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Etat d’urgence et déchéance de nationalité (suite)

Posté par jacques LAUPIES le 17 mars 2016

 

 

« la constitution n’est pas un outil de communication politique » cette phrase souvent répétée par d’éminents spécialistes de droit et un certain nombre de sénateurs et députés démontre bien que ceux-ci ne sont pas dupes et qu’effectivement il y a quelque chose de malsain et d’inutile dans cette démarche gouvernementale contraire à la tradition républicaine !

 

Je dois dire que ce que j’ai pu entendre dans le débat de la commission des lois diffusé par   »Public Sénat », la chaine parlementaire, est de nature à  rendre mon commentaire prudent et modeste dans la mesure où le débat prend des formes techniques sur le droit constitutionnel autant que juridictionnel et, qu’à moins d’être spécialiste en la matière, on s’y perd un peu.

 

A vouloir suivre d’un peu près l’actualité politique on finit par se noyer dans des exposés qui, si l’on n’y pend garde nous paralysent dans notre désir d’interpréter, de comprendre et d’agir en tant que citoyen lambda ! En l’occurrence : être pour ou contre l’intégration dans la constitution de la notion d’état d’urgence et de la déchéance de nationalité impliquerait des connaissances en droit que peu d’entre nous peuvent avoir.

 

Et cela, bien que l’on appartienne à un parti dont les choix sont généralement bien argumentés, exposés et devraient éviter de trop se perdre dans le doute. Et occasionner aussi une perte de son temps…

 

Mais en définitive il faut ramener la question au plus simple et savoir les situations d’état d’urgence autant que la sanction qu’est une déchéance de nationalité vont apporter une solution à la lutte contre le terrorisme au point de mettre en cause un droit (et donc une protection) qui concerne des milliers, voire des millions de français pour en arriver à punir des fous ?

 

C’est  la question que se posent des personnalités issues de tous milieux et de toutes opinions, moins préoccupées que les politiques au pouvoir des revendications que présente à ce dernier le grand patronat…Mais aussi politiciennes ! La réponse est majoritairement non !

 

La constitution, les lois, les règlements sont absolument nécessaires pour réguler les relations entre individus et groupes d’individus, entre classes sociales. Elles doivent exister pour protéger les plus faibles, les plus vulnérables. Tâche éminemment complexe et difficile dans un monde d’exploitation de classes par d’autres, dans lequel la justice, l’information autant que les règles constitutionnelles ne peuvent pas échapper facilement au pouvoir des « économiquement et financièrement dominants ».

 

Cela ne doit pas échapper à l’émergence et à l’inventivité d’une jeunesse qui cependant doit comprendre le passé. Doit-on lui rappeler qu’elle ne peut l’ignorer qu’elle doit donc s’engager ? Pourquoi pas avec ceux qui depuis bientôt un siècle (ce sera en 2020 pour nous français) ont eu pour préoccupation d’appréhender le monde réel et de le transformer pour le bien de l’Humanité en œuvrant pour que cesse cette contradiction entre la socialisation du travail et la propriété  privée des grands moyens de production et d’échange (1% possèdent l’essentiel)

 

Aux 99 % autres d’en tirer la conclusion et de voir qui est avec qui !

 

 

Lois

Avant d’être débattu et voté en séance publique, chaque projet ou proposition de loi est examiné par l’une des sept commissions permanentes du Sénat : lois, finances, affaires économiques, affaires étrangères et Défense, affaires culturelles, affaires sociales, aménagement du territoire et du développement durable. Classées par commissions, retrouvez ici les interventions générales et les explications de vote des sénateurs CRC.   Lire la suite
(CRC / groupe Communiste et Républicains -NDLR)

Cessez de répondre aux craintes légitimes de l’opinion publique à coups de lois antiterroristes inefficaces

Lutte antiterroriste -

Par / 2 février 2016

Monsieur le président, monsieur le garde des Sceaux, monsieur le président de la commission des lois, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, après les nombreux textes de ces dernières années sur le sujet, et avant le projet gouvernemental de réforme de la procédure pénale, voici donc la proposition de loi sénatoriale tendant à renforcer l’efficacité de la lutte antiterroriste.

