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Umberto Eco et les imbéciles

Posté par jacques LAUPIES le 21 février 2016

 

L’article ci dessous consacré à Umberto Eco cite celui-ci considéré comme un grand intellectuel :

« Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité », a-t-il récemment déclaré, rappelle le quotidien Il Messaggero.  »On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles », avait-il dit.

Sauf tout le respect que je dois à cet écrivain, bien que connaissant seulement sa réputation et non son œuvre de romancier ni ses travaux hormis au travers du film « Au nom de la rose » et « Comment voyager avec un saumon ». autrement dit pas grand chose même si ces deux romans ne manquent pas de saveur, je trouve que son appréciation sur l’usage d’internet mérite d’être contestée !

 Je ne m’en tiendrai qu’à cette phrase reprise dans l’Humanité pour commenter cet évènement particulièrement sévère à l’égard des usagers d’internet qualifiés d’imbéciles. Comment ne pas se sentir concernés quand on écrit chaque jour un commentaire portant sur la politique et un peu au delà parfois ?

Il semblerait qu’au prétexte de ne pas appartenir à un monde de spécialistes, d’intellectuels on n’aurait pas le droit à la parole et qu’user des réseaux sociaux est une imposture vis à vis des autres.

J’ai déjà entendu cette remarque sous une autre forme ou l’on disait que les organisations politiques ne peuvent fonctionner sereinement si leurs membres se livrent en permanence à une expression individuelle sur internet. Cette appréciation faite cela ne change pas grand chose à moins d’établir des censures difficile à envisager et à admettre. Auquel cas on pourrait se demander qui seraient les imbéciles.

D’autant que si les médias sont très économes en matière de présentation de « grands intellectuels » ils ne sont pas avare dans l’exhibition d’une poignée d’écrivains, d’artistes s’accrochant plus à leur notoriété qu’à leur reste de talent. Sans compter tous ces spécialistes abonnés à des émissions ou d’évidence la collusion entre éditeurs, producteurs de film, société « occultes » de production télévisées et chaines parait évidente.

Ce qui signifie que nombre de personnes talentueuses n’ont pour s’exprimer que cette opportunité que leur offre le net.  Va, disons le franchement, puisque la médiocrité est si souvent exhibée avec la complicité des maitres du jeu médiatique pourquoi les imbéciles devraient se priver d’user des réseaux sociaux.

 

 

Umberto Eco est mort

Samedi, 20 Février, 2016
Humanite.fr

 

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Umberto Eco et les imbéciles dans POLITIQUE

Photo AFP

Grand intellectuel italien, l’écrivain Umberto Eco, décédé dans la nuit de vendredi à samedi à l’âge de 84 ans, était un universitaire, linguiste et philosophe, qui a connu la gloire mondiale avec un thriller médiéval et érudit, « Le Nom de la rose ».

Grand intellectuel italien, l’écrivain Umberto Eco, décédé dans la nuit de vendredi à samedi à l’âge de 84 ans, était un universitaire, linguiste et philosophe, qui a connu la gloire mondiale avec un thriller médiéval et érudit, « Le Nom de la rose ». Ce philosophe de formation, célébré sur le tard alors qu’il approchait de la cinquantaine, a réussi un coup de maître avec son premier roman publié en 1980: « Le Nom de la rose » s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires et a été traduit en 43 langues.
Consécration: il a été adapté au cinéma en 1986 par le Français Jean-Jacques Annaud avec Sean Connery dans le rôle du frère Guillaume de Baskerville, l’ex-inquisiteur chargé d’enquêter sur la mort suspecte d’un moine dans une abbaye du nord de l’Italie. Truffé de latin, le polar de ce sémiologue de renom à la rondeur affable a même été la cible d’éditions pirate, notamment en arabe sous le titre « Sexe au couvent »….
Autre conséquence, non négligeable pour l’édition italienne, « Le Nom de la rose a relancé le roman en Italie et la littérature italienne à l’étranger. Les écrivains italiens ont à nouveau été traduits », souligne le critique et romancier italien Alain Elkann. Eco, un petit-fils d’éditeur issu de la petite bourgeoisie, a raconté avoir commencé à écrire dès l’âge de dix ans des histoires dont il réalisait lui-même l’édition.
Né à Alessandria (nord de l’Italie) le 5 janvier 1932, il a étudié la philosophie à l’Université de Turin et consacré sa thèse au « problème esthétique chez Thomas d’Aquin ». Ce spécialiste de l’histoire médiévale, qui a traduit Nerval en italien et qui connaissait par coeur Cyrano de Bergerac, a aussi travaillé pour la radio-télévision publique italienne Rai, l’occasion pour lui d’étudier le traitement de la culture par les médias. Polyglotte, marié à une Allemande, Eco a enseigné dans plusieurs universités, en particulier à Bologne (nord) où il a occupé la chaire de sémiotique jusqu’en octobre 2007, date à laquelle il a pris sa retraite.
Umberto Eco a expliqué s’être mis sur le tard à la fiction car « il considérait l’écriture romanesque comme un jeu d’enfant qu’il ne prenait pas au sérieux ».
Homme de gauche
Après « le Nom de la rose », il a notamment offert à ses lecteurs « Le Pendule de Foucault » (1988), « L’île du jour d’avant » (1994) et « La mystérieuse flamme de la reine Loana (2004) ». Son dernier roman, « Numéro zéro », publié en 2014 est un polar contemporain centré sur le monde de la presse. Il est aussi l’auteur de dizaines d’essais sur des sujets aussi éclectiques que l’esthétique médiévale, la poétique de Joyce, la mémoire végétale, James Bond, l’art du faux, l’histoire de la beauté ou celle de la laideur.  »Le beau se situe à l’intérieur de certaines limites tandis que le laid est infini, donc plus complexe, plus varié, plus amusant », expliquait-il dans une interview en 2007, ajoutant qu’il avait « toujours eu de l’affection pour les monstres ». Affirmant « écrire pour s’amuser », Il Professore – des yeux malicieux derrière des lunettes et une barbe blanche – était aussi bibliophile et possédait plus de 30.000 titres dont des éditions rares.
« Eco était un premier de la classe, très intelligent, très érudit. Il a incarné avec brio la figure de l’intellectuel européen. Il était aussi à l’aise à Paris et Berlin qu’à New York ou Rio », estime l’écrivain italien Alain Elkann.
Homme de gauche, Umberto Eco n’avait rien de l’écrivain enfermé dans sa tour d’ivoire et ce joueur de clarinette écrivait régulièrement pour l’hebdomadaire L’Espresso. Après la victoire aux élections législatives de Silvio Berlusconi en 2008, il avait consacré un article au retour de l’esprit des années 40, regrettant d’ »entendre des discours semblables à ceux sur « la défense de la race » qui n’attaquaient pas seulement les Juifs, mais aussi les Tziganes, les Marocains et les étrangers en général ».
Après le rachat de RCS Libri par Mondadori, propriété de la famille Berlusconi, Umberto Eco a mené son dernier combat aux côtés d’autres écrivains pour protéger le pluralisme de l’édition en Italie.
Son ouverture d’esprit ne l’empêchait pas de voir d’un oeil critique l’évolution de la société moderne.  »Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité », a-t-il récemment déclaré, rappelle le quotidien Il Messaggero.  »On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel. C’est l’invasion des imbéciles », avait-il dit.

 

http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2016/02/20/umberto-eco-auteur-du-nom-de-la-rose-est-mort_4868787_3382.html

 

 

 

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