On les voit venir avec leurs grands sabots, ces provinciaux devenus parisiens à leur heure
Posté par jacques LAUPIES le 17 décembre 2015
L’appel prémédité à la droite du catalan d’Ivry et de l’immigré de Corrèze est conforté par le coup de main au niçois et au et au picard, coup de main qui n’avait pas que pour objectif de couper une aile aux deux bretonnes exilées l’une dans les brumes du nord, l’autre à l’ombre du Lubéron. Du coup l’immigré hongrois est un peu mis hors jeu à la grande joie, si l’on peut dire car ils sont inquiets, des outsiders : le gascon et le bordelais pendant que les jeunes loups et louves de leur camp de la droite dite libérale attendent dans l’arène la mise à mort des taureaux présidentiables. Tiens je ne me trompe guère puisque l’un d’eux, au nom prédestiné et municipal, nous est suggéré avec 37 % d’avis de franchouillards favorables. Mais ne me croyez pas naïf, il y a belle lurette que je l’avais repéré celui là. Rien de tel que de regarder assidument la télé pour les voir venir, bien encravatés avec leurs grands sabots !
Ne croyez pas que, moi qui ai horreur de me mêler de l’origine des gens, j’en vienne à vous laisser ainsi le soin de les reconnaître. Mais il de bon ton de nos jours de faire prospérer ses idées précisément en parlant de l’origine des gens, alors pourquoi nos édiles seraient-ils épargnés.
D’autant que cette catégorie d’immigrés qui hantent les couloirs lambrissés des palais de la république une et indivisible, ne vit pas en dessous du seuil de pauvreté, n’est pas sans emploi. La seule chose qu’il faut reconnaître et leur accorder c’est qu’ils travaillent beaucoup, bien entourés et épaulés certes, par certains qui demain les remplaceront peut-être (on appelle ça le reproduction de classe)
Evidemment on souhaiterait que leur travail ne consiste pas à se déguiser en chef de guerre, même si cela fait remonter le prestige d’un homme, ni en toutes sortes de fossoyeurs des droits acquis de haute lutte par ceux que l’on se prépare à enterrer. Nous en l’occurrence.
Vous allez me dire que je suis sans égard pour ces immigrés là. Surtout en comparaison des atrocités qui se déroulent dans ce monde. et dont ils ne sont pas responsables ! Ben voyons qu’ont ils à voir avec les enfants qui meurent à Gaza, en Irak, en Syrie et partout ailleurs ? (Tiens, encore la télé, qui annonce qu’un sur huit nait an zone d’insécurité)
Sont ils responsables ? C’est la question que je me pose mais vous n’aurez pas ma réponse. Après tout ce ne sont que des provinciaux montés à Paris ! On peut toujours considérer qu’ils sont dépassés par les mœurs de cette noblesse qui à défaut de Versailles, et de petit Trianon crèche dans les tours de la Défense ou dans quelques paradis tropical et fiscal et leur a laissé les dorures des palais parisiens…
Que nous mijotent ils ? Je vous en parlerai demain bien que nombre d’entre vous le sachent déjà !
Bannie par l’exécutif, la question sociale refait surface
Démentant tous les mantras politiques et médiatiques ressassés avec plus de vigueur encore depuis les drames du mois dernier, ce n’est pas la sécurité qui aurait été la première préoccupation des Français lorsqu’ils sont allés voter au premier tour des élections régionales, selon un sondage Harris Interactive du 6 décembre, mais bien l’emploi. À la question : « Au moment de voter, quels ont été les enjeux qui ont compté le plus pour vous ? », les sondés ont répondu à 41 % l’emploi, devant la sécurité (39 %) et l’immigration (34 %). En quatrième position (25 %), c’est la question de l’éducation, la formation et l’apprentissage qui suscite l’inquiétude. Fort de ce constat, Manuel Valls se devait d’évoquer l’incontournable question sociale. Mais sans avoir à remettre en cause les orientations libérales choisies depuis sa nomination et celle d’Emmanuel Macron à Bercy. Raison pour laquelle le locataire de Matignon s’est montré plutôt vague, sur le plateau de TF1, lundi soir : « Moi, je veux faire sortir mon pays de cette accoutumance pour le chômage. Je veux que la valeur travail soit partagée par tous. (…) Myriam El Khomri, la ministre du Travail, est en train de préparer un plan massif de formation pour les chômeurs… », a-t-il expliqué, promettant « des annonces par le président de la République et par le gouvernement au mois de janvier ».