Comme M. le garde des Sceaux, que je salue au nom de mon groupe pour sa nomination à cette haute fonction, l’a précédemment signalé, nous sommes toutes et tous, ici et ailleurs, déterminés à lutter contre le terrorisme.

Mais, pour notre part, nous nous interrogeons, notamment sur l’opportunité de cette proposition de loi, et ce d’autant qu’elle comporte des articles similaires, voire identiques au projet de loi à venir sur la procédure pénale.

M. Philippe Bas, président de la commission des lois. Nous ne pouvions pas le savoir à l’époque !

Mme Éliane Assassi. Bien sûr, monsieur le président !

Les attaques lâches et brutales ayant frappé Paris et le département de Seine-Saint-Denis le 13 novembre 2015 imposent une réponse déterminée et sans faille de la puissance publique.

Les craintes de nos concitoyens sont bien légitimes, d’autant plus que la menace n’a pas baissé d’intensité, comme a pu le vérifier le comité de suivi de l’état d’urgence de notre commission des lois, présidé par M. Michel Mercier.

Rappelons que le terrorisme consiste à employer la violence la plus inouïe à des fins politiques, pour déstabiliser et frapper massivement l’opinion publique et les États concernés. « Les terroristes nous tendent un piège politique », pour reprendre la formule de l’ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, qui soulignait par ailleurs que « ce n’est pas par des lois d’exception et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis. »

En s’articulant autour des trois grandes phases du processus judiciaire – l’enquête ou l’instruction, la phase de jugement et l’exécution de la peine –, cette proposition de loi s’attelle à modifier le cadre des enquêtes préliminaires et de flagrance en matière de terrorisme.

Il est ainsi question, par exemple, d’aligner la procédure de perquisition dans les locaux d’habitation sur celle de l’enquête de flagrance afin, nous dit-on, de permettre la réalisation de la perquisition sans l’accord et en l’absence de l’occupant. Plusieurs articles tendent également à élargir la gamme des technologies auxquelles les enquêteurs pourraient avoir recours en matière de terrorisme. En clair, il s’agit d’étendre les dispositifs qu’utilisent les services de renseignement aux services judiciaires – mais avec un encadrement moindre, et sans aucun retour d’expérience !

Il est par ailleurs prévu que le juge des libertés et de la détention puisse autoriser, par courrier électronique, la réalisation d’une perquisition en dehors des horaires de droit commun, soit avant six heures et après vingt et une heures. Il s’agit donc d’aller vite, très vite – je dirais même : trop vite !

En matière de répression, trois nouvelles infractions sont créées, dont le délit de consultation habituelle de sites terroristes – mais la question se pose : à partir de quel seuil glisserons-nous de la visite accidentelle à la visite habituelle ? – ou encore le délit de séjour intentionnel sur un théâtre étranger d’opérations terroristes. Pour cette dernière infraction, il convient de préciser que le seul séjour suffit à caractériser le délit sans qu’il soit nécessaire de démontrer la réalisation ou la prévision d’une entreprise terroriste.

M. Roger Karoutchi. Quand on va à Raqqa…

Mme Éliane Assassi. M. le rapporteur, qui en est cosignataire, n’a évidemment pas douté de l’utilité de ce texte, tout en soulignant paradoxalement que « l’arsenal législatif antiterroriste avait été assez régulièrement complété au cours des dix dernières années » ! Nous y reviendrons dans le débat.

