• Admin.du Site

  • Archives

  • Accueil
  • > POLITIQUE
  • > Corse : encore une manifestation d’une sociéte en crise

Corse : encore une manifestation d’une sociéte en crise

Posté par jacques LAUPIES le 29 décembre 2015

 

Je pose la question car j’ai l’impression que sur le continent nombre de citoyens ont une fausse idée de la « culture Corse ».

Bien que soumise, comme toute société aux effets de luttes d’intérêts de classe, de clans, de catégories, j’ai toujours pensé qu’il y avait dans cette ile et partout ou les Corses sont présents et regroupés des comportements particuliers de leur part qui pour moi ont longtemps été assez mystérieux. Ce n’est qu’un ressenti et si je dis cela ce n’est pas pour me lancer dans des considérations assorties de jugement péremptoires

D’autant que, sans doute est ce un heureux hasard, j’ai toujours considéré qu’il y a, au delà des clivages politiques qui évoluent dans un sens selon moi qui est aussi préoccupant que dans d’autres régions, ni plus ni moins, une spécificité qu’il faut déceler.

Une nation est toujours construite, je pense, à l’issue de compromis : compromis de classe, compromis d’identités locales, régionales, de mixages divers de populations, qui intègrent en même temps et en retour les spécificités nationales.

Lorsque j’ai fait mon service militaire je me souviens, imbibé souvent d’idées reçues et de clichés m’être laissé aller à différencier les comportements et ainsi d’avoir découvert parfois même quand je n’avais aucun a priori, de curieuses attitudes  qui me conduisait à juger mes fréquentations, en fonction de leur origine.

Comme quoi ma jeunesse et mon inculture ont pu parfois faire du secondaire un essentiel dont évidemment je ne suis aujourd’hui pas très fier. Sauf tout de même que cela m’aide à comprendre, en ces temps particuliers, les réactions de nombre de personnes qui m’entourent. Sans doute est il un peu tard pour en arriver là. Passer de cette notion qui consiste à différencier systématiquement les individus et les groupes à une notion qui consiste à les mettre sur un pied d’égalité, aussi différents soient ils d’apparence, ne s’improvise pas.

Mais conserver la faculté de prendre en compte ces deux notions pour mieux comprendre les évènements qui secouent les rapports entre individus, entre groupes me parait nécessaire.

 Les conflits qui naissent dans le monde à tous les niveaux sont d’évidence fondés sur des contradictions d’intérêts économiques qui ont engendré à la fois la solidarité entre les hommes d’un ou de plusieurs groupes mais ont provoqué en même temps de terribles affrontements rendus plus vifs et cruels avec l’exploitation de la force de travail. Ainsi se sont perpétrés voire accentués des luttes qui accompagnent une construction de l’humanité dans la douleur.

Il est donc un peu excessif d’attribuer les sentiments de fraternité  et à l’opposé de division, à une nature humaine faite pour les uns de bonté pour les autres de haine.

Si passant du stade animal à celui d’humain nous avons évolué dans un sens ou dans l’autre, les divinités que nous avons inventées n’y sont pas pour grand chose. Tout au plus ont elles servi à accentuer les deux démarches par l’usage que nous en avons fait.

Evoquer tout cela parait anodin et puéril et cependant nous crevons de cette mécanique qui nous éloigne de l’universalité de nos comportements et nous tombons dans le panneau du mal « vivre ensemble » comme le rappelle cette expression à la mode. Cela atteint tous les degrés de l’organisation sociale, de la famille à la nation en passant par tous les regroupements intermédiaires. Ce cancer serait il incurable ? Alors nous allons en crever ! A quoi bon les incantations à l’amour qui pénètrent même le discours politique ou religieux. Pour trouver sa place l’amour a besoin d’une matérialité bien structurée et organisée sinon il est instrumentalisé.

La première des condition pour le bien vivre ensemble est de bien comprendre les mécanismes du système dans lequel nous vivons, de détecter les injustices  que nous subissons, les causes qui les provoquent, sinon les plus beaux sentiments que sont l’amitié, la tendresse et l’amour ne restent que des vœux pieux. Ou des pratiques intimes et souvent cachées.

La situation politique est évoquée par les médias et nombre d’intellectuels avec des mots tels que valeurs qui sont vagues et ne veulent pas dire grand chose. A classer dans l’auberge espagnole de la sémantique.

En fait qu’il s’agisse du problème corse que remet à l’ordre du jour le résultat des élections régionales, de la politique intérieure ou extérieure de la France et de tous ces débats ou conflits qui traversent la planète la question est la même. Ce qui les différencie est la conscience qu’en ont les populations. Cela va d’un esprit de lumière digne de notre siècle avec les apports récents ou actuels de l’idée socialiste à des obscurantismes digne des plus sombres visions idéalistes au sens philosophique du terme (croyances occultes)

Le reste ne me parait que bavardages et littératures, bien qu’évidemment le les crois nécessaires et parfois utiles !

(pas relu car il est tard)

La haine xénophobe défigure l’île de Beauté

Audrey Loussouarn
Lundi, 28 Décembre, 2015
L’Humanité

 

Pendant deux jours, saccages et rassemblements racistes ont secoué un quartier d’Ajaccio après des incidents provoqués par un groupe de voyous jeudi. Le préfet interdit les manifestations jusqu’au 4 janvier.

