• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > Archives pour janvier 2016

Laicité ou principe de l’auberge espagnole

Posté par jacques LAUPIES le 18 janvier 2016

 

 

A part quelques irréductibles qui ont au moins de mérite de dire ce qu’ils sont : extrémistes religieux campés sur leur position qui consiste à faire de la religion le fondement de l’état (il y en à dans toutes les religions, particulièrement dans les trois plus influentes se réclamant du monothéisme) chacun expose sa conception d’une laïcité bien à lui et particulière. Les athées dans leur diversité ont un comportement similaire.

Si bien que dans une période où se manifestent toutes sortes d’intolérances on ne parle plus que de cela, chacun y allant de son couplet.

Vaste débat qui entretient les divisions, les querelles et même aboutit à des manifestations parfois violentes émanant plus les anti laïques que des laïques bien entendu.

Comme si dans notre société il y avait autre chose à faire que laisser les religions rester dans leur domaine : recueillement, formulation des espoirs que peut susciter une croyance religieuse, enseignement des préceptes. Pourquoi porter dans le domaine public des exigences dans la pratique des cultes pouvant s’opposer  entre elles, dans des lieux où leurs oppositions ne peuvent cohabiter, sont inconciliables et donc contraires à l’élaboration et à la mise en œuvre des actions concernant l’intérêt général ?

Avec le respect du principe qui implique dans la sphère publique une liberté s’arrêtant ou commence celle des autres ! Sinon c’est prendre le risque de développer et de renforcer les affrontements, les divisions avec le risque de détruire ce fameux « vivre ensemble » dont certains n’ont évidemment que faire !

Evidemment l’école, mais pas seulement elle, est un de ces lieux comme pour nombre d’institutions relevant du régalien (du domaine de l’état), où les religions n’ont pas à se manifester au risque de multiplier les ingérences de multiples confessions et d’en laisser de côté d’autres. Ce qui ne peut constituer qu’un trouble à l’exercice des fonctions éducatives, de justice, de police, militaire, etc.

Il est déjà à mon sens dangereux de laisser des communautés, des collectivités, des entreprises,  s’impliquer dans ces fonctions. La formation en général doit rester strictement laïque et toute initiative de soutien, de distribution de moyens au « privé » doit-être strictement contrôlé.

Autre chose est me semble -t- il l’enseignement de l’histoire des religions, des courants philosophiques propres à mieux comprendre l’autre et soi-même, à condition d’en définir le cadre et les modalités, ce qui convenons en n’est pas simple et exige une neutralité de la part des citoyens qui en ont la charge. Ce qui ne peut être garanti à l’absolu mais doit être recherché.

 

Pourquoi toujours voir faire de la laïcité un objet de polémique ? (PCF)

Sous la Présidence de Jean-Louis Bianco, l’Observatoire de la laïcité a entrepris un travail utile et intelligent visant à faire grandir le principe de laïcité en le faisant mieux connaître dans la société. Il s’est attaché à mener ce débat dans un esprit d’apaisement qui correspond pleinement à celui de la loi de 1905, mais il s’est également investi pour aider concrètement à faire vivre la laïcité sur le terrain. C’est la meilleure façon de contrer l’offensive de l’extrême droite qui veut en faire un outil de division populaire et de stigmatisation.

L’Observatoire, son président et son rapporteur général sont aujourd’hui victimes d’attaques inacceptables, il mérite d’être soutenu pour continuer à mener le combat laïque de notre temps, celui du plein accomplissement des valeurs de la République, une République commune.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

GÔCHE OU GAUCHE

Posté par jacques LAUPIES le 17 janvier 2016

«  Gôche » est un terme à la mode qui désignerait cette gôche dite aussi « caviar » que constitueraient un certain nombre de « socialistes » et autres  adeptes de la social démocratie et du social libéralisme qui n’ont de la vraie gauche qu’une apparence de plus en plus lointaine.