Cette proposition de loi, d’affichage et de surenchère à mon sens (Oh ! sur les travées du groupe Les Républicains.), présente, sous couvert de renforcer les pouvoirs de la justice – contre ceux de la police que veut renforcer le Gouvernement –, des mesures très préoccupantes en matière de droit pénal. Ses auteurs nous proposent, en intégrant cette proposition de loi dans l’ensemble des lois antiterroristes déjà en vigueur et de celles à venir, un projet de société aussi déplorable que voué à l’échec.

Bien évidemment, face aux atrocités commises en 2015, il est nécessaire d’agir, mais d’agir réellement, en cessant de répondre aux craintes légitimes de l’opinion publique à coups de lois antiterroristes inefficaces.

Nous devrions, au contraire, nous employer à réfléchir par exemple à une action internationale efficace – on n’en parle pas –, la seule à même de s’attaquer aux racines mondiales du terrorisme.

M. Philippe Bas, président de la commission des lois. D’accord !

Mme Éliane Assassi. Nous regrettons d’ailleurs que la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées ne trouve pas opportun de s’emparer de cette question.

L’aspect géopolitique est primordial. D’ailleurs, pourquoi le sujet du financement de Daech est-il si peu soulevé ?

M. Roger Karoutchi. Ça, c’est vrai !

Mme Éliane Assassi. Cessons cette hypocrisie : la porosité d’un tel texte face à l’ampleur du problème international et déterritorialisé est indéniable. Seule la paix, mes chers collègues, pourra garantir la sérénité des peuples ici et là-bas !

L’arsenal législatif, les murs, les barbelés n’empêcheront pas la violence de prospérer. Il faut désarmer les fous de Dieu, les djihadistes. Cessons, par exemple, de faire preuve de complaisance envers les pays du Golfe qui soufflent encore sur les braises.

Mme Nathalie Goulet. Oh !

Mme Éliane Assassi. Cessons de faire preuve de complaisance avec la Turquie, si complaisante elle-même avec Daech, au nom de la lutte contre les Kurdes.

M. François Grosdidier. On ne peut pas faire la guerre à tout le monde !

Mme Éliane Assassi. D’un point de vue national, attelons-nous à l’urgence sociale, la seule qui vaille comme réponse au désœuvrement de beaucoup, et notamment de nos jeunes, à l’égard desquels les auteurs de cette proposition de loi ne réfléchissent qu’à la durée d’emprisonnement possible !

Les sénateurs et sénatrices communistes, républicains et citoyens sont convaincus de la suprématie des mesures sociales, préventives, éducatives, face au tout-répressif, à la surenchère carcérale, qui conduit d’ailleurs l’administration pénitentiaire à des pratiques indignes de notre République, comme l’a révélé un hebdomadaire au sujet de la prison de Nanterre, il y a quelques jours.

Internet est souvent évoqué, mais l’essentiel n’est-il pas d’éduquer, d’instruire, de cultiver, pour que la tentation de l’extrémisme ne gagne pas des jeunes exclus en quête d’idéal, même mortifère ? Oui, il y a un terreau, n’en déplaise à M. Valls, et il faut semer aujourd’hui des graines d’espoir et de paix.

Finalement, ce texte, doublé de la réforme pénale, permettra au Gouvernement de ne plus avoir recours à l’état d’urgence, celui-ci s’instaurant de fait dans le droit commun. C’est d’ailleurs ce que vous soulignez dans votre rapport, monsieur Mercier : « Notre objectif est que les procédures de droit commun, hors état d’urgence, soient efficaces. »

Mais notre droit commun est déjà suffisamment en pointe en matière de répression du terrorisme. Nous aurons l’occasion d’y revenir dès la semaine prochaine. En attendant, vous l’aurez compris, les sénatrices et sénateurs communistes ne voteront pas ce texte.

