• Admin.du Site

  • Archives

Les places publiques débordent d’idéaux

Posté par jacques LAUPIES le 16 avril 2016

Rosa Moussaoui
Vendredi, 15 Avril, 2016
L’Humanité

 

place.jpg

Les places publiques débordent d’idéaux dans POLITIQUE

Photo : AFP

Partout dans le monde, les peuples tentent de se réappropprier l’espace public et la parole politique confisquée par des gouvernements qui restent, au gré des alternances, dévoués au monde de la finance

« Maintenant que nous sommes ensemble, ça va mieux… » Cette inscription sur les pavés de la place de la République est une merveilleuse réponse à l’assertion de Margaret Thatcher : « La société ? Cela n’existe pas ! Il n’y a que des individus. » Du Caire à Madrid, de Liberty Square au parc Gezi, contre les satrapes ou contre la dictature de la finance, c’est une autre façon de faire société qui se cherche en plein air, hors des cadres politiques institutionnels. Horizontaux, inventifs, poétiques, ces mouvements des places mettent en pièces l’utopie néolibérale d’une politique sans peuple, d’une démocratie sans liberté de choix. Ils mobilisent les valeurs de dignité, de démocratie, de justice sociale. Toute une génération tente d’y construire, dans la joie, la confusion, l’urgence, des alternatives au système capitaliste qui détruit l’environnement, organise la prédation des ressources au profit d’une minorité, brise les vies, les rêves, le lien social. L’histoire n’est pas finie : partout, ces expériences démocratiques ont semé les graines d’un nouveau monde.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Panama papers au parlement européen

Posté par jacques LAUPIES le 15 avril 2016

DSC_0294-1

 

Publié dans Non classé, POLITIQUE | Commentaires fermés

Nostalgie ou réalisme ?

Posté par jacques LAUPIES le 14 avril 2016

Il n’est de pire salopard que celui qui entre dans un parti, joue le jeu de l’adhésion à ce qui fait la réputation de ce dernier dans les milieux populaires, critique en opposant confirmé, si ce parti n’est pas au pouvoir et du jour au lendemain se transforme lorsqu’il a reçu une investiture toujours faite de compromis, devient un défenseur de l’ordre établi qu’il a pu mettre en doute !

D’aucuns diront que notre langage est excessif et qu’il faut savoir s’adapter aux réalités ! Façon commode  selon nous, de se coucher devant la difficulté à transformer véritablement ce monde – que l’on osait appeler autrefois « partis de la bourgeoisie », grande moyenne ou petite – qui s’épuise dans le conservatisme et n’a que le mot de réforme en bouche pour le défendre. Sauf qu’il y a réforme progressiste et réforme conservatrice !

A tel point que la caractéristique de notre dernière distribution de tract fut marquée par de nombreuses rencontres plutôt préoccupantes : « c’est fini je ne voterai plus !  » me dit une électrice de gauche qui comme tant de braves gens comme elle n’entre pas dans les nuances de cette gauche. Des personnes à qui il faut expliquer que l’on vote pour un programme, celui qui vous convient le mieux et qu’au deuxième tour on vote parfois plus, contre celui dont on ne veut plus ou dont on ne voudrait surtout pas.

Autre interpellation assez surprenante : « Alors pour qui il faut voter ? » Gentil de nous poser la question mais le militant du PCF que nous sommes ne peut répondre et doit se lancer dans une explication qui laisse sceptique son interlocuteur. En effet lui dire qu’il faut rassembler tous ceux qui sont mécontents de la politique de Hollande, élaborer avec eux une plate forme commune et ensuite passer au choix du candidat capable de de porter un programme accepté par tous, ne semble pas pleinement le satisfaire. Et « Mélenchon à quoi il joue ? » nous dit-il. Ben, nous lui répondons, il propose d’être celui là, avant même que les objectifs soit acceptés par tous ceux qui à gauche condamnent la politique des Hollande, Valls, Macron et consort.  » En ce qui me concerne je ne lui fait pas confiance car il a été socialiste » ajoute l’interlocuteur. Jugez de l’argument chers amis lecteurs !