Deux jours consécutifs de haine et de relents xénophobes qui ont tout d’une tentative d’exécution punitive. C’est avec cette dure réalité que se sont réveillés les habitants d’Ajaccio (Corse-du-Sud), hier matin. Et dans le quartier des Jardins de l’Empereur, où ont eu lieu les exactions, un dispositif pour « sanctuariser » le quartier, composé de 150 CRS et gendarmes, a remplacé les marcheurs, drapeaux corses en main. A priori, les habitants ne les verront plus : le préfet de Corse, Christophe Mirmand, a décidé de prendre dans la nuit de samedi à dimanche un arrêté d’interdiction de manifester dans ce quartier, jusqu’au 4 janvier. Une décision d’interdiction majoritairement saluée. EELV appelle, face à ces manifestations « aux allures de pogrom antimusulman », à ce qu’elle soit « maintenue tant que les risques de débordements existent ».

Car la haine a pris très vite, vendredi soir. Un rassemblement réunissait dans l’après-midi 600 personnes devant la préfecture, pour soutenir deux pompiers et un policier blessés dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’un « guet-apens » mené dans le quartier des Jardins de l’Empereur par « de nombreux jeunes encagoulés », selon la préfecture. Un groupe de 250 à 300 personnes s’est alors détaché de la manifestation pour se diriger vers le lieu de l’incident, où vivent quelque 1 700 personnes, avec la ferme intention de se faire justice eux-mêmes. Leur cible : les musulmans. Une salle de prière, à 500 mètres du quartier ciblé, a été saccagée, des exemplaires du Coran ont été partiellement brûlés à grand renfort d’amalgames et d’appels à la haine comme « Arabi fora (les Arabes dehors) » et de « On est chez nous ! ». Un restaurant de kebab a également été attaqué. Les auteurs ? « Il y a des accès de fièvre de la part de personnes, au demeurant simples, qui disent ne pas être voyous. Certes, mais elles sont racistes. La Corse a beaucoup de difficultés et elle n’a pas besoin de cela… », déplore Dominique Bucchini, ex-président PCF de l’Assemblée de Corse et membre de la nouvelle Assemblée.

 

Appel au calme
de Dominique Bucchini

Le quartier, où « la population d’origine étrangère représente la moitié des habitants », est, habituellement, « relativement tranquille », disait hier le préfet à l’AFP. Les propos tenus « pourront donner lieu à des poursuites si leurs auteurs sont identifiés », a-t-il annoncé. Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), voit en ces actes le reflet d’un « nationalisme exacerbé et (de) la culture de la violence » en Corse et cible l’« ivresse ethniciste » des nationalistes, fraîchement élus à la collectivité territoriale. De leur côté, les fédérations PCF de Corse-du-Sud et de Haute-Corse ont conjointement dénoncé ces « représailles antireligieuses » et « manifestations racistes ». Elles insistent sur le « respect des lois de la République » qui reste un principe pour les « agresseurs cagoulés comme pour les “vengeurs” instrumentalisés ». « C’est aux forces de l’ordre, et à elles seules, qu’il revient de traquer les voyous et de les traduire devant les tribunaux », concluent-elles. Même idée chez Dominique Bucchini pour qui « s’il y a quelques individus qui méritent d’être traduits devant la justice, il faut encore laisser la police avoir le temps et les moyens de les retrouver ». En attendant, comme beaucoup, il appelle au calme alors qu’« apparaissent des amalgames qui ne sont pas de mise ». « Notre histoire le prouve, en particulier lorsque les tirailleurs marocains sont venus en 1943 pour nous tirer d’affaire contre le fascisme. Il existe tout un pan de l’histoire de la Corse qui montre que la notion d’accueil est ancrée dans notre tradition. Bon nombre de travailleurs immigrés sont arrivés en Corse et mènent depuis une vie calme. Qu’ils croient en dieu ou pas… le problème n’est pas là », ajoute-t-il.

 

Deux jeunes suspects 
placés en garde à vue

Samedi, nombreux étaient les gendarmes mobiles et CRS qui veillaient aux abords de la deuxième journée de rassemblement. Au cas où un nouveau débordement aurait lieu. Sous leurs yeux, les messages de haine pullulaient toujours : « Ils sont tous les mêmes, des terroristes. Nous, on ne veut pas du Bataclan ici, le Bataclan c’est nous qui allons leur faire ! » lançait un manifestant au micro de France Info. « À la suite de ces événements et alors que partout en France l’état d’urgence est en vigueur, il est incompréhensible que des personnes manifestent à Ajaccio en proférant des propos racistes et xénophobes alors que, lors de la COP21, des militants écologistes ont été arrêtés et pour certains d’entre eux assignés à résidence, pour des raisons prétendues attentatoires à l’ordre public », souligne le Parti communiste dans un communiqué. Hier soir, un groupe, simplement bloqué par les forces de l’ordre à l’entrée du quartier, manifestait toujours sa haine, pendant qu’en parallèle deux jeunes suspectés d’être impliqués dans l’incident déclencheur de jeudi ont été placés en garde à vue…

 

Gabon, Environnement, Touri... |
Site des Jeunes Tassilunois |
Histoire d'Europe |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | RETROVISEUR SANSALVATORIEN
| larurale
| Droit Administratif des Bie...