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Les trois bonnets

Posté par jacques LAUPIES le 27 avril 2016

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 En haut le Maire entouré de ses adjoints lors d’un Conseil antérieur.
En bas l’équipe FN : plus à droite que moi tu meurs !

 

 

Au hasard je m’arrête pour assister à la séance du Conseil Municipal de Tarascon ce mardi 26 avril 2016. Sans intention de faire un commentaire, mais voilà, chassez le naturel il revient au galop. Surtout lorsque vous entendez des énormités, quand bien même vous savez à quoi vous attendre d’un Conseil au sein duquel la majorité n’est pas votre majorité et l’opposition encore moins votre opposition.

Comme cela se passe dans tout conseil il y a des votes unanimes et des votes où les deux camps (si en l’occurrence on peut dire cela) s’opposent carrément et offrent l’occasion de passe d’armes significatives. Faisant référence à une loi sortie de la gouvernance nationale actuelle et concernant  les obligations en matière de logement social le Maire indique entre autre que la commune (classée comme n’ayant pas atteint le quota des  réalisations imposées par la loi SRU)* pourra se dispenser de réaliser des logements sociaux pendant 3 ans.

Une position que contestent les élus du FN, non pas pour que soient créés des logements de ce type (ne rêvez pas électeurs modestes du FN) mais parce que ce type d’initiative encouragerait les « nouveaux arrivants » au détriment des enfants du pays dont une conseillère FN se fait la porte parole, après un exposé de la Conseillère régionale qui disserte longuement sur le sujet face à un Conseil, plus « médusé » que révolté, et un Maire qui parait impatient et demande que l’exposé soit abrégé !

Un Maire qui rassure : « rien ne sera fait pendant trois ans ». Et dire que cela ne suffit pas à rassurer l’opposition FN qui votera contre une décision dont on nous dit qu’elle résulte des dispositions légales.

Si  l’image du rapport de convictions que nous donne ce débat municipal entre droite et FN traduit celle qui peut exister au niveau de la Région entre « les Estrosi » et les « Le Pen » on voit ou nous conduit la politique des « Hollande ». Une politique de logement social plus que timide devant laquelle droite et FN se défilent ou ne veulent même pas !

Je n’aime pas les amalgames et je ne parlerai pas de « Blanc bonnet et Bonnet blanc » d’autant qu’il faudrait y ajouter le troisième Bonnet, plutôt rose qui a dans l’affaire sa part de responsabilité au plan national. Mais le résultat est là qui fait qu’avec les trois organisations prétendant au trône présidentiel, la France et le social risquent bien de divorcer.

Fort heureusement une quatrième force est en gestation. Le problème est qu’il faut un accouchement rapide !

En attendant les communistes se doivent de rappeler leur position sur chaque question évoquée et faire leurs propositions : notre ville à grand besoin de logements sociaux, cela n’est pas à opposer à la réhabilitation du logement privé qu’il faut évidemment aider et encourager. Nous avions suggéré cela, lors des dernières municipales, aux autres forces de gauche dans notre ville, tentant de rassembler sur un programme à discuter et n’y parvenant pas. On voit le résultat !

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/03/19/un-tiers-des-communes-concernees-bafouent-la-loi-sru_4596195_4355770.html

 

 

Hé oh !, ça ne prend plus…

Par Patrick Apel-Muller
Mardi, 26 Avril, 2016
L’Humanité

 

L’éditorial de Patrick Apel Muller : «  Le président de la République a lancé la campagne pour sa réélection alors que la majorité des électeurs de gauche ne veut plus de lui et se sent trahie. »
Aujourd’hui, tous les syndicats de la SNCF sont au rendez-vous d’une grève qui s’annonce massive. Ils entendent s’opposer au projet animé conjointement par le gouvernement et le patronat des transports ferroviaires – désormais largement déréglementés – d’imposer une convention de branche qui brise des acquis sociaux des cheminots et notamment un aménagement du temps de travail qui vise à garantir la sécurité des circulations. Il s’agit de mettre en place un véritable dumping social à la société publique et un moins-disant pour les salariés des entreprises privées du rail. Le parallèle avec la loi El Khomri s’impose.
La même veine libérale irrigue aussi les projets qui menacent la situation des intermittents. Un nouveau front s’ouvre aussi dans le monde de la culture, avec aujourd’hui l’occupation du Théâtre de l’Odéon et cet été, si rien ne change, au cours de grands festivals perturbés. Hé oh ! tout cela n’est pas de gauche ! Stéphane Le Foll, flanqué par plus de la moitié du gouvernement devant un public maigrelet, a bien tenté hier soir une défense et illustration du bilan du pouvoir, mais l’opération se heurte brutalement à la réalité.
Même l’exercice de promotion personnelle d’Emmanuel Macron ne parvient pas à replacer le tandem dirigeant au centre de la gauche. Le ministre de l’Économie s’exprime franchement comme la droite libérale mais François Hollande et Manuel Valls agissent comme elle…
Restent des rivalités et des ambitions de cour, des postures monarchiques et des jeux de communication. Le président de la République a lancé la campagne pour sa réélection alors que la majorité des électeurs de gauche ne veut plus de lui et se sent trahie. Sans doute tentera-t-il de rosir son discours pour rallier ses anciens électeurs faute d’avoir gagné à droite. Mais il s’est trop placé dans les mains du Medef pour en sortir aujourd’hui. Il est des « Hé oh ! » qui s’entendent comme des « au secours ! ».
 

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