On tend à y classer dans les milieux populaires nos gouvernants actuels. Je ne suis pas sur qu’affecter cette écriture du terme de gauche pour ironiser et désigner une fraction de la gauche visiblement en osmose avec le grand patronat, soit bien compris mais, après tout, si cela pouvait classer et officialiser par un mot cette gauche compromise avec les adeptes du libéralisme, ce ne serait pas pour me déplaire. Ne serait ce que pour libérer la gauche de ces parasites qui la discréditent.

Mais chacun peut identifier facilement ces derniers sans cela car ils sont des responsables dotés d’un nom et souvent des plus hautes responsabilités étatiques. Si les affubler péjorativement d’hommes (et de femmes) de « gôche » permet de libérer la gauche de leur malfaisance et à la vraie gauche de se la réapproprier en la valorisant à nouveau, ce sera un soulagement.

Tâche hélas difficile comme le démontre ce que l’on entend ici ou là. C’est pourquoi en priorité je préfère prendre le risque d’une référence directe au communisme qui dit bien ce qu’il veut dire et qui est symbolique de gauche.

 

PS – N’oubliez pas d’écouter et de regarder Pierre LAURENT, Secrétaire national du PS sur FR3 ce dimanche. Sans doute nous parlera-t-il de la gauche vraie et de l’autre !

 

Faire naître un printemps de la gauche !

Jeudi, 14 Janvier, 2016
Humanité Dimanche

 

edito_hd3autr.jpg

GÔCHE OU GAUCHE dans POLITIQUE

Patrick Nussbaum
L’éditorial de Patrick le Hyaric. Alors que se mettent en place les instruments d’un État autoritaire, les forces de l’argent reprennent l’offensive pour que le pouvoir abaisse encore les droits des salariés.

 

Se souvenir, commémorer est juste et utile. Il fallait cette marque de respect à toutes les victimes de ces crimes lâches et odieux. Nous y avons participé. Comme il y a un an, quand nos concitoyens, dans leur diversité, se rassemblaient en riposte aux assassinats politiques contre nos amis de « Charlie Hebdo », des policiers ou des consommateurs du magasin Hyper Cacher. Nous l’avons fait en toute lucidité, sans arrière-pensées. Le contraire de ce qui accompagne les commémorations officielles de la semaine dernière : une dérive vers un traitement exclusivement sécuritaire et identitaire du crime et du terrorisme dans un mélange des genres particulièrement dangereux. Mêler la question de l’indispensable sécurité de nos concitoyens à des considérations sur la nationalité, en profiter pour décréter constitutionnel l’état d’urgence permanent, l’assortir d’une réforme du Code pénal ne peut que renforcer le climat de défiance dont notre République souffre désormais très profondément.

Une enquête inédite de l’Institut national d’études démographiques, portant sur les immigrés et descendants d’immigrés, montre la persistance tragique des discriminations dans la sphère économique et sociale malgré une intégration toujours plus poussée dans la sphère privée et familiale. Dans un tel contexte, pourquoi séparer les citoyens selon leurs origines ou celles de leurs parents et différencier leur rapport à la loi ?

Le projet de constitutionnalisation de la déchéance de nationalité pour les citoyens binationaux a été le point d’orgue de ce retournement. Certains à droite comme à gauche vont jusqu’à proposer que la France renie ses engagements internationaux pour créer des apatrides. Quel recul de civilisation ! Comment s’étonner dès lors que des événements aussi tragiques que ceux qui se sont déroulés à Ajaccio, où une salle de mosquée a été saccagée par quelques illuminés, puissent se multiplier.