Nous en venons devant pareille situation à regretter le temps où le Parti Communiste réalisait un score suffisant disposait d’un candidat respecté par tous et disposait d’un programme clair bien établi qui permettait d’argumenter sur les aspects économiques, sociaux et culturels. des besoins des françaises et des français.

Est ce de la nostalgie ou du réalisme ?

Si nous optons pour une position réaliste il apparaît clairement qu’il manque quelque chose à la France : un Parti Communiste, certes plus influent, mais pas nécessairement, il lui faut surtout un Parti Communiste qui revendique sa spécificité et la force de ses propositions…

La Nuit debout, « un mouvement qui a besoin de temps »

Entretien réalisé par Grégory Marin
Mardi, 12 Avril, 2016
L’Humanité

 

Le sociologue Geoffrey Pleyers, rattaché à l’université de Louvain (Belgique), analyse la Nuit debout à l’aune des mouvements du même type (Occupy Wall Street, Indignados…) qu’il a suivis.

Vous suivez la Nuit debout, place de la République, tous les soirs. Est-elle semblable à d’autres mouvements ?

Geoffrey Pleyers Oui, aux Indignés en Espagne, ou Occupy à Londres ou à Wall Street. Des mouvements organisés par des individus plus que par des organisations, syndicales ou de partis, même si certains en sont par ailleurs membres mais ne l’affichent pas. C’est spontané, mais en même temps organisé : quelques personnes ont préparé cette occupation.

Pourquoi émerge-t-il maintenant ?

Geoffrey Pleyers Toutes les conditions étaient réunies pour que surgisse un mouvement de type Indignés en France. La loi travail est un terreau idéal pour que tous les citoyens progressistes, de gauche mais ne se retrouvant pas dans la politique du gouvernement, se mettent en marche. À cela s’ajoute le fait que cette famille politique-là se retrouve sans alternative, par les divisions de la gauche de la gauche… De plus, les difficultés de la jeunesse française sont un élément qui pèse. C’est très présent dans leur bouche, comme en Espagne, dans les réseaux Jeunes sans avenir, par exemple. « On veut nous enlever notre futur », disent les jeunes Français à leur tour. Quand on voit que même France Stratégie, rattaché au cabinet du premier ministre, a sorti un rapport le 31 mars qui explique que 23,3 % des Français entre 18 et 24 ans sont au chômage et 23,4 % vivent dans la pauvreté, on imagine bien que tout est réuni pour que la situation explose. Et quand la seule fausse alternative qui se dessine, c’est le Front national… Ces jeunes de la place de la République ne peuvent évidemment pas se tourner vers cette formation politique. Au passage, ça fait du bien d’entendre un autre discours, place de la République, sur les migrants, la sécurité, l’austérité, etc., que celui de l’extrême droite.

Ce mouvement est-il porteur d’une alternative ?

Geoffrey Pleyers Oui, mais ce qui me surprend, c’est cet empressement des analystes à vouloir lui faire dire quelque chose. On parle de « slow movement », de mouvement qui a besoin de temps. Il faut arrêter de penser que la politique se fait à la vitesse du tweet. Ce qui se passe aux Nuits debout n’est pas intéressant pour ce que ça va donner, mais pour ce qui se passe maintenant. Il ne faut pas faire l’amalgame entre les Indignés et Podemos, par exemple, parce que ce n’est qu’une des nombreuses alternatives qui ont surgi du mouvement des Indignés. Il faut arrêter de lire ces mouvements sociaux à l’aune de la politique institutionnelle. On voudrait les enfermer dans le calendrier de l’élection présidentielle, eux disent « la politique ça ne se passe pas uniquement là-haut ».

Le journaliste et documentariste (Merci patron !) François Ruffin dit aussi qu’il ne faut pas que le mouvement et les syndicats « se tournent le dos ».

