quand les chaines de télés ont lancé le retour de Renaud, j’étais un peu sceptique sur ses engagements actuels me disant qu’il allait se faire récupérer d’autant que ces télés n’ont pas manqué de répéter qu’il avait déclaré soutenir Fillon.  Apparemment il se contente de dire que c’est contraint et forcé qu’il voterait Juppé si celui-ci devait être en face (sous entendu) le FN.

Bien que le principe de  »juger l’artiste » sur ses qualités artistiques m’ait toujours paru être la priorité, je suis comme nombre de militants, sensible à ses prises de position. Ecrivains et poètes expriment un ressenti et de quelque bord qu’ils soient ils nous offrent souvent une vision réaliste et critique de la société. Il ne faut pas perdre de vue cet aspect de l’individu même si cela dévoile parfois de surprenantes contradictions.

L’acteur, dans le rôle du syndicaliste de « Germinal », nous a habitué à le sentir proche du peuple ouvrier, du peuple tout court. La jeunesse en particulier a besoin de ces artistes qui portent  des messages simples dans un contexte où hélas tous ne sont pas mis en avant, où probablement nombre de jeunes talents n’émergent pas dans le show business.

Est ce une lubie de vieux mais il me semble souvent que les chanteurs de talent se font rare et qu’ils manquent d’invention musicale et poétique… Pourtant il y a tant à dire dans ce monde ou l’économie, le social, la paix sont en déséquilibre…

 

Extrait du roman inachevé (Aragon) 

Malgré tout ce qui vint nous séparer ensemble
O mes amis d’alors c’est vous que je revois
Et dans ma mémoire qui tremble
Vous gardez vos yeux d’autrefois

Nous avons comme un pain partagé notre aurore
Ce fut au bout du compte un merveilleux printemps
Toutes les raisons tous les torts
N’y font rien mes amis d’antan

Il faut bien accepter ce qui nous transfigure
Tout orage en son temps toute haine s’éteint
Le ciel toujours redevient pur
Toute nuit fait place au matin

Même si tout cela nous parait dérisoire
Un avenir naissant nous unit à jamais
Ou l’on raconte des histoires
Pleine de notre mois de mai

 

Renaud « Si je peux vous aider financièrement… »

le printemps de l’Humanité
Entretien réalisé par V. H.
Vendredi, 8 Avril, 2016
L’Humanité

 

#l’humanitécestnous. Renaud, qui lit régulièrement l’Humanité avec un copain postier communiste qui l’assiste dans son quotidien, apporte son soutien au journal en grave danger.

Quel message de soutien avez-vous envie d’adresser à l’Humanité, qui connaît actuellement de graves difficultés financières ?

Renaud J’ai une anecdote bouleversante. Quand j’ai assisté au 70e anniversaire du Parti communiste à Bercy en 1990, j’ai rencontré à cette occasion Léo Ferré, ce vieil anar sympathique et proche du Parti, compagnon de route. Je lui ai dit : « Je sens que je vais encore me faire chier dessus par les médias qui vont ironiser sur mon soutien au PCF. » Il m’a répondu mot pour mot : « Tu les emmerdes ! C’est le Parti des pauvres et c’est tout. Point final ! » Vous êtes le Parti des pauvres, c’est pour ça que je vous aime. Si je peux vous aider financièrement, je serai partant !

Vous arrive-t-il de lire l’Huma  ?

 

Renaud J’ai un ami, secrétaire, administrateur, garde du corps, chauffeur, cuisinier, qui s’occupe de moi. Je ne peux pas vivre tout seul. Il me faut un copain en permanence. J’ai trouvé un copain postier à Moulins dans l’Allier qui prend des semaines entières de congés pour bosser avec moi. Il est communiste comme on croit qu’il n’y en a plus, et toujours abonné à l’Huma. Donc, je le lis régulièrement à ses côtés ou face à lui. Il est militant CGT et fidèle du Parti. Bon, il a voté Mélenchon à la présidentielle, mais Mélenchon c’est quand même un bon compagnon de route pour vous ! (rires). Et un beau tribun. Mais je n’ai plus trop confiance dans ces hommes politiques de tous bords dont les ambitions sont parfois plus égoïstes qu’altruistes. Ce désir de pouvoir sur la vie des gens qu’ils malmènent une fois élus. Il y a bien Nicolas Hulot qui n’est pas un militant communiste. Ce n’est pas un rouge, pas un bolchevique, pas un anar. C’est un mec qui a une sensibilité humaine pour la nature, l’environnement, les animaux. Il me touche beaucoup, mais il a malheureusement refusé de se présenter à la présidentielle de 2012. Je le regrette. En 2017, on ne va pas avoir le choix. On va avoir Marine Le Pen forcément, Sarkozy, j’espère que non, peut-être un Juppé. J’irai voter pour le plus démocrate des deux, devinez qui, ou j’irai à la pêche à la ligne. Mais je désespère de faire partie des abstentionnistes, même si voter c’est choisir son maître.