 

FAIRE DU 31 MARS UNE GRANDE JOURNEE POUR LE RETRAIT DU PROJET

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Les bobos de la haute font dans le vulgaire

Posté par jacques LAUPIES le 16 mars 2016

 

Il est plus confortable pour un socialiste de s’en prendre au bourgeois du 16ème plutôt que de ficher en l’air le code du travail. Cela a l’avantage de mettre en évidence la vraie nature des résidents de ce beau quartier qui n’hésitent à faire dans le vulgaire et l’insulte. Et cela peut donner quelque crédit à une mairie de gauche qui ne peut que souffrir de la politique que conduisent actuellement les « camarades » socio libéraux.

Pensez donc, voir de sa fenêtre se balader des SDF venus respirer les odeurs parfumées du bois de Boulogne n’a rien de réjouissant pour ces amateurs au charme discret de leur classe qui,  pour certains, souhaitent fumer leurs pétards en famille où consommer leur whisky dans leurs baldaquins dorés et ne veulent pas se mêler à ceux qui se pètent trop souvent à la bière dans la rue.

Car au cas ou vous ne le sauriez pas dans cette société chaque classe à ses transgressions et ce ne sont pas quelques puritains qui nous en dissuaderont…

 

Insultes, sifflets… Des habitants du XVIème empêchent un débat sur un centre d’hébergement d’urgence

Mardi, 15 Mars, 2016
Humanite.fr

 

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Les bobos de la haute font dans le vulgaire dans POLITIQUE

AFP

Ce lundi soir devait se tenir à l’université Paris Dauphine la présentation du projet du centre d’hébergement d’urgence en bordure du bois de Boulogne. Des habitants ont interrompu la réunion, insultant violemment les participants.

Un tonitruant « Salope ! » interrompt Sophie Brocas, secrétaire générale de la préfecture d’Ile-de-France, alors qu’elle essayait de calmer la salle. C’est que des dizaines de personnes, militants du Front National mais aussi des familles du XVIème arrondissement très propres sur eux ont empêché la tenue de la réunion. Porté par la mairie de Paris, le projet prévoit six bâtiments modulaires dans l’Allée des Fortifications, qui sera fermée à la circulation. Il devrait permettre de loger d’ici à cet été et pour trois ans jusqu’à 200 personnes, individus « isolés » ou « familles qui rencontrent des difficultés sociales importantes ».

Une panique irrationnelle

L’extrême droite a diffusé de fausses rumeurs comme quoi ce seraient des réfugiés, qui y seraient hébergés, redoublant la colère des habitants du XVIème arrondissement déjà très remontés à l’idée d’accueillir des pauvres. La peur est devenue irrationnelle : le bois de Boulogne va devenir une nouvelle « jungle », un « nouveau Sangatte ». Des femmes criaient leur peur de se faire égorger dans leur lit par des réfugiés. D’autres craignaient les incendies. « On a peur pour nos enfants ». L’architecte du centre d’hébergement, Guillaume Hannoun a essayé de rassurer les manifestants survoltés : ce centre est fait pour accueillir les plus démunis, il n’y aura pas de réfugiés. « Menteur », « Fils de p*** ! » se prend-il en réponse. 

 

Le seul moment où les insultes et les sifflets se sont calmés est lorsque le maire du XVIe arrondissement, Claude Goasguen (LR), a dénoncé le « diktat » de la mairie de Paris, qui ne l’aurait pas averti avant d’initier le projet. « Il y aura des manifestations, des recours devant les tribunaux », prévient-il. « Les gens du XVIe sont réputés rester le cul dans leur fauteuil, à regarder la télé et manger du caviar, mais ils défendent leurs intérêts comme les autres. » Puis des manifestants restés à l’extérieur ont envahit l’amphithéâtre au cri de « Hidalgo démission ». Indigné, le président de l’université, Laurent Batsch, ordonne alors d’évacuer la salle. Un homme en Barbour le traite de « collabo ». « Je suis juste le taulier ici », leur répond Laurent Batsch. « Je présente le débat, je me fais insulter, vous sortez maintenant ! »

