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Le merveilleux cinéma italien en deuil…

Posté par jacques LAUPIES le 21 janvier 2016

 

Le cinéma italien, au risque de me répéter, a toujours eu ma préférence ( et bien sur Ettore  Scola n’y est pas pour rien) A tel point que mon admiration pour ce cinéma m’a souvent conduit à confondre tous ces réalisateurs tant il y a entre eux comme un air de parenté que je ne saurais définir. Et parfois le modeste amateur que je suis de tous ces films vus dans les années 70/80, dans une période où j’étais assez occupé, faisait que je les recevais comme nombre d’autres expressions artistiques avec désinvolture et en même temps une agréable sensation de confirmation de mes engagements sociaux et politiques.

Pour les militants de ma génération issus de milieux ouvriers et souvent ouvriers eux-mêmes, le cinéma est probablement l’art  auquel ils accédaient le plus naturellement. Parfois avec quelques difficultés pour l’interpréter. Bien que très jeune habitué au cinéma, je m’en suis déjà expliqué, je subissais le septième art en recherche d’une distraction que motivait le gout du spectacle épique ou de la comédie soulevant le rire. D’où ma passion pour le western et le burlesque des Laurel et Hardy de mon enfance et de mon adolescence.

Une adolescence où apparurent  les comédies musicales et les grandes réalisations du cinéma américain qui s’y ajoutèrent.

Le cinéma français ne m’était pas indifférent. Mais je ne l’intellectualisais pas comme je l’entendais parfois faire autour de moi par de  rares fréquentations de mes parents  qui ainsi me firent découvrir que le cinéma avait aussi vocation à dire quelque chose.

Ce cinéma avait parfois un lien avec la littérature, l’histoire et la vie sociale tel les films de Jean Renoir (La grande illusion et la Bête humaine) – de René Clair (A nous la liberté) – de René Clément (la Bataille du rail) – de Marcel Carné et Jacques Prévert (Quai des brumes, Le jour se lève) – d’André Cayatte (justice est faite, Nous sommes tous des assassins) de Clouzot le salaire de la peur) - sans omettre Marcel Pagnol, d’un caractère différent que l’aspect « réalisme politique » et « fantastique social » des réalisateurs d’avant et d’après guerre. La liste pourrait s’allonger, c’est évident !

Peut-on se lasser de la trilogie de Pagnol que nous a proposé Arte cette semaine qui dépeint l’état d’esprit régnant dans ces couches moyennes, boutiquiers, commerçant, enfermés dans la tradition et la contournant, ce qui nous vaut des scènes épiques ou les différentes couches de la petite bourgeoisie commerçante sont dépeintes avec en arrière plan, discrètement, une évocation des problèmes sociétaux de l’époque qui survivent encore. Mais qu’en même temps Pagnol décrit et parfois stigmatise avec une exploitation particulièrement fine de la verve et des traditions  provençales. Ce qui donne à son œuvre une dimension universelle, plus progressiste qu’on ne le dit parfois.

Toute cette période a apporté sa contribution à la culture populaire et peu importe le genre et les évolutions qui ont suivi.

A ce cinéma des années trente à cinquante succéda en France cette nouvelle vague que je survolais n’y voyant autre chose qu’une caution à des modifications de mœurs lesquelles ne pouvaient me laisser indifférent.

Mais surgissant dans l’après guerre le cinéma italien  m’impressionna parce que probablement il accompagnait un grand pas dans ma prise de conscience politique. Ce fut « Le Guépard » et « Rocco et se Frères » de Visconti, « L’affaire Mattei » de Rosi, « La strada » « La Dolce Vita » « Amarcord » de Fellini m’ont tellement frappé que je les évoque pour les rappeler à la nouvelle génération qui bien souvent en ignore l’existence malgré des reprises régulières par les télés.

Un cinéma qu’Ettore Scola a contribué à glorifier, en prise directe avec l’évolution de la société italienne notamment avec « Nous nous sommes tant aimés » et « La Terrasse » une œuvre dont une certaine faune intellectuelle de Paris pourrait s’inspirer pour son autocritique, quelques décades après l’époque décrite par le film. 