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Appel de l’Union Locale CGT de Tarascon

Posté par jacques LAUPIES le 8 avril 2016

 

L’Union Locale de Tarascon organise un départ encovoiturage  vers la manif à AvignonRDV sur le parking devant le château de Tarascon 13h20 pour partir à 13h30 (possibilité de se garer à Avignon à proximité de la gare)

Après le 9 mars, le 31 mars et le 5 avril on CONTINU, ON LÂCHE RIEN !Ensemble, salariés, privés d’emplois, jeunes, retraités, entre amis, en famille toutes et tous à la manif !

Ci-joint une affiche format A4 pour le rdv

> > UNION LOCALE CGT TARASCON 13 > MAISON DES SYNDICATS > 34, RUE BLANQUI > 13150 TARASCON > Tél. : 04 90 91 11 76 > (N’hésitez pas à laisser un message sur le répondeur nous vous recontactons au plus vite) > Permanences juridiques et accueil syndical le mardi de 17h30 à 19h00 > ou les autres jours sur RDV > Courriel : ulcgt.tarascon13@orange.fr

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Macron : le jeune qui veut faire du vieux

Posté par jacques LAUPIES le 8 avril 2016

 

Les plus jeunes ne peuvent pas savoir, les moins jeunes ont certes le droit d’avoir oublié car en 1965 ils venaient au monde et  les derniers âges, dont je suis, avaient la trentaine et devraient se souvenir : la droite se préparait à prendre en pleine figure mai 68 (avec le mécontentement de la jeunesse et de la classe ouvrière, la gauche impulsée par l’importance du PCF et de celui qui sut s’adapter à cette réalité et exploiter le contexte (un certain Mitterrand) se préparait à émerger.

La bourgeoisie de notre pays qui n’en perd pas une s’inquiétait et donc, en un temps record, elle mettait en place un certain Jean Lecanuet, « ni de droite, ni de gauche » histoire de bloquer un De Gaulle dont la politique internationale ne faisait pas que des amis à ce dernier dans cette classe qu’une gauche  « dominée »  par le PCF préoccupait au plus haut point.

Rien d’extraordinaire car la magouille centriste hantait la république depuis longtemps et après Lecanuet il y en eut d’autres plus ou moins droitiers (Giscard, Barre et il n’y a pas si longtemps Bayrou) Mais ces recompositions à la fois « subtiles et lourdes » ont ceci de commun c’est qu’elle veulent récupérer une fraction non négligeable de l’électorat qui risquent de faire défaut à la droite et à la gauche réformistes -  excellentes pongistes toutes deux - et entraîner si possible une jeunesse contestataire vers cette vieille nouveauté.

Macron depuis son entrée au secrétariat de l’Elysée, comme s’il était recommandé par Gattaz ou Bolloré ou je ne sais quel pontife des grandes tours ou des châteaux, est soudainement choyé par les médias qui, parlant de lui en bien ou en mal, claironnent son nom et en font le  génie de la nouvelle politique.

Bien que, comme je viens de le rappeler, on nous ait déjà fait le coup, ça fait mal.

Tiens Bolloré par exemple, le copain de Sarkozy, ce soir France 2 nous le présente et nous révèle ce que nous savions déjà, ses méthodes et sa façon de truander ses petits copains de l’industrie de la finance et de la communication qui mangent le morceau. En matière de combine pour se protéger et s’assurer l’appui de chefs d’états africains l’homme est un orfèvre. Mais il n’est pas le seul. 80 % des profits de ses entreprises sont réalisés à l’extérieur de l’hexagone. On sait donc que les 20 % restant sont réalisés sur le territoire national.

 A un jeune correspondant ivoirien, qui me disais que voter pour Juppé lui paraissait intéressant de son point de vue d’Africain, je rappelais que non seulement il est victime des multinationales françaises (qui ne se différencient aucunement de celle des autres pays riches) et que donc, en plus d’être cocu il donne le fouet pour se faire battre !