Plusieurs habitants du XVIe arrondissement ont néanmoins fait le déplacement pour soutenir l’accueil des migrants. « C’est à nous, les riches, d’aider les pauvres ». Certains ne sont pas passés loin de se faire rouer de coups dans les estrades. Selon la mairie de Paris, le XVIe arrondissement ne compte que huit places en hébergement d’urgence, sur un total de 9.700 dans la capitale

 

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T’as bien raison camarade

Posté par jacques LAUPIES le 15 mars 2016

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Amour et mariage

Posté par jacques LAUPIES le 15 mars 2016

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 Prendre le risque
Dans la différence
D’être deux et unique
O désespérance
Depuis des millénaires
Cette façon de voir
N’est pourtant affaire
Que de disputes de pouvoirs

De médiocres pouvoirs
Sans cesse inventés
Nourrissent nos  désespoirs
Et tuent la solidarité

L’argent est le pain
Qui nourrit les querelles
La souffrance est le vin
Troublant les cervelles
Laissant naître le vide
Sous les chapeaux
Ou naissent les rides
Ou meurent les mots

Il reste la tendresse
Dans le désert
De faiblesse
Et de misère

L’amour rencontre
D’épiderme et de regards
Ne se montre
N’a besoin de fard
Ni de contrats
Ni d’alliance
Ni de toit
Il est une danse

Il est sans loi

(petit poème sans rapport avec ce qui suit)

Féminisme Hollande annonce des mesures pour les familles monoparentales

Mercredi, 9 Mars, 2016
L’Humanité

 

À l’occasion du renouvellement du Haut Conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes, le président François Hollande a annoncé plusieurs mesures en faveur des familles monoparentales

À l’occasion du renouvellement du Haut Conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes, le président François Hollande a annoncé hierplusieurs mesures en faveur des familles monoparentales. « Il faut favoriser l’articulation de la vie professionnelle et de la vie familiale et sortir les familles monoparentales des situations de précarité », a déclaré le chef de l’État. Il a annoncé, notamment, le développement de crèches « à vocation d’insertion professionnelle » et la création d’une « agence de recouvrement des impayés (de pensions) alimentaires ». François Hollande a, par ailleurs, tenté de justifier son choix – largement dénoncé – d’associer dans un même ministère Famille et Droits des femmes. « Les inégalités commencent dans la famille, a-t-il argué. C’est là qu’il y a un certain nombre de partages qui ne sont pas acceptables, il y a aussi des stéréotypes qui demeurent, y compris dans l’éducation. » De là à réduire l’enjeu des droits des femmes à la sphère familiale…

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La meilleure défense c’est l’attaque ?

Posté par jacques LAUPIES le 14 mars 2016

 

 Réduire le temps de travail pour permettre à ceux qui n’en ont pas d’en obtenir ?

C’est sans nul doute ce que souhaite la grande majorité des français. Pour cela les réponses sont simples, il faut partager ce travail et non faire l’inverses en faisant travailler plus longtemps ceux qui possèdent un emploi.

Ma voisine qui s’obstine à voir dans le Front National ceux qu’il faut essayer et mettre au pouvoir ne raisonne pas ainsi. Elle considère qu’en premier lieu il faut arrêter l’invasion des immigrés. Oh pas tellement parce qu’ils libèreraient des emplois mais simplement parce qu’ils vont imposer leurs mœurs et leur religion.

Exploitation du travail, plus value, profit, accumulation et suraccumulation du capital, baisse tendancielle du taux de profits, marchés financiers, elle connaît pas. Mon voisin UMP est un peu comme elle et de tendance centriste il doit sa modération à ses convictions catholiques et pas le moins du monde préoccupé par les abus patronaux considérant que les hommes sont ainsi faits.

Quant à cet autre voisin qui regrette d’avoir voté pour Hollande il se demande si la prochaine fois il n’ira pas à la pêche. Et je ne vous parle pas de ce syndicaliste qui passe son temps à répéter à satiété que la direction réformiste du PCF qui s’obstine à vouloir transformer une Europe inéluctablement vouée à servir le capital ! Et je ne m’étendrai pas sur l’apathie de ces personnages pour qui la politique qui les fiche dedans n’est pas leur affaire.