Écraser la République sociale, au profit d’une République de « l’ordre », jusqu’à faire glisser notre État de droit vers la pente savonneuse déjà expérimentée outre-Atlantique après le 11 septembre 2001 d’un « État de sécurité », sans résultat aucun dans la lutte antiterroriste, est plus que dangereux. Là-bas, c’est l’émergence d’un phénomène aussi inquiétant que la candidature Trump aux primaires républicaines. Ici, c’est l’extrême droite. L’actuel pouvoir, comme le précédent, cherche une réponse autoritaire à la crise de notre République causée par son insertion continue dans le capitalisme financier et mondialisé, et une construction européenne antisociale et antidémocratique. Pour y parvenir plus facilement, il cherche la désagrégation du clivage entre la gauche qu’il détruit et la droite qui glisse vers de nouveaux rivages plus droitiers. La République, son contenu, les valeurs qu’elle porte sont donc placés au cœur d’un débat politique et idéologique féroce. Les nombreuses balafres qu’elle a subies imposent de se remobiliser pour une République qui soit fondée réellement sur ses grandes institutions sociales, garantes de l’égalité face aux besoins fondamentaux du travail, de la santé, du logement, de la mobilité, de l’éducation et de la culture.

Alors que se mettent en place les instruments d’un État autoritaire, les forces de l’argent reprennent l’offensive pour que le pouvoir abaisse encore les droits des salariés. De fait, le gouvernement engage plusieurs initiatives autour de l’apprentissage, la formation des chômeurs, la révision du Code du travail, le service civique et on parle d’une nouvelle loi dite « Macron »

Le MEDEF est à l’offensive pour réclamer dans la savoureuse novlangue à laquelle il nous a habitués un « contrat de travail agile » qui n’est autre qu’un contrat de précarisation qui peut être rompu pour « des motifs liés à la situation de l’entreprise ou la réalisation d’un projet » et autoriserait un « plafonnement des indemnités prud’homales ». Bref, un contrat de sécurité pour le capital et d’insécurité pour les travailleurs. Avec un milliard d’euros à la clé qui viendra s’ajouter aux 100 milliards déjà transférés aux entreprises ces trois dernières années, avec les résultats que l’on sait en matière d’emploi, de précarité et de pouvoir d’achat. Le monde du travail, celui des retraités et des chômeurs, celui de la culture ne peuvent laisser le patronat agir à sa guise.

L’étouffement de la question sociale ne saurait perdurer dans une société qui compte plus de 6 millions de chômeurs, qui fait face aux défis nouveaux de la révolution du numérique, de la transition écologique, de leurs impacts sur le travail et alors que grandit l’aspiration à une véritable sécurité sociale professionnelle. Il revient aux forces progressistes d’animer et de favoriser la réflexion, de travailler à l’émergence d’un mouvement social réunissant travailleurs, créateurs et retraités. Un mouvement suffisamment puissant et uni pour imposer l’inversion du cours des choses jusqu’à remettre dans le débat public la question d’un nouveau contrat républicain et progressiste.

Pour sortir du marasme actuel, des initiatives voient le jour à gauche pour tenter de faire vivre une perspective. Des clubs se forment, des gens se regroupent, des débats s’organisent, des personnalités lancent l’idée de réunions citoyennes et de choix d’un candidat de gauche à l’élection présidentielle de 2017 avec des « primaires ». Autant de preuves, à la fois, de l’ampleur des difficultés à surmonter et de la conscience qu’il est possible d’y parvenir, apportées par des citoyens et des personnalités qui, comme nous, refusent le retour de la droite, la montée de l’extrême droite et la destruction de la gauche, déjà bien entamée par les tenants de « la révolution copernicienne ».

J’ai été frappé, lors de la première Agora de l’Humanité la semaine dernière, par la richesse des idées, des réflexions que mettaient à la disposition de nos concitoyens tous ces penseurs et chercheurs pour nous aider à réfléchir, à transformer la société et le monde.

Nos journaux vont continuer à s’investir pour que se ranime la flamme du débat politique de qualité, celui qui permettra de croire en un nouveau printemps de la gauche, pour le bien commun.

 

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

D’ou vient la violence ?

Posté par jacques LAUPIES le 16 janvier 2016

 

 

il y a deux jours j’évoquais ici les responsabilités de juges face aux législateurs choisis par le peuple dans les conditions d’une fausse démocratie qui favorise la classe dominante dans le processus judiciaire.