Geoffrey Pleyers Il y a une mise à distance qu’on retrouve dans la plupart des mouvements récents, de Gezi Park en Turquie à Occupy Wall Street. Mais il ne faut pas tomber dans l’excès inverse. Car, sans les syndicats, le mouvement de mai 2012 à Moscou, par exemple, n’aurait pas eu lieu, puisque ce sont eux qui ont négocié l’autorisation de manifester. Et quelques jours après le premier mouvement Occupy Wall Street, lorsqu’ils ont failli se faire déloger, ce sont les syndicats qui sont descendus dans la rue les défendre, même s’ils ne campaient pas avec eux. Ils ne sont jamais bien loin…

Geoffrey Pleyers est Président du comité de recherche « Mouvements sociaux » de l’Association internationale de sociologie.

 

ON NOUS COMMUNIQUE

Organisé par la CGT ARLES

 lundi 18 avril à 18H une conférence débat dans nos locaux avec la participation de Mickaël Wamen, 
responsable de la CGT Amiens Nord et l’un des 8 condamnés de Goodyear. 
Son intervention sera précédée de témoignages de vécu de criminalisation de l’action syndicale plus proche de nous
et d’une intervention de l’Union Locale replaçant cette action dans le contexte de la lutte contre la loi travail.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

« Nuit debout » : y a de la récup. dans l’air…

Posté par jacques LAUPIES le 13 avril 2016

 

Il est peut être un peu tôt pour évaluer ce que représente ces fameuses « Nuit debout »

J’avoue que cela me laisse sceptique. Ce qui me fait dire qu’elles peuvent avoir quelque chose de positif est la trouille ou le désarroi  qu’elles semblent semer parmi nos éternels commentateurs agréés par l’idéologie dominante faite comme on dit de pensée unique. J’en ai entendu quelques uns mandatés dare-dare pour en dire du mal (donc ce doit-être bien)

« C dans l’air », vous le savez est ma référence en l’occurrence pour cette prise de température. Une bande d’olibrius (toujours les mêmes) hier soir est venu nous dire que cette foule à laquelle se mêlent des vieux ringards de la politique parmi lesquels centristes et « droitistes » n’était pas un signe de modernité et d’efficacité pas plus que de venir jacasser sur la belle place de la République en présence de ces gens là !

Je serai presque d’accord si l’Humanité » mon quotidien en qui j’ai une grande confiance, évidemment mieux placé que moi, n’était là pour me rappeler que ces manifestations nocturnes parlent de ce que l’on n’entend plus à la télé ni ne lit dans la « grande » presse.

Mais bon quelques doutes subsistent encore sur les perspectives que nous offrent ces « agoras » improvisés. Comme je suis d’une nature à tout prendre de ce qui veut en finir avec ce pouvoir qui, si l’on peut dire, gouverne la France, je ne peux que souscrire. Si d’aventure cela se traduit par la naissance de quelque « Podémos » ou « Syrisa » et bien que ces deux perspectives ne me rassurent pas pleinement sur leur capacité à fiche en l’air la « dictature » de fait de la finance et des multinationales dans leur pays respectifs pas plus qu’en Europe, cela vaut mieux que la léthargie généralisée qui habite les 30 pou 40 % de français qui alternent dans leur choix entre le PS et LR d’une élection à l’autre.

Enfin faut voir, car ces rassemblements nocturnes ont au moins le mérite d’attirer l’attention des médias qui les interprètent à leur façon se gardant bien d’évoquer l’appui des communistes. On ne sait jamais cela pourrait déranger toute récupération !

Souvenez vous de Charlie, ils étaient tous la pour se faire « péter la gueule » parmi un peuple au sursaut grave et déterminé. Certes il est moins facile de se mettre en cortège avec les travailleurs en grèves et manifestant, même si les jeunes sont là ! Mais les « nuit debout », va savoir ?

 

Nuit Debout. « On doit transformer l’essai, sortir des places, se construire »

Pierre Duquesne et Aurélien Soucheyre
Mardi, 12 Avril, 2016

 

330805 Image 0

L’occupation des places publiques, qui essaime partout en France, est de plus en plus dans le viseur de la majorité gouvernementale. Le mouvement a atteint l’un de ses objectifs : « leur faire peur ». Il travaille maintenant à s’inscrire dans la durée et à fonder les bases d’une autre société.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Modération s’il vous plait…

Posté par jacques LAUPIES le 12 avril 2016

 

DSC_0341-1

 

Quand je lis l’article ci dessous je n’en crois pas mes yeux.