Mais misons sur les générations nouvelles pour qu’elles tirent les enseignements de la création de ce grand cinéaste, d’un grand cinéma à ne pas oublier.

a revoir demain

Ettore Scola, le grand maître du cinéma italien, est mort

Mercredi, 20 Janvier, 2016
Humanite.fr

 

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Le merveilleux cinéma italien en deuil... dans POLITIQUE

Photo AFP
Le réalisateur Ettore Scola, dernier grand maître du cinéma italien à qui l’on doit des chefs-d’oeuvre comme « Une journée particulière » ou « Nous nous sommes tant aimés », est mort mardi à Rome à l’âge de 84 ans. Ettore Scola était aussi le plus « politique » des maîtres de la comédie italienne. Il avait rejoint le Parti communiste italien (PCI) et deviendra même ministre de la Culture d’un cabinet fantôme formé en 1989 par les dirigeants communistes italiens.
Ettore Scola, était l’un des derniers grands maîtres de la comédie italienne, réalisateur de chefs-d’oeuvre inoubliables mettant en scène Marcello Mastroianni, Sophia Loren, Vittorio Gassman ou Nino Manfredi. Les réactions ont très vite afflué après la mort de celui qui avait su si bien raconter l’Italie pendant près d’un demi-siècle, des années fascistes à celles des débuts du XXIème siècle. Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a aussitôt fait part de sa tristesse après la mort de ce « maître dans l’art d’observer avec acuité l’Italie, sa société et ses changements ».
Le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini, a salué sur Twitter un « grand maître, un homme extraordinaire, resté jeune jusqu’au dernier jour de sa vie ». L’actrice Stefania Sandrelli, qui lui a offert l’un de ses plus grands films avec « Nous nous sommes tant aimés » en 1974, a fait part de son immense tristesse. « Si je devais choisir un mot entre tous, ce serait +nous+. Il m’a transmis la magie de faire les choses ensemble et quelles choses nous avons fait ensemble, quels films ! », a-t-elle réagi avec émotion.
« Ciao Ettore, nous t’avons tant aimé », a lancé sur Twitter l’acteur Alessandro Gassman, fils de Vittorio avec qui Scola a tourné plusieurs de ses chefs-d’oeuvre.
Né le 10 mai 1931 à Trevico en Campanie (sud-ouest), Ettore Scola commence à écrire des scénarios dans les années cinquante avant de passer de l’autre côté de la caméra en 1964 avec son premier film « Si vous permettez, parlons de femmes ». Il met alors en scène les plus grands acteurs de l’époque, Gassman, Mastroianni et Manfredi.
L’un des ses films les plus importants viendra dix ans plus tard avec « Nous nous sommes tant aimés », qui met en scène Manfredi, Gassman et Stefano Satta Flores, tous amoureux de la sublime Stefania Sandrelli.
Trois ans plus tard, en 1977, il réalise « Une journée particulière », film plus politique et d’une extraordinaire sensibilité où l’on suit Marcello Mastroianni et Sophia Loren, se découvrant l’un l’autre dans un amour naissant mais impossible, sur fond de fascisme triomphant. La scène où ces deux immenses acteurs se déplacent entre les draps qui sèchent au soleil sur la terrasse du « palazzo » romain où ils sont restés seuls, est l’une des plus belles scènes du cinéma italien, selon le critique cinématographique Francesco Castelnuovo. « Elle influence encore de jeunes réalisateurs », a-t-il assuré, interrogé sur la chaîne SkyTG24.
 
 
Ettore Scola était aussi le plus « politique » des maîtres de la comédie italienne, a commenté de son côté le critique de cinéma du quotidien Corriere della Sera, Paolo Mereghetti, sur cette même chaîne de télévision. Ettore Scola avait rejoint le Parti communiste italien (PCI) et deviendra même ministre de la Culture d’un cabinet fantôme formé en 1989 par les dirigeants communistes italiens.
« Il comprenait où allait l’Italie et peu de cinéastes ont eu cette lucidité », a ajouté M. Mereghetti. C’était aussi un « peintre » remarquable de la famille italienne, son grand sujet qu’elle soit bourgeoise dans « La famille » en 1987 où sordide avec « Affreux, sales et méchants » en 1976, selon M. Castelnuovo. Mais son dernier hommage sera consacré à un autre grand maître du cinéma italien, Federico Fellini, dans un documentaire en 2013: « Comme c’est étrange de s’appeler Federico ».
 

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