La veille j’expliquais à ma voisine – celle qui vote FN – qu’au lieu d’user sa salive, de concert avec nombre de ses amies du club du troisième, pour asticoter les immigrés qui toucheraient le RSA et seraient mieux soignés qu’elle, elle ferait mieux d’examiner le manque à gagner pour l’action sociale, la santé et l’éducation  les fraudes fiscales et les super bénéfices (non imposés) faits sur ceux qui restent au pays. Sans compter que bien que cela soit souvent tu par les médias, l’immigration apporte de la richesse à la France !

Ce qui est le plus attristant c’est que peu à peu l’on voit naitre chez ces personne qui ne feraient pas de mal à une mouche, comme on dit, les symptômes de la haine.

(Le propre du génie humain est de haïr ceux que l’on a offensés – Tacite – Vie agricole)

Et Macron dans tout ça me direz vous ? Eh bien je doute fort qu’il amène ma voisine dans son bercail puisque tout comme ses amis de gauche (ou de droite) il contribue à lui donner des prétextes à être mécontente et à voter FN.  Que cela l’éloigne un peu plus de ses votes anciens pour le PCF (eh oui !) que cela trouble le vote de nombre de jeunes, est le but recherché ? Que Macron dérange ses propres amis du PS, possible ?

Que les françaises et les français se fassent couillonner un coup de plus ? A vous de voir !

 

99 %, plaidoyer pour le « nous » en politique

 

Julia Hamlaoui
Mercredi, 6 Avril, 2016
L’Humanité

 

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Macron : le jeune qui veut faire du vieux dans POLITIQUE

Pierre Laurent lors d’un rassemblement de soutien aux salariés licenciés d’air France, en décembre 2015, à Bobigny.
Photo : Patrick Nussbaum

Dans son nouveau livre, 99 %, qui désigne ceux à qui Pierre Laurent s’adresse – l’immense majorité –, le dirigeant du PCF leur délivre des outils de reprise de confiance en leur pouvoir de changer le monde.

Le chiffre 99 % n’est pas le résultat du dernier sondage d’impopularité de François Hollande, mais le titre du nouvel opus de Pierre Laurent. C’est un rapport sans appel d’Oxfam qui a inspiré au secrétaire national du PCF son livre, qui sort en librairie ce jeudi, aux éditions du Cherche midi. « Les 1 % les plus riches possèdent désormais davantage que les 99 % restants. Ils font usage de leur pouvoir et de leurs privilèges pour biaiser le modèle économique et creuser le fossé qui existe entre eux et le reste de la population », écrivait l’ONG en janvier à l’occasion de sa dernière étude. Dans ce contexte, explique le dirigeant communiste, son « livre est un appel à la prise de conscience ». Alors que les ouvrages politiques se multiplient à l’approche de la présidentielle de 2017, Pierre Laurent affirme, sur les réseaux sociaux, vouloir s’extraire de la logique du « J’ai changé, je suis meilleur, je suis l’homme ou la femme de la situation » : « J’ai choisi de parler de NOUS. Nous, les 99 %, nous qui formons la masse, le peuple, à qui les “1 %” veulent dicter leur loi. (…) Ces 1 % dont je dévoile le système sur lequel repose leur pouvoir, pour mieux l’affronter et le dépasser. Encore faut-il que nous ayons confiance en nous et en notre capacité à reprendre le pouvoir ». Un « message de confiance à tous ceux qui ont le pouvoir de changer le monde » de la part de celui qui affirme depuis plusieurs mois, et a fortiori depuis le début de la mobilisation contre la loi El Khomri, que de nombreuses « forces sont disponibles » dans la gauche politique et sociale pour bâtir une alternative à la politique actuelle.

« Maudire ne suffit plus »

D’ailleurs, l’auteur n’est pas tendre avec le gouvernement : « La violence de Sarkozy a exaspéré la société française, la capitulation de Hollande la sidère et la décourage. Quand la gauche fait le sale boulot de la droite, les mots en perdent leur sens. » Quant à 2017, « c’est une grande consultation populaire qui peut nous sortir du piège (d’un affrontement entre Le Pen, Sarkozy, Hollande ou l’équivalent – NDLR). De cette consultation devra sortir un candidat qui porte la voix des 99 %, de notre engagement collectif sur un mandat en rupture avec le quinquennat Hollande. Personne ne peut y parvenir seul », juge Pierre Laurent, qui reformule la proposition du Conseil national du PCF, celle d’un « processus de vote citoyen », sans toutefois faire de référence explicite dans le livre à une « primaire ».