Qu’est ce cette société qui n’a d’autre recours pour punir des gamins de quinze ans d’un délit que de lui appliquer des peines de prison.  Certes en l’occurrence nous n’en sommes pas là et vu les faits reprochés il est à espérer que l’affaire sera stoppée avant un jugement qui pourrait-être complètement déplacé.

J’ai eu l’occasion de connaître le cas d’un adolescent qui avait atteint sa majorité et s’est retrouvé en préventive en milieu carcéral pour avoir en ce qui le concernait réellement mis le feu. Comme il venait tout juste d’avoir atteint sa majorité il s’est retrouvé emprisonné dans l’attente de   la fin de l’instruction  et peut-être dans l’attente d’un jugement. Inutile de dire que la souffrance pour lui et sa famille ont été là pendant des mois.

On m’a signalé d’autres cas où d’autres jeunes ont été mis en prison pour des petits délits et se sont ainsi trouvés exposés à toutes sortes de fréquentions lesquelles, on peut s’en douter, n’ont pas toujours pour effet de les conduire au repentir et à la bonne conduite, même s’il arrive que cela puisse déclencher une prise de conscience salutaire.

Il n’en demeure pas moins que le risque demeure d’une contagion vers la délinquance aggravée et qu’il serait plus sage d’y regarder à deux fois d’exposer les jeunes à ce risque.

L’affaire soulevée ci dessous est d’autant plus scandaleuse qu’elle expose un jeune de 15 ans dont ne sait qu’elle peuvent -être les réactions après dix heures de garde à vue !

Même si au sein de la police comme de la magistrature existent des partisans de la sévérité qui ne font pas dans la dentelle, qui en fait, reflètent des comportements trouvés au sein de la population, qui n’ont que le mot répression en bouche, il faut faire confiance au réalisme et au bon sens de ceux qui veulent une justice axée sur la prévention et la réinsertion ce qui évidemment est incompatible avec des enfermements souvent mortifères !

 

Répression judiciaire. Ryan, 15 ans, risque dix ans de prison

répression judiciaire
Loan Nguyen
Vendredi, 8 Avril, 2016
L’Humanité

 

329959 Image 0

Modération s'il vous plait... dans POLITIQUE

Face à la mobilisation des jeunes, la réponse des autorités consiste à placer des policiers devant les portes des lycées.
Photo : Michel Bunel/NurPhoto

Le lycéen parisien est mis en examen pour avoir mis le feu à un papier pendant le blocage de son établissement, vendredi dernier.

Il a tout juste 15 ans et risque jusqu’à dix ans de prison et 75 000 euros d’amende pour une broutille. Vendredi 1er avril, alors que les élèves du lycée Voltaire, situé dans le 11e arrondissement de Paris, organisent le blocage de leur lycée pour protester contre la loi El Khomri, sous l’œil bienveillant de leurs enseignants, un groupe de lycéens chahutent à proximité. L’un d’eux met le feu à une feuille et la jette dans une poubelle. « Mais j’ai tout de suite refermé le clapet de la poubelle, et la petite flamme s’est éteinte immédiatement. Il n’y a eu aucun flambage, ça fumait juste un peu après », témoigne Maguy Day, professeur d’anglais dans l’établissement, qui décrit une ambiance « Pieds Nickelés, pas du tout agressive ». « Quinze minutes après, les policiers sont arrivés et ont demandé qui était impliqué dans le feu, et Ryan, très naïvement, a dit qu’il faisait partie du groupe », poursuit l’enseignante. « Ils l’ont embarqué comme un délinquant. On a été plusieurs enseignants à les suivre au commissariat, mais les policiers nous ont dit de rester à l’extérieur. Ils nous ont soutenu qu’ils avaient prévenu la mère de Ryan alors que c’était faux », dénonce Maguy Day. La mère du lycéen estime que la police a mis plus d’une heure pour la prévenir à partir du moment où Ryan était placé en garde à vue.