J’aurais pu ajouter que dans le cas des 8 condamnés, à quelque niveau que l’on se situe il y a une responsabilité, y compris populaire ! Car si le peuple ne se ressaisit pas et tolère qu’en son nom les puissants s’octroient le pouvoir de faire rendre un jugement dénué de toute humanité, ce peuple est responsable et n’a d’autres recours que de contester, ceux qui font la loi et ceux qui l’exécutent. Et s’il ne le fait pas il est complice du bourreau et victime à la fois.

Dans son préambule la déclaration des droits de l’homme de 1948 indique

« Considérant qu’il est essentiel que les droits de  l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas  contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. »

Cela permet de poser la question : peut on tolérer que ne soit pas décrétés et protégés le droit au travail, le droit des salariés de contester la gestion patronale et prétendre effectivement que ces salariés, lorsqu’ils le font avec des actes qui peuvent être finalement anodins eu égard aux injustices qui les frappent, que ces salariés ne puissent se révolter.

Et puisque l’émission « ce soir ou jamais » que je regarde en écrivant mon commentaire, aborde la question de « la culture de l’excuse » j’enchainerai : il y a la un parallèle que je ne pourrais certes faire mais, tout de même, deux processus qui se ressemblent provoquant le violence sauf que le second qui aboutit au crime a des causes tout aussi criminelles et relève de l’exploitation coloniale et néocoloniale et se situent donc à un niveau bien plus dramatique.

Au lieu de poser encore une fois le problème en terme d’exploitation de l’homme par l’homme ou de classe par une autre, donc en terme de lutte de classe, on soumet ainsi au public des débats secondaires sur le déterminisme social et la libre détermination individuelle. Et ce dernier débat qui voit des intellectuels « enfiler les mouches » sur un plateau, ce qui a un intérêt bien entendu, n’apporte aucune réponse solide à la question posée : d’où vient la violence. Sauf peut être un intervenant.

Je vous propose deux citations pour illustre  mon propos , la première de Bertolt Brecht : « Là ou règne la violence, il n’est de recours  qu’en la violence. » La seconde de Gandhi : « La fin est dans les moyens comme l’arbre est dans la semence. »

Je ne choisirai entre les deux qu’en fonction des circonstances, bien que la seconde ait ma préférence !

 

 Réaction de Patrick Le Hyaric sur le jugement des 8 salariés d’Air France

 
 
 
 
Bonjour,
 
« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » (Jean de la Fontaine). La conclusion de sa fable « Les Animaux malades de la peste » est applicable à la décision de justice que nous venons de vivre cette semaine.
Une grande société licencie les salariés qui ont contribué à faire sa fortune, ferme l’entreprise plongeant dans le désarroi et la difficulté des centaines de familles, aggravant la situation du bassin d’emploi.
 
Parmi ces salariés un certain nombre perdent tout, ne peuvent plus faire face à leurs échéances de prêts, d’autre se suicident, mais le tribunal d’Amiens condamne ceux qui se sont le plus ardemment défendu à neuf mois de prison. Oui, neuf mois embastillés.
Oui, alors même que finalement les responsables de l’usine et les cadres qui ont été « séquestrés » lors d’une action réclamant des négociations avaient retiré leur plainte.
 
Pendant ce temps-là des corrupteurs et des corrompus courent toujours, des violeurs ont des peines moindres, et ceux qui cachent leurs capitaux contre les intérêts nationaux et généraux sont protégés.
 
Ceci suffit.
L’Humanité mène campagne pour la relaxe de ces travailleurs syndiqués.
Il devient urgent de se mobiliser.
Il le faudra pour défendre toutes les libertés.
 
Ce sera le cas pour empêcher la constitutionnalisation de l’état d’urgence, la déchéance de nationalité, la réforme du code pénal.
Ces mobilisations indispensables pourraient entamer un débat nouveau  sur ce qu’il faudra faire pour changer. Des initiatives se prennent.
Il faut en débattre et choisir l’efficacité, c’est le sens de mon éditorial de l’Humanité Dimanche cette semaine autour de ce titre « Faire naître un printemps de la gauche ».
 
