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Une vente d’armes est une vente d’armes, quels que soient ceux qui croient y trouver de quoi vivre !

Posté par jacques LAUPIES le 28 avril 2016

 

Il ne serait pas raisonnable de s’opposer et de critiquer une négociation qui aboutit à sauvegarder des emplois et une industrie française de pointe. Cela est entendu mais on peut tout de même déplacer le débat pour émettre un point de vue qui certes n’est pas lié à une spécificité française. Anglais, américains, allemands, japonais, etc. sont concernés et se trouvent être des concurrents sur le marché des armes et donc, on a beau être pragmatique, défenseur de l’intérêt national et même de la class ouvrière, il y a tout de même dans tout ça, beaucoup d’immoralité.

Alors, même si cela a peu de poids, nous pouvons tout de même nous permettre de dire que se taire ferait de nous d’innommables faux culs.

Si l’on totalise les dépenses effectuées et l’énergie déployée pour fabriquer des engins de mort, fussent-ils du domaine de la défense préventive ou des interventions beaucoup plus agressives comme il s’en est déroulé au moyen orient (et pas seulement) avec les conséquences que l’on connaît et qui ont transformé cette région en ballon d’essai pour expérimenter avions, drones et engins de toutes sortes, les perfectionner pour mieux les vendre, il y aurait de quoi nourrir et équiper le continent africain où l’on crève encore de faim !

Sans doute suis-je dans un discours banal et pas nouveau. Mais quand je me trouve en face de mes concitoyens, plus occupés à s’offrir un confort merdique qui alimente des productions inutiles, à observer dans une indifférence pitoyable le monde d’une bulle de médiocrité où les enferment les médias et tout le cortège d’institutions, de partis complices du système, qui ne pensent plus par eux-mêmes, comment ne pas réagir ?

Réagir contre qui, contre quoi ? Contre la connerie qui les habite ? Traiter les autres de cons c’est être con soi même ! Pas la solution donc, car cela conduit à l’isolement. Alors il faut s’adapter, tenter de convaincre au risque de parler dans le vide. Le phénomène n’est pas qu’individuel, il a une dimension collective souvent désordonnée, plutôt inefficace, qui se traduit par des actions dispersées, pleine de bons sentiments qui constituent la plupart du temps des voies de garage.

Altruisme ou égoïsme se mélangent, se dispersent dans des fatras de solidarités qui donnent bonne conscience, raccommodent quelques déchirures par ci par là. On ne va pas toujours s’en plaindre mais ça fait rigoler ceux qui tirent les ficelles de l’exploitation à grande échelle. les 1 % contre les 99 %.

Alors que l’on ne me dise pas que le combat politique  n’est plus à l’ordre du jour. Et s’il faut faire de l’humanitaire, cela ne saurait être sans l’accompagner d’une lutte résolue contre ceux qui sont cause d’inhumanité.

Et surement pas en fermant sa gueule quand on vend des sous marins et qu’il y en a pour 34 milliards (combien d’hôpitaux et d’école svp ?)

 

 Ceci est un article paru sur le site du PCF

« Une reconnaissance mondiale pour les salariés de DCNS » (Sébastien Jumel)

Le Premier ministre Australien a annoncé l’ouverture de négociations exclusives avec l’entreprise française DCNS en vue de la construction-vente de 12 sous-marins océaniques. Un contrat estimé à 34,3 milliards d’euros qui inclut la conception, les transferts de technologie, la production et la maintenance des navires pendant vingt-cinq ans.  « C’est une bonne nouvelle pour les salariés de DCNS à Cherbourg et leurs collègues des autres sites DCNS (Lorient, Nantes, Brest, Toulon, Indret) », déclare Sébastien Jumel après un échange ce matin avec un représentant des salariés cherbourgeois. « Le premier motif de satisfaction, c’est la reconnaissance du savoir-faire et des compétences des ouvrier(e)s, technicien(ne)s et ingénieur(e)s de ces sites. C’est une reconnaissance mondiale.

Les sous-marins, ils en fabriquent depuis plus de 100 ans, ils savent faire. C’est une satisfaction et un message fort pour ces travailleurs également car on est dans la perspective d’un contrat d’Etat à Etat. L’Australie, Etat souverain, commande des sous-marins pour la défense de ses côtes, pas pour aller faire la guerre. C’est une dimension importante du travail des salarié(e)s de DCNS », développe le maire de Dieppe et conseiller régional de Normandie. « Si on peut se réjouir d’une telle annonce, il faut également garder les pieds sur terre et éviter le triomphalisme de l’effet d’annonce, poursuit Sébastien Jumel.

J’observe d’abord que c’est une phase de négociations exclusives qui va s’ouvrir, qu’il y a un contexte électoral particulier en Australie justifiant cette annonce dès la fin de ce mois. Les sous-marins seront fabriqués, nous dit-on, sur les chantiers navals d’Adélaïde. Il reste à préciser quelle sera la part française, on parle de 8 milliards d’euros qui reviendraient aux industriels français sur le total de 34,3 milliards d’euros. Concrètement, il faut pour DCNS que cette annonce s’accompagne d’investissements, d’embauches et d’une garantie du schéma industriel. La conception, les transferts de technologie, la production de 12 unités c’est gourmand en ingénierie.

Il faut dans le même temps que l’on annonce ce contrat, et je comprends les préoccupations des salarié(e)s cherbourgeois(es) et de leurs collègues breton(ne)s, que soit bien finalisé le programme Barracuda, les sous-marins commandés par la France, le régalien. Il ne faudra pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Il n’y a qu’une solution pour cela, c’est de mettre un terme à l’actuel plan de sauvegarde de l’emploi appliqué chez DCNS, et qui conduit à des suppressions de postes et à des mutations de personnels. Cette signature annoncée doit conduire à l’arrêt de ce plan néfaste.

L’autre sujet fondamental c’est évidemment la part dans le contrat annoncé que prendront les transferts de technologie et ses conséquences sur le made in Normandie, le made in Bretagne, le made in France. Il faudra être vigilant et exigeant. On a vu avec les hydroliennes que des promesses mirifiques se dégonflent avec le temps, 1000 emplois annoncés au départ pour 100 aujourd’hui. Le contenu en emplois n’est plus le même avec la perspective de filialisation que ce qu’il était quand l’affaire a été rendue publique la première fois. »

 

http://www.dailymotion.com/video/x459agi

 

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