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Reprise d’un de mes commentaires de 2013 (suite à un repas de famille)

Posté par jacques LAUPIES le 17 février 2016

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Les coups d’état réactionnaires et les révolutions régénératrices

Les français n’ont pas toujours fait preuve, y compris dans leur majorité, de beaucoup de discernement dans le choix de leurs représentants ou, ce qui est peut-être plus grave, quand ceux-ci leur ont été imposés. Laissons de côté l’époque féodale au cours de laquelle ils n’avaient guère la possibilité de se manifester, pour constater cependant que dès le lendemain de la révolution française noblesse et bourgeoisie se sont acoquinées malgré, parfois, des oppositions radicales entre elles pour leur imposer des pouvoirs totalitaires.

Bonaparte après un coup d’état devint Napoléon avec la bénédiction des sans-culottes, la Restauration et la monarchie de juillet qui suivirent ne furent pas des modèles de régimes démocratiques, c’est le moins que l’on puisse dire, et le bon peuple de France, essentiellement rural les digéra sans trop de vagues. La courte Deuxième République, qui vit la première participation du monde ouvrier lors de sa fondation en 1848 fut vite balayée par le coup d’état du Prince Napoléon le 2 décembre 1851. Sans trop de vagues non plus !

L’éclair lumineux que fut la Commune de Paris fut le résultat d’une révolution qui, comme toute révolution, résulta de la manifestation des forces vives du peuple face à une bourgeoisie plutôt capitularde.

Il aura fallu attendre une Troisième République, assez malmenée, pour qu’apparaissent le parlementarisme d’inspiration républicaine et sociale, forme nouvelle de tromperie dont fut à plusieurs reprise fut victime le peuple.

Le parlementarisme donne aux décisions gouvernementales les plus nuisibles une certaine légalité. Il suffit de rappeler l’Union Nationale qui ouvrit la voie de la première guerre mondiale, la « manipulation populaire » par des députés qui mirent place du régime de Vichy qui collabora avec l’ennemi lors de la seconde guerre pour mesurer dans quelles impasses peut conduire ce parlementarisme. Sans oublier les guerres coloniales que nos chers députés à de rares exceptions ont  entérinées.

Le retour de la République inspirée par la Résistance (au sein de laquelle communistes et gaullistes jouèrent un rôle essentiel) vécut une vingtaine d’année (de 1946 à 1958) De Gaulle (homme éminemment respectable) fut, à l’origine de ce  parlementarisme, pas particulièrement en conformité avec les règles de la vraie démocratie ni respect des principes de la République. Depuis un demi-siècle, cette constitution déforme la représentativité du peuple et permet souvent de ne même pas respecter sa propre logique.

Dire qu’à chacune de ces étapes de l’histoire de France que, soit par passivité, soit sous l’effet d’une contrainte avec la pression de pouvoirs régaliens, la très grande majorité des français ont accepté l’inacceptable qui a conduit généralement à des désastres pour les classes laborieuses me parait – être parfaitement conforme à la réalité.

On ne refait pas l’histoire mais on peut toujours craindre que certaines pratiques soient encore de nature à faire se répéter la manipulation populaire. Ceux qui n’anticipent pas sur ce danger et en fait entretiennent un certain attentisme fait d’acceptation ou de renoncement, de si peu de contestation, ne créent-ils pas les conditions des fatals reculs ? Quand se manifeste le rejet de la politique dans les esprits ne peut-on craindre cette acceptation d’un coup d’état toujours possible.

Les recompositions politiques ça se combat !

Avec leur puissance économique et financière les classes dominantes sont à l’affut et se préparent à une canalisation de forces populaires pour imposer leur dictat afin d’isoler les authentiques défenseurs de la liberté, de la justice sociale et donc de la paix.

Dans la France de 2016 ce danger existe qui consiste à transiter par des pouvoirs se réclamant de la République et flattant les aspirations sociales à coup de célébration d’hommes et de femmes qui ont marqué de leur esprit et parfois de leur sang la lutte contre les abandons de la République.

Ne peut-on dire effectivement, dès lors que ce coup d’état est finalement institutionnalisé et permanent, qu’il faut à chaque fois une révolution ou, pour le moins une révolte massive, pour rétablir le pouvoir du peuple ? Lorsque cela se produit le retour au respect des valeurs qui marquent l’esprit républicain ne se fait pas sans douleur.

Ne peut-on également en déduire la lourde responsabilité de ces républicains de gauche ou de droite, lorsqu’ils entrent dans la collaboration avec les forces économiques et financières libérales, créant ainsi les conditions la prise ou à la participation au pouvoir des droites ce dont ne manquent jamais de profiter les classes dominantes ?

Ne peut-on comprendre que des républicains sincères, qu’ils soient de toutes origines et notamment socialistes, communistes, radicaux et parfois égarés au centre, à droite et même à l’extrême droite fassent cause commune contre ce danger prenant appui sur des concepts économiques, sociaux et sociétaux dignes des valeurs de ce que Jaurès appelait une République Sociale ?

Bref ne peut-on comprendre qu’il s’agit encore et encore de ce combat de classe qui ne dit pas son nom et qui se mène entre défenseur de l’intérêt général contre l’intérêt particulier ? Entre en définitive exploiteurs et exploités dans un contexte sociologique différent et qu’il convient de bien examiner dans son évolution, au siècle dernier mais aussi avec les implications actuelles que nous devons examiner avec soin !

Et en finir avec le mythe d’une opposition entre deux camps flous, de gauche ou de droite, ou se mêleraient les partisans des uns et des autres au prétexte qu’ils ont leurs extrêmes !

Question : où en sommes-nous en 2013 de ce point de vue et où allons-nous ?

Est-ce renoncer aux principes qui doivent prendre en compte le rôle essentiel d’un prolétariat moderne. Que non, c’est bien plus au contraire mettre en évidence sa toute puissance à l’échelle nationale et internationale face à des minorités qui manipulent  des hommes lesquels avec leurs intérêts particuliers certes mais aussi avec leur sensibilité et leur humanisme conduisent de vrais mais aussi de faux combats ?

A méditer …Ce texte à peine remanié a été écrit en 2013 !

La dernière question met en évidence la nécessité de rassembler ! A la base au lieu de trop s’attarder à convaincre des animaux politiques à la remorque des maîtres dominants et particulièrement habiles à les dresser pour jouer à la baballe…(putain au moment où j’écris cela BHL vient nous faire son numéro une nouvelle fois, pendant demi heure sur la 5) Je vous le dis je finirai par ne plus payer ma redevance ! Même quand il dit des vérités j’ai peine à le croire, c’est dire ce qu’il m’inspire…

 

 

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