D’autres cas similaires en France

Placé en garde à vue pendant dix heures, soumis à des relevés d’empreintes et à des prélèvements ADN, Ryan a été déféré seul, sans avocat, ni conseil, devant le procureur de la République, qui l’a assigné à comparaître le lendemain devant le juge des enfants. « Il est resté toute la nuit privé de liberté, retenu au dépôt du palais de justice, sans pouvoir contacter ses parents. Ce n’est que dans la matinée du 2 avril que Ryan a pu rencontrer son avocate, puis sa mère, dans la salle d’audience où le juge a retenu le chef d’accusation inique proposé par le procureur », s’indignent les personnels de la cité scolaire Voltaire dans un communiqué. Ryan est actuellement mis en examen pour rien moins que « dégradation volontaire de bien matériel par incendie pouvant potentiellement engendrer un danger pour autrui », passible de dix ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

« La poubelle n’est même pas endommagée, il n’y a rien dans ce dossier ! » insiste maître Élodie Tuaillon-Hibon, l’avocate de Ryan. « Les faits reprochés n’ont pas arrêté de changer, il y avait six ou sept lycéens autour de lui, et un seul est poursuivi pour un feu qui n’a jamais existé, résume-t-elle. Cette histoire va très loin, mais ce n’est pas du tout un cas isolé. Il y a clairement des consignes du gouvernement et du ministère de la Justice au parquet pour appliquer une répression tous azimuts », citant aussi d’autres cas similaires en France. « On constate une énorme aggravation de la répression judiciaire contre les jeunes qui manifestent, par rapport à des mouvements antérieurs », affirme l’avocate, pour qui « tout cela s’inscrit dans une ligne directrice, avec la condamnation des Goodyear et les poursuites contre les salariés d’Air France ».

« Ryan n’a jamais eu aucun souci, que ce soit dans sa scolarité ou en dehors. Je suis asiatique et mon mari est tunisien : on a toujours dit à notre fils que, comme il n’est pas blanc, il devait se faire tout petit. Parce que, même s’il est français, la police ne le voit pas comme tel. Ils étaient plusieurs dans le groupe, et c’est lui qu’ils ont pris. On a toujours eu peur qu’il arrive quelque chose, et c’est arrivé », se désole la mère de Ryan, qui insiste sur le fait que son fils n’avait « pas l’intention de faire de mal à qui que ce soit » lorsqu’il chahutait avec son groupe d’amis.

Banalisation des violences policières

Mais face à cette parodie de justice, la solidarité avec Ryan gagne du terrain. Un comité de soutien est en train de se mettre en place à l’initiative des enseignants et des parents d’élèves de la FCPE, et une cagnotte en ligne pour aider la famille de Ryan à payer les frais de justice est accessible via le site Internet www.leetchi.com/c/solidarite-ryan. « La sévérité de l’accusation et les conditions de la mise en examen de Ryan sont, on peut le penser, une intimidation policière. Une volonté d’en faire un exemple pour tenter de faire taire le mouvement lycéen », a dénoncé le groupe communiste-Front de gauche au Conseil de Paris, qui juge ce cas symptomatique de la gestion répressive du mouvement social.

« Au même moment, une vingtaine de lycées parisiens ont été ainsi placés sous contrôle policier, pour faire pression sur les élèves mobilisés, à la demande de la préfecture de police. Ainsi, face à la mobilisation des jeunes, la réponse des autorités consiste à placer des policiers devant les portes des établissements scolaires », précise le groupe d’élus dans un communiqué.

Au-delà du cas de Ryan, dont la date du procès n’a pas encore été fixée, les enseignants du lycée Voltaire déplorent la banalisation des violences policières contre les lycéens. « On ne compte plus les élèves qui se remettent encore des coups – gifles, coups de matraque – qu’ils ont reçus en manifestation de la part des policiers. L’un d’entre eux a même une côte brisée, mais les parents ne veulent pas porter plainte. Ils pensent que ça ne sert à rien », regrette Marianne Cabaret-Rossi, professeur d’histoire et professeur principale de Ryan

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1...345678
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...