Manuels Valls prêt à « travailler ensemble »… mais avec la droite
Cynisme du calendrier, cette prétendue reprise en main sur le front de l’emploi intervient au moment même où ladite ministre du Travail indiquait aux partenaires sociaux que, pour la troisième année consécutive, le gouvernement ne donnerait aucun coup de pouce au Smic. « Dans le contexte actuel, nous considérons qu’un “coup de pouce” n’est pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d’achat compte tenu de ses effets sur le coût du travail et donc l’emploi… » Une antienne libérale qui permet de mieux appréhender les appels du pied de l’exécutif à la droite modérée. Manuel Valls en est convaincu, il faut désormais œuvrer avec la droite : « Travaillons ensemble, il y aura toujours des différences, mais sur l’essentiel, nous sommes d’accord », explique en substance le premier ministre. À l’évidence, la ligne économique défendue aujourd’hui par le gouvernement est parfaitement compatible avec celle d’un Jean-Pierre Raffarin, membre des « Républicains » (LR), ou d’un François Bayrou (Modem).
Entérinant dans les faits l’option d’une grande alliance débarrassée de tout clivage, Manuel Valls a annoncé vouloir « travailler (…) sans distinction (…) avec tous les présidents de régions sur l’emploi, la formation, la révolution numérique, l’apprentissage ». Manière de se tenir au-dessus du lot, sans avoir à détailler comment, avec les très droitiers Christian Estrosi en Paca ou Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes, il va trouver les compromis utiles aux populations.
Mais les soudaines velléités sociales du premier ministre ne font guère illusion. Pour preuve, l’attaque en règle contre le Code du travail que ses conseillers sont en train de peaufiner, et qui, à terme, permettra au contrat de travail de se substituer à la loi. « Le Code du travail a été conçu pour rééquilibrer le rapport dans l’entreprise entre les salariés et le patronat. Il protégeait le salarié. Le but du gouvernement actuel et de ce rapport (Combrexelle – NDLR) est de sécuriser l’employeur. Cette démarche nous ramène plus d’un siècle en arrière. (…) On assiste à un renversement de l’histoire », déplorait, dans nos colonnes, Claudy Ménard, conseiller à la fédération CGT de la métallurgie, le 10 septembre dernier.
Du même bois, la loi Noé (nouvelles opportunités économiques) concoctée par le ministre de l’Économie, sous couvert de modernité, devrait produire les mêmes effets : « Les jeunes ou les moins jeunes, en particulier dans les quartiers défavorisés, veulent entrer dans la vie active, dans l’emploi. Et si entrer dans l’emploi, ça commence par l’entrepreneuriat individuel, ça commence par un emploi qui est peut-être plus fragile qu’un CDI, je préfère cela au chômage », détaillait, sur Europe 1, le 10 novembre, Emmanuel Macron. On est très loin de la lutte contre la précarité évoquée par le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, à l’issue du second tour du scrutin, dimanche soir, et la nécessité de « faire barrage aux inégalités ».
Un électorat exaspéré par les renoncements de l’hôte de l’Élysée
Au lendemain des élections régionales, pris dans l’étau d’une fuite en avant libérale et des inévitables réponses sociales à apporter à un électorat exaspéré par ses renoncements depuis son élection, l’hôte de l’Élysée, qui garde l’objectif d’exercer un second mandat, devrait logiquement composer. Une chose est certaine, sans remise en cause des 40 milliards du pacte de responsabilité et un répit sur les coupes opérées à l’endroit des collectivités publiques, aucun changement concret ne peut voir le jour. François Hollande le sait. Jugeant qu’il est trop tard pour réorienter sa politique économique, il ne lui reste plus qu’un espoir : que la peur du terrorisme et celle de voir le Front national prendre le pouvoir agissent jusqu’en 2017.
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