Mais je ne vais pas dresser la liste de ces citoyens qui ne savent plus ce que veut dire cette qualité. Elle serait longue et l’on aurait beau jeu de me dire que je me crois seul à détenir la vérité.  Effectivement trouver inconséquente toute une partie de la population, même en mettant au crédit de sa légèreté de penser, l’école usée, la désinformation, la tradition et tous les effets des superstitions et des peurs, ne peut provoquer la sympathie et l’adhésion à nos contestations voire à nos colères.

Alors faire comprendre cette simple chose que  même si l’on réduit légèrement l’excès de richesse produite par le prolétaire pour le compte du capitaliste et la réduction de son pourcentage de profit en faisant moins travailler ledit prolétaire et en compensant cet inconvénient par plus de formation et plus d’embauche d’autres prolétaires, devient un exercice difficile face à l’apparence des choses.

On peut toujours rêver qu’une  étude abrégée du Capital de Marx dès le plus jeune âge, comme certains le font en enseignant le catéchisme, pourrait éveiller les 90 % de la population qui constitue le prolétariat moderne dans nos sociétés occidentales à leur condition, depuis le manœuvre jusqu’à l’ingénieur en passant par ceux à qui l’on fait croire qu’il vaut mieux être bien avec le bon Dieu et ses Saints que de les contrarier.

Cela, nous le constatons, ne parait guère être essentiel pour la prise de conscience (de classe) Fort heureusement il y a le réel qui fait que l’exploitation ou l’exclusion sociale finit par « énerver » les plus conscients et se « révolter » les plus démunis ou menacés de l’être. Ainsi 500 000 conscients dans la rue et plus d’un million de pétitionnaire ont plus de force et d’importance que quelques milliers de lecteur du capital de Marx (ou de l’Humanité)

Ceux qui vont d’évidence les rejoindre ne permettront pas nécessairement de multiplier les lecteurs de l’Humanité et mieux encore de venir à la lecture des classiques du marxisme, de l’histoire du mouvement communiste. C’est bien là une question qu’il ne faut pas éluder. Car du coup il faudra recommencer les mêmes pétitions, les mêmes manifestations de défensive.

On ne peut donc oublier que la meilleure défense c’est l’attaque. Que l’attaque nécessite des connaissances, des objectifs et des stratégies !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Capital#Chapitre_7_:_Production_de_valeurs_d.27usage_et_production_de_la_plus-value

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Capital

 

Le travail fait son retour dans le débat à gauche 

Cédric clérin
Jeudi, 10 Mars, 2016
Humanité Dimanche

 

Quel travail ? Comment travailler tous ? Dans quelles conditions ? Pour retrouver le chemin des classes populaires, la gauche doit répondre à ces questions, relancées par le refus du projet de réforme du Code du travail. Réduire le temps de travail, donner plus de pouvoir aux salariés sont parmi les pistes à suivre.

«On est quand même plus à l’aise sur le Code du travail que sur la déchéance de nationalité », soufflait un député de gauche dans les couloirs de l’Assemblée, tandis que la contestation de la loi sur le travail commençait à prendre de l’ampleur. L’année 2015 a en effet plongé la France dans un débat où les mots guerre, terrorisme, état d’urgence, police et justice tenaient le haut du pavé. Dans le débat politique, « l’identité » semblait devenue le seul sujet de controverse. « Ce qui compte n’est plus la position sociale, mais les mœurs, les représentations symboliques, la culture ou la civilisation », analyse Roger Martelli, en introduction de son dernier ouvrage « L’identité, c’est la guerre » (1).