La première Agora de l’Humanité qui s’est tenue au musée de l’Histoire et de l’Immigration samedi dernier a été un beau succès avec la participation de plus de 500 personnes et des interventions de grandes qualités. Je remercie encore Sophie Wahnich, Cynthia Fleury, Michèle Riot-Sarcey, Benjamin Stora, Pierre Rosonvalon et Michel Terestchenko pour leur participation à cette journée.
 
 
La prochaine Agora de l’Humanité aura lieu le samedi 30 janvier à l’Université Paris VIII de Saint-Denis sur le thème : « Etat d’urgence, déchéance de nationalité, citoyenneté menacée ? ». Nous vous invitons à venir écouter, de 9h à 13h, Anicet Le Pors - ancien ministre – conseiller d’Etat honoraire ; Dominique Rousseau - professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature ; Jean-Paul Jouary - Agrégé et docteur en philosophie, professeur en classes préparatoires aux grandes écoles à Paris, essayiste ; Vanessa Codaccioni - Maîtresse de conférences en science politique à l’université Paris VIII.
Retrouvez ici toutes les informations sur cette journée ainsi que les inscriptions.
 
Je vous souhaite une bonne fin de semaine,
Fraternellement,
Restant à votre disposition,
Patrick Le Hyaric
 
Pour me contacter
L’Humanité-Secrétariat du directeur, 5 rue Pleyel, Immeuble Calliope, 93200 Saint-Denis

Goodyear : l’onde de choc soulève une vague d’indignation

Adrien Rouchaleou
Vendredi, 15 Janvier, 2016
L’Humanité

 

Solidarité avec les 8 de Gooyear.
Amiens (Somme), envoyé spécial. C’est un parking qui a vu défiler caméras, ministres et milliardaires texans. Aujourd’hui, ce sont des poids lourds immatriculés en Pologne qui y stationnent, alignés. Régulièrement, l’un d’entre eux sort de l’usine Goodyear d’Amiens, chargé d’une machine.
 
Ce jeudi, sur ce parking, dans le froid et l’humidité picarde, c’est Jean-François Quandalle que nous rencontrons. Trente-trois ans de boîte, syndicaliste, licencié comme ses 143 collègues et, depuis quarante-huit heures, condamné à deux ans de prison dont neuf mois ferme pour avoir retenu deux cadres de l’entreprise durant une trentaine d’heures, en 2014, alors que toutes les tentatives des salariés pour sauver leurs emplois avaient échoué.
 
Avec lui, sept collègues, dont six eux aussi syndicalistes CGT, ont été condamnés à la même peine par le tribunal correctionnel d’Amiens. Aucun doute pour Jean-François, plus que d’une décision de justice, il s’agit d’une « décision gouvernementale ». « C’est pour nous faire taire dans un premier temps, mais c’est dans une logique de casser tout mouvement social, dans leur logique de casse du travail », continue-t-il. À côté de lui, Richard Jouhannet, secrétaire du CHSCT, abonde : « C’est le ministère du Travail qui nous a condamnés, les deux cadres avaient retiré leur plainte. »

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Ne manquez pas

Posté par jacques LAUPIES le 15 janvier 2016

Nous vous informons que Pierre Laurent sera invité :

  • Dimanche 17 janvier à 12h du « 12/13 Dimanche » sur France 3

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

Primaires ?

Posté par jacques LAUPIES le 15 janvier 2016

DSC_0441-1

Voilà à nouveau relancée l’idée de primaires à gauche. En un temps je crois avoir souligné mon opposition à ce  type d’opération d’un point de vue général.

La classe dominante bien entendu y voit là un excellent moyen de dépasser les partis politiques et, au prétexte de démocratie plus ouverte, de  substituer  à leur pouvoir de réflexion et d’élaboration politique, de choix des candidats, ceux qui sont censés être leurs électeurs.

Vaste supercherie si l’on est conscient que l’opinion est manipulée à souhait et qu’en fait ceux qui en détiennent les rouages ont de fortes chances de pouvoir « fabriquer » le candidat de leur choix.

