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A qui profite la violence ?

Posté par jacques LAUPIES le 30 avril 2016

A qui profite la violence ? dans POLITIQUE afp_7

Classique ! Lorsque manifestent dans la rue les plus conscients de la situation qui est faite au monde du travail, apparaissent des groupes qui n’ont d’autre intention que d’en découdre avec les forces dites « de l’ordre » Il es même arrivé dans le passé que faute d’en avoir – de ces agitateurs violents – on les fabrique !

Mais tout cela ne peut se faire sans la complicité de médias à l’affût et prompts, le moment venu, à exploiter en direction de l’opinion ce type de violence, affaire évidemment de spécialistes.

Des médias tout aussi utilisés sur le plan politique dans la préparation des échéances électorales, comme on le constate actuellement avec la mise en avant des partis de la bourgeoisie auquel le PS est rallié avec ses orientations libérales.

Cette stratégie des pouvoirs en place, mise en cause par les forces progressistes en lutte contre la loi « travail » prend appui sur une évaluation des manifestations pacifiques et légales. Il est évident que l’on n’a recours à la provocation que si la manifestation n’atteint pas des proportions trop grande : 50 000 manifestants, ce n’est pas pareil que s’il y en a un million.

Voilà qui fait réfléchir et dont on doit tenir compte !

Doter notre pays d’une grande force politique cohérente, non fragilisée par des rassemblements hétéroclites mais capable de donner à un rassemblement indispensable toute son efficacité pour procéder aux transformations économiques et sociales nécessaires.

Le Parti Communiste doit devenir cette force !

 

« L’attitude des forces de l’ordre est irresponsable »

Pierre Duquesne
Vendredi, 29 Avril, 2016
L’Humanité

 

Des violences policières ont été constatées dans tous les cortèges, hier. Et cette stratégie de la tension, visible depuis le début du mouvement, ne cesse de s’intensifier.

Le ministre de l’Intérieur veut-il de nouveaux Malik Oussekine  et Rémi Fraysse ? On peut se le demander, au vu de l’ampleur des violences policières constatées, hier, dans tous les défilés contre la loi El Khomri. Et ce, dès les premières heures de la matinée. À Gennevilliers, un dispositif policier démesuré a accueilli 200 manifestants à proximité du port de cette ville des Hauts-de-Seine. Salariés, étudiants, chômeurs et syndicats de Saint-Denis avaient décidé, en AG interprofessionnelle, de bloquer son entrée pour soutenir les salariés du site et perturber les transports, avec barrage filtrant. Mais les militants, pacifiques, ont été chassés par des CRS très agressifs. Charges violentes, matraquage, gazage se poursuivront à Saint-Denis, lorsque les manifestants tenteront de rejoindre la bourse du travail. Une nasse policière est mise en place, et une centaine de militants sont interpellés. Un syndicaliste de SUD Rail, Nicolas Palmire, et le sociologue Nicolas Jounin, sont placés en garde à vue pour violence, alors même qu’ils ont été blessés à la tête.

À Marseille, le camion de l’Union syndicale Solidaires a été touché par des tirs tendus de grenades lacrymogènes et de flashballs. Un responsable local, touché à la gorge, a été hospitalisé. Des drones sont apparus dans le ciel parisien pour surveiller le défilé.

À Nantes, les CRS ont préféré charger un cortège de 20 000 personnes plutôt que d’isoler un petit groupe de casseurs (lire page 6). « Leur attitude est irresponsable, a réagi Fabrice David secrétaire général de la CGT 44. Ils ont cassé le cortège en deux, alors que tout se passait bien. Ils nous ont canardés. » Sous le choc, de nombreux militants exigent aujourd’hui des comptes. « J’ai vu une femme d’une cinquantaine d’années, manifestant comme moi à visage découvert et ne manifestant pas le moindre signe d’agressivité frappée de plein fouet, dans le dos par un projectile visiblement tiré à tir tendu », écrit Aymeric Seassau, adjoint au maire de Nantes et secrétaire départemental du PCF, dans une lettre envoyée hier au préfet, demandant que « les forces de police retrouvent le sens du discernement à Nantes ».

Cette politique répressive dure depuis le début du mouvement. À Rennes, neuf manifestants ont été poursuivis pour avoir participé à la manifestation du 31 mars et du 9 avril. Accusés de rébellion et d’outrage, sept d’entre eux ont été condamnés cette semaine à six mois de prison avec sursis assortis d’une obligation de 110 heures de travail d’intérêt général, un huitième à trois mois de sursis. Et deux mois de prison ferme pour un délégué CGT de PSA Rennes, Fabrice Rouillaux, qui a refusé les prélèvements ADN et les travaux d’intérêt général. La justice continue « à s’en prendre aux militants CGT et à la liberté de manifester dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail », avait dénoncé Jean-Pierre Mercier, délégué syndical central de PSA. Qui prévient : « Si le gouvernement pense pouvoir faire baisser la tête et intimider les militants de la CGT par cette politique de répression, il fait fausse route. »

 

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