Dès le préambule, le message se veut clair : « Maudire ne suffit plus », emprunte-t-il au poète grec Yannis Ritsos. Alors, après avoir mis au jour les mécanismes financiers qui confèrent le pouvoir aux banques et détruisent les services publics, qui préfèrent voir augmenter les dividendes que l’emploi ou les salaires, qui mettent à mort les solidarités sur le continent, ou qui, via la concentration des médias aux mains de grands groupes, fait main basse sur la démocratie… bref, après avoir décrit le monde des « 1 % », c’est au « réveil » des « 99 % » de la population que Pierre Laurent en appelle. « Ce sont les peuples qui font l’histoire, dans un cocktail toujours différent et contradictoire. (…) L’avenir du monde dépend des 99 % », rappelle-t-il, persuadé que les Français y mettront leur « grain de sel ». Face à trois défis, ceux de la « sécurité », du « vivre bien, sur une planète respectée et protégée » et de la « révolution numérique mondiale », le communiste enjoint à « reprendre » cinq « bastilles » de notre temps : celles des « idées », des « divisions », du « capital », du « silence » et des « institutions ».

 

Panama papers: Attac bloque une agence Société Générale

Jeudi, 7 Avril, 2016
Humanite.fr

 

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 dans POLITIQUE

Attac

Des militants d’Attac ont bloqué jeudi l’accès d’une agence de la Société Générale, près du métro Bourse à Paris, pour dénoncer « l’organisation industrielle de l’évasion fiscale » par cette banque. Ils demandent également à être reçus par le ministre des Finances Michel Sapin pour évoquer les mesures nécessaires à prendre pour en finir avec l’évasion fiscale.

Vers 8H30, les militants ont fait irruption dans l’agence bancaire et en ont bloqué l’entrée par un ruban rouge et blanc ainsi qu’une banderole déclarant: « les peuples se lèvent face à la finance », décliné en cinq langues. Ils ont scotché, sur le frontispice de l’établissement, des pancartes sur lesquelles on pouvait lire: « banque bloquée pour cause d’évasion fiscale », « fraude fiscale, crime social » ou encore « protéger les lanceurs d’alerte c’est bien, stopper l’évasion fiscale c’est mieux ».

« La Société Générale fait partie du top 5 des banques qui organisent de façon industrielle l’évasion fiscale, qui représente 60 à 80 milliards d’euros par an en moins dans le budget de la France. L’enjeu n’est plus d’obtenir ses engagements à cesser cette activité frauduleuse mais d’exiger du gouvernement français qu’il interdise aux banques de travailler dans les paradis fiscaux », a expliqué à la presse Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac. « Les amendes ne servent à rien. Il faut que les banquiers risquent la prison », a-t-il ajouté, lançant un appel au « blocage des 103 agences de banque privée de la Société Générale » en France, des établissements spécialisés dans la gestion de patrimoine des entreprises et clients particuliers fortunés. Thomas Coutrot a estimé qu’ »au moment où le gouvernement prélève tout l’argent qui lui manque par une politique d’austérité pour combler le déficit public, creusé par l’évasion fiscale des plus riches » et « autorise les grands groupes à licencier sur la seule base des profits réalisés en France », la « dérive financière » devient un terrain naturel de la convergence des luttes sociales.

Les demandes d’Attac

Nous nous engageons à poursuivre ces actions jusqu’à ce que les pouvoirs publics prennent enfin les mesures nécessaires pour en finir avec l’évasion fiscale.

Immédiatement

  • interdiction aux banques implantées en France de poursuivre leurs activités dans les paradis fiscaux (sur la base d’une liste française actualisée fondée sur les travaux du Tax Justice Network).
  • renforcement des services fiscaux par la création immédiate de 10 000 emplois pour compenser les 3100 emplois supprimés depuis 2010 et amplifier le travail de traque des fraudeurs : faute de quoi toutes les déclarations vertueuses resteront du vent.
  • adoption d’une loi définissant et pénalisant de prison les crimes d’évasion fiscale et de complicité d’évasion fiscale.

Juste après

  • transparence obligatoire sur les activités réelles des filiales des banques et l’identité des détenteurs de compte, y compris via des sociétés écrans
  • échange automatique d’informations bancaires avec tous les pays

Nous demandons à être reçus par Michel Sapin le ministre des Finances et des Comptes publics pour discuter de la mise en œuvre concrète de ces mesures.

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