C’est ce qui s’est passé en 2011 avec François Hollande lors de la primaire socialiste de 2011. C’est ce qui va se passer avec celle des républicains en 2016.

« La gauche de la gauche », comme on dit,  n’a absolument pas intérêt à entrer dans ce jeu . Quant à l’organisation en son sein de telles élections, le Parti Communiste doit se garder de se lancer dans ce type d’opération qui ne peut que transférer ailleurs un électorat que les stratégies jusqu’ici adoptées ont réduit d’élections en élections.

C’est aux communistes certes d’en débattre mais ils perdraient moins de temps à proposer une candidature et lui faire porter leur PROJET.

S’il y en d’autres qui se manifestent, il sera toujours temps de débattre des ententes et stratégies possibles !

Alors Camarades aux responsabilités, agitez vous !

PS. La primaire et ses effets secondaires

Lionel Venturini
Mercredi, 13 Janvier, 2016
L’Humanité

 

322659 Image 0

Primaires ? dans POLITIQUE

Revenant sur l’éventualité d’une primaire à gauche, le secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, dit « pourquoi pas », s’il s’agit « d’une primaire de la refondation » lors des vœux du parti à la presse, hier, à Paris.
Photo : Denis Allard/Réa
Le premier secrétaire du PS, sommé de se prononcer sur une primaire à gauche avant la présidentielle, botte en touche.

On peut promettre « la fin du Parti socialiste à l’ancienne, à la papa », on peut aussi continuer de faire de la politique à l’ancienne : quand Cambadélis dit pourquoi pas à une primaire de la gauche, il y pose de telles conditions qu’elles rendent l’exercice impossible. « Si c’est une primaire de la contestation, limitée à la gauche de la gauche, le PS ne se sent pas concerné.

Si c’est une primaire de refondation, qui concerne toute la gauche de Macron à Mélenchon, alors oui, pourquoi pas. » Mais, ajoute-t-il, le résultat « engagerait tous les candidats malheureux à soutenir l’heureux élu ». Telle quelle, elle s’annonce inacceptable pour « la gauche de la gauche », tandis que la pétition d’intellectuels publiée lundi par Libération appelant à une primaire large (voir l’Humanité du 12 janvier) est vue par certains proches du premier secrétaire comme un simple moyen de dissuader Cécile Duflot de se présenter et, par conséquent, d’embarrasser François Hollande, qui aura besoin de toutes les voix disponibles au premier tour de la présidentielle de l’an prochain.

Jean-Christophe Cambadélis, présentant ses vœux à la presse, a d’autres ambitions pour son parti, à l’aube d’une « année de transition. 2016, c’est la fin de l’insouciance, et le début d’une année de sang », prédit-il. Il voit encore le PS comme le cœur d’un « pôle à vocation majoritaire, renouvelant les contenus et les contenants, une gauche sociale, écologique et républicaine ». Réfutant l’idée d’une crise du Parti, il assure que le PS « fait une lente remontée électorale, 14 % aux élections européennes, 22 % aux départementales, plus de 23 % aux élections régionales malgré l’élimination dans des régions entières, ce que (je) n’oublie pas », en passant sous silence la déperdition en voix de scrutin à scrutin.

L’alliance populaire qu’il souhaite ne serait pas « une gauche plurielle bis », mais « une stratégie et un but », en « rassemblant par le bas, puisque les appareils coincent ». Il souhaite « la fédération des écologistes, des socialistes, des démocrates, des radicaux et surtout de citoyens », explique-t-il, sans inclure donc explicitement la composante communiste. La « belle Alliance-Alliance populaire », où « il s’agit d’abord de rassembler autour du PS tous ceux qui refusent le Front national et la droitisation de la droite », sera lancée en février ou mars par un appel, avec une convention à l’automne, appuyé sur des « collectifs unitaires » dans chaque département.

Publié dans POLITIQUE | Commentaires fermés

1...34567...9
 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...