Mais sous ce vernis sécuritaire bouillonnait une question sociale qui ne trouvait toujours pas de réponse. « Le chômage reste la première préoccupation des Français », note Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion d’Harris Interactive. Au sortir de l’année, malgré l’actualité dramatique, ils étaient en effet 77 % à citer le chômage comme leur priorité (2). La contestation immédiatement très forte de la loi travail est-elle le signe d’un retour de la question sociale, et singulièrement celle du travail ? « Le sujet bouscule le débat politique parce qu’il fait directement écho à la situation des gens dans l’emploi », analyse Denis Durand, de la section économique du PCF. La mobilisation sur les réseaux sociaux autour du mot d’ordre #onvautmieuxqueça met en lumière le témoignage de jeunes qui subissent une précarité et des conditions de travail inacceptables. « Ce qui est intéressant, c’est que la question du travail et de sa qualité arrive par celle de l’emploi, alors que jusqu’ici elle était occultée par le chômage de masse, et donc la nécessité quantitative du travail », note Véronique Sandoval, chargée de la question du travail au PCF.

Le débat sur la loi travail pourrait être l’occasion pour les organisations de gauche de repenser leurs rapports aux classes populaires. Selon Julian Mischi, sociologue et historien du mouvement ouvrier, « les réactions à cette loi obligent à ancrer les débats dans les préoccupations des classes populaires, qui portent davantage sur le travail que sur une VIe République ou même sur l’organisation d’une primaire à gauche. Même si, bien sûr, les questions institutionnelles comptent également ».

70 % des français contre le texte El khomri

Si l’accord national interprofessionnel (ANI) en 2013 et la loi Macron (2015) avaient suscité des oppositions, ils étaient majoritairement soutenus par l’opinion, laissant croire à une victoire idéologique des libéraux. « L’atonie du mouvement social ne veut pas pour autant dire que les salariés soutiennent les lois votées jusqu’ici, relativise Baptiste ­Giraud, sociologue spécialiste des mouvements sociaux, les salariés vivent des restructurations lourdes qu’ils subissent mais face auxquelles ils se sentent désarmés. »

Il n’en va pas de même pour la nouvelle loi travail portée par Myriam El Khomri, 70 % des Français y sont opposés (3). Ils sont même 81 % à y voir une menace pour les droits des salariés dans les classes populaires (4). « Pour la première fois, François Hollande ne parvient pas à rassembler une majorité de son électorat de premier tour de 2012 », note Jean-Daniel Lévy. Pour le politologue, « les gens n’y retrouvent pas les valeurs de gauche et doutent également de l’efficacité des mesures proposées ».

Une première victoire idéologique aux yeux de Denis Durand : « La colère qui s’exprime montre que les idées selon lesquelles, pour sortir de la crise, il faudrait “ libérer ” le marché du travail ou baisser le coût du travail, ne marchent pas. » Selon Baptiste Giraud, « l’idée qui traîne depuis le début du quinquennat que si même la gauche fait ça, c’est qu’on n’a pas le choix, est battue en brèche par le front large de contestation qui va de la gauche de la gauche jusqu’à l’intérieur du PS, avec l’engagement de personnalités comme Martine Aubry. » La concomitance du dépôt d’une loi à l’Assemblée sur le burn-out par 83 députés socialistes révèle un retour en force de la question du travail dans l’ensemble de la gauche. Pendant ce temps, à droite, l’embarras est palpable. Plus intéressant, l’extrême droite, qui drague ouvertement les classes populaires, se trouve coincée entre la ligne ­Philippot « contre la loi mais sans manifester » et la ligne Ménard qui y voit une « très bonne loi ».

Ras-le-bol social, doute sur l’efficacité des mesures, front politique et social large, discrédit du pouvoir : autant d’ingrédients qui pourraient permettre un mouvement d’ampleur. Pour Éric Coquerel, coordinateur national du Parti de gauche, le mouvement peut être un « catalyseur » : « On sent que ça couve depuis plusieurs mois avec les affaires Air France puis Goodyear, les luttes locales et d’autres initiatives sur le terrain social qui font le plein. » Au PG comme au PCF, on évoque le référendum de 2005 et le besoin de multiplier les initiatives publiques de décryptage de la réforme, autant de moments pour parler des questions du travail.

Aller jusqu’au bout

Mais, au-delà du décryptage, « le mouvement pourra être victorieux s’il réussit à être porteur d’alternatives », affirme Denis Durand, se fondant sur son expérience syndicale. Au Parti de gauche, on préfère se focaliser sur l’obtention du retrait de la loi. « Il ne faut pas se tromper de calendrier, d’abord le retrait, les alternatives viendront après », croit pour sa part Éric ­Coquerel. Pour Véronique Sandoval, il faut répondre aux questions que se posent les salariés, « sinon c’est le fatalisme qui l’emportera ». Julian Mischi soutient pour sa part que la question politique sera déterminante : « L’absence de débouchés politiques fragilise aujourd’hui les militants syndicaux, qui luttent dans un contexte défavorable et de façon plus isolée que dans le passé. »

Véronique Sandoval identifie ainsi 3 axes de propositions : « La réduction du temps de travail plutôt que de prolonger la durée de ceux qui en ont un, la sécurisation des parcours professionnels et la création de nouveaux pouvoirs pour les salariés dans les entreprises. » Pour Yann Le Pollotec, initiateur des « états généraux du numérique », la modernité est dans les alternatives et non dans la loi gouvernementale : « Cette loi est archaïque en cela qu’elle détricote le marché du travail tel qu’il existait auparavant sans donner aucune réponse de protection à ses évolutions actuelles et futures. » Pour lui, « il faut protéger toutes les formes de travailleurs, notamment isolés que créent les nouvelles technologies, leur garantir des revenus malgré les baisses d’activité ». L’une des pistes pourrait être de « généraliser un régime de type intermittents du spectacle ou de créer un revenu de contribution sociale ». Plus globalement ce sont les nouveaux acteurs du marché, grands « précarisateurs », qu’il faut viser : « Uber ou Google utilisent la technique du “passager clandestin” en profitant du travail et des investissements des autres et notamment de la collectivité, une nouvelle fiscalité adaptée doit mettre fin à ce scandale. » Ainsi, pour le spécialiste en nouvelles technologies : « La gauche peut incarner l’avenir sur les questions du travail si elle sait saisir les potentiels émancipateurs des nouveaux modes d’organisation. »

Pour Denis Durand, pas de résolution de la question du chômage sans toucher aux leviers financiers : « Il n’est pas normal que les banques ne prêtent pas aux entreprises, nous avons besoin de nouveaux outils financiers, comme un pôle bancaire public et une refonte de la Banque centrale européenne. » Selon l’économiste, l’heure serait même à la remise en cause globale : « Le débat qui s’ouvre doit aller jusqu’au bout et poser les questions de l’Europe et des institutions internationales qui ne peuvent pas continuer ainsi à asservir les peuples. »

Place aux jeunes et aux ouvriers

Enfin, le débat actuel pourrait permettre une remise en cause du fonctionnement des organisations, c’est en tout cas ce qu’entrevoit ­Julian Mischi : « C’est du côté des jeunes et des militants d’entreprises que les demandes de changement sont les plus fortes. Les organisations politiques de gauche auraient intérêt à leur faire plus de place, pas simplement relayer leurs mots d’ordre mais leur donner plus de pouvoir dans les organisations. »

De la pire loi proposée par le gouvernement depuis le début du quinquennat pourrait donc naître un certain regain à gauche. Pas sûr que ce soit tout à fait l’objectif de Manuel Valls.

(1) « L’Identité c’est la guerre », de Roger Martelli. Les Liens qui libèrent, 2016. (2) Harris Interactive, « Bilan de l’année et perspectives », janvier 2016. (3) Odoxa, mars 2016. (4) Elabe pour BFM TV